Pour nettoyer les articulations, avoir une belle peau, & récupérer de l’énergie …..

 

La Sève de Bouleau fraîche

sève de bouleauSi l’on doit donner une seule raison valable de faire régulièrement la cure de sève de bouleau fraîche, la découverte britannique sur les ravages de l’aluminium (ARTE 12/03/2013 Bert Ebgartner) omniprésent dans l’alimentation, bio ou non, se suffit à elle-même.

Car le seul antidote connu de l’aluminium est le silicium organique naturel, présent dans les légumes et fruits frais crus, et en particulier dans la sève de bouleau fraîche, naturelle, non pasteurisée. À cela bien sûr on ajoutera l’effet reminéralisant de la sève fraîche pure, une action sur les cartilages et les douleurs articulaires, nettoyage général des organes, de la peau, etc.

 

Quels bienfaits peut apporter la sève de bouleau ?

La sève de bouleau reminéralise l’organisme tout en drainant les organes tels que le foie et les reins en particulier. Riche en anti-oxydants, elle permet une meilleure utilisation de l’oxygène. Elle débarrasse des toxines en favorisant leur élimination. La peau reprend de l’éclat, le psoriasis et l’eczéma sont très diminués et parfois disparaissent.

 

Comment agit-elle ?

La sève de bouleau agit sur les taux de cholestérol (bon et mauvais), réduit considérablement les excès d’acide urique (il faut plusieurs cures consécutives si ce taux est élevé). Elle supprime peu à peu les œdèmes. Elle peut déloger de vieux « capitons » graisseux. Les cheveux retrouvent leur brillance. La sève de bouleau est aussi excellente contre les douleurs rhumatismales, les douleurs articulaires. Elle lutte contre l’asthénie, contre le manque d’appétit. Elle est excellente aussi contre la constipation comme contre la diarrhée. Elle permet à la fois un grand nettoyage de printemps et la reminéralisation du corps tout en le revivifiant !

 

Que contient-elle pour rendre de tels services à notre corps ?

La sève de bouleau est très proche, par sa composition et selon les auteurs, du lait maternel, du sang et de l’eau de mer (le Chlorure de sodium en moins). Dans les pays nordiques autrefois, lorsqu’une mère manquait de lait pour son bébé, elle le nourrissait en particulier de sève de bouleau.

La sève de bouleau est riche en sels minéraux tels que le calcium, le magnésium, le sodium et surtout le potassium.

sève de bouleauElle contient des oligo-éléments tels que cuivre, fer, manganèse et en particulier du zinc trop rare dans l’alimentation. Elle contient des mucilages, des flavonoïdes, des hormones végétales dont l’acide Abissique (ABA). Elle contient également 17 acides aminés dont l’acide glutamique (revivifiant, stimulant de l’appétit de vivre !). Elle contient aussi des cytosines, des sucres sous forme de fructose (de 0,5 % à 0,2 %). La sève de bouleau contient encore 2 hétérosides : le Bétuloside et le Monotropitoside qui, selon le Dr Tetau, libère par hydrolyse enzymatique du salycicate de méthyle, un analgésique, anti-inflammatoire et diurétique efficace. Elle contient enfin de nombreux antioxydants.

 

Le plus important de tout, sa teneur en silicium organique naturel

Selon les études britanniques l’aluminium est responsable de la création de nombreux cancers et de sa diffusion dans le corps sous forme de métastases. Utilisé pour diffuser les vaccins, l’aluminium diffuse le cancer par les métastases. Or l’aluminium est partout, dans l’eau, les conserves alimentaires, les couvercles de yaourts et produits frais, etc. on ne peut y échapper.

La dernière découverte britannique sur les ravages de l’aluminium justifie l’importance irréfutable des cures de sève de bouleau fraîche.
Très riche en silicium organique, cet élément est l’antidote le plus efficace contre l’aluminium.

 

Comment réalise-t-on l’extraction de la sève ?

