Archive pour la catégorie ‘SOCIETE’

 

Voici  la danse des détenus de Cebu, prison de haute sécurité aux Philippines. 

C’est non seulement un très beau spectacle, mais il illustre de manière puissante, ce qu’il est possible d’obtenir lorsqu’une intention positive est introduite dans un environnement très négatif.

Beaucoup de discipline pour arriver à ce résultat avec des prisonniers.

L’accent misé sur la danse, a entrainé un environnement égayé et pacifique. Cela a accru l’estime de soi et la dignité des détenus.

 

 

Catégorie Philippines

 

Humanité et justesse ! 

A voir absolument ! Un bijou d’Amour et d’Intelligence !  

En cette période de crise, regardez cette vidéo ! Il est juste question de faire des choses simples et efficaces …

Courte vidéo-conférence à propos d’un Indien, Sanjit Bunker Roy qui fait des merveilles…. Si vous aimez les belles histoires, de celles qui rendent confiants en l’homme et en ses possibilités infinies, voici son magnifique témoignage.

  » Au Rajasthan, en Inde, une école hors du commun forme hommes et femmes venant de milieux ruraux — illettrés pour la plupart — pour devenir ingénieurs en énergie solaire, artisans, dentistes et docteurs dans leur propre villages. Elle s’appelle l’Université des Va-nu-pieds, et son fondateur, Bunker Roy, nous explique comment elle fonctionne…..  »      

 

 

 

Au 1er décembre 2017, la France comptait 69 714 personnes incarcérées pour 59 165 places de prison. Cette moyenne de 118 détenus pour 100 places pose de véritables problèmes et il n’est pas étonnant que des chercheurs plaident en faveur de mises en place de vrais programmes de réinsertion pour éviter les récidives. L’association des Fermiers de la Francilienne a bien compris cette urgence et a mis en place une solution innovante !

 

LA FERMOTHÉRAPIE POUR LES DÉLINQUANTS

À la Butte Pinson, sur une parcelle du campus universitaire Paris 13, des personnes effectuent leurs travaux d’intérêt général (TIG) dans une ferme, celle de l’association des Fermiers de la Francilienne. Depuis 2014, les fermiers font appel à ces Tigistes pour entretenir leur hectare de ferme de la Butte Pinson, plus 5 autres situés sur le campus universitaire de Villetaneuse à 1 km de là. Bricoler, nettoyer, construire, s’occuper des animaux font partie du quotidien de ces Tigistes.

Pour le responsable associatif, Julien Boucher, la remobilisation par le travail est essentielle : « On a le plus souvent affaire à des jeunes désociabilisés et démotivés, qu’on reconnecte à du concret, en leur offrant des responsabilités dans un univers très différent de ce qu’ils connaissent. On leur ouvre les chacras sur plein de trucs. C’est de la fermothérapie ».

Si les premiers jours, certains sont récalcitrants, les encadrants affirment qu’ils ressortent changés de cette expérience. Certains reviennent même d’eux-mêmes pour y effectuer un service civique ou pour y faire du bénévolat.

 

 

Un tigiste s’occupe de moutons à la Butte pinson

UNE EXPÉRIENCE RICHE ET VALORISANTE 

À la butte Pinson, tout le monde s’entraide, certains sont stagiaires, d’autres bénévoles, étudiants en service civique ou Tigistes mais tous effectuent les mêmes tâches, personne n’est au dessus. Pour les Tigistes, c’est une vraie expérience valorisante qui peut faire la différence pour les aider à s’en sortir. « Il y a une vraie démarche, un accompagnement global, axé sur la réinsertion. L’association croit vraiment à la seconde chance. Elle fait confiance aux tigistes, leur confie des responsabilités. On leur dit : “Tu es capable, alors vas-y ». C’est une expérience qui les valorise. »  affirme Cyril Martin, conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation.

Et ce n’est pas Dylan qui vous dira le contraire : le jeune homme de 22 ans, condamné pour vol et cambriolage à 270 heures de travaux d’intérêt général, soutient : « On finit par développer une certaine affection pour ce que l’on fait, pour les gens. Ils ont été bons avec moi, et ça, il faut le dire. Ils m’ont supporté et donné de bons conseils. J’ai eu le sentiment d’être reconnu pour ce que je faisais, je me suis senti utile ». Le jeune homme pris de passion pour ce qu’il faisait a même continué en service civique à la ferme avant de trouver un CDD à la poste.

