Archive pour la catégorie ‘SANTE’

 

 

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Les pouvoirs extraordinaires du corps humain

 

 

Et si tout venait du ventre ? Ces dernières années, les scientifiques ne cessent de lui découvrir des interactions surprenantes avec le reste de l’organisme, jusqu’à le désigner parfois comme notre deuxième cerveau. A quel point influence-t-il la santé physique et mentale ? Un ventre contrarié peut-il être à l’origine de troubles sérieux ? Pour répondre à ces questions, Adriana Karembeu et Michel Cymes se livrent à des expériences inédites et prennent conscience de la société très active et organisée qui se cache derrière notre nombril. Non content d’abriter quelque 200 millions de neurones – soit l’équivalent du cerveau d’un petit animal de compagnie –, le ventre est le foyer de milliards de bactéries, dont la découverte, en 2010, a bouleversé les connaissances sur le sujet.

 

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Un professeur en biologie moléculaire : «C’est comme du sable qui enraye notre moteur»

Actu Santé – Interview de Gilles-Eric Séralini, professeur en biologie moléculaire, lanceur d’alerte

 

Un professeur en biologie moléculaire : «C'est comme du sable qui enraye notre moteur»
Un professeur en biologie moléculaire : «C’est comme du sable qui enraye notre moteur»

 

Vous qui étudiez depuis longtemps l’impact des produits chimiques sur nos organismes, cette étude ne vous étonne pas ?

Cela fait une trentaine d’années que je travaille sur les polluants que l’on trouve dans les aliments et pas seulement. Ces résidus sont pour la plupart issus de la pétrochimie, et ils sont très stables car issus des matières fossiles. Ces résidus s’accumulent donc dans nos graisses, nos tissus, nos cellules, et donc également dans les fœtus. Dans mon dernier livre, j’explique comment le raisin, par exemple, est le fruit le plus traité au monde. On trouve dans le vin des taux de résidus des dizaines de milliers de fois supérieurs à ce que l’on détecte dans l’eau du robinet ! À l’inverse, il existe aussi des pesticides biologiques, des hormones naturelles qui ont des propriétés répulsives contre les insectes. Mais ces «repellants» ( répulsifs) sont instables, et donc, ne s’accumulent pas dans nos organismes.

 

Que se passe-t-il dans nos organismes ?

Tout se joue dans la communication cellulaire. Ces pesticides chimiques sont des perturbateurs endocriniens et nerveux, donc ils vont induire des maladies chroniques en perturbant les relations des cellules entre elles. Pas seulement pour le cancer, où les cellules ne communiquent plus du tout et se développent de manière anarchique, mais aussi dans d’autres pathologies, comme Parkinson, Alzheimer ou même la dépression. Quand des rats sont soumis à l’action des pesticides, ils sont déprimés.

 

Cela touche quels organes ?

Les reins, le foie, le cerveau, les glandes sexuelles, les seins… Dans toutes les parties de notre organisme, les résidus agissent comme du sable collant dans un moteur. C’est cela qui altère les communications dans nos organes, et provoque les cancers et autres maladies, cela peut même favoriser les insuffisances cardiaques ou hépatiques. Pour les embryons, on constate des malformations. Il s’agit de tout un processus à bas bruit qui épuise notre organisme, même si nous réussissons à éliminer 99, 99 % de ces produits.

 

Gilles-Eric Séralini vient de publier avec Jérôme Douzelet« Le goût des pesticides dans le vin» aux éditions Acte Sud, où il fait état notamment d’une dégustation de pesticides par des spécialistes!

 

Source : https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/21/2746670-professeur-biologie-moleculaire-est-comme-sable-enraye-moteur.html#xtor=EPR-1

 

JOÃO DE DEUS exerce depuis 50 ans. Il reçoit 1 000 personnes par jour avec 80 % de guérison selon ce qui est dit …

 

 

http://www.medium-guerisseur.info/2015/12/joao-de-deus-voyage-au-bresil.html

 

 

 

 

 

http://www.joaodedeus-jeandedieu.com/

http://www.lepoint.fr/insolite/joao-de-deus-le-medium-bresilien-qui-opere-sans-asepsie-et-soigne-des-milliers-de-malades-10-04-2012-1449921_48.php

 

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LES BACTÉRIES ONT LEURS PARASITES NATURELS (A VOIR ABSOLUMENT)

 

Désolée pour Guillaume Depardieu !
qui aurait peut-être pu être sauvé !

