Archive pour la catégorie ‘SANTE’

 

De quoi vous donner envie de passer du temps dehors …

 

 

Passer du temps dehors améliore la santé et c’est prouvé scientifiquement. S’il est intuitif que la nature apporte des bienfaits naturels, les études et les chercheurs l’ont démontré de façon convaincante. Et pour profiter des bienfaits de la nature, nul besoin de vivre au fin fond de la montagne, des randonnées ou promenades dans des parcs suffisent. Le DGS vous en dit plus.

 

La réduction de l’inflammation

Une inflammation musculaire

L’inflammation est un processus naturel que le corps emploie pour combattre les pathologies. Seulement, ce processus peut être suractivé, c’est-à-dire qu’il ne combat plus une pathologie mais fonctionne alors qu’il n’est pas nécessaire. Apparaissent alors les maladies inflammatoires de l’intestin, les troubles auto-immuns et le cancer.

Différentes études ont montré que le temps passé dans la nature permettait de garder l’inflammation sous contrôle. En effet, les étudiants qui passent du temps en forêt ont des taux d’inflammation moins élevés que ceux qui passent tout leur temps en ville. Dans une autre étude, les patients âgés qui ont été envoyés une semaine en forêt pour des promenades ont eu des signes inflammatoires moins élevés et une baisse de l’hypertension.

 

La stimulation du système immunitaire

Des bactéries Escherichia Coli

Le système immunitaire permet de combattre les maladies telles que les infections. En 2010, la publication d’une étude a montré que les fonctions immunitaires des êtres humains étaient améliorées par l’environnement de la forêt. Cela dit, une recherche approfondie est nécessaire afin de s’assurer de la relation entre les deux paramètres.

 

La prévention contre le cancer

Pictogramme international de la mutagenicité, cancérogénicité

 

De façon physiologique, l’être humain synthétise des protéines anti-cancéreuses. Tous les jours et de façon normale et non pathologique, des tumeurs sont prévenues grâce à ces protéines. Or, dans des études préliminaires, l’hypothèse a pu être émise que, le temps passé en pleine nature, particulièrement en forêt, stimulerait la production de ces protéines. Il suffirait d’une semaine d’excursion pour voir leur niveau augmenter.

Au Japon, il existe déjà un type de médecine préventive : le shinrin-yoku, ou l’immersion en forêt. Des études ont montré que les zones où les forêts avaient beaucoup de place comptaient un taux de mortalité dû au cancer plus bas que les autres. Cela dit, des études approfondies sont nécessaires afin d’affirmer cette théorie, car trop de facteurs entrent en jeu.

 

La protection de la vision

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Catégorie Santé

 

 

 

 

Sous la vidéo sur youtube, un formulaire de responsabilité

Catégorie Société

 

L’éolien, un ami qui vous fait du mal

 

 

Un documentaire indépendant sur l’impact sanitaire de l’industrie éolienne

01:45 – Présentation de Alain Belime
04:08 – Comment avez-vous démarré vos recherches ?
06:15 – Qu’est-ce qu’un infrason ?
08:13 – Les infrasons sont-ils dangereux pour notre santé ?
09:24 – Qu’est-ce que le syndrome éolien ?
14:14 – Les effets des infrasons – 1 – Le cœur
15:36 – Les effets des infrasons – 2 – L’oreille interne
18:20 – Les effets des infrasons – 3 – Les poumons
18:47 – Les effets des infrasons – 4 – Le développement cognitif
21:11 – Et en plus des infrasons : L’effet stroboscopique
22:17 – Et les animaux dans tout cela ?
28:38 – D’autres espèces animales sont-elles impactées ?
29:24 – D’autres encore ?
30:03 – En plus des infrasons, existe t-il d’autres risques pour les animaux ?
31:37 – Peut-on se protéger des infrasons ?
32:07 – Les responsables politiques sont-ils informés ?
33:22 – L’éolien, une affaire politique et financière
34:18 – Et l’arnaque continue avec le coût du démantèlement
36:48 – Y a t-il une dévaluation des biens immobiliers ?
38:21 – Doit-on choisir entre l’éolien et le nucléaire ?
41:34 – Comment réagissent les responsables politiques ?
42:55 – Existe t-il des recours légaux au problème éolien ?
44:20 – Un texte de loi sur lequel s’appuyer : Le principe de précaution
46:38 – Et pour faire valoir le principe de précaution, existe t-il un risque de plus à souligner ?
48:34 – Demandons des comptes aux acteurs politiques locaux !
50:12 – Demandons des comptes aux acteurs politiques nationaux !
52:12 – Synthèse
52:52 – Aidez Mr.Joly !