 

 

La ferme permet aux tigistes de se réinsérer socialement

Pour rappel, le travail d’intérêt général est un travail non rémunéré pour les personnes de plus de 16 ans, condamnées, volontaires auprès d’une entreprise publique, d’une association, d’une collectivité territoriale. Il peut être utilisé pour sanctionner les atteintes aux biens, les délits routiers, les atteintes aux personnes, ou encore les infractions à la législation des stupéfiants. En Seine Saint-Denis, 518 personnes ont effectué des TIG en 2016 pour 39 000 heures, en 2017, 16 000 heures on été effectuées à la ferme de la Butte Pinson. Des chiffres encourageants pour cette méthode qui permet d’éviter la surpopulation carcérale tout en poussant des personnes démotivées et désocialisées à retrouver goût au travail et à la vie sociale.

 

Source :https://dailygeekshow.com/ferme-francilienne-alternative-prison/

Catégorie Prison

 

 

Il s’agit d’une invitation à co-créer la constitution qui donnerait à tous, le pouvoir de choisir le monde dans lequel nous souhaiterions vivre ensemble ……

 

    

     Conférence et débat

Mercredi 7 novembre à 20h00
Le Repaire 974 – La Cerise (Saint Paul)
Atelier et débat

Selon l’article 3 de notre Constitution, la souveraineté nationale, c’est-à-dire le « Pouvoir », appartient au peuple. Mais seule l’instauration du référendum d’initiative populaire, lui permettrait de véritablement l’exercer en gardant en permanence le pouvoir d’être à l’initiative d’une loi nouvelle ou d’en abroger une. De l’Europe à votre commune, comment cet outil démocratique peut changer l’avenir ?

 

Etienne CHOUARD – LE RÉFÉRENDUM D’INITIATIVE POPULAIRE – Ile de La Réunion

 

 

Catégorie Société

 

 

 

Transporter des marchandises à la voile d’une rive à l’autre de l’océan Atlantique, et en finir avec les pollutions générées par les porte-conteneurs géants ? Plus qu’un pari, l’équipe de Towt, une jeune entreprise installée à Douarnenez dans le Finistère, en a fait une réalité, qu’elle tente désormais d’installer dans la durée. Ses bateaux sont capables de relier la Grande-Bretagne comme de faire la grande traversée, à leur propre rythme, sans fioul, accompagnés de leur chargement de thé, de café, de chocolat ou de rhum. La construction d’un premier cargo à voile est même envisagée. Reportage.

À Douarnenez, Guillaume Le Grand a fait un choix radical : « Toute l’industrie du transport maritime est liée à l’exploitation des hydrocarbures. Au rythme actuel, dans cinquante ans nous aurons épuisé les ressources en pétrole et en gaz. Revenir au transport à la voile n’aura bientôt plus rien d’une folie. » Créée en 2011, changée en SARL trois ans plus tard, Towt, pour TransOceanic Wind Transport boucle son troisième exercice comptable. En plus des deux gérants, Guillaume le Grand et son épouse Diana Mesa, elle compte désormais quatre salariés et deux stagiaires.

Pour l’instant, l’entreprise travaille avec des voiliers qui ne lui appartiennent pas. Le Lun II, un « ketch » norvégien de 1914 – un voilier à deux mâts dont le grand mât est situé à l’avant – racheté en Californie a été armé pour le transport par son capitaine Ulysse Buquen. Aujourd’hui long de 25 mètres, il peut embarquer jusqu’à 12 tonnes de fret – contre 40 000, en moyenne, pour un porte conteneur – et quelques passagers. Il s’agit du premier voilier transatlantique affrété par Towt, en 2016. Selon la société, lors de cette traversée de 34 jours, escales comprises, 30 tonnes de CO2 auraient été épargnées.

D’Amérique du Sud, des Antilles et des Açores, le Lun II a ramené du thé, du café, du chocolat ou du rhum. Il a servi aussi, selon un ancien procédé remis au goût du jour, à faire vieillir en mer durant un an quelques tonneaux d’un vin prestigieux. Comme les autres bateaux affrétés par Towt, il fait aussi du cabotage entre le Portugal et l’Angleterre, mouillant dans les ports français de Bordeaux, La Rochelle, Douarnenez ou le Havre.