L’extraction de la sève se fait in vivo, directement sur l’arbre qui reste vivant, entier. Pour que l’arbre ne soit pas lésé, cette extraction de fait durant la montée de la sève qui jaillit avec une telle puissance que certains comparent cette récolte à une éjaculation qui dure deux mois. Étant donné la taille impressionnante, leur diamètre de 25 à 50 cm et l’âge très respectable (de 20 à 80 ans !) des bouleaux concernés, cette image éjaculatoire est un profond symbole de renaissance, de source de vie.

Selon la qualité du sol, la capacité de sève d’un seul arbre est de 3 à 600 litres ! L’arbre nous donne son supplément, la sève dont il n’a pas besoin. Les arbres fragiles ou vivant sur un sol pauvre ne donnent pas de sève.

 

En quelles quantités ?

Les arbres sélectionnés se trouvent en moyenne montagne, par exemple dans le sud du Jura, dans des terrains riches en humus grâce à la présence d’essences très variées. Ces terrains sont aussi très argileux et calcaires. De la qualité du sol dépend la richesse en sels minéraux et en oligo-éléments.

 

Période de récolte

sève de bouleauC’est aux nouvelles lunes du printemps que la sève a la plus grande énergie, qu’elle monte avec la plus grande force. C’est la lune du réveil de la vie.

Depuis quelques années, le printemps arrive à des dates qui peuvent s’éloigner sensiblement du 21 mars, parfois de quelques semaines en avance. C’est pourquoi le choix du moment exact de la récolte n’est pas lié uniquement à la période lunaire, mais il faut, pour tomber juste, observer le chant des oiseaux, l’apparition des premiers papillons jaunes, le réveil des coccinelles, des limaces et de certains insectes. Nous devons nous adapter très exactement à l’apparition de ces phénomènes naturels pour commencer la récolte tandis que la sève monte avec puissance.

 

Comment accéder à la sève ?

À l’aide d’un vilebrequin (ou parfois d’une perceuse fonctionnant sur batterie) nous creusons un trou d’environ 5 cm de profondeur à environ 50 cm du sol (plus ou moins haut selon l’âge de l’arbre). L’écorce de ces arbres est généralement très épaisse et craquelée en ce qui concerne les vieux arbres. Nous introduisons alors un tuyau de plastique de qualité alimentaire qui déverse la sève dans un bidon de telle sorte que la sève soit le plus possible à l’abri de l’air. Si le moment de la perforation de l’arbre est juste, la sève coule immédiatement en abondance. Chaque bison de 5 litres ne sert qu’une fois et est immédiatement vidé dans un sac sous vide d’air (bag in box) qu’un camion frigo achemine immédiatement vers les destinataires qui reçoivent ainsi une sève absolument fraîche, à l’abri de l’oxydation.

La récolte se fait au pas de course. Les forêts sont assez éloignées du camp de base de récoltants qui doivent se déplacer en voiture et à pied et faire en sorte que la sève soit livrée aux consommateurs dans les 24 heures qui suivent l’extraction. C’est une organisation en équipe, une équipe qui travaille dans le froid, la neige, sous la pluie et le vent dans des conditions d’hygiène rigoureuses afin d’assurer la plus grande fraîcheur de la sève.

Celle-ci n’est pas pasteurisée, c’est un produit frais et vivant, ce qui lui confère toutes ses capacités régénératrices sur l’organisme.

 

Tout le monde peut-il en boire ?

Les effets secondaires sont directement liés à l’état de la personne qui fait la cure. Plus une personne est encombrée, plus son hygiène de vie est mauvaise, plus elle a besoin d’éliminer. Des selles plus abondantes, parfois nauséabondes, des urines plus fréquentes, plus chaudes, plus foncées peuvent apparaître durant quelques jours. Les personnes dont l’hygiène de vie est déjà très bonne n’ont pas ces inconvénients, mais les autres découvrent alors à quel point elles ont besoin de se détoxiner.