 

Catégorie Environnement

Catégorie Éolienne

Catégorie Santé

 

 

Je l’ai testé pour vous  !,

Pour une fatigue moindre,

un sommeil plus récupérateur,

et moins de tensions oculaires et autres, le soir devant l’écran.


et je me sens mieux reposée aujourd’hui !!!
J’ai réglé mon fuseau horaire sur Bilbao !,
pour ne pas que la lumière décline trop tôt à mon gout,
modulé la luminosité jour / nuit,
et réglé pour une transition lente.

 

 

650x370xf.lux-initial-installation.png.pagespeed.gp+jp+jw+pj+js+rj+rp+rw+ri+cp+md.ic.Gc9Qvid6rU

 

f.lux est un petit utilitaire qui adapte la luminosité de votre écran à celle de l’extérieur. L’application calcule automatiquement en fonction de l’heure de la journée et de votre localisation, quel type de luminosité est le mieux adapté.

Valable sur linux, microsoft, apple, et certains portables

https://www.youtube.com/watch?v=nGjip_rMeXM

http://www.01net.com/telecharger/windows/Personnaliser/Ecran_de_veille/Utilitaires/fiches/avis-47902.html/?page=2

http://www.01net.com/telecharger/windows/Personnaliser/Ecran_de_veille/Utilitaires/fiches/47902.html

 

Catégorie Vie pratique

 

 

Documentaire 2017

Les additifs, dont 300 sont couramment présents dans notre alimentation, ont fait leur apparition dans les années 60 avec le développement des aliments industriels. Naturels ou chimiques, ils ont tous été autorisés par les autorités européennes. Mais, aujourd’hui, des scientifiques dénoncent les risques d’effet cocktail, lorsque plusieurs additifs se cachent dans un même aliment. Ils pointent également la présence de particules ultra-fines, les nanoparticules. Des chercheurs de l’INRA démontrent que ces substances peuvent traverser l’intestin, affaiblir le système immunitaire et entraîner l’apparition de cancers. Aucun étiquetage spécifique, pourtant requis par la réglementation européenne, ne permet au consommateur d’être alerté sur la présence de ces nanoparticules.

 

Catégorie Nourriture

 

 

Nous avons tort de vouloir vivre dans un monde trop aseptisé. Les microbes stimulent le système immunitaire des enfants et les protègent contre les allergies.

Par

Modifié le – Le Point.fr

 

Les Amish, qui vivent dans des fermes sans sanitaires, sans électricité et sans eau courante, sont nettement moins sensibles aux allergies que partout ailleurs aux USA.

Les Amish, qui vivent dans des fermes sans sanitaires, sans électricité et sans eau courante, sont nettement moins sensibles aux allergies que partout ailleurs aux USA. © AFP/ Karen Bleier

 

 

 

 

Source : http://www.lepoint.fr/invites-du-point/hubert-reeves/hubert-reeves-trop-d-hygiene-n-est-pas-bon-pour-la-sante-29-11-2013-1763250_1914.php

Catégorie Santé

 

 

 

Anti-oxydant et plein de vitamines C, la grenade aiderait à lutter contre le vieillissement, les maladies cardio-vasculaires, le cholestérol et pourrait même empêcher le développement de certains cancers. Alors, est-elle plus qu’un fruit, un médicament ?