 

Un modèle pour une « décélération » du transport ?

Avec 9 milliards de tonnes de fret et plus de 5000 porte-conteneurs, les mers et les océans voient passer 90% des marchandises transportées dans le monde. La taille des bateaux ne cesse de croître : en 2017, un cargo produit en Corée a franchit la barre des 20 000 conteneurs de capacité. Si les coûts du transport s’en trouvent réduit au minimum, il n’en est rien de la facture environnementale. La plupart de ces monstres marins tournent au fioul, un carburant bon marché mais particulièrement polluant. Les particules fines d’oxyde de soufre et d’oxyde d’azote, qui entrent en profondeur dans les organismes vivants et ont une influence délétère sur la santé humaine, sont les premières en cause.

 

Le Lun II amarré au Port-Rhu, à Douarnenez (Finistère)

Une enquête de 2015 estime que 60 000 décès prématurés sont dus au transport maritime en Europe [1]. Les zones portuaires sont les premières touchées. Des mesures ont été effectuées par France nature environnement (FNE), il y a deux ans, dans un quartier résidentiel proche du port de Marseille, où les ferrys de tourisme sont également très présents : l’air y est vingt fois plus pollué qu’ailleurs dans l’agglomération. En 2009, un article du quotidien britannique Guardian [2] révélait même qu’un super-cargo émet autant de particules de soufre que 50 millions de voitures en circulation. Face à tel constat, les recommandations de FNE sont la substitution du fioul par le gaz naturel, l’installation d’épurateurs, un système de bonus-malus pour pénaliser les plus gros pollueurs, et un contrôle des émissions.

 

Avec ses 400 tonnes de produits livrés, la solution proposée par Towt reste aujourd’hui marginale sur un marché marqué par la démesure. La stratégie de l’entreprise est triple : la qualité des marchandises transportées, l’image de marque d’un transport écologiquement responsable et la mise en chantier d’un ou plusieurs navires modernes. La durée du voyage – le triple aujourd’hui pour une transatlantique par rapport à un transporteur au fioul – n’est réellement dommageable que pour certaines denrées périssables. Pour le reste, si l’on met en balance l’investissement supplémentaire en travail et les économies réalisées sur un carburant amené à se raréfier, Towt souhaite prouver à moyen terme que derrière l’utopie se cache un modèle économique digne d’être considéré. Cela est d’autant plus vrai qu’en la matière, recherche et développement n’en sont qu’à leurs débuts. (photo ci-contre : Ulysse, capitaine et armateur du Lun II)

 

 

Lire la suite de cette entrée »

 

 

Dans la périphérie lyonnaise, une vingtaine de retraités ont monté un projet d’habitat partagé sous la forme coopérative. Une façon d’anticiper pour mieux vieillir ensemble. Et ils sont heureux…

 

Vaulx-en-Velin (métropole de Lyon), reportage

Ils sont dix-huit, tous retraités, âgés de 62 à 75 ans. Ensemble, ils ont imaginé un immeuble pour mieux vieillir. L’association Chamarel, à l’origine de ce projet d’habitat participatif, s’est créée il y a neuf ans. C’est le temps qu’il a fallu pour que cet immeuble de seize appartements voit le jour à Vaulx-en-Velin.

Le groupe de retraités a choisi de se constituer en coopérative et de construire le bâtiment en autopromotion, autrement dit, sans promoteur immobilier. Accompagnés par la fédération Habicoop, ils ont appris toutes les étapes de la réalisation d’un immeuble et conçu un habitat sur-mesure. De petits appartements, fonctionnels et adaptables à de futurs handicaps, si besoin, et surtout de nombreux espaces partagés : buanderie, chambres d’amis, atelier de bricolage ou encore salle d’activités. Autant de lieux où l’on mutualise le matériel qui n’encombre plus chaque appartement et où l’on se croise au quotidien. Les coopérateurs y ont emménagé à l’été 2017.

Ici, tout le monde met la main à la pâte. Les habitants se sont constitués en petits groupes pour gérer la vie de l’immeuble : le ménage des parties communes, le jardinage, l’accueil des nombreuses demandes de visite du projet… Autogestion et solidarité font partie des valeurs partagées par le groupe.

