Tout a commencé pendant le chaud été 1910, à l’Exposition Universelle de Bruxelles.

La premiere équipe : début juillet 1910 – BRUXELLES

Ce jour là, le Duc d’Ursel, commissaire Général de l’Exposition Universelle de Bruxelles recevait dans son bureau privé un des scientifiques les plus reconnu de son temps : Nikola Tesla.

Agé de 54 ans, Nikola Tesla n’est pas un inconnu ; il est même un des plus grand génie que l’histoire ait connu. D’origine serbe, né en 1856, il a travaillé pour Thomas Edison avant d’émigrer aux U.S.A. Inventeur du courant alternatif, de la radio, des robots télécommandés qu’il fit fonctionner à Madison Square Garden, de la transmission d’énergie par les airs, de la turbine Tesla et de milliers d’autres brevets. Tesla a illuminé la Colombian exposition en 1893 à Chicago. Il a également transformé les chutes du Niagara en gigantesque générateur de courant alternatif. Raflant un fabuleux contrat à Edison lui-même. Un de ses meilleurs amis, Samuel Clemens (Mark Twain), a publié en 1889 une nouvelle, la première, sur le thème du voyage dans le temps :  » A yankee at the court of king Arthur.  » ( Il est intéressant de noter que dans ce roman, c’est la foudre, donc l’électricité, qui projette le voyageur à la cour du roi Arthur.)
Et, après avoir assisté à une de ses conférence en Angleterre, un jeune homme du nom de Herbert Georges Wells s’est précipité chez lui pour écrire un roman qui deviendra célèbre :  » The Time Machine « . Nikola Tesla, l’homme électricité, aurait donc tout pour être heureux si ce n’est qu’une chose le tracasse. En 1909, le prix Nobel fut accordé au savant d’origine italienne Marconi, pour avoir inventé la radio télégraphie.

Et Nikola Tesla sait que Marconi lui a volé son invention (fait qui sera d’ailleurs reconnu en 1943 par la justice américaine). C’est une des raisons pour laquelle Tesla dépose de moins en moins de brevets de manière officielle.

Aussi, c’est avec une certaine rancœur et un désir de revanche que le Serbe vient présenter à l’Exposition Universelle de Bruxelles une invention unique : La machine à communiquer dans le temps. 1910 est également l’année de la mort de son ami Mark Twain, ce serait une excellente occasion de lui rendre un fabuleux hommage.

Le Duc d’Ursel, qui sait que Marconi a été invité à donner un exposé sur la télégraphie sans fil au cours du mois de septembre, ne peut décemment refuser à Nikola Tesla de présenter une invention de ce calibre. Même si la situation peut devenir conflictuelle. ( Et puis, Tesla est l’ami du roi Albert I qui vient de succéder à Léopold II. Lorsqu’il n’était que prince, Albert fut fasciné par une démonstration que lui fit Tesla dans son laboratoire américain, et l’a maintes fois invité en Belgique .)

D’autant qu’il comprend très vite les phénoménales possibilités de la machine et de la fortune que peut faire le détenteur de l’engin… Aussi, il offre à Tesla de tester la machine en présence d’un nombre limité de témoins.

Il propose donc la date du dimanche 14 août 1910 vers 20.00 heures ; dans le bureau du commissariat général de l’exposition. Ce bureau se trouve juste à côté de la section électricité dans la section belge.

Cette expérience se fera en présence d’un savant belge de haut niveau, le Professeur François de Walque. Ingénieur civil des mines, ingénieurs des arts et manufactures, professeur à l’université de Liège puis de Louvain, collaborateur à la société scientifique de Bruxelles, collaborateur honoraire du Surnatéum, actionnaire de l’exposition universelle. D’une haute intelligence et d’une probité à toute épreuve, ce savant sera le juge idéal et impartial de l’expérience. Et si celle ci s’avère être positive, Nikola Tesla se verra offrir une place de conférencier au Congrès International de la mi-septembre. Le duc d’Ursel ne pouvant être présent ce jour là, déléguera son cousin, le Comte d’Ursel comme témoin. Un journaliste et une secrétaire compléteront le groupe.