Dans les pays du Nord les bébés buvaient de la sève de bouleau ; il n’y a pas d’âge minimum pour commencer. Il n’y a pas d’âge limite non plus. Tous les spécialistes de la sève de bouleau sont d’accord pour dire que tout le monde peut en consommer. Mais nous conseillons tout de même aux personnes dialysées et à celles qui sont atteintes de pathologies graves d’en référer à leur médecin, de se faire suivre normalement par le médecin.

 

Suivre les saisons
sève de bouleau
sève de bouleau Durant des millénaires, l’homme n’a pas eu d’autre choix que de se nourrir au fil des saisons. Ce fut mon cas toute mon enfance en Polynésie, pays d’origine de ma famille maternelle. Nous faisions des cures de papayes, de mangues, d’avocats, de tomates, de poivrons, de poireaux, de coquillages ramassés sur le récif à certaines saisons. La nature produisait, il n’y avait ni conserves, ni séchage (à cause de l’humidité), ni confitures (pas de sucre !), ni compotes (pas de bocaux !) ni congélation ! Voilà comment naissent les cures. Plus tard, on se souvient de leurs bienfaits, on essaie de les transmettre, on pose sur elles des termes savants pour essayer de convaincre. Ce qui est sûr, c’est qu’elles font le plus grand bien ! Et qu’il serait bien dommage de ne pas en profiter, car elles restent un des seuls liens inaltérés de notre relation directe à la nature et aux saisons.

Il faut tout de même savoir que tout ce qui pousse dans les pays tempérés vient des régions tropicales. Tout, absolument tout pousse sous les Tropiques, selon l’altitude à laquelle on se trouve. Les régions tropicales ne sont pas limitées à des bords de mer avec cocotiers, papayes et mangues ! Que ce soit en Polynésie ou au Mexique, les montagnes de 2 400 à 5 000 mètres d’altitude permettent absolument toutes les cultures et ne s’en privent pas ! Ce sont ces pays qui ont fourni à l’Europe, depuis le Moyen-Âge, les poireaux, oignons, fraises, tomates, aubergines, poivrons, pommes de terre, etc. que certains ignorants imaginent avoir surgi spontanément de notre sol !

 

C’est le printemps !

Le temps des grands nettoyages, de la régénérescence !
Il y a bien longtemps, dans nos pays tempérés, à la suite de bouleversements planétaires qui ont enseveli des cocotiers et des mammouths au nord de la Sibérie près du pôle Nord, des hommes et des femmes, qui n’avaient vécu jusque-là que dans des zones tropicales douces et riches en fruits et en légumes, se trouvèrent brutalement dans un pays froid et dépourvu de l’abondante flore, source de vie.
Pour des raisons encore mal connues1, la terre avait basculé d’un quart de tour, installant l’équateur à la place des pôles.

Les habitants des régions les plus chaudes virent très vite disparaître les arbres fruitiers de quarante mètres de hauteur, ensevelis, remplacés rapidement par la glace, la toundra, la steppe, suivie de forêts de bouleaux. Il fallut se protéger du froid et se mettre à tuer des animaux pour se nourrir. Le corps habitué aux végétaux commença à s’acidifier et s’encrasser.

 

Tous au Bouleau !

Le bouleau, lui, est vraiment l’arbre fondateur de la forêt des régions boréales et tempérées froides. Durant les hivers froids, enneigés, ce qui est le cas cette année, il concentre dans sa sève toutes les qualités vitales les plus fondamentales pour notre squelette, nos ligaments, nos muscles, nos cartilages, notre peau, nos cheveux. Plus l’hiver est froid et long, plus la sève est concentrée : silicium organique, magnésium, calcium, oligo-éléments, enzymes, acides aminés. Voilà pourquoi il est si important de saisir le moment exact où la sève de bouleau jaillit, abondante, telle une fontaine, comme un cadeau de la terre et du soleil !

Il ne nous reste plus qu’à faire tinter nos verres à l’eau légèrement pétillante de la sève de bouleau !

 

Cures de printemps, une alternative au jeûne

Le printemps est, par le carême, la période traditionnelle du jeûne dans les pays de civilisation chrétienne. Toutes les religions abondent en excellents conseils d’hygiène vitale.

