La nature est souvent sans pitié et cela se vérifie dans le monde animal, où la survie est souvent acquise de haute lutte. Pourtant, des scientifiques ont observé à plusieurs reprises que certaines espèces développent des relations étonnantes avec d’autres animaux, comme un partenariat où chacun est gagnant.

Force est de constater que les animaux peuvent nouer des relations pour le moins étonnantes entre eux. Bien souvent, on parle de relations symbiotiques : il s’agit d’une sorte de collaboration, une symbiose entre deux espèces différentes où le bénéfice est mutuel. Cela peut impliquer du nettoyage, une protection ou un partenariat pour chasser. Si parfois la frontière est mince, dans les cas existants, les deux espèces semblent trouver leur compte dans la relation.

 

Le pique-bœuf sur le dos d’une girafe

L’oiseau pique-bœuf et les grands animaux africains

Ce petit oiseau avec un bec fin ne vous dit peut-être rien (on le trouve sur le continent africain), mais il est pourtant reconnaissable au fait qu’il se trouve souvent sur le dos des éléphants, des rhinocéros ou des zèbres (des buffles également). On parle ici de relation symbiotique dans la mesure où le pique-bœuf nettoie les plaies de l’animal et le débarrasse des tiques et autres parasites. De son côté, il trouve de la nourriture riche en protéines sans trop d’efforts et aime profiter du sang de son hôte. Il s’agirait de fait d’une relation très ancienne (l’oiseau ayant un bec parfait pour percer la peau épaisse des grands animaux de la savane). Toutefois, le pique-bœuf se permet parfois de ne pas manger une tique si cette dernière n’est pas assez riche en sang… On imagine que c’est le prix à payer pour le service qu’il rend aux éléphants et autres buffles.

 

Le bernard-l’hermite avec une anémone de mer sur son dos

Le bernard-l’hermite et l’anémone de mer

Cette collaboration est assez étonnante mais elle a été souvent observée dans l’univers marin. Il s’agit en tout cas d’un parfait exemple de relation symbiotique entre deux espèces. Ici, l’anémone de mer s’accroche à la coquille du bernard-l’hermite (crabe qui vit dans des coquillages) pour se faire transporter sans effort au fond de l’océan. Elle en profite également pour récupérer les restes du repas du crabe avec ses tentacules. De son côté, le crabe profite de la protection de l’anémone : ses tentacules fonctionnent comme des filaments urticants (comme les méduses). Certains prédateurs sont donc moins enclins à attaquer. La protection est d’ailleurs mutuelle ici. On parle de bernard-l’hermite à anémones d’ailleurs.

Ce qui est intéressant dans cette symbiose, c’est que le crabe recherche particulièrement l’anémone et quand il change de coquille, il se saisit de l’anémone pour l’installer sur sa nouvelle coquille. Un autre exemple de symbiose existe entre le crabe-boxeur et l’anémone. Ce dernier brandit les tentacules dans ses pinces pour effrayer les prédateurs tandis que l’anémone se nourrit des restes laissés par le crabe. C’est du gagnant-gagnant.

 

Un phacochère dans la savane africaine

Le phacochère et la mangouste

C’est dans la savane africaine, notamment en Ouganda, que des chercheurs ont observé une bien curieuse relation entre la mangouste et le phacochère. Dans le parc National Queen Elizabeth, on a observé certains phacochères s’allonger dans la boue en présence de mangouste. En réalité, la collaboration est simple : le phacochère se fait nettoyer par la mangouste, pourvue de dents aiguisées. Cette dernière retire les tiques et les parasites présents sur le corps et profite de cette nourriture protéinée. L’un se fait nettoyer et l’autre se nourrit. Dans certains cas, la mangouste peut même escalader sur le dos du phacochère si nécessaire.

 

Deux labres nettoyeurs en pleine action

Le poisson-nettoyeur

Il s’agit ici d’une relation symbiotique assez comique, comparable à une station de lavage ou à un rendez-vous chez le dentiste. Plusieurs espèces de poissons comme le labre nettoyeur commun sont connus pour se retirer les débris et les parasites de la gueule d’autres poissons plus gros (certains requins aussi). En cas de besoin, le poisson se met dans une certaine position qui indique au nettoyeur que l’approche est possible. Le nettoyeur pénètre dans la gueule du poisson et commence à nettoyer. S’il se montre trop zélé, le gros poisson peut très bien l’avaler et mettre fin à la collaboration. D’un côté, le poisson nettoyeur se nourrit de mucus, de restes et de tissus morts alors que l’autre poisson se fait nettoyer. Le plus connu est donc le labre nettoyeur commun qui vit dans les récifs du Pacifique. Il lui arrive d’agiter ses traits bleutés pour attirer « des clients ».

 

Le crocodile et le pluvier

Cela peut surprendre mais il existe bel et bien une relation symbiotique entre le crocodile et le pluvier, ce petit oiseau bleu noir et blanc. Après un repas copieux, le crocodile nage jusqu’à la rive et s’installe en ouvrant grand la gueule. C’est le signe pour l’oiseau qu’il peut venir pour nettoyer l’intérieur. Le pluvier peut picorer des restes de nourriture nichés entre les dents du reptile. L’oiseau permet ainsi de prévenir d’éventuelles infections à cause de viande faisandée et retire aussi des insectes parasites. Le crocodile a le droit à un nettoyage tandis que le pluvier a un repas gratuit. Lorsque l’oiseau ressent la présence d’un prédateur ou d’un danger proche, il s’envole en émettant un sifflement particulier, alertant le crocodile de vite pénétrer dans l’eau et de s’éloigner.