 

 

Devant une inefficacité probante des antibiotiques contre les bactéries, les laboratoires du monde entier cherchent une solution à grands coups de millions. Tant d’argent dépensé alors que cette solution a toujours existé et ne coûterait presque rien à mettre en place si tel était leur désir de soigner vraiment. En effet, chaque bactérie a son prédateur naturel (du moins on le pense) qui n’est autre qu’un bactériophage (appelé plus communément phage). Ces organismes parasites des bactéries sont au programme de licence de biologie première année alors pourquoi les ignorer?

La guerre des phages est un documentaire scientifique impressionnant où vous verrez une insalubrité incroyable des blocs opératoires de Géorgie( république de l’ancienne union soviétique) et qui ne pose pour autant aucun problème infectieux aux patients. Ici pas de maladie nosocomiale bien au contraire, on soigne celles contractées dans les hôpitaux du reste du monde. Si vous êtes en proie à un staphylocoque doré ou autre bactérie résistante dont vous n’arrivez pas à enrailler la progression, alors regardez avec grand intérêt ce documentaire. Vous allez comprendre que la solution aux infections bactériennes porte un nom: bactériophage.

 

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Mise à jour du 06 mars 18  …

 

 

 

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Si vous aviez déjà toutes les raisons du monde d’adorer votre compagnon, en voici une supplémentaire. Selon une étude suédoise, votre chien pourrait vous aider à vivre plus longtemps en limitant notamment vos risques de développer une maladie cardiovasculaire.

 

 

Des résultats absolument sidérants

Une équipe de chercheurs a suivi sur une période de 12 ans plus de 3,4 millions de Suédois ne souffrant pas de maladie cardiovasculaire. En examinant le nombre de personnes décédées au cours de ces douze années et en prenant compte des facteurs comme l’âge et le sexe, les scientifiques sont arrivés à la conclusion que les propriétaires de chiens avaient un risque de mortalité inférieur de 20 % à celui des autres, pourcentage qui grimpait même à 33 % pour les propriétaires de chiens vivant seul. De plus, leur risque de développer une maladie cardiovasculaire était réduit de 8 %.

Si les recherches avaient déjà démontré par le passé que le fait de vivre avec des animaux de compagnie avait de nombreux effets bénéfiques sur la santé, avec des propriétaires plus actifs qui possédaient une tension artérielle plus basse, cette nouvelle étude publiée dans la revue Scientific Reports prouve qu’ils peuvent aussi nous aider à réduire les risques de développer des maladies cardiovasculaires. Comme l’explique Tove Fall, ingénieure agrégée en épidémiologie à l’Université d’Uppsala et auteure de l’étude : « avoir un chien pourrait aider les personnes seules à combattre la solitude, et aussi aider les autres à améliorer leur hygiène de vie ».

 

Carte du monde des pays les plus touchés par les maladies cardiovasculaires

 

Une influence bénéfique sur votre santé physique et mentale

Toujours selon Tove Fall, si les raisons exactes expliquant de telles disparités en matière de résultats ne sont pas encore clairement identifiées et que l’étude présente des limites évidentes, il se pourrait que les gens qui possèdent un chien vivent plus longtemps car elles sont plus actives physiquement, et globalement moins stressées : « en s’occupant de leur compagnon, les gens qui vivent seuls vont être amenés à se dépenser plus quotidiennement, et leur chien représentera aussi un fort soutien émotionnel tout en les aidant à se sentir moins isolés ».

S’il reste évident que les personnes souffrant déjà d’une maladie les handicapant au quotidien sont moins susceptibles d’adopter un chien, cette étude suédoise à très grande échelle corrobore toutefois les résultats précédemment mis en avant par la communauté scientifique. En d’autres termes, votre compagnon contribue non seulement à votre bien-être et à celui de vos proches, mais a aussi une influence bénéfique sur votre santé.

Une excellente nouvelle, quand on sait que les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité dans le monde, et que la solitude a un fort impact sur l’espérance de vie.

 

 

 

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La nutrition est pleine de non-sens…Malgré les progrès évidents de la science en nutrition, les vieux mythes ne semblent pas vouloir disparaître.