Après l’encrassement inévitable lié à l’alimentation de l’hiver, notre corps a un très grand besoin de nettoyage, mais aussi de se régénérer. Tout le monde n’est pas apte à mener un jeûne suffisant de quelques semaines pour être efficace. Trois jours sans manger ne constituent pas un jeûne, ce n’est qu’une diète. C’est là que les cures de printemps apparaissent très utiles. Cures de fruits, de jus de légumes, cures de cru, ou de graines germées durant une semaine à trois semaines sont les bienvenues.

Beaucoup plus faciles à tenir qu’un jeûne pour la plupart des gens, elles ont la qualité de nettoyer et régénérer l’organisme. On peut les moduler en se préparant des salades assaisonnées d’huile crue de première pression et de jus de citron qu’il faut, dans ce cas, préférer au vinaigre, afin de rester dans l’aliment simple non transformé.

 

Conseils pour une bonne cure

Il semble évident que si l’on veut profiter au mieux d’une cure de sève de bouleau, il est intéressant de l’accompagner d’une alimentation pauvre en charcuteries, fromages, produits laitiers, viandes, pâtisseries, sucreries, boissons sucrées et alcoolisées, tabac… Il est dommage d’encrasser le corps tout en le drainant ! Les résultats ne peuvent être que meilleurs.

La sève de bouleau doit être gardée en bouche sous la langue un moment avant de l’avaler. En effet, les oligo-éléments sont absorbés en perlingual, c’est-à-dire autour de la langue. Exactement comme lorsque l’on utilise des produits homéopathiques.

Une cure correspond à 5 litres de sève que l’on consomme en trois semaines à raison de 250 centilitres par jour à prendre idéalement entre les repas.

Les connaisseurs peuvent profiter de cette cure pour faire un régime végétarien durant ces trois semaines, augmenter la part du cru par rapport au cuit, prendre le temps de mastiquer, déguster, savourer leurs aliments. C’est une période où l’on peut s’entraîner à ne plus sucrer son thé, à boire moins de café, à diminuer sensiblement le sel.

 

Les bienfaits d’une cure de sève de bouleau

Après les cures, les consommateurs disent qu’ils éprouvent un mieux-être, une légèreté vivifiante. Ils se sentent libérés de toxines.
De nombreux témoignages soulignent moins de fatigue, une peau plus belle, un regain d’enthousiasme, un meilleur entrain. Certains se sentent rajeunir, se remettent à faire du sport, à se prendre en charge.

Ceux qui font plusieurs cures consécutives peuvent découvrir que leur mauvais cholestérol disparaît, même s’ils n’ont pas modifié leur alimentation, ce qui est particulièrement vrai pour les personnes qui avaient déjà une alimentation convenable et ne comprenaient pas pourquoi elles avaient de mauvaises analyses. Pour d’autres, c’est l’acide urique qui disparaît, de même certains œdèmes s’en vont. Tous déclarent retrouver une bonne forme, se réjouissent du nouvel éclat de leurs cheveux. Beaucoup voient s’atténuer notoirement et même disparaître les douleurs articulaires, les enfants retrouvent l’appétit. Nombreux sont aussi ravis de voir leurs intestins fonctionner beaucoup mieux, qu’il s’agisse de constipation ou de tendance aux selles molles.

 

Yvonne Clément
Naturopathe, productrice de sève de bouleau – Avrillé (49) France
contact@vegetal-water.fr
www.vegetal-water.fr

Vous pouvez reproduire librement cet article et le retransmettre, si vous ne le modifiez pas et que vous citiez la source : www.energie-sante.net

 

Un autre article sur le sujet :

La sève de bouleau est déjà là !

Il y a un an, presque jour pour jour, l’hiver n’en finissait plus et la France était plongée dans un froid glacial et exceptionnel.

Cette année c’est tout le contraire, après un hiver exceptionnellement doux, le printemps est déjà là !

Du coup, la sève de bouleau est en avance et elle coule déjà à flots dans nos forêts.