Timexperience 1

Bureau du Duc d’Ursel à l’Exposition, aux environs du 15 juillet 1910

Lorsque Nikola Tesla présenta son projet au duc d’Ursel et au professeur de Walque, il s’attendait à rencontrer une certaine incompréhension. Aussi avait-il prévu une démonstration fort sommaire mais impressionnante. Il emprunta une boite d’allumettes aux témoins et en retira quelques-unes unes. Il demanda ensuite au professeur d’en briser ou d’en faire brûler 3 ou 4. Le prototype de taille réduite, qu’il déposa sur le bureau du duc, pouvait envoyer un petit objet 10 minutes dans son propre passé et lui redonner la forme qui était la sienne à ce moment. Le professeur de Walque examina soigneusement la petite machine, puis introduisit les allumettes brûlées dans la capsule temporelle et ferma cette dernière hermétiquement. Tesla mis l’appareil en marche. En dehors d’un picotement léger, le témoin qui assistait à l’expérience ne ressentit rien.

Mais quand il ouvrit le tube, les allumettes étaient à nouveau intactes.

 

Le temporisoscope. Bureau du Duc d’Ursel à l’exposition ; le 14 août 1910

Tesla qui parle couramment plusieurs langues, dont le français, a appelé son appareil le temporisoscope, c’est du moins ce que nous pensons, probablement pour faire plaisir à son ami français d’Arsonval, qui ne doit pas être totalement étranger à l’invention.

Les découvertes de Planck en 1900 et d’Einstein en 1905 – 1906 permettent à Nikola Tesla d’imaginer la théorie qui suit. Si l’on rend porteuse d’une information une onde qui se déplace plus vite que la lumière (que nous nommons actuellement un tachyon), cette information voyagera dans le temps. A condition de disposer du récepteur adéquat on pourra donc recevoir un message du futur ou du passé. Aucun déplacement ou communication temporel ne pourra se faire avant la première date de mise en fonction de la machine. Hélas !

Cette théorie fut ré-énoncée sous le nom « d’antitéléphone tachyonique » par le professeur Benford et deux collègues de l’université d’Irvine. La machine combine différents champs magnétiques pour ouvrir une brèche dans le temps. (En fait, un trou noir de dimension réduite. La création d’énergie négative à partir du vide va empêcher le trou noir de s’effondrer sur lui-même.) Les capsules temporelles sont des cylindres en laiton, ce qui semble confirmer la théorie contemporaine de Michio Kaku (Hyperspace : Michio Kaku ; Anchor books) qui dit que la forme idéale d’une machine à remonter le temps serait un cylindre.

Cette théorie unifiant la mécanique quantique et la théorie de la relativité est étudiée actuellement par Stephen Hawkings. (Nikola Tesla affirmera d’ailleurs qu’Albert Einstein se trompe en partie dans ses théories, et que la vitesse de la lumière n’est pas une limite infranchissable.) En février 1994, deux chercheurs de l’université de Yale ont réalisé la création d’énergie négative sans compensation positive (positrons), en tirant celle-ci du vide. Ce qui rend le voyage dans le temps possible matériellement. (Cette énergie permet d’empêcher l’effondrement du trou noir, et maintient ouverte la porte de passage d’une époque à l’autre. Principe de Casimir, énoncé en 1940.) Notre temporisoscope utilise un principe similaire… mais il fut conçu en 1910.

En 1906, le professeur Korn envoya également la première photo par radio. Le temporisoscope allait-il être la prochaine étape ?

Le protocole établi par le professeur de Walque proposait d’envoyer à cinq ans de là (en 1915) un code qu’il aurait choisi ainsi que deux ou trois petites choses inconnues en 1910.

Après sa mise en fonction en 1910, ce qui fut sauvé dela machine fut soigneusement enfermé dans une caisse scellée et confié au professeur de Walque. Avec pour instruction de ne pas y toucher avant le 14 août 1915. Hélas, ils n’avaient à l’époque pas pu prévoir que la première guerre mondiale empêcherait l’expérience d’avoir lieu. Et qu’une partie de la machine serait détruite durant l’expérience, pour être partiellement reconstruite au début des années 30.
Pour résoudre les problèmes d’espace-temps, le temporisoscope communique avec lui-même ; il est à la fois émetteur et récepteur.