 

 

 

 

Une méthode complète et efficace pour tester son electrosensibilité

Un ouvrage inédit sur une nouvelle discipline : la posturologie bioélectromagnétique. Le Dr Dieuzaide a démontré qu’en présence d’une substance polluante (monture de paire de lunettes, métal d’un composite dentaire, stérilet, bijou ou matière synthétique), le fonctionnement global de l’organisme est perturbé, entraînant une perte d’énergie notoire, des douleurs musculaires ou articulaires etc.

Fort de cette découverte, il a mis au point une méthode simple et révolutionnaire, développée dans cet ouvrage illustré accompagné d’un DVD.

– Un guide pratique pour détecter, seul ou en famille, son électrosensibilité aux matières qui vous parasitent.

– Des tests simples à réaliser, une démarche facile à suivre, pas à pas, grâce à la technique illustrée par de nombreuses photos et le DVD.

– Une méthode efficace validée par des sportifs de haut niveau.

http://livre.fnac.com/a3433889/Gerard…

 

Catégorie Interview Conférence Lecture

 

 

Portrait

Un singe qui enseigne la nutrition ?!!

 

 

Chère lectrice, cher lecteur,

J’ai cru à une blague moi aussi, et puis j’ai découvert la très sérieuse enquête publiée par le journal Plantes & Bien-Être, sans doute la meilleure référence en matière d’information sur la phytothérapie (à découvrir ici) . Vous allez voir, ce n’est peut-être pas aussi farfelu que ça en a l’air…

Cette histoire commence avec les recherches d’une jeune vétérinaire, Sabrina Krief, qui a commencé à étudier les chimpanzés en 1997, au Congo.

Six singes dont la mère avait été abattue par des braconniers furent recueillis et éduqués par des humains.

Lors de leur réintroduction dans la forêt équatoriale, à l’âge adulte, la vétérinaire fut chargée de vérifier leur état de santé, évaluer leurs capacités à survivre et leur donner d’éventuels compléments alimentaires. Mais voilà ce qu’elle a observé :

« Dès le premier jour, les chimpanzés ont été autonomes et ont mangé les bonnes plantes, alors qu’ils avaient été élevés aux bananes ».

Non seulement ils savaient intuitivement ce qu’ils devaient manger pour ne pas s’empoisonner, mais ils pratiquaient aussi une forme d’automédication : lorsqu’ils étaient malades, ces chimpanzés se nourrissaient de plantes qui ne faisaient pas partie de leur régime habituel.

Comme s’ils connaissaient leur pouvoir médicinal !

Après quelques semaines cependant, la vétérinaire s’inquiéta… elle avait constaté que les chimpanzés consommaient leurs propres crottes. Un trouble du comportement, peut-être lié à l’absence de mère ? Non. Sabrina Krief comprit que les singes ne mangaient pas leurs crottes, mais picoraient des graines au milieu de celles-ci. Et l’explication apparut alors :

« J’ai réalisé que les chimpanzés étaient friands d’un fruit dont ils avalent non seulement la pulpe mais également le noyau. Celui-ci, au départ noir et très dur, devient mou et blanc nacré à la suite d’une première transformation chimique lors de la digestion. »

À l’analyse, ces graines se révèleront être d’une exceptionnelle richesse protéique, devenue biodisponible grâce à ce processus de digestion en deux temps…

Derrière ces chimpanzés se cachent de véritables experts en micronutrition, dignes de célébrité comme Julien Vénesson ou Jean-Marc Dupuis ! Et ce n’est pas tout.

 

Stratégie des chimpanzés contre les vers digestifs

Les singes sont aussi détenteurs d’une science de l’automédication :

« Le matin, certains d’entre eux roulaient une feuille rugueuse d’aspilla sur elle-même et l’avalaient tout rond, sans la mâcher. »

« Ils renouvelaient leur prise une trentaine de fois. Six heures plus tard, en analysant les crottes, nous avons retrouvé les feuilles intactes dont les petits poils avaient accroché des parasites. »

Vous avez compris : poussées dans le système digestif sans pouvoir être digérées, toutes ces feuilles rugueuses agissent comme un velcro, accrochant et chassant les vers…

Magistral !