Remarquez que tout le monde s’en moque, de la montée de la sève de bouleau. Tout le monde ou presque.

La plupart de nos contemporains ont totalement oublié que, il y a cinquante ans encore, la majorité des populations européennes, de l’Écosse jusqu’à la Russie, en passant par la Norvège, la Slovénie et la Hongrie, attendaient avec une brûlante impatience la montée de la sève à la fin de l’hiver. Plus qu’une tradition, c’était une fièvre qui saisissait collectivement l’Europe. Armés de couteaux (pour faire des entailles dans les troncs), de seaux et de tubes, des centaines de milliers de personnes partaient à l’assaut des forêts pour récolter la précieuse sève de bouleau.

La sève était en effet symbole d’un renouveau et perçue comme un moyen de fortifier son organisme pour attaquer l’année.

 

Les méfaits de l’hiver, auxquels on ne pense pas

En hiver, le froid nous pousse à diminuer notre activité physique et à manger des aliments plus riches qui sont aussi les plus chargés en polluants chimiques car ces derniers sont stockés dans les graisses corporelles des animaux. L’alimentation est plus sucrée, plus pauvre en vitamines et antioxydants.

De plus, notre peau est privée des rayons ultraviolets du soleil qui devraient traverser l’épiderme et le derme pour produire de la vitamine D indispensable pour le moral et la solidité des os, entre autres.

Quoi de plus normal donc que de voir augmenter à la sortie de l’hiver nos douleurs articulaires, nos calculs rénaux, nos indigestions, notre tension artérielle ou même parfois de déclencher une crise de goutte. C’est donc le bon moment pour agir !

 

Purifier l’organisme

Dans la vision des naturopathes, le corps est pourvu d’émonctoires qui jouent un rôle de filtres épurateurs : foie et intestin, rein, poumon et peau. Mais en hiver, l’alimentation dénaturée, inadaptée ou excessive, la sédentarité, l’absence de sudation et, actuellement, la pollution et le stress, provoqueraient une surcharge de ces émonctoires. Le processus de « nettoyage » s’essoufflerait. S’ensuivraient un « encrassement » et un « ralentissement métabolique », quoi que signifient au juste ces termes, particulièrement perceptibles à la sortie de l’hiver avec, comme premier symptôme, la fatigue souvent ressentie à cette période.

Selon eux, il faudrait à la fin de l’hiver débarrasser l’organisme de tout ce qui l’encombre, éliminer les graisses épaisses qui retiennent les pesticides, les produits chimiques, les fumées. Ils pensent qu’il est important d’aider le foie, l’intestin, la vessie, les reins à se purifier. Ils conseillent de ne pas attendre que nos organes se révoltent tout seuls avec les premiers rayons sous forme d’eczéma, psoriasis et allergies diverses que l’on attribue au soleil, car, selon eux, ces manifestations seraient des signes d’encrassement interne.

 

La sève de bouleau, élixir précieux

Et justement, Dame-Nature a prévu de nous donner un élixir extraordinaire et précieux pour ce grand nettoyage : la sève de bouleau.

Aujourd’hui, l’habitude de boire de la sève de bouleau au début du printemps a quasiment disparu et nos contemporains ne connaissent plus, comme produit de la sève d’un arbre, que le sirop d’érable canadien, très sucré. Mais en réalité, les Soviétiques ont maintenu l’industrie de la sève du bouleau jusqu’à la chute du Mur de Berlin. On possède d’ailleurs d’étonnantes photos prises en RDA, dans les années 80, où l’on voit des dizaines de personnes occupées à la récolte en forêt. En Lettonie, elle est considérée encore aujourd’hui comme un véritable trésor national [1].

