Archive pour la catégorie ‘PRISON’

 

Voici  la danse des détenus de Cebu, prison de haute sécurité aux Philippines. 

C’est non seulement un très beau spectacle, mais il illustre de manière puissante, ce qu’il est possible d’obtenir lorsqu’une intention positive est introduite dans un environnement très négatif.

Beaucoup de discipline pour arriver à ce résultat avec des prisonniers.

L’accent misé sur la danse, a entrainé un environnement égayé et pacifique. Cela a accru l’estime de soi et la dignité des détenus.

 

 

Catégorie Philippines

 

 

Au 1er décembre 2017, la France comptait 69 714 personnes incarcérées pour 59 165 places de prison. Cette moyenne de 118 détenus pour 100 places pose de véritables problèmes et il n’est pas étonnant que des chercheurs plaident en faveur de mises en place de vrais programmes de réinsertion pour éviter les récidives. L’association des Fermiers de la Francilienne a bien compris cette urgence et a mis en place une solution innovante !

 

LA FERMOTHÉRAPIE POUR LES DÉLINQUANTS

À la Butte Pinson, sur une parcelle du campus universitaire Paris 13, des personnes effectuent leurs travaux d’intérêt général (TIG) dans une ferme, celle de l’association des Fermiers de la Francilienne. Depuis 2014, les fermiers font appel à ces Tigistes pour entretenir leur hectare de ferme de la Butte Pinson, plus 5 autres situés sur le campus universitaire de Villetaneuse à 1 km de là. Bricoler, nettoyer, construire, s’occuper des animaux font partie du quotidien de ces Tigistes.

Pour le responsable associatif, Julien Boucher, la remobilisation par le travail est essentielle : « On a le plus souvent affaire à des jeunes désociabilisés et démotivés, qu’on reconnecte à du concret, en leur offrant des responsabilités dans un univers très différent de ce qu’ils connaissent. On leur ouvre les chacras sur plein de trucs. C’est de la fermothérapie ».

Si les premiers jours, certains sont récalcitrants, les encadrants affirment qu’ils ressortent changés de cette expérience. Certains reviennent même d’eux-mêmes pour y effectuer un service civique ou pour y faire du bénévolat.

 

 

Un tigiste s’occupe de moutons à la Butte pinson

UNE EXPÉRIENCE RICHE ET VALORISANTE 

À la butte Pinson, tout le monde s’entraide, certains sont stagiaires, d’autres bénévoles, étudiants en service civique ou Tigistes mais tous effectuent les mêmes tâches, personne n’est au dessus. Pour les Tigistes, c’est une vraie expérience valorisante qui peut faire la différence pour les aider à s’en sortir. « Il y a une vraie démarche, un accompagnement global, axé sur la réinsertion. L’association croit vraiment à la seconde chance. Elle fait confiance aux tigistes, leur confie des responsabilités. On leur dit : “Tu es capable, alors vas-y ». C’est une expérience qui les valorise. »  affirme Cyril Martin, conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation.

Et ce n’est pas Dylan qui vous dira le contraire : le jeune homme de 22 ans, condamné pour vol et cambriolage à 270 heures de travaux d’intérêt général, soutient : « On finit par développer une certaine affection pour ce que l’on fait, pour les gens. Ils ont été bons avec moi, et ça, il faut le dire. Ils m’ont supporté et donné de bons conseils. J’ai eu le sentiment d’être reconnu pour ce que je faisais, je me suis senti utile ». Le jeune homme pris de passion pour ce qu’il faisait a même continué en service civique à la ferme avant de trouver un CDD à la poste.

 

 

La ferme permet aux tigistes de se réinsérer socialement

Pour rappel, le travail d’intérêt général est un travail non rémunéré pour les personnes de plus de 16 ans, condamnées, volontaires auprès d’une entreprise publique, d’une association, d’une collectivité territoriale. Il peut être utilisé pour sanctionner les atteintes aux biens, les délits routiers, les atteintes aux personnes, ou encore les infractions à la législation des stupéfiants. En Seine Saint-Denis, 518 personnes ont effectué des TIG en 2016 pour 39 000 heures, en 2017, 16 000 heures on été effectuées à la ferme de la Butte Pinson. Des chiffres encourageants pour cette méthode qui permet d’éviter la surpopulation carcérale tout en poussant des personnes démotivées et désocialisées à retrouver goût au travail et à la vie sociale.