 

Les singes trouvent un traitement antipalu

Les grands singes ont aussi pour habitude de mâcher des feuilles aux propriétés antibactériennes, mélangées avec de la viande.

Cela ne vous dit rien ? Il existe nombre de traditions culinaires humaines dans lesquelles la viande est associée à des herbes aromatiques ou des épices dont les vertus antibactériennes et digestives sont connues (coriandre, cardamome, cumin, fenouil, etc.)

Et quand les malaises sont là, les chimpanzés ne sont pas démunis.

Un matin, Sabrina Krief constate qu’une jeune femelle atteinte d’une diarrhée alternant avec de la constipation réalise de gros efforts pour écorcer longuement un albizia, afin de lécher la résine qui s’écoule du tronc.

À l’analyse, cette résine se révèlera contenir des molécules saponines jamais identifiées jusqu’alors et aux propriétés vermifuges, mais également anticancéreuses.

Plus étonnant encore, la découverte d’une plante contenant une molécule aussi active contre le paludisme que la chloroquine, la substance médicamenteuse de référence.

Un jour, un mâle visiblement abattu se met à ingérer de jeunes feuilles de Trichilia rubescens, une plante que les chimpanzés mangent rarement.

Après avoir ingéré les feuilles, le primate se met à creuser parmi des racines pour prélever une poignée de terre fine et rouge. Des analyses montreront que la terre potentialise l’activité des molécules antipaludisme de la plante !

Quand on sait que cette maladie fait plus de 600 000 morts par an, on mesure l’intérêt potentiel d’une telle découverte pour la santé humaine…

 

Dans la pharmacie des chimpanzés

Alors, y aura-t-il bientôt des singes pour faire la leçon aux étudiants en médecine ? Il y a en tout cas beaucoup de choses à découvrir dans la pharmacie des chimpanzés.

Il suffit d’observer leurs conditions de vie pour comprendre que ce sont d’excellents médecins : malgré les parasites, malgré les champignons, les bactéries, malgré les mutilations dues aux pièges des braconniers, les chimpanzés vivent parfois au delà de 65 ans.

Et ils résistent mieux à certaines maladies communes à nos deux espèces :

Alors qu’au Togo et au Ghana un parasite digestif, l’œsophagostomum, provoque une très forte mortalité chez l’homme, le même parasite, également mortel pour les chimpanzés captifs, n’occasionne aucune mortalité chez les chimpanzés sauvages…

Leur remède : les feuilles rugueuses d’aspilla qu’ils avalent quand ils sont infectés et qui permettent d’évacuer le parasite.

Ah, une dernière chose : leurs ordonnances sont entièrement gratuites. Et avec eux, on rigole beaucoup.

Santé !

Gabriel Combris

 

Source : https://www.pure-sante.info/portrait-dun-expert-micronutrition/

Catégorie Santé

 

 

 

 

Instaurer un couvre-feu, faciliter la pratique artistique ou sportive, comprendre la chimie du cerveau des enfants : c’est le triple engagement qui a contribué à faire considérablement reculer la toxicomanie en Islande. Quelques explications vont vous éclairer sur cette méthode islandaise, que certains qualifieront de peu orthodoxe. Quoi qu’il en soit, il faut lui reconnaître une efficacité remarquable, jamais vue à l’échelle d’un pays !

 

 

Comment l’Islande a détourné sa jeunesse des drogues, alcool et tabac ?

Peu avant 15 heures, par un vendredi après-midi ensoleillé, le Laugardalur Park près du centre de Reykjavik, semble pratiquement désert. On y croise de temps à autre un adulte avec une poussette, le parc est entouré d’habitations. L’école est finie, mais alors… où sont tous les enfants ?

Nous marchons un peu, avec Gudberg Jónsson, un psychologue local, et Harvey Milkman, un professeur de psychologie américain qui enseigne pour une partie de l’année à l’Université de Reykjavik.