 

Et ce n’est pas pour rien :

La sève de bouleau contient des éléments naturels très intéressants dont on ignore encore tous les mécanismes d’actions : de la vitamine C, des flavonoïdes antioxydants comme la quercétine, des tanins, de l’acide chlorogénique. Elle est riche en calcium, magnésium, silicium, sodium et potassium. Fraîche, elle contient aussi, immédiatement biodisponibles, des oligo-éléments comme le cuivre, le fer, le manganèse, le zinc si rare dans nos aliments. Elle contient des mucilages, des flavonoïdes, dix-sept acides aminés dont l’acide glutamique qui vivifie et dynamise. Elle contient aussi des cytosines et des sucres sous forme de fructose, de 0,5 à 0,2%.

La sève de bouleau contient encore deux hétérosides, le bétuloside et le monotropitoside qui libèrent par hydrolyse enzymatique du salycicate de méthyle, un analgésique, anti-inflammatoire et diurétique efficace.

 

Des vertus surprenantes

Dans pratiquement toutes les populations d’Europe centrale et du nord et jusqu’à la seconde guerre mondiale, dans toutes les classes de la population, elle était donnée aux enfants pour suppléer le lait maternel. On l’utilisait pour renforcer la croissance des enfants et des adolescents, pour rendre à leurs parents l’énergie amoindrie par les hivers rigoureux, pour donner aux vieillards plus de force et enfin pour atténuer ou supprimer leurs douleurs rhumatismales ou articulaires.

En Russie, la dernière bouteille était réservée au Pope du village, le prêtre orthodoxe.

 

Une tradition immémoriale

On appelait autrefois le bouleau arbre de la sagesse, mais également « arbre aux néphrétiques » pour ses vertus thérapeutiques.

Le célèbre voyageur arabe Ahmad Ibn Fadlan notait déjà en 941 que les populations bulgares turcophones vivant le long de la Volga buvaient de la sève de bouleau. Le savant allemand Conrad de Megenberg (14e Siècle) mentionne qu’elle était utilisée comme boisson rafraîchissante. Le géographe persan Rashid-al-Din témoigne également que les tribus Uriankhai de Sibérie coupaient les bouleaux et collectaient la sève, qu’ils buvaient à la place de l’eau.

En 1565, le médecin siennois Matthéole écrivait : « Si on perce le tronc du bouleau avec une tarière, il en sort une grande quantité d’eau, laquelle a grande propriété et vertu à rompre la pierre tant aux reins qu’en la vessie, si l’on continue d’en user. Si on s’en lave la bouche, elle guérit les ulcères qui sont dedans. »

Trois siècles plus tard, Pierre-François Percy, le chirurgien militaire des armées de Napoléon, déclara : « Dans tout le Nord de l’Europe, jusqu’aux confins de la Russie, l’eau de bouleau est l’espoir, le bonheur, et la panacée des habitants riches ou pauvres, grands et petits, seigneurs et serfs… Les maladies de la peau, boutons, dartres, couperoses etc. lui résistent rarement. C’est un remède précieux dans les affections rhumatismales, les reliquats de goutte, les embarras de la vessie et une foule de maladies chroniques. »

L’ethnologue suédois Gösta Berg suggérait aussi que la sève de bouleau était probablement le médicament le plus courant et le plus efficace contre le scorbut, provoqué par une carence en vitamine C.

En France, c’est dans les monastères que s’est transmise la tradition de consommer de la sève de bouleau. Les moines de la Trappe des Dombes (Ain) ont jusqu’à aujourd’hui gardé sereinement cette tradition. Chaque printemps, les jeunes moines récolent la sève de bouleau fraîche pour que les plus anciens retrouvent leurs forces vives et souffrent moins de leurs douleurs articulaires.

 

Des vertus multiples

Les recherches modernes ont révélé la présence de bétuline, une petite molécule qui améliore la résistance à l’insuline, réduit les plaques d’athérosclérose (qui rigidifient les artères et favorisent les accidents cardiaques) et soigne l’hyperlipidémie (trop de graisse dans le sang) [2].

D’autres travaux menés en ex-Union soviétique indiquent que la sève de bouleau peut être utilisée dans le cadre de traitements contre l’anémie, le cancer, la tuberculose, les calculs rénaux, la goutte, l’arthrose, les rhumatismes, le rhume et les maladies de peau [3].