 

 


Le projet vous plait? Les habitants vous donnent quelques conseils pour vous lancer dans l’habitat participatif, que vous soyez retraités ou non :

  1. Prendre le temps d’échanger sur les valeurs et les envies de chacun. Il n’est pas utile de se connaître avant, mais partager les mêmes valeurs est nécessaire pour avancer;

  2. Prendre les décisions au consensus et éviter le vote. La procédure risque d’être plus longue, mais les choix s’avèreront plus durables, or vous allez vous lancer dans un projet à long terme!

  3. Ne pas hésiter à se faire accompagner par des professionnels : la fédération Habicoop, si vous êtes intéressés par la forme coopérative; la caisse de retraite Carsat ou encore les mutuelles de santé si vous êtes retraités. Autant de possibilités de se faire aider dans la conception ou le financement de votre projet.

 

 

Puisque vous êtes ici…… nous avons une faveur à vous demander. Il n’y jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés.

Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et laissons tous nos articles en libre accès, afin qu’ils restent consultables par tous. Reporterre dépend en grande majorité des dons de ses lecteurs. Le journal, indépendant et à but non lucratif, compte une équipe de journalistes professionnels rémunérés, nécessaire à la production quotidienne d’un contenu de qualité. Nous le faisons car nous croyons que notre point de vue, celui de l’environnement et de l’écologie, compte — car il est aussi peut-être le vôtre.

Notre société a besoin d’un média qui traite des problématiques environnementales de façon objective, libre et indépendante, en restant accessible au plus grand nombre; soutenir Reporterre est ma manière de contribuer à cette démarche.» Renan G.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

 

Source : https://reporterre.net/VIDEO-Des-retraites-creent-un-habitat-collectif-pour-bien-vieillir-ensemble

 

Rencontre avec des paysans qui tiennent tête à l’administration. Quand certains refusent de rentrer dans le moule au risque de tout perdre, d’autres ont fait le choix de disparaître.

 

Illustration de l'ouvrage "On achève bien les éleveurs" coordonné par Aude Vidal et illustré par Guillaume Trouillard.
Illustration de l’ouvrage « On achève bien les éleveurs » coordonné par Aude Vidal et illustré par Guillaume Trouillard. © Radio France / Guillaume Trouillard

 

Alain est maraîcher en Bretagne. Deux fois par semaine, il vend ses produits sur les marchés.  De bons produits, qu’il fait pousser comme s’il avait un grand jardin. Mais ses tomates, il refuse de les calibrer et ses carottes de les brosser.

Petit producteur, Alain n’a ni le temps, ni les moyens des grosses coopératives. Chez lui, c’est 1,10 euros le kilo de carottes, mais comme ça, avec la terre. Si les clients n’en veulent pas, ils ne sont pas obligés de les acheter ! C’est bien ce qu’il a tenté d’expliquer au contrôleur, mais la loi, c’est la loi. Et en agriculture, il y a plus de 50 normes qui régissent la commercialisation des produits.

Aujourd’hui, aux yeux de l’administration Alain est donc un malfrat : il risque entre 20 et 100 000 euros d’amande. Plus que son chiffre d’affaire à l’année. Mais lui a décidé de ne pas céder aux pressions. Au risque de tout perdre.

 

Charles et ses brebis, quelque part en Bretagne.
Charles et ses brebis, quelque part en Bretagne. © Radio France / Charlotte Perry

 

Charles est éleveur de brebis. Comme beaucoup, il a refusé de se soumettre à la nouvelle réglementation qui oblige depuis 2010 les éleveurs à apposer des boucles électroniques à leurs animaux. Systématiquement, à chaque contrôle, il a été marqué en anomalie. Jusqu’à ce que l’administration le menace de saisir son troupeau. Alors, il a choisi de disparaître des radars, avec son troupeau. Et a réinstallé une petite économie paysanne, et clandestine.

 

 

Programmation Musicale

« POULET N°728120 » Philippe Katerine

« La Comédie Humaine » Ridan

 

Le Focus de la semaine

 

L’équipe

 

 

A écouter ici, si le lien incrusté en haut dans ce document ne fonctionne pas : https://www.franceinter.fr/emissions/comme-un-bruit-qui-court/comme-un-bruit-qui-court-02-juin-2018

Puis case noire réécouter.