 

 

Le coyote évolue dans la prairie

Le coyote et le blaireau

Ici, il s’agit purement et simplement d’une collaboration pour chasser et se nourrir. Le coyote et le blaireau sont deux animaux solitaires qui se nourrissent des mêmes proies. Ils sont en quelque sorte des rivaux. Pourtant, plusieurs chercheurs ont pu observé des individus fonctionner à deux pour avoir plus de chance de se nourrir. Le coyote est plus agile et rapide donc il peut poursuivre plus aisément les proies tandis que le blaireau se cache dans un terrier et peut atteindre les proies qui essaieraient de se cacher sous terre ou dans la végétation. Leurs techniques sont ainsi complémentaires.

Tandis que le coyote se déplace dans les prairies, le blaireau se terre dans les repères de proies telles que les écureuils ou les chiens de prairie. La relation permet d’être plus efficace et d’obtenir à manger plus aisément. Ce qui est étonnant ici, c’est que les deux espèces sont solitaires. Il a été constaté que les coyotes chassant avec un blaireau ramène un tiers de proie en plus que les solitaires.

 

La crevette-pistolet creuse son trou avec le gobie à ses côtés

Le gobie et la crevette-pistolet

On a affaire ici à de vrais partenaires, des colocataires de l’océan. La relation symbiotique est ici poussée à son extrême : la crevette-pistolet accepte de partager un trou qu’elle creuse pendant que le gobie surveille les alentours en cas de danger. Le poisson a une très bonne vue tandis que la crevette est presque aveugle. Lorsqu’ils sortent pour chasser, la crevette-pistolet garde le contact avec le gobie grâce à ses antennes : vivant au fond sans protection naturelle, la crevette a besoin du gobie, qui peut dissuader les prédateurs ou prévenir en remuant la queue. De son côté, la crevette fournit un abri au gobie.

Certains spécimens de gobie ont été observés ramenant des algues à la crevette-pistolet, qui se nourrit avec. Plus de 100 espèces de gobie développeraient une relation symbiotique avec des crevettes.

 

Un remora sur le dos du requin baleine

Le remora

Appelé aussi poisson-suceur, le remora mesure en général entre 0,30 et 0,90 mètre et se trouve souvent au contact des raies-manta ou des requins. Le poisson se sert des requins comme d’un moyen de transport rapide et se nourrit également de restes de nourriture du requin ou de la raie. De son côté, le remora nettoie la peau de son hôte et retire les parasites ainsi que les bactéries. Les requins peuvent souffrir d’infections sur leur peau si les parasites ne sont pas retirés. On constate également que les requins défendent les remoras d’autres prédateurs, afin de profiter de leurs services. La plupart des espèces de requins ne sont pas gênées par la présence des remoras, à l’exception parfois des requins-citron ou des requins de sable qui attaquent ces poissons.

 

Cette espèce de tarentule noue une relation avec un type de grenouille

La grenouille chiasmocleis ventrimaculata et la mygale colombienne

Il s’agit là d’une étonnante relation symbiotique, voire même surprenante. Ces deux espèces vivant en Amérique du sud partagent en effet une étrange relation. De fait, la tarentule assez imposante pourrait aisément tuer la petite grenouille et s’en nourrir, mais elle choisit de ne pas le faire. En réalité, la grenouille protège les œufs de l’araignée en mangeant les fourmis, attirées par les œufs. De son côté, la tarentule protège la grenouille d’éventuels prédateurs. Elle partage même son terrier avec la petite grenouille. Il a même été prouvé que certaines de ces araignées attrapaient la grenouille afin de l’observer pour ensuite la laisser partir sans lui faire de mal.

 

Cet oiseau africain collabore avec les humains pour trouver du miel

Le grand indicateur et les humains

C’est peut-être le plus bel exemple de relation symbiotique, cette fois entre un petit oiseau africain appelé le grand indicateur et un peuple africain de Tanzanie, les Hazda. L’oiseau répond à un appel spécial des humains et les mène vers le miel, qu’il sait trouver facilement. Les Hazda utilisent plusieurs sons différents tels que le sifflement, le cri ou même des mots pour attirer le grand indicateur. Lorsqu’il débusque une ruche sauvage, l’oiseau modifie son sifflement pour faire comprendre aux humains. Étonnamment, le grand indicateur n’est pas du tout domestiqué.

Il s’avère ici que cet oiseau apprécie la même nourriture que les humains. Ainsi, il mène les autochtones au miel, les Hazda grimpant à l’arbre pour récolter du miel. Une fois la récolte faite, ils laissent au grand indicateur un peu de miel fumé. Ce dernier se délecte ensuite de ce repas. D’après les recherches, cette relation serait très ancienne (des milliers d’années) entre les peuples africains et cet oiseau si particulier. Il semblerait en revanche que leur son émis pour appeler l’oiseau aurait changé avec les siècles et selon les régions.

 

 

Source : https://dailygeekshow.com/relations-symbiotiques-monde-animal/

Catégorie Animaux

 

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