Archive pour la catégorie ‘PERMACULTURE’

 

Et ce n’est qu’un début ! Dans deux ans, la loi ira encore plus loin, jusqu’à nous concerner tous… Gros plan sur une très bonne nouvelle.

File:Parc de la Tête d'Or de Lyon - Vue des pelouses de la coupole.jpg

 

Voici une info qui n’a pas fait grand bruit mais qui mérite pourtant qu’on s’y arrête un instant : depuis trois jours, l’usage des pesticides est formellement interdit dans tous les espaces verts et tous les parcs publics de France ! Quand une année démarre par une aussi bonne nouvelle, on aurait tort de ne pas en parler !

Depuis le 1er janvier 2017, donc, l’État et les collectivités locales n’ont plus le droit d’utiliser le moindre pesticide chimique pour entretenir forêts, chemins de promenades, voiries et espaces verts. Désormais, seuls les produits labellisés Agriculture biologique ou reconnus à faibles risques pourront être utilisés.

 

Source : Shutterstock

 

Attendu depuis longtemps, ce changement a été imposé par la loi de transition énergétique votée en juillet 2015 et mise à jour en avril 2016. Et encore, ce n’est qu’une première étape : dès le 1er janvier 2019, les pesticides seront également interdits à tous les particuliers !

 

Une excellente nouvelle pour notre environnement quotidien, mais aussi pour notre santé, comme nous l’explique le sénateur Joël Labbé, à l’origine de ce texte, dans une vidéo signée Zéro phyto, 100% bio :

Stop aux pesticides dans les lieux publics et place aux altern…

Depuis le 1er janvier 2017, les collectivités territoriales, les établissements publics et l’État ne peuvent plus utiliser ou faire utiliser des pesticides pour l’entretien des espaces verts, des forêts ou des promenades accessibles ou ouverts au public et relevant de leur domaine public ou privé.RAPPEL DES FAITS : UNE PROCÉDURE LÉGISLATIVE DE LONGUE HALEINELe 22 juillet 2015, l’Assemblée nationale a adopté la loi de transition énergétique pour la croissance verte qui prévoit la mise en place de l’objectif zéro pesticide dans l’ensemble des espaces publics à compter du 1er janvier 2017 : interdiction de l’usage des produits phytosanitaires par l’État, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des espaces verts, promenades, forêts, et les voiries. De plus, la commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites à partir du 1er janvier 2019. Cette mesure concerne tout particulièrement les jardiniers amateurs. À noter que les produits de biocontrôle, qualifiés à faible risque ou dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique peuvent être utilisés.Depuis hier, plus aucune commune n’a le droit d’utiliser ou de faire utiliser des pesticides de synthèse dans ses espaces verts, promenades, forêts et voiries. Joël Labbé – Sénateur EELV du Morbihan et à l’