 

Catégorie Société

 

 

 

« Qu’est-ce que tu vas faire pour occuper ta retraite ? » est une question traditionnelle des pots de départ. Ces Néo-Zélandais y apportent une réponse originale : « Ben, je vais construire mon cercueil ».  Ça change de la pêche et des parties de cartes…

On sait ce que les personnes âgées craignent, arrivées à un certain âge, plus que le cercueil : l’absence de but, la solitude, l’inactivité, et, au final, coûter de l’argent à leurs famille au moment du départ. Tranquillement en train de tricoter sur son canapé, en 2010, Katie Williams, alors âgée de 71 ans, a eu une idée lumineuse : fonder un club. Pas un club de Bridge, le but était de faire oublier l’ennui, pas de le souligner, ni de Scrabble, le but étant d’améliorer la qualité de vie des personnes âgées, pas de les pousser au suicide.

Non, un club qui permette aux personnes âgées de faire fonctionner à la fois leurs méninges et leur adresse, dans une ambiance conviviale, tout en en retirant un bénéfice.

Euréka ! Pourquoi ne pas créer un club où les retraités pourraient fabriquer eux-même leur propre cercueil ? Aussitôt dit, aussitôt fait, Katie Williams jeta immédiatement son tricot, épargnant peut être sans le savoir à son petit-fils d’avoir à porter un pull over qui lui aurait coûté de longues et onéreuses années de psychanalyse, et créa aussitôt dans son garage le premier Kiwi Coffin Club, soit « Club du cercueil Kiwi ».

Il faut dire que Katie Williams avait déjà un passif : avant sa retraite, elle était infirmière spécialiste en soins palliatifs. Comme elle l’a confié à un journal local, elle « avait l’habitude d’être en deuil ».

Sept ans plus tard, Katie Williams a 77 ans, un cercueil à sa taille fait de ses propres mains, mauve avec des petites fleurs, et contemple d’un air bienveillant les Kiwi Coffin Club qui ont fleuri à travers le pays.

Les membres de ces clubs passent la journée ensemble, écoutant de la musique, prenant le thé et le déjeuner, et, donc, fabriquant des cercueils. Les associations mettent même en place des actions de bienfaisance, en offrant des cercueils pour enfant aux hôpitaux locaux, bien entendu fabriqué par leurs soins.

Travail du bois, travail intellectuel (en faisant les plans du cercueil), travail artistique (la décoration de la boîte), et, au final, une substantielle économie au moment des obsèques, les pompes funèbres étant obligées d’accepter l’usage de ces cercueils, expliquent sans doute en partie le succès de ces clubs.

Un des clubs de l’île du Nord compte 120 membres. Même si, pour certains, faire le premier pas est difficile, l’ambiance bienveillante et conviviale les aide ensuite à s’intégrer.

Ses membres considèrent que leurs cercueils, tant qu’ils sont vivants, ne sont que des boîtes, et ces boîtes servent à unir, jusqu’à l’ultime séparation.

 

Source

Via : https://lesavoirperdudesanciens.com/2018/03/un-atelier-je-fabrique-mon-cercueil-en-maison-de-retraite/

Catégorie Société

 

 

Peut-être la solution pour la réinsertion des détenus en France

 

Surpopulation, état de délabrement, conditions de vie… Autant de problèmes relatifs au milieu carcéral en France. La Garde des Sceaux Nicole Belloubet a proposé le 20 avril dernier un projet de loi de programmation de la justice où elle met en avant les prisons ouvertes. Gros plan sur l’une des deux qui existent en France actuellement.

 

Un lieu de détention très original

En France, on recense actuellement 187 établissements pénitentiaires répartis sur tout le territoire. Depuis des années, il existe un problème de surpopulation dans le milieu carcéral et les conditions de vie à l’intérieur de ces lieux ne sont pas toujours aux normes… Et si, comme l’a évoqué la Garde des Sceaux (ministre de la Justice) dans son projet de loi, la solution se trouvait dans des lieux de réinsertion ouverts ? Deux « prisons ouvertes » existent en France aujourd’hui : l’une en Corse et l’autre dans l’Aisne, à Moyembrie.