 

Islande a détourné sa jeunesse des drogues

 

Gudberg nous dit : « il y a vingt ans, les adolescents islandais étaient parmi les plus le gros buveurs d’alcool d’Europe. » Milkman ajoute : « on ne pouvait pas marcher dans les rues du centre-ville de Reykjavik le vendredi soir sans se sentir en danger (…) Il y avait des hordes d’adolescents ivres qui vous interpellaient. »… mais ça c’était avant.

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A quoi est occupée la jeunesse islandaise aujourd’hui ?

Nous arrivons devant un grand bâtiment. « Et ici, nous avons le patinage sur glace couvert », dit Gudberg. Quelques minutes auparavant, nous sommes passés par deux salles dédiées au badminton et au ping-pong. Ici, dans le parc, il y a aussi une piste d’athlétisme et une piscine chauffée par géothermie. Enfin, on aperçoit quelques enfants jouant avec enthousiasme au football sur un terrain synthétique.

Les jeunes ne sont pas dans le parc à traîner en ce moment, explique Gudberg, parce qu’ils sont en activité périscolaire dans ces différents lieux dédiés au sport, ou dans des clubs pour pratiquer la musique, la danse… ou bien ils peuvent être de sortie avec leurs parents.

 

Des résultats impressionnants

Aujourd’hui, l’Islande est en tête de liste des pays européens pour les adolescents ayant la vie la plus saine. La proportion des 15-16 ans ayant été ivres au cours du mois précédent était de 42% en 1998, elle a chuté à 5% en 2016. Sur la même période, le nombre de consommateurs de cannabis a baissé, passant de 17% à 7% ; et le nombre de fumeurs de cigarettes réguliers a reculé de façon spectaculaire, avec une chute de 23% à seulement 3% !

Pour parvenir à ce résultat remarquable, l’Islande s’est basé sur des preuves solides mais a également usé de bon sens. « Cette étude sur le stress dans la vie des adolescents est la plus remarquable et la plus poussée que je n’ai jamais vue », dit Milkman, « je suis impressionné par la façon dont tout fonctionne.»

 

 

Rosa Barboza officie à l’hôpital de Puerto Saavedra. Cette guérisseuse Mapuche, communauté amérindienne du sud du Chili, était à Paris pour le lancement de l’exposition « Mapuche, voyage en terre Lafkenche ». Elle a raconté à Sciences et Avenir son expérience de chamane en milieu hospitalier.

Principalement regroupées dans le sud du Chili, les communautés amérindiennes Mapuche ont conservé leur savoir ancestral des plantes, transmis par les Machis, guérisseurs investis d’un don dès la naissance, porteurs d’une connaissance approfondie des remèdes naturels. L’efficacité de leurs pratiques traditionnelles a convaincu le gouvernement chilien de leur ouvrir les portes de l’hôpital public afin d’assurer une prise en charge interculturelle, et gratuite, des patients Mapuche de la région. Cinq Machis exercent à Puerto Saavedra, dont Rosa Barboza. Dans un entretien à Sciences et Avenir, elle confie son inquiétude pour l’avenir. Et explique comment l’agriculture intensive de l’eucalyptus et du pin – qui assèche les terres -, la contraint à chercher les plantes dans des régions de plus en plus reculées.

 

Sciences et Avenir : De quelle façon travaillez-vous à l’hôpital public ? 

Rosa Barboza : Je reçois dans un bureau, que je partage avec d’autres Machis : le patient me donne sa première urine du matin, avant même de me parler de ses problèmes. Il y a une table, des chaises, je m’assois dans la direction d’où naît le Soleil ; le patient est assis en face de moi. J’établis le diagnostic à la lecture de l’urine, puis lui délivre les plantes médicinales. Je continue de suivre son évolution par le contrôle de ses mictions. Lorsque nous sommes confrontés à des forces négatives, nous accomplissons un travail spirituel, dans la montagne. Je n’ôte jamais mon costume traditionnel de Machi. J’ai pour habitude de faire une prière avant d’entrer dans le bureau et de commencer ma journée de travail.

