Les paresseux ont la cote. Le petit mammifère d’Amérique du Sud se retrouve partout, des rayons peluches aux « memes » internet en passant par les films d’animation. Pourtant, au-delà de ses adorables mimiques et de son mode de vie si particulier, on en sait finalement peu sur nos petits amis. Voici 7 faits qui vont vous surprendre.

 

 

Leur lenteur fait leur force

Les paresseux ne parcourent que 40 mètres environ par jour. Une vitesse moyenne de…0,6 km par heure. Un effort qui d’ailleurs les épuise : ils dorment ainsi près de 12H par jour. Autant vous dire que la petite créature arboricole (entre 3 et 10 kilos pour une taille variant de 40 à 75 cm selon les espèces), n’a aucun moyen de fuir à ses prédateurs. Et ils sont nombreux dans les forêts humides d’Amérique du Sud, entre les pumas, les jaguars, mais aussi les oiseaux de proie…Même les plus petits s’y mettent : on a répertorié la prédation d’un paresseux par une simple chouette ne pesant que la moitié de son poids !

Comment le paresseux peut-il survivre dans ce rude milieu naturel? En réalité, dans en environnement aussi difficile pour lui, son inactivité fait sa force. Pour la plupart des prédateurs, une cible en mouvement est en fait un avantage, car elle est repérable. A ce jeu-là, le paresseux ne risque rien : accroché, silencieux et immobile aux branches des arbres, il est tout simplement invisible la plupart du temps.

 

 

Un camouflage naturel

La proie la plus lente de la forêt cherche logiquement à passer inaperçue. Or le paresseux, comme beaucoup d’autres animaux, a appris à vivre en symbiose avec son environnement. Ainsi, il modifie son pelage brun à l’aide de petites bactéries et d’algues vertes. Caché dans la canopée, il échappe ainsi aux regards avec sa nouvelle teinte verdâtre.

Le phénomène de coopération va même plus loin encore. En fait, on pourrait considérer que le paresseux élève l’un de ces micro-organisme dans sa fourrure. En effet, l’algue Trichophilus Welckeriqui colore ses animaux n’est trouvée nulle part ailleurs !

 

 

Quand le paresseux descend de son arbre…

Avec son sens unique de la farniente, le paresseux n’est pas voyageur. Mais une fois par semaine, il quitte ses chères branches, se laissent glisser jusqu’au sol… et défèque. Il ne s’agit pas là d’une petite promenade du dimanche. Descendre de son arbre peut être considéré comme une véritable odyssée pour lui, ou un voyage au bout de l’enfer : se soulager cause la mort d’un paresseux sur deux.

Cette pratique intrigue à juste titre les scientifiques. Pourquoi un animal modelé par l’évolution pour vivre le plus discrètement possible dans la canopée risque sa vie pour se rendre aux toilettes ? Il pourrait faire cela comme tout le reste : depuis les hauteurs, solidement accroché grâce à ses griffes aux branches des arbres. On comprend finalement pourquoi il se retient tout de même toute la semaine…

 

 

Son ami le papillon

Le seul qui semble finalement profiter de cette étrange pratique est un papillon de nuit, Cryptoses choloepi. Vivant exclusivement du paresseux, il ne pond ses larves que dans les selles de ce dernier, et profite de ces expéditions périlleuse. Pour faire bonne mesure, il fait par ailleurs ses propres besoins dans sa fourrure…Ce qui nourrit les organismes nécessaires à son camouflage.

Finalement ces algues et ces insectes sont liés au paresseux par une relation de commensalisme : il ne s’agit pas de parasiter son hôte, le bénéfice est mutuel. En effet d’après une récente étude, le paresseux se nourrirait lui-même en piochant dans sa fourrure. Trop feignant pour se nourrir, il favoriserait ainsi l’émergence de tout un microcosme au sein de sa fourrure (micro organismes, larves, oeufs, algues…) pour en faire son garde-manger personnel !