Un médicament développé en URSS, le Biomos, fait à partir de sève de bouleau, a une capacité démontrée à cicatriser les blessures et les brûlures et agit comme substance antidouleur et anti-sclérose [4].

Probablement par manque d’intérêt financier, les recherches sur la sève de bouleau sont éparses mais un certain nombre d’entre elles confirment ces usages ancestraux. Une récente étude menée en Russie a ainsi montré un pouvoir surprenant de ce produit à soutenir la fonction hépatique sur des malades touchés par une hépatite C chronique. En 12 semaines l’activité du virus a été réduite de 43% [5].

Par ailleurs les recherches ont montré que l’acide chlorogénique de la sève de bouleau (qu’on retrouve aussi dans le café) diminue l’appétit, diminue l’absorption des glucides et favorise l’utilisation des graisses pour fournir de l’énergie et permet une perte de poids qui peut atteindre 4 kg en 12 semaines [6].

En Europe de l’Ouest, les sociétés qui commercialisent la sève de bouleau mettent en avant ses vertus pour favoriser le drainage et l’élimination des déchets acides de l’organisme (acide urique), ce qui aurait un effet contre les douleurs rhumatismales et les douleurs articulaires. Là encore la science semble confirmer l’usage traditionnel : l’acide chlorogénique module l’activité du système immunitaire pour réduire l’inflammation dans l’arthrite rhumatoïde [7] et le salicylate de méthyle présent dans la sève exerce des effets comparables à ceux de l’aspirine (acide acétylsalicylique) pour contrôler la douleur.

La sève de bouleau est aussi proposée pour stimuler le métabolisme et détoxifier le corps en douceur (eczéma, dartres, psoriasis, dermites du cuir chevelu…).

Les études menées par l’Université de Riga, en Lettonie, ont également prouvé que la sève de bouleau dispose de fortes propriétés antioxydantes et retarde les effets du vieillissement. Elle stimule à la fois la croissance des cellules du derme et de l’épiderme et protège les cellules de la peau contre le stress oxydatif, y compris des rayons ultraviolets, de la pollution et des effets d’inflammations.

Pour finir, les flavonoïdes qu’elle contient comme la quercétine sont aujourd’hui d’une efficacité reconnue pour renforcer les vaisseaux sanguins, diminuer la tension artérielle et combattre la rétention d’eau [8].

 

Une récolte respectueuse de la Nature

La récolte de sève de bouleau fraîche ne nécessite ni abattage, ni sacrifice des arbres. Après avoir percé un trou horizontal dans le tronc, il s’agit de laisser couler la sève goutte à goutte dans une bouteille grâce à un tuyau, en évitant l’intrusion de poussières et de salissures dans l’arbre. Un arbre fournira facilement un à deux litres de sève par jour, voire jusqu’à dix litres en deux jours pour un arbre de grande taille. Aucun risque d’épuiser l’arbre, il ne vous donnera que ce dont il n’a pas besoin.

Et de fait, celui qui se hasarde à couper un bouleau de plus de 20 ans au moment de la montée de la sève au printemps s’expose, sans rire, à une inondation. La sève jaillit comme l’eau d’une fontaine.

Une fois la récolte achevée, il faut boucher les trous à l’aide de chevilles de bois pour protéger l’arbre contre les infections.

 

Conseils pratiques pour la cure

Lorsque l’on commence une cure de sève de bouleau, il est conseillé de l’ingérer à jeun, tous les matins pendant 3 semaines. La cure de jouvence consiste à boire au moins 3 litres de sève de bouleau sur une période de 21 jours (à raison, environ, de 150 millilitres/jour) ou 5 litres dans l’idéal (à raison de 250 millilitres/jour) pour les personnes fatiguées, souffrant de rhumatismes ou souhaitant tout simplement détoxifier efficacement leur organisme.

La qualité de la sève de bouleau dépendra bien entendu de celle du sol. Les personnes qui récoltent la sève sérieusement font des prélèvements préalables pour identifier les arbres les plus aptes à produire une sève de qualité. A taille égale et à un mètre de distance, deux arbres peuvent présenter des caractéristiques diamétralement opposées.