 

Source :https://dailygeekshow.com/ferme-francilienne-alternative-prison/

Catégorie Prison

 

 

Peut-être la solution pour la réinsertion des détenus en France

 

Surpopulation, état de délabrement, conditions de vie… Autant de problèmes relatifs au milieu carcéral en France. La Garde des Sceaux Nicole Belloubet a proposé le 20 avril dernier un projet de loi de programmation de la justice où elle met en avant les prisons ouvertes. Gros plan sur l’une des deux qui existent en France actuellement.

 

Un lieu de détention très original

En France, on recense actuellement 187 établissements pénitentiaires répartis sur tout le territoire. Depuis des années, il existe un problème de surpopulation dans le milieu carcéral et les conditions de vie à l’intérieur de ces lieux ne sont pas toujours aux normes… Et si, comme l’a évoqué la Garde des Sceaux (ministre de la Justice) dans son projet de loi, la solution se trouvait dans des lieux de réinsertion ouverts ? Deux « prisons ouvertes » existent en France aujourd’hui : l’une en Corse et l’autre dans l’Aisne, à Moyembrie.

Située au nord de Soissons à l’écart du village de Coucy-le-Château-Auffrique, la ferme de Moyembrie ressemble à une exploitation agricole classique à une exception : elle accueille des détenus, qui viennent y finir leur peine avant leur libération. Ici, tout est accessible et point de contrôle à l’horizon. La ferme-prison fonctionne sur la confiance et avec des règles de vie assez simples. En ce moment, ce sont 20 détenus nommés « résidents » qui y vivent. Tout le monde porte une tenue de travail, il est donc difficile de reconnaître les « encadrants » (cinq salariés d’une association partenaire de l’administration parlementaire) dans le lot. La ferme accueille régulièrement de nouveaux résidents.

 

 

Un endroit idéal pour se réinsérer en douceur

Karim, l’un des nouveaux arrivants, s’exprime sur ce lieu nouveau pour lui : « C’est comparable avec la maison, mais pas avec la prison ». Et le résident d’ajouter : « Plus de bruit de détenus, plus de portes qui claquent, ce n’est vraiment plus pareil ». Depuis 2003, ce sont 800 hommes qui sont passés à la ferme pour terminer de purger des peines souvent lourdes (décidées en cour d’assises). Karim, lui, restera à Moyembrie un an. « C’est une renaissance, un sas de décompression avant de rentrer à la maison », résume-t-il. Il faut faire la demande de transfert au juge d’application des peines pour venir à la ferme et en général, un détenu sur deux est accepté.

À Moyembrie, chaque résident se voit remettre des consignes écrites : ce sont les règles de vie. Rémi, l’un des encadrants, en explique la teneur : « On s’engage à travailler tous les matins. On partage le repas du midi ensemble. Pas d’alcool, pas de violence, y compris verbale ». L’encadrant explique que le but ici est la réinsertion progressive des détenus. « En détention, on peut perdre certaines règles de savoir-vivre. L’idée, c’est qu’à la ferme, tout doucement, on réapprenne à vivre ensemble, à se respecter ». C’est dans la même optique que les après-midis sont obligatoirement consacrés à préparer la sortie de détention, en cherchant une formation, un logement, un emploi.

 

Une relation de confiance qui fait ses preuves

Chaque nouvel arrivant visite la ferme et on lui montre les limites de la propriété. En l’absence de barbelés et de mur d’enceinte, c’est primordial. Simon, un autre encadrant, explique le concept : « On est au milieu de la nature, entouré de forêts. Les gars ont le droit d’être sur les 24 hectares de la ferme. Tout est basé sur la confiance ». Il semble d’ailleurs que la tentation de s’évader n’effleure même pas l’esprit des résidents. « Cela arrive très très rarement. Les gars ici ont une profonde envie de s’en sortir et sont à la fin de leur peine. Ils n’ont rien à gagner à s’évader, ce serait trop bête », affirme Simon. La sensation d’être à l’air libre et en semi-liberté est également fondamentale.