Voici 20 mythes communs sur la nutrition qui ont été démystifiés par la recherche scientifique.

 

15 mythes sur la saine alimentation

 

Mythe 1 : L’alimentation saine est à faible teneur en gras, riche en glucides et contient beaucoup de céréales.

Il y a plusieurs décennies, on a conseillé à la population entière de consommer une nourriture faible en gras et riche en glucides (1).

À l’époque, pas une seule étude n’a démontré que ce régime pouvait effectivement prévenir les maladies courantes.

Depuis lors, de nombreuses études de qualité ont été effectuées, notamment l’Initiative pour la santé des Femmes, qui est la plus grande étude de l’histoire sur la nutrition.

Les résultats étaient clairs … ce régime n’entraîne pas de perte de poids, ne prévient pas le cancer et ne réduit pas le risque de maladie cardiaque (2345).

Conclusion : De nombreuses études ont été effectuées sur les régimes à faible teneur en matière grasse et riches en glucides. Ce régime n’a pratiquement aucun effet sur le poids corporel ou le risque de la maladie sur le long terme.

 

Mythe 2 : L’utilisation du sel doit être limitée afin de réduire la pression artérielle, la survenue des crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux

Le mythe du sel est toujours présent, même si il n’y a jamais eu de preuve scientifique à cela.

Bien que la réduction du sel puisse réduire la pression artérielle de 1-5 mm / Hg en moyenne, elle n’a aucun effet sur la survenue des crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux ou la mort (67).

Bien sûr, si vous avez une pathologie comme l’hypertension due au sel, vous pouvez être une exception (8).

Mais les conseils en santé publique qui stipulent que tout le monde devrait réduire sa consommation de sel (et manger une nourriture insipide et fade) ne reposent pas sur des preuves tangibles.

Conclusion : Malgré la réduction légère de la pression artérielle, la réduction du sel / sodium ne réduit pas le risque de survenue de crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux ou de la mort.

 

Mythe 3 : Il est préférable de manger beaucoup de petits repas pendant la journée pour « raviver la flamme du métabolisme »

On prétend souvent qu’il est préférable de manger beaucoup de petits repas tout au long de la journée pour conserver le métabolisme en marche.

Mais il est clair que les études sont en désaccord avec cette théorie. Manger 2-3 repas par jour a exactement le même effet sur les calories totales brûlées que manger 5-6 (ou plus) petits repas (910).

Manger fréquemment peut présenter des avantages pour certaines personnes (comme la prévention de la faim excessive), mais il est inexact que cela affecte la quantité de calories que nous brûlons.

Il y a des études montrant même que manger trop souvent peut être nuisible … une nouvelle étude sortie récemment montre que des repas plus fréquents ont considérablement augmenté la quantité de graisse abdominale et dans le foie sur un régime alimentaire riche en calories (11).

Conclusion : Il n’est pas vrai que manger beaucoup de petits repas conduit à une augmentation de la quantité de calories brûlées tout au long de la journée. Les repas fréquents peuvent même augmenter l’accumulation de graisses malsaines dans le ventre et le foie.

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Hier encore, on considérait le cerveau comme le commandant en chef de nos émissions.
Jusqu’à ce que de récentes découvertes révèlent que nos intestins hébergent une grande quantité de neurones, tous en lien direct avec lui.
Et que la qualité de notre flore intestinale (le microbiote) influe grandement non seulement sur nos humeurs mais aussi sur notre état de santé général.
Intestins et cerveau : deux cousins inséparables !

 

 

Véritable ordinateur central du système nerveux, le cerveau comprend :
– L’encéphale. Partie haute du système nerveux central enfermé dans la boîte crânienne, il pèse environ 1,3 kg, baigne dans le liquide céphalorachidien. Il est enveloppé par les méninges.
– Le cervelet. A la base des deux hémisphères, c’est un petit cerveau archaïque, responsable de l’équilibre. Il est donc l’un des responsables des mouvements, de la posture et de l’équilibre spatiotemporel.
– Le bulbe rachidien. Partie haute de la moelle épinière dans la boîte crânienne, il participe au contrôle des fonctions automatiques : respiration, tension, rythme cardiaque, digestion…
– La protubérance annulaire. Entre les hémisphères, le cervelet et la moelle épinière, elle participe au contrôle des fonctions automatiques, de la conscience et du sommeil.
– La moelle épinière. Long cordon blanchâtre qui descend jusqu’aux dernières vertèbres sacrées, elle transmet les informations du cerveau au reste du corps.