La sève doit être récoltée près du sol (+/- 0,50m), elle est dite minérale et sera plus trouble et plus bienfaisante que si elle est récoltée à 2 m de hauteur ou sur une branche. Le meilleur moment pour la récolter est après la nouvelle lune de Mars.

Elle doit provenir de lieux préservés de la pollution et il est impératif que la sève soit fraîche, c’est à dire à l’état pur.

 

La sève de bouleau en cure de printemps

En France, la référence de la sève pure, biologique, est la société Végétal Water (eau végétale). Elle récolte la sève dans les forêts françaises de la Dombes, sur les plateaux du Jura, grâce à des spécialistes qui respectent les traditions ancestrales.

L’avantage de ce récoltant est que sa sève de bouleau n’est ni congelée, ni alcoolisée, ni nanofiltrée, ni pasteurisée. Elle ne subit aucun traitement industriel. C’est une sève 100% naturelle et bio.

Si vous êtes intéressé, vous pouvez vous en procurer en allant ici sur leur site Internet (lien cliquable).

Si vous décidez d’aller vous fournir sur Internet ou en magasin bio, attention à ne pas confondre avec la sève de bouleau pasteurisée (qui perd plusieurs de ses propriétés fondamentales) ou le jus de bouleau (qui n’est pas de la sève, mais une décoction de feuilles de bouleau).

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Sources :

[1] Pourquoi la sève de bouleau peut faire la fortune de la Lettonie.
>
> [2] Cell Metabolism, Volume 13, Issue 1, 44-56, 5 January 2011, Inhibition of SREBP by a Small Molecule, Betulin, Improves Hyperlipidemia and Insulin Resistance and Reduces Atherosclerotic Plaques
>
> [3] Balitsky KP, Vorontsova AL. Lekarstvennye rasteniya v terapii rakovykh opukholey. 3rd ed. Rostov-na-Donu : Rostovskoe knizhnoe izdatel’stvo ; 1980.
>
> [4] Deryabina FI. Materialy po izucheniyu narodnoy meditsiny Komi-Permyatskogo natsional’nogo okruga. 3rd ed Perm : Perm Farm Inst;1969.
>
> [5] Krylov GV, Stepanov EV. Zelenaya apteka Kuzbassa. 2nd ed. Kemerovo : Kemerovskoe knizhnoe izdatel’stvo, 1979.
>
> [6] Kucherov EV. Lazareva DN, Desyatkin VK. Dikorastushchie lekarstvennye rasteniya Bashkirii. Ufa: Bashkirskoe ; 1973
>
> [7] Beskrovny AM, Khuden’ky YK, Bobylev ET, Baranenko SE. Bioneorganicheskie kompleksy « Biomos » kak perspektivnyy produkt luchevoy obrabotki soka listvennykh porod. In : Proceedings of the All-Union Conference « Podschka i pererabotka soka listvennykh porod ». Lvovo : Lvovskoe knishnoe izdatel’stvo;1977. p. 56-57.
>
> [8] Shikov AN, Djachuk GI, Sergeev DV, Pozharitskaya ON, Esaulenko EV, Kosman VM, Makarov VG. Birch bark extract as therapy for chronic hepatitis C–a pilot study. Phytomedicine. 2011 Jul 15;18(10):807-10.
>
> [9] hom E. The effect of chlorogenic acid enriched coffee on glucose absorption in healthy volunteers and its effect on body mass when used long-term in overweight and obese people. J Int Med Res. 2007 Nov-Dec;35(6):900-8.
>
> [10] Chauhan PS. Differential Effects of Chlorogenic Acid on Various Immunological Parameters Relevant to Rheumatoid Arthritis. Phytother Res. 2011 Dec 19.
>
> [11] Larson AJ, Symons JD, Jalili T. Therapeutic potential of quercetin to decrease blood pressure: review of efficacy and mechanisms. Adv Nutr. 2012 Jan;3(1):39-46.

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