Lorsqu’ils mirent en marche l’appareil, quelle ne fut pas leur surprise de recevoir un message de 1997, avec mes coordonnées. Malheureusement, l’état dans lequel ils reçurent le message n’était pas suffisant pour confirmer, de manière absolue, le fonctionnement du temporisoscope. Aussi, le professeur de Walque pris la décision de me la faire parvenir par son futur descendant provoquant les troubles dont je souffre dans le présent. Liés à une modification du passé, dont je suis la première victime. (Il semblerait d’ailleurs que Tesla souffrait de troubles similaires.)


La deuxieme équipe :
le 14 août 1997. Rapport d’expérience.

Si nous sommes réunis ici ce soir dans le laboratoire du Surnatéum, c’est parce que nous allons tenter de contacter l’équipe de 1910. Nous avons beaucoup hésité avant d’entreprendre cette expérience car elle n’est pas exempte de danger. Outre les paradoxes classiques liés au voyage temporel , et la science-fiction en est truffé, il nous a semblé que nous risquons de modifier la texture de notre passé, ou de sauter dans une autre dimension de l’Histoire. Mais au fond, si on pouvait prévenir l’humanité du danger que représentent des malades comme Hitler ou Staline, nous pourrions peut-être améliorer les choses durant ce siècle passé.
Nous sommes certainement un peu naïfs, ou il est plus probable que nous ne faisons que chercher un prétexte pour jouer à l’apprenti-sorcier ; je penche plutôt pour la deuxième option.
Après tout, si j’ai reçu cet engin, c’est que d’une manière ou d’une autre je l’ai remis en marche ; alors allons-y !

Dans ce journal de l’Exposition Universelle de 1910, daté du 20 août, nous avons comme page centrale un plan de l’Exposition, ce qui nous permettra de situer l’endroit où a eu lieu l’expérience. Rien n’y est dit au sujet de la réussite ou de l’échec de notre expérience.
Nous allons devoir suivre ce protocole établi par l’équipe de 1910.
Communiquer avec des gens disparus depuis longtemps est une expérience étrange… Mais pour eux nous ne sommes pas encore nés ; et après tout ils s’attendent à communiquer avec eux-même. Nous savons qu’ils vont être surpris.

Les appareils sont correctement branchés les uns aux autres, et tout est en parfait état de fonctionnement. Sauf la valise de réception qui montre quelques signes d’hésitation. C’est elle qui doit accueillir le « puits de lumière « , sortie du micro trou noir que nous allons créer.
Sont présents : Outre moi-même, il y a Benoit Drager, notre technicien qui a restauré l’appareil, Antoine Salembier, le mathématicien de l’équipe, mon assistant Nicolas Stevens. et un observateur externe indépendant.
Une dizaine d’invités, dont un historien spécialisé dans l’histoire des Expositions Universelles assistent, à une certaine distance, à l’expérience.
L’expérience est bien entendu classée « Top Secret « .

Timexperience 2Une autre curieuse expérience a eu lieu.
Le Temporisoscope possède 2 capsules temporelles. Celle placée à la gauche de la machine permet de recevoir les envois du futur, celle de droite d’envoyer quelque chose vers le passé.
Tout dépend également du type de capsules utilsées, il y a plusieurs modèles différents.
En activant la machine à 15h précise, une vibration légère de la capsule de gauche (vide lors de la mise en tension) nous a signalé l’arrivée d’un objet. C’était une petite bille de verre coloré. Cinq minutes plus tard, et sans avoir interrompu le fonctionnement de l’engin, nous avons réintroduit la bille dans la capsule de droite et il a disparu.

Rien ne se perd, rien ne se crée ?

 

Rapport d’expérience (suite) : le 15 août 1997

Maintenant que cela a été fait, et que nous avons survécu, je vais tenter de résumer notre tentative.

Nous avons commencé par brancher les divers appareils contenus dans la malle après les avoir testés.

Le protocole exigeait que nous transmettions d’abord mes coordonnées, la manière, la date et le lieu d’acquisition et enfin la date et le lieu de sa mise en fonction ainsi que deux événements historiques se passant en 1912 (soit deux ans après l’expérience).