À Moyembrie, on peut travailler à la maintenance des bâtiments, à l’élevage des poules et des chèvres (les résidents produisent et vendent du fromage) et même au maraîchage. C’est l’activité préférée de Rudy, un résident âgé de 32 ans, dans sa dernière année de détention ici. Il exprime clairement sa chance d’être à la ferme de Moyembrie et la différence avec la prison : « Ici, c’est les oiseaux, la fraîcheur, bientôt le soleil, pas de mur, les arbres. En plein air, pour se reconstruire, c’est ce qu’il y a de mieux. Là, on a un pied dehors et on fait tout pour avoir le deuxième. » Il en est convaincu, la ferme-prison est « une chance » et il faudrait « beaucoup plus de lieux comme ça, ou une autre structure qui permette de se réinsérer ». Les résidents ont même le droit à des sorties contrôlées pour aller faire les courses une fois par semaine.

 

Un espace accueillant pour les visites

Le mot « confiance » revient encore dans la bouche de Rudy. « Il faudrait aussi avoir confiance en beaucoup plus de détenus ». En tout cas, cette confiance ne manque pas ici, puisque certains résidents sont même emmenés chaque semaine à Paris pour la livraison des paniers de légumes bio aux 400 clients de la ferme. Dans la même veine, les encadrants laissent les résidents recevoir de la visite toute la journée les samedis et dimanches. Ce qui change des 45 minutes tolérées au parloir en prison… Ici, les familles se promènent dans la ferme et déjeunent sur place. À Moyembrie, les détenus sont fiers de recevoir leurs proches.

Christophe, un homme de 44 ans, arbore fièrement la clé de sa chambre qu’il garde tout le temps sur lui. Il accueille ses proches, dans ce qui lui semble être « un appartement ». Il explique d’ailleurs avoir bien aménagé cet espace de vie personnel. « J’ai refait la pièce, papier peint, frise, peinture. Pour moi, c’est la clé du paradis. J’ai ma grande fenêtre avec mon rideau. Il n’y a plus de barreaux. Quand les gens viennent, on peut s’asseoir, boire un café. » En somme, la ferme-prison est un premier pas vers une vie normale.

Pour les sceptiques qui parlent de coûts et d’économie, il faut savoir que la journée d’un résident à la ferme de Moyembrie coûte à l’Etat environ 30 euros. Par comparaison, dans une prison classique, il faut compter en moyenne plus d’une centaine d’euros. Si le concept doit bien sûr être contrôlé et approfondi, il apparaît comme une solution plus que crédible aux problèmes liés à la question des prisons en France.

 

 

 

 

UN EXEMPLE À SUIVRE …

La prison de Halden, en Norvège

 

La Norvège a un taux de récidive presque deux fois moins élevé que les États-Unis. Elle détient également le taux le plus bas de Scandinavie. Ainsi, à peine 20 % des détenus voient leur peine de prison reconduite après leur libération. La Norvège doit ce succès à sa conception unique du système carcéral fondé non pas sur la sanction mais bien sur la réhabilitation.

 

LE SYSTÈME CARCÉRAL NORVÉGIEN EST FONDÉ NON PAS SUR LA SANCTION MAIS SUR LA RÉHABILITATION

En Norvège, on privilégie la probation et la thérapie comportementale et cognitive ; la peine d’emprisonnement est réservée pour les actes les plus graves. Les prisons sont accueillantes parce que la privation de liberté constitue une peine suffisante. La prison de Halden notamment dispose de grandes fenêtres, d’écrans plats, d’instruments de musique, de bibliothèques et de pièces communes pour que les détenus puissent partager du temps ensemble. Les gardes ne sont pas armés et encouragés à communiquer avec les détenus.

 

BASTØY, UNE PRISON EN LIBERTÉ

 

Située dans le fjord d’Oslo, l’île de Bastøy a été qualifiée de « meilleure prison au monde ». Si les chambres sont agréables, le but de la prison est de responsabiliser les détenus et de leur laisser un minimum de liberté. Les détenus peuvent se promener sur l’île, aller à la plage en été et faire du ski en hiver. Ils sont régulièrement amenés à prendre des décisions pour réapprendre à gérer leur vie dans la société rurale qui caractérise l’île. Ainsi, les détenus font pousser leurs propres cultures et élèvent du bétail, ils vivent en collectivité et tentent de créer du lien social.

 

LES DÉTENUS FONT POUSSER LEURS PROPRES CULTURES ET ÉLÈVENT DU BÉTAIL

Pourtant, les prisonniers utilisent des objets contondants notamment pour les travaux agricoles. Mais les altercations sont peu nombreuses parce qu’ils sont traités en adulte. Bien sûr, les détenus ne se rendent pas immédiatement à Bastøy et doivent généralement passer par un emprisonnement conventionnel. Mais il n’empêche que même les criminels ayant commis de lourdes fautes ont le droit d’aller à Bastøy.