 

A quoi servent les lobes du cerveau ?

• Lobe frontal : pensée, émotions, raisonnement, langage, coordination motrice volontaire.
• Lobe occipital : intégration des messages, détection et interprétation des images, conscience du corps et de l’espace environnant.
• Lobe temporal : reconnaissance et interprétation des sons, mémoire, émotions.
• Lobe pariétal : siège de la sensibilité (douleur, température, ressenti cutané…).

A l’intérieur du cerveau, on trouve entre autres l’hypophyse, l’épiphyse, le thalamus et l’hypothalamus :
– L’hypophyse, ou glande pituitaire, est une glande endocrine qui secrète de nombreuses hormones. Elle est considérée comme le « chef d’orchestre » des autres glandes de l’organisme.
– L’épiphyse, ou glande pinéale, est une petite glande endocrine qui intervient dans la régulation des rythmes biologiques veille/ sommeil, liés aux saisons, à la lune (hibernation, chaleurs, menstruations…), aux caractères sexuels secondaires. Pour la stimuler et distribuer de la mélatonine à l’ensemble du corps, les Égyptiens prenaient des bains de soleil le matin, assis, bouche ouverte, car cette glande est située derrière le voile du palais.
– Le thalamus (un droit et un gauche) est un relais de transfert et de filtrage sensoriel (ouïe, vue, toucher) et moteur, de régulation de la conscience, de la vigilance et du sommeil.
– L’hypothalamus, lié à l’hypophyse par la tige pituitaire, en contrôle les sécrétions hormonales et joue un rôle essentiel pour réguler émotions, faim, soif, sommeil, température corporelle mais aussi le comportement sexuel.
– L’hippocampe joue un rôle essentiel dans la navigation spatiale, le classement et le stockage des souvenirs, de l’information, et la mémoire à long terme. C’est une des premières structures atteintes dans la maladie d’Alzheimer. C’est l’un des seuls à fabriquer durant toute la vie adulte de nouveaux neurones.

 

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Allemagne – Une jeune entrepreneure allemande a trouvé le moyen de transformer le lait périmé en tissu et autres articles du quotidien.

 

 

Shakespeare parlait du « lait de la tendresse humaine ». Et c’est bien une certaine tendresse – ainsi qu’une insatiable curiosité – qui a conduit une jeune Allemande, microbiologiste et styliste, à créer un tissu à base de lait, proche de la soie, qu’un parent malade puisse porter.

Ce faisant, la découverte d’Anke Domaske a peut-être engendré une gigantesque éco-opportunité pour les éleveurs comme pour les industriels du textile, partout dans le monde.

En 2009, alors qu’elle avait 26 ans, son beau-père apprend qu’il est atteint d’une leucémie. « En raison de son système immunitaire très faible, il ne trouvait rien à porter car sa peau réagissait à toutes les matières », explique Anke Domaske depuis son usine de Hanovre, en Allemagne. La plupart des tissus contiennent en effet des produits chimiques, résidus de la culture et du traitement des fibres textiles. La production de coton, par exemple, représente 35 % de l’utilisation mondiale d’insecticides et de pesticides, selon WWF.

Anke Domaske et un petit groupe d’amis, qui la rejoindront ensuite au sein de Qmilk, vont alors dans un supermarché acheter pour 200 dollars de lait et d’ustensiles de cuisine, dont un gros thermomètre à confiture. Et les expériences débutent, avec pour point de départ une technique des années 1930 pour créer des fibres en caséine, la protéine du lait.

« Au final, nous avons testé plus de 3 000 recettes », dit-elle. Obtenir un tissu qui ne se dissolve pas dans l’eau a pris neuf mois.

 

« Il fallait que ça marche »

Les critiques ont fusé, se souvient Anke Domaske : « On nous a dit d’utiliser des produits chimiques pour y arriver plus vite et éviter les problèmes. Mais j’étais obstinée, j’ai dit non. Il fallait que ça marche avec des produits naturels uniquement ».