Nous avons signalé le naufrage du Titanic qui aura lieu le 14 Avr. 1912 et le fait que le 14 Oct. 1912 Schranke tirera sur le président Roosevelt.
Nous leur avons également suggéré de supprimer un certain Adolf Hitler. Ils ne savent pas encore qui il est, mais on peut toujours essayer.

Au moment ou nous émettions le document, celui ci se modifia en passant au travers de l’appareil. Et nous pûmes lire instantanément la réponse de l’équipe de 1910.
C’est là que j’appris que dans un passé que nous appellerons ‘Temps UN’, j’ai acquis la machine en très mauvais état, et je l’ai restaurée ; mais le premier essai de transmission fut si mauvais qu’ils décidèrent de me faire parvenir l’engin par la descendance du professeur de Walque. Cette modification de mon propre passé, nous a fait rentrer dans un  » Temps DEUX « . Provoquant cette impression de dédoublement, et ces curieuses visions et prémonitions qui apparurent à la réception de l’appareil.
Curieusement, m. de Walque ne ressentait rien. Cela est probablement dû au fait qu’il vit à proximité de l’appareil depuis sa naissance.

Le protocole exigeait ensuite confirmation de leur part qu’il ne s’agissait pas d’un canular.

Ils nous ont donc envoyé un objet unique de 1910 qu’il aurait été impossible de dupliquer de nos jours.

Apparu alors dans un éclair (sorte de puits de lumière), l’abonnement à l’exposition universelle du Comte d’Ursel, témoin 1910 de l’expérience. (Nous l’avons fait expertiser, elle est authentique.)

Dans le même temps, nous avons nous aussi envoyé deux objets : l’huissier a emprunté un billet de banque neuf de 200Fb dont nous avons relevé le numéro et une boucle d’oreille en plastique (le métal voyage mal dans le temps).

Ces deux preuves physiques se sont désintégrées et brusquement la machine a explosé.

Lorsque la fumée s’est dissipée le contenu d’un journal sur l’Exposition datant du 20 août 1910 avait changé. Nous l’avions utilisé pour montrer le plan de l’Exposition.

Il expliquait maintenant que l’Exposition Universelle avait été détruite le 14 août 1910 au soir, par un mystérieux incendie qui avait ravagé le bureau du commissaire général, la section électricité, la section belge la section anglaise, et toute la kermesse. La ménagerie Boskop avait vu tous ces animaux périr, mais heureusement aucune perte humaine n’était à déplorer. Une fois de plus, notre passé s’était modifié. L’Histoire aussi.

Qu’avions nous fait ?

 

Conclusion

Il restait une petite chose que nous ne pouvions accomplir qu’à la fin de l’expérience. Il se trouvait dans le coffre et parmi les objets reçus, une boîte en fer scellée qui ne devait être ouverte sous aucun prétexte avant la fin de l’expérience sous peine de courir de graves dangers ! Quand l’huissier la descella, il constata que cette boîte contenait le billet emprunté et la perle de plastique, vieillis de près de 90 ans.

A ce moment la partie de la machine qui n’avait pas été endommagée par l’explosion se remis à fonctionner. Et un curieux message venu d’un autre temps et d’un autre lieu apparut :

Article entier : http://www.surnateum.org/french/surnateum/collection/artefacts/temporisoscope.htm

Catégorie : Divers

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LES COMMENTAIRES
  • Erica dans ACCUEILUn immense merci pour votre retour, Delphine !
  • Kochert dans L’ASSOCIATIONBonjours J ai été très sensibilisée lorsque je suis tombée par hasard sur un tableau de votre petite Iris ,je
  • CHRETIEN dans ACCUEILComment vous remercier pour cette idée magnifique ?! Car c'est grâce à des Êtres tels que vous, éveilleurs de conscience,
  • Laurence dans Michelle Brémaud – GuérisseuseBonsoir, l'adresse fb ne figure pas sur le site,est il possible de joindre tout de même Michelle Brémaud? Merci
  • gisele dans AUDE – LA FORET ENCHANTÉE DE NÉBIAS (m.à.j)tres joli site belle balade en famille mais revoir le balisage car on tourne en rond un momment
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