 

LES BIENFAITS DE LA THÉRAPIE COMPORTEMENTALE ET COGNITIVE

 

Les programmes de réhabilitation qui refusent d’aborder le comportement criminel en se focalisant uniquement sur la créativité, le sport et l’estime de soi sont voués à l’échec. Toujours dans l’optique de responsabiliser les détenus, les thérapies comportementales et cognitives ont pour objectif de comprendre les éléments déclencheurs des actes délinquants et criminels sans en minimiser les effets. Il s’agit d’aider les prisonniers à mieux se connaître pour qu’ils réussissent à se maîtriser et à se réinsérer. La Norvège utilise beaucoup ce genre de thérapies et les résultats sont très positifs.

 

Source : https://dailygeekshow.com/systeme-carceral-norvege/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2018-01-01

Catégorie Prison

 

 

 

Les murs ont été repeints avec de la couleur./ AFP
Les murs ont été repeints avec de la couleur./ AFP

 

Une prison où les détenus ont la clé de leur cellule, balaient les couloirs sourire aux lèvres et débattent du sens de la loi ? Depuis un mois, la maison d’arrêt de Villepinte, réputée concentrer les «pires détenus de France», tente avec succès une expérience audacieuse.

Le 26 septembre, quand les surveillants ont ouvert les 90 cellules du bâtiment E et confié les clés à leurs 184 occupants, la directrice de l’établissement de Seine-Saint-Denis avoue «avoir eu quelques sueurs».

 

1 082 détenus pour 587 places

Le projet «Respecto», inspiré de programmes menés en Espagne et à la prison de Mont-de-Marsan, Léa Poplin l’avait en tête depuis des années. Son principe : un contrat qui offre des «avantages» aux détenus (cellules ouvertes en journée, accès libre aux douches et au terrain de sport en soirée…) en échange d’«obligations» (lever à 7 h 30, cours d’éducation civique, ménage…). Sa finalité : faire baisser les violences et les incivilités qui «gangrènent» l’institution pénitentiaire.

«Quand j’ai dit que je voulais faire ça à Villepinte, on m’a prise pour une dingue et une kamikaze», sourit la jeune femme. Il faut dire que, passées les cinq lourdes portes de l’établissement, le tableau est loin d’être rose : 1 082 détenus pour 587 places, moyenne d’âge inférieure à 30 ans, public de Seine-Saint-Denis «peu commode», mêlant prévenus criminels et détenus qui en sont parfois à leur cinquième séjour.

À l’entrée du bâtiment E, l’odeur de javel se mêle à celle de la peinture fraîche. Rose fluo, orange ou jaune ont remplacé le gris : «Toute la philosophie change, jusqu’à la couleur des murs», résume Léa Poplin.

 

«De l’enfer au paradis»

Dans les couloirs, un ballet de jeunes hommes en jogging, clé autour du cou. Certains sortent d’un atelier sur les métiers qui recrutent, d’autres rejoignent leurs «collègues» sur le terrain de sport pour une partie de basket ou une séance de musculation.

Karim, en attente de jugement depuis 10 mois, raconte «l’animosité» disparue. «Ça n’a plus rien à voir. Surtout, il y a une meilleure entente avec les surveillants : on ne les voit plus comme ceux qui nous refusent une douche ou ferment la porte», décrit le jeune homme de 29 ans, auparavant enfermé 22 heures par jour.

Sourire en coin, un surveillant confirme : «Vous voyez l’enfer ? Vous voyez le paradis ? Je suis passé de l’un à l’autre».

Si les détenus particulièrement dangereux et ceux condamnés pour terrorisme sont exclus du programme, parmi les participants c’est tolérance zéro. Une incartade, et ils laissent leur place à l’un des nombreux détenus des autres bâtiments, inscrits sur la longue liste d’attente.

«Tout le monde joue le jeu. On a une clé, mais on sait qu’on a une épée de Damoclès au-dessus de la tête», explique Rani.

La première semaine, neuf ont été exclus pour «détention d’objets illicites» et incivilités.

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En prison, des animaux pour rester humains

 

Depuis six ans, une association pratique la médiation animale en milieu carcéral pour permettre aux détenus de se relier au vivant et les aider à réorienter leur vie. Une démarche surprenante qui fait ses preuves et qui commence à se développer.

