Archive pour la catégorie ‘PRISON’

 

UN EXEMPLE À SUIVRE …

La prison de Halden, en Norvège

 

La Norvège a un taux de récidive presque deux fois moins élevé que les États-Unis. Elle détient également le taux le plus bas de Scandinavie. Ainsi, à peine 20 % des détenus voient leur peine de prison reconduite après leur libération. La Norvège doit ce succès à sa conception unique du système carcéral fondé non pas sur la sanction mais bien sur la réhabilitation.

 

LE SYSTÈME CARCÉRAL NORVÉGIEN EST FONDÉ NON PAS SUR LA SANCTION MAIS SUR LA RÉHABILITATION

En Norvège, on privilégie la probation et la thérapie comportementale et cognitive ; la peine d’emprisonnement est réservée pour les actes les plus graves. Les prisons sont accueillantes parce que la privation de liberté constitue une peine suffisante. La prison de Halden notamment dispose de grandes fenêtres, d’écrans plats, d’instruments de musique, de bibliothèques et de pièces communes pour que les détenus puissent partager du temps ensemble. Les gardes ne sont pas armés et encouragés à communiquer avec les détenus.

 

BASTØY, UNE PRISON EN LIBERTÉ

 

Située dans le fjord d’Oslo, l’île de Bastøy a été qualifiée de « meilleure prison au monde ». Si les chambres sont agréables, le but de la prison est de responsabiliser les détenus et de leur laisser un minimum de liberté. Les détenus peuvent se promener sur l’île, aller à la plage en été et faire du ski en hiver. Ils sont régulièrement amenés à prendre des décisions pour réapprendre à gérer leur vie dans la société rurale qui caractérise l’île. Ainsi, les détenus font pousser leurs propres cultures et élèvent du bétail, ils vivent en collectivité et tentent de créer du lien social.

 

LES DÉTENUS FONT POUSSER LEURS PROPRES CULTURES ET ÉLÈVENT DU BÉTAIL

Pourtant, les prisonniers utilisent des objets contondants notamment pour les travaux agricoles. Mais les altercations sont peu nombreuses parce qu’ils sont traités en adulte. Bien sûr, les détenus ne se rendent pas immédiatement à Bastøy et doivent généralement passer par un emprisonnement conventionnel. Mais il n’empêche que même les criminels ayant commis de lourdes fautes ont le droit d’aller à Bastøy.

 

LES BIENFAITS DE LA THÉRAPIE COMPORTEMENTALE ET COGNITIVE

 

Les programmes de réhabilitation qui refusent d’aborder le comportement criminel en se focalisant uniquement sur la créativité, le sport et l’estime de soi sont voués à l’échec. Toujours dans l’optique de responsabiliser les détenus, les thérapies comportementales et cognitives ont pour objectif de comprendre les éléments déclencheurs des actes délinquants et criminels sans en minimiser les effets. Il s’agit d’aider les prisonniers à mieux se connaître pour qu’ils réussissent à se maîtriser et à se réinsérer. La Norvège utilise beaucoup ce genre de thérapies et les résultats sont très positifs.

 

Source : https://dailygeekshow.com/systeme-carceral-norvege/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2018-01-01

Catégorie Prison

 

 

 

Les murs ont été repeints avec de la couleur./ AFP
Les murs ont été repeints avec de la couleur./ AFP

 

Une prison où les détenus ont la clé de leur cellule, balaient les couloirs sourire aux lèvres et débattent du sens de la loi ? Depuis un mois, la maison d’arrêt de Villepinte, réputée concentrer les «pires détenus de France», tente avec succès une expérience audacieuse.

Le 26 septembre, quand les surveillants ont ouvert les 90 cellules du bâtiment E et confié les clés à leurs 184 occupants, la directrice de l’établissement de Seine-Saint-Denis avoue «avoir eu quelques sueurs».

 

1 082 détenus pour 587 places

Le projet «Respecto», inspiré de programmes menés en Espagne et à la prison de Mont-de-Marsan, Léa Poplin l’avait en tête depuis des années. Son principe : un contrat qui offre des «avantages» aux détenus (cellules ouvertes en journée, accès libre aux douches et au terrain de sport en soirée…) en échange d’«obligations» (lever à 7 h 30, cours d’éducation civique, ménage…). Sa finalité : faire baisser les violences et les incivilités qui «gangrènent» l’institution pénitentiaire.

«Quand j’ai dit que je voulais faire ça à Villepinte, on m’a prise pour une dingue et une kamikaze», sourit la jeune femme. Il faut dire que, passées les cinq lourdes portes de l’établissement, le tableau est loin d’être rose : 1 082 détenus pour 587 places, moyenne d’âge inférieure à 30 ans, public de Seine-Saint-Denis «peu commode», mêlant prévenus criminels et détenus qui en sont parfois à leur cinquième séjour.

À l’entrée du bâtiment E, l’odeur de javel se mêle à celle de la peinture fraîche. Rose fluo, orange ou jaune ont remplacé le gris : «Toute la philosophie change, jusqu’à la couleur des murs», résume Léa Poplin.