Avec les plantes médicinales, mes patients guérissent le plus souvent de la dépression.

 

Quelle est la durée de la thérapie ?

Les soins durent de un à trois mois, selon le contrôle de l’urine et les patients viennent spontanément ou sur les recommandations des médecins. Certains Mapuches ne trouvent pas de solutions auprès des docteurs occidentaux, notamment pour des problèmes psychologiques : ils prennent des médicaments sans aucune amélioration. Avec les plantes médicinales, ils guérissent le plus souvent de la dépression. Je vais chercher ces plantes très loin dans la montagne, puis les prépare, pour délivrer le remède aux patients. Pour la sciatique, par exemple, nous enrobons le malade sur un lit d’herbes, afin de lui ôter la douleur. Puis avec le kultrun (l’instrument du Machi), je le libère de l’angoisse et des énergies négatives… Je reçois des personnes de tous âges, dont un grand nombre de Mapuches, mais aussi d’autres communautés.

 

De quelle façon la médecine Mapuche a-t-elle fait son apparition à l’hôpital public ?

Par nécessité : les Mapuche croient en la nature, préférant des traitements naturels traditionnels à la pharmacopée officielle. Aussi avons nous demandé au gouvernement d’inclure des Machis à l’hôpital, car un grand nombre de Mapuches viennent y consulter. Notre demande a été entendue, certains Mapuche, dont un maire, travaillant dans l’administration. Il y a cinq Machis à l’hôpital, un pour chaque jour de la semaine ; et les soins sont pris en charge par le gouvernement.

 

A partir de quel âge devient-on Machi ?

Dès la naissance ; on sait que vous êtes Machi dès l’âge d’un an. C’est inexplicable, mais nous sommes différents : depuis l’enfance, je connais les herbes, leur utilisation, leur localisation. Je ressens une relation intime avec la nature, et les gens ; selon leurs auras, et ce que j’éprouve en les voyant, je prépare leur traitement. Parfois une prière suffit.

 

Quelle est la réaction des Chiliens face à cette médecine ?

A présent, les Chiliens et les Mapuche, sont plus ouverts qu’avant. Mais tous les Machis ne sont pas disposés au dialogue. Chacun a son énergie, ses plantes, sa façon d’intervenir ; mais tous sont égaux. Il nous arrive d’avoir des discussions, mais un Machi reste possessif de son énergie, et n’a pas forcément envie de travailler avec d’autres. Personnellement, j’aime partager.

 

Comment vous sentez-vous à l’hôpital ?

Bonne question… (rire). Il est très difficile d’y travailler, car je ne suis pas dans mon rewe, l’autel où sont conduites les cérémonies de guérison. Je dois faire une prière en arrivant, en sortant, car on se sent très fatigué à la fin de la consultation… C’est plus dur que dans mon rewe.

 

En tant que Machi en visite à Paris, quel est votre message ?

A mes frères de Paris, je demande que nous nous tenions les mains pour la protection de la nature, qui est la force et l’énergie : la montagne, le fleuve, les insectes, les rivières… Il faut la protéger, car nous sommes tous unis par ce qu’elle nous donne. Afin d’éviter ce qui se passe au Chili où on plante immodérément l’eucalyptus et le pin. Nous, Machis, cela nous arrache le cœur, car sans la montagne, nous n’avons ni eau, ni air. La montage est sur-exploitée. Aux Mapuches, on rétorque, « vous n’avez qu’à planter vos herbes chez vous ». Comme s’il s’agissait de cultiver un jardin ! Mais Dieu a donné la nature, qui est l’énergie et la force, et non « un jardin »! Les Mapuches, en défendant la nature contre l’exploitation, représentent un problème : on nous dit que la nature ne nous appartient pas. Mais la nature appartient à tous !

Source : http://www.sciencesetavenir.fr

 

 

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