Située au nord de Soissons à l’écart du village de Coucy-le-Château-Auffrique, la ferme de Moyembrie ressemble à une exploitation agricole classique à une exception : elle accueille des détenus, qui viennent y finir leur peine avant leur libération. Ici, tout est accessible et point de contrôle à l’horizon. La ferme-prison fonctionne sur la confiance et avec des règles de vie assez simples. En ce moment, ce sont 20 détenus nommés « résidents » qui y vivent. Tout le monde porte une tenue de travail, il est donc difficile de reconnaître les « encadrants » (cinq salariés d’une association partenaire de l’administration parlementaire) dans le lot. La ferme accueille régulièrement de nouveaux résidents.

 

 

Un endroit idéal pour se réinsérer en douceur

Karim, l’un des nouveaux arrivants, s’exprime sur ce lieu nouveau pour lui : « C’est comparable avec la maison, mais pas avec la prison ». Et le résident d’ajouter : « Plus de bruit de détenus, plus de portes qui claquent, ce n’est vraiment plus pareil ». Depuis 2003, ce sont 800 hommes qui sont passés à la ferme pour terminer de purger des peines souvent lourdes (décidées en cour d’assises). Karim, lui, restera à Moyembrie un an. « C’est une renaissance, un sas de décompression avant de rentrer à la maison », résume-t-il. Il faut faire la demande de transfert au juge d’application des peines pour venir à la ferme et en général, un détenu sur deux est accepté.

À Moyembrie, chaque résident se voit remettre des consignes écrites : ce sont les règles de vie. Rémi, l’un des encadrants, en explique la teneur : « On s’engage à travailler tous les matins. On partage le repas du midi ensemble. Pas d’alcool, pas de violence, y compris verbale ». L’encadrant explique que le but ici est la réinsertion progressive des détenus. « En détention, on peut perdre certaines règles de savoir-vivre. L’idée, c’est qu’à la ferme, tout doucement, on réapprenne à vivre ensemble, à se respecter ». C’est dans la même optique que les après-midis sont obligatoirement consacrés à préparer la sortie de détention, en cherchant une formation, un logement, un emploi.

 

Une relation de confiance qui fait ses preuves

Chaque nouvel arrivant visite la ferme et on lui montre les limites de la propriété. En l’absence de barbelés et de mur d’enceinte, c’est primordial. Simon, un autre encadrant, explique le concept : « On est au milieu de la nature, entouré de forêts. Les gars ont le droit d’être sur les 24 hectares de la ferme. Tout est basé sur la confiance ». Il semble d’ailleurs que la tentation de s’évader n’effleure même pas l’esprit des résidents. « Cela arrive très très rarement. Les gars ici ont une profonde envie de s’en sortir et sont à la fin de leur peine. Ils n’ont rien à gagner à s’évader, ce serait trop bête », affirme Simon. La sensation d’être à l’air libre et en semi-liberté est également fondamentale.

À Moyembrie, on peut travailler à la maintenance des bâtiments, à l’élevage des poules et des chèvres (les résidents produisent et vendent du fromage) et même au maraîchage. C’est l’activité préférée de Rudy, un résident âgé de 32 ans, dans sa dernière année de détention ici. Il exprime clairement sa chance d’être à la ferme de Moyembrie et la différence avec la prison : « Ici, c’est les oiseaux, la fraîcheur, bientôt le soleil, pas de mur, les arbres. En plein air, pour se reconstruire, c’est ce qu’il y a de mieux. Là, on a un pied dehors et on fait tout pour avoir le deuxième. » Il en est convaincu, la ferme-prison est « une chance » et il faudrait « beaucoup plus de lieux comme ça, ou une autre structure qui permette de se réinsérer ». Les résidents ont même le droit à des sorties contrôlées pour aller faire les courses une fois par semaine.

 

Un espace accueillant pour les visites

Le mot « confiance » revient encore dans la bouche de Rudy. « Il faudrait aussi avoir confiance en beaucoup plus de détenus ». En tout cas, cette confiance ne manque pas ici, puisque certains résidents sont même emmenés chaque semaine à Paris pour la livraison des paniers de légumes bio aux 400 clients de la ferme. Dans la même veine, les encadrants laissent les résidents recevoir de la visite toute la journée les samedis et dimanches. Ce qui change des 45 minutes tolérées au parloir en prison… Ici, les familles se promènent dans la ferme et déjeunent sur place. À Moyembrie, les détenus sont fiers de recevoir leurs proches.