 

«De l’enfer au paradis»

Dans les couloirs, un ballet de jeunes hommes en jogging, clé autour du cou. Certains sortent d’un atelier sur les métiers qui recrutent, d’autres rejoignent leurs «collègues» sur le terrain de sport pour une partie de basket ou une séance de musculation.

Karim, en attente de jugement depuis 10 mois, raconte «l’animosité» disparue. «Ça n’a plus rien à voir. Surtout, il y a une meilleure entente avec les surveillants : on ne les voit plus comme ceux qui nous refusent une douche ou ferment la porte», décrit le jeune homme de 29 ans, auparavant enfermé 22 heures par jour.

Sourire en coin, un surveillant confirme : «Vous voyez l’enfer ? Vous voyez le paradis ? Je suis passé de l’un à l’autre».

Si les détenus particulièrement dangereux et ceux condamnés pour terrorisme sont exclus du programme, parmi les participants c’est tolérance zéro. Une incartade, et ils laissent leur place à l’un des nombreux détenus des autres bâtiments, inscrits sur la longue liste d’attente.

«Tout le monde joue le jeu. On a une clé, mais on sait qu’on a une épée de Damoclès au-dessus de la tête», explique Rani.

La première semaine, neuf ont été exclus pour «détention d’objets illicites» et incivilités.

Catégorie Prison

 

En prison, des animaux pour rester humains

 

Depuis six ans, une association pratique la médiation animale en milieu carcéral pour permettre aux détenus de se relier au vivant et les aider à réorienter leur vie. Une démarche surprenante qui fait ses preuves et qui commence à se développer.

Le tableau est aussi surprenant qu’attendrissant : un détenu encadre délicatement de son bras tatoué une petite gerbille prénommée Vanille. Sunny, un Golden Retriever de onze ans, est couché aux pieds d’un autre prisonnier au visage invisible. Plus loin, une tourterelle se pose avec confiance sur l’épaule d’un homme de dos.


Ces images ont été réunies dans un ouvrage paru début décembre 2014, intitulé « Des animaux pour rester des hommes ». L’auteur, Patricia Arnoux, a fondé l’association Evi’dence en 2007 et pratique la médiation animale en milieu carcéral depuis six ans à la maison d’arrêt de Strasbourg.

 

 

 


« J’ai voulu dans ce livre partager un peu de ma passion et de mon métier, au travers de clichés et de citations recueillies pendant les séances avec les détenus. Pour eux, l’animal représente un médiateur neutre, un compagnon constant, une source d’affection permanente, et souvent leur seul but de vie », explique Patricia Arnoux.


La maison d’arrêt de Strasbourg, pionnière en médiation animale


Aujourd’hui, une vingtaine de petits animaux de refuge, qui ont été abandonnés, blessés ou maltraités, ont élu domicile au quartier des moeurs de la maison d’arrêt. « Ils reprennent tout doucement confiance en l’homme, et les détenus, de leur côté, se reconnectent avec leur part d’humanité, surtout ceux en isolement pour qui ces animaux sont leur seul contact. C’est donc une double reconstruction, qui permet de tisser des liens très forts entre êtres vivants et sensibles », poursuit la jeune femme par téléphone.


Il faut être intervenant en médiation animale (IMA) pour pouvoir organiser l’interaction entre le détenu et l’animal, avec des règles précises à respecter. L’animal devient, pour chaque détenu, un être vivant unique avec lequel il noue un lien singulier, qui permet le retour à une vie sociale avec ses symboles et rituels. Ce sont ainsi des détenus dits « référents » qui s’occupent des soins des animaux à demeure (nourriture, nettoyage des cages, etc.) et le bien-être des protégés à plume ou à poils est une priorité.


Lors des séances, des exercices adaptés à chaque groupe de détenus sont proposés, et l’animal le plus approprié est choisi, en fonction de ses caractéristiques spécifiques, « afin de déclencher et faciliter les conditions de réussite de reconstruction personnelle, de travail sur soi en vue de préparer la réinsertion professionnelle et comportementale des personnes détenues », peut-on lire sur le site de l’association Evi’Dence.

 

 


Les agents pénitentiaires ont d’abord émis quelques réserves lorsqu’ils ont vu arriver pour la première fois Patricia et son Golden Retriever dans la maison d’arrêt, il s’agissait d’une première en France. Ils ont par la suite été agréablement surpris de constater que les jeunes participant à la première séance se sont tenus calmes et attentifs pendant cinquante minutes d’affilé, un exploit.


Une pratique qui a fait ses preuves

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Merveilleux film documentaire, vers l’évolution
C’est l’histoire d’une femme au caractère trempé, Kiran Bedi, l’inspectrice générale de la prison de New Delhi, qui décida de transformer la mauvaise réputation de la prison de Tihar en une prison-ashram, en un oasis de paix. ….

 

Catégorie Prison

 Voici  la danse des détenus de Cebu, prison de haute sécurité aux Philippines. 

C’est non seulement un très beau spectacle, mais il illustre de manière puissante, ce qu’il est possible d’obtenir lorsqu’une intention positive est introduite dans un environnement très négatif.

Beaucoup de discipline pour arriver à ce résultat avec des prisonniers.

L’accent misé sur la danse, a entrainé un environnement égayé et pacifique. Cela a accru l’estime de soi et la dignité des détenus.

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