 

Un cou bizarre

Comme s’il n’était déjà pas assez unique, le paresseux vient bousculer les grandes lois du règne animal ! Tous les mammifères ou presque ont en effet un nombre pair de vertèbres, des tigres du Bengale à votre voisin d’en face aux les moutons du Périgord en passant par votre voisin d’en face. Mais pas les paresseux : le nombre de vertèbres varie à la fois entre les espèces, et au sein même d’une même espèces !

Un paresseux compte donc entre 5 et 8 vertèbres, avec un nombre impair le plus souvent. La cause de cette particularité est encore largement méconnue. Ce cou lui permet finalement une rotation de la tête à près de 270 degrés, ce qui est pratique pour observer lorsqu’on aime pas se déplacer.

 

 

Les paresseux savent nager

Non vous ne rêvez pas : cet animal incroyablement lent, qui vit pourtant dans les arbres l’essentiel de ses 30 à 50 années d’existence (lorsqu’il n’est pas dévoré lors d’une de ses rares missions-toilettes au sol), sait nager ! Et plutôt bien : en utilisant leur estomac gonflé de gaz de végétarien pour flotter, ils se déplacent bien plus vite que sur terre. Mieux, en cas de forts courants, leur métabolisme lent leur sert encore une fois d’arme. Facilement ballottés ou coulés, ils peuvent tenir pas moins de 40 minutes sans respirer sous l’eau !

Un paresseux n’a a priori pas plus de raisons de savoir nager qu’un dauphin de grimper aux arbres. C’est sans compter sur ses besoins de reproduction. Tous les deux ans environ, ils partent tranquillement à la recherche d’un ou d’une partenaire. Au cœur de l’humide forêt amazonienne, un simple ruisseau empêcherait l’espèce de prospérer…

 

Ils n’ont pas toujours été si mignons

Aujourd’hui, il n’existe plus que six espèces de paresseux répartis dans deux grandes familles (à deux et trois doigts). Tous vivent en Amérique du Sud où leur habitat est menacé par la déforestation. Mais dans des temps plus anciens, ils peuplaient de bien plus vastes espaces.

Des fossiles très anciens (8 millions d’années) ont été trouvés sur des plages du Pérou. Ils prouvent l’existence de « paresseux des mers », et éclairent les capacités sous l’eau de leurs lointains descendants. Leurs ancêtres plus directs, Eremotherium laurillardi, des géants herbivores hauts de 5 mètres pour 3 tonnes (ayant vécu de -780 000 à -11 000), peuplaient les zones actuelles des paresseux

En Amérique du Nord, les paresseux géants se sont adaptés au manque de forêt, et même à la dernière glaciation ! Ce monstre de 3 mètres de long pour plus de 300 kilos vivait sur terre et était probablement poilu. Baptisé Mégathère de Jefferson en hommage au président des Etats-Unis (qui a travaillé sur les premiers ossements découverts), il a donc probablement côtoyé l’homme. Et été chassé et exterminé par lui, comme l’essentiel de la faune préhistorique.

 

Source : https://dailygeekshow.com/faits-paresseux-animaux/

Catégorie Animaux

 

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LES COMMENTAIRES
  • Santerre dans Ma ferme autonomeBonjour, C'est très intéressant. Nous donnons (au sens propre) des formations en apiculture. Je suis sûr que des abeilles vous
  • visee dans A DEUX PAS DE CHEZ MOI …superbe... envoûtant... à se demander pourquoi l'humain s'acharne t-il tant à tout démolir merci pour ce moment
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  • Serge François dans Crop circle en MoselleBonjour, Je suis tombé sur une vidéo incroyable qui répond à beaucoup de questions à propos de ce crop circle
  • durand dans Michelle Brémaud – GuérisseuseBonjour faites vous le soin à distance ou doit on se déplacer. En quoi consiste le massage. personnellement je suis
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