Christophe, un homme de 44 ans, arbore fièrement la clé de sa chambre qu’il garde tout le temps sur lui. Il accueille ses proches, dans ce qui lui semble être « un appartement ». Il explique d’ailleurs avoir bien aménagé cet espace de vie personnel. « J’ai refait la pièce, papier peint, frise, peinture. Pour moi, c’est la clé du paradis. J’ai ma grande fenêtre avec mon rideau. Il n’y a plus de barreaux. Quand les gens viennent, on peut s’asseoir, boire un café. » En somme, la ferme-prison est un premier pas vers une vie normale.

Pour les sceptiques qui parlent de coûts et d’économie, il faut savoir que la journée d’un résident à la ferme de Moyembrie coûte à l’Etat environ 30 euros. Par comparaison, dans une prison classique, il faut compter en moyenne plus d’une centaine d’euros. Si le concept doit bien sûr être contrôlé et approfondi, il apparaît comme une solution plus que crédible aux problèmes liés à la question des prisons en France.

 

 

 

 

Les chats exerçant des pouvoirs relaxants sur les êtres humains, s’il y a bien un endroit où leur présence peut être bénéfique, c’est à l’école. Exemple à L’Isle-sur-la-Sorgue où la directrice d’un établissement scolaire expérimente la ronronthérapie pour le plus grand bonheur de ses élèves.

Dans cette école, en plein cours, une dizaine chats passent de table en table pour y collecter des caresses auprès des enfants. Ils y sont choyés comme aucun chat ne l’a jamais été et, en échange, apportent calme, bonheur et fantaisie à leur environnement.

 

Une collaboration gagnant-gagnant qui a inspiré ce joli reportage aux journalistes de France 3.

 

 

« Ils permettent à l’enfant de se calmer, de se sortir un petit peu du stress de l’école et du stress du travail. »

Grâce à ces chats heureux, les enfants gagnent en détente et en concentration.

Un bel exemple de cohabitation intelligente qui, peut-être, inspirera d’autres écoles.

 

Source : https://positivr.fr/ronrontherapie-chat-ecole-isl-sur-la-sorgue/?utm_source=actus_lilo

Catégorie Éducation

 

 

 

Catégorie Argent – Monnaie

 

 

 

Inspirés de la méthode Montessori, deux entrepreneurs indiens vont ouvrir une nouvelle école qui place le bonheur au centre de l’enseignement. Emploi du temps, emplacement, architecture de l’école, tout est pensé pour que les élèves s’y sentent bien.

À Riverbend School, oubliez les salles de classes avec une trentaine d’élèves en rang d’oignon écoutant sagement le professeur au tableau. Ici, l’enseignement se concentre sur le bonheur des élèves, ce qui nécessite quelques aménagements…

L’école est située dans une zone rurale, près de Chennai, au Sud-Est de l’Inde, entre des terres agricoles et l’océan. Elle devrait accueillir en 2020 environ 300 élèves, entre 11 et 18 ans. Ils vivront sur le campus la semaine et rentreront chez eux chaque week-end.

Dans l’enseignement conventionnel, la priorité est généralement que les enfants emmagasinent le plus d’informations possible. Ensuite qu’ils acquièrent des compétences. Puis, en dernier, l’école se soucie du caractère et de la personnalité des élèves. Dans cette école indienne à la pédagogie inspirée de la méthode Montessori, apprendre à être heureux est la priorité. Transmettre des savoirs arrive en second, affirment ses concepteurs.

Les enfants peuvent choisir les cours qu’ils souhaitent suivre. Méditation ou basketball le matin, suivi de littérature indienne, ou d’un cours de code informatique l’après-midi, tout est selon le désir des élèves.

 

Étude américaine

Comment l’architecture peut-elle favoriser le bonheur ? C’est la question que s’est posé l’architecte Danish Kurani en charge avec son équipe de l’aménagement des bâtiments. Inspiré par une célèbre étude de l’Université de Harvard, selon laquelle le bonheur dépend de la qualité des relations sociales, l’architecte a conçu l’école sur le modèle d’un village afin de faciliter la rencontre et de renforcer les liens entre personnes.

 

Lire la suite sur  https://www.wedemain.fr

Source : http://alalumieredunouveaumonde.blogspot.fr/2018/03/en-inde-une-nouvelle-ecole-veut.html

Catégorie Éducation

POUR SOUTENIR LE SITE
LES COMMENTAIRES
Catégories
Archives