Le tableau est aussi surprenant qu’attendrissant : un détenu encadre délicatement de son bras tatoué une petite gerbille prénommée Vanille. Sunny, un Golden Retriever de onze ans, est couché aux pieds d’un autre prisonnier au visage invisible. Plus loin, une tourterelle se pose avec confiance sur l’épaule d’un homme de dos.


Ces images ont été réunies dans un ouvrage paru début décembre 2014, intitulé « Des animaux pour rester des hommes ». L’auteur, Patricia Arnoux, a fondé l’association Evi’dence en 2007 et pratique la médiation animale en milieu carcéral depuis six ans à la maison d’arrêt de Strasbourg.

 

 

 


« J’ai voulu dans ce livre partager un peu de ma passion et de mon métier, au travers de clichés et de citations recueillies pendant les séances avec les détenus. Pour eux, l’animal représente un médiateur neutre, un compagnon constant, une source d’affection permanente, et souvent leur seul but de vie », explique Patricia Arnoux.


La maison d’arrêt de Strasbourg, pionnière en médiation animale


Aujourd’hui, une vingtaine de petits animaux de refuge, qui ont été abandonnés, blessés ou maltraités, ont élu domicile au quartier des moeurs de la maison d’arrêt. « Ils reprennent tout doucement confiance en l’homme, et les détenus, de leur côté, se reconnectent avec leur part d’humanité, surtout ceux en isolement pour qui ces animaux sont leur seul contact. C’est donc une double reconstruction, qui permet de tisser des liens très forts entre êtres vivants et sensibles », poursuit la jeune femme par téléphone.


Il faut être intervenant en médiation animale (IMA) pour pouvoir organiser l’interaction entre le détenu et l’animal, avec des règles précises à respecter. L’animal devient, pour chaque détenu, un être vivant unique avec lequel il noue un lien singulier, qui permet le retour à une vie sociale avec ses symboles et rituels. Ce sont ainsi des détenus dits « référents » qui s’occupent des soins des animaux à demeure (nourriture, nettoyage des cages, etc.) et le bien-être des protégés à plume ou à poils est une priorité.


Lors des séances, des exercices adaptés à chaque groupe de détenus sont proposés, et l’animal le plus approprié est choisi, en fonction de ses caractéristiques spécifiques, « afin de déclencher et faciliter les conditions de réussite de reconstruction personnelle, de travail sur soi en vue de préparer la réinsertion professionnelle et comportementale des personnes détenues », peut-on lire sur le site de l’association Evi’Dence.

 

 


Les agents pénitentiaires ont d’abord émis quelques réserves lorsqu’ils ont vu arriver pour la première fois Patricia et son Golden Retriever dans la maison d’arrêt, il s’agissait d’une première en France. Ils ont par la suite été agréablement surpris de constater que les jeunes participant à la première séance se sont tenus calmes et attentifs pendant cinquante minutes d’affilé, un exploit.


Une pratique qui a fait ses preuves

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Merveilleux film documentaire, vers l’évolution
C’est l’histoire d’une femme au caractère trempé, Kiran Bedi, l’inspectrice générale de la prison de New Delhi, qui décida de transformer la mauvaise réputation de la prison de Tihar en une prison-ashram, en un oasis de paix. ….

 

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LES COMMENTAIRES
  • Erica dans Les déviations Vidéos – Ariane  Il s'agit de Ariane Dubois http://www.programme-television.org/news-tv/Visites-privees-France-2-Le-grain-de-folie-d-Ariane-Dubois-4367209 Et son livre : son livre Pétage de plombs chez François Ier (Éditions
  • Jourdes dans Les déviations Vidéos – ArianeOù puis-je trouver ses livres et quel est le nom de famille et d’auteur d’Ariane. Merci par avance.
  • Le hir dans Michelle Brémaud – GuérisseuseBonjour Mme brémaud, Je m'appelle Sébastien le hir. J'ai pris connaissance de votre travail(et de votre don) avec internet notamment
  • Santerre dans Ma ferme autonomeBonjour, C'est très intéressant. Nous donnons (au sens propre) des formations en apiculture. Je suis sûr que des abeilles vous
  • visee dans A DEUX PAS DE CHEZ MOI …superbe... envoûtant... à se demander pourquoi l'humain s'acharne t-il tant à tout démolir merci pour ce moment
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