Son processus, en cours de brevetage, est simple dans les grandes lignes : prenez du lait, laissez-le tourner, séchez-le pour obtenir une poudre de protéine comme celle utilisée par les athlètes, mélangez-la à de l’eau et à d’autres ingrédients naturels, faites subir au tout un processus d’extrusion pour dégager une substance duveteuse comme une boule de coton, puis filez-la. Anke Domaske n’utilise que du lait périmé et précise qu’il ne lui faut que deux litres d’eau pour créer un kilo de tissu, qui se vendra 27 dollars environ.

En raison des normes sanitaires, les éleveurs allemands jettent près de 2 millions de tonnes de lait par an – de quoi remplir 770 piscines olympiques.
Qmilk en utilise une partie : l’entreprise achète chaque année 1 000 tonnes de lait mis au rebut, au prix de 4 centimes d’euro le litre. Elle travaille étroitement avec 20 fermiers en Allemagne, et Anke Domaske a d’ambitieux plans d’expansion.

Un des éleveurs, Bernd Pils, possède 120 vaches laitières dans sa ferme, à 160 kilomètres d’Hanovre. Il explique qu’il ne peut vendre le lait des vaches qui nourrissent leurs veaux ou qui sont soignées avec des médicaments. Maintenant, il peut l’écouler auprès de Qmilk.

« Je trouve cela fantastique, dit-il, car une part du lait est toujours impropre à la consommation humaine. C’est bien pour le développement durable. »
Anke Domaske ne divulgue pas de résultats financiers mais dit avoir reçu plus d’un millier d’expressions d’intérêt pour la fibre Qmilk depuis le lancement officiel de l’entreprise, en 2011, avec 10 employés et un investissement initial de 6 millions de dollars.

La ligne de production fonctionne maintenant en deux-huit. Au centre, une extrudeuse de 11 mètres tire de longs fils, comme une machine à spaghettis. Anke Domaske aime fourrer un fil dans sa bouche pour montrer aux visiteurs l’innocuité de la matière.

Le tissu, soyeux au toucher, est efficace contre les bactéries, biodégradable, lavable à la machine. Il réchauffe l’hiver et garde au frais l’été.

Depuis plusieurs années maintenant, Anke Domaske vend des vêtements qu’elle a dessinés elle-même, ainsi que des rouleaux de tissu destinés aux stylistes. À terme, elle veut en vendre également aux constructeurs automobiles, aux fabricants de meubles et aux hôpitaux.

 

Papier toilette haut de gamme

Le produit conçu par l’un de ses clients ne figurera jamais dans un défilé de mode ou une berline de luxe : Carezze di Latte est du papier toilette haut de gamme, commercialisé en Italie depuis décembre au prix de trois ou quatre dollars pour quatre rouleaux. Il est fabriqué par un papetier italien, Lucart, fier d’être écologiste.
« Dans l’industrie des fibres, il y a comme un new deal à la recherche de fibres recyclées », déclare Stefano Staffieri, directeur général de Lucart. Les chercheurs de l’entreprise voulaient améliorer son produit phare. C’est alors que leur chemin a croisé celui d’une marque italienne de vêtements qui utilisait les tissus Qmilk.
Selon un procédé lui aussi en cours de brevetage, Lucart intègre des fibres de lait à du papier toilette normal. « Ce papier est le plus doux que l’on puisse trouver sur le marché, affirme Stefano Staffieri. Ce produit est unique, il n’a pas d’équivalent. Les consommateurs se montrent très enthousiastes. »

 

Limiter le gaspillage alimentaire

Anke Domaske et Stefano Staffieri soulignent tous deux que le lait n’est pas le seul aliment qui puisse être transformé en tissu. Des recherches portent sur les fibres d’orange et de banane, afin de limiter le gaspillage alimentaire.

La possibilité d’utiliser les excédents de lait n’est pas non plus limitée à l’Allemagne ou aux pays occidentaux. Anke Domaske observe qu’en Inde, où la chaîne du froid n’est pas toujours impeccable, il n’est pas rare que le lait tourne. « D’énormes quantités de lait sont gaspillées dans le monde », dit-elle. Mais, si tout se passe comme elle le veut, des millions de personnes pourraient s’en vêtir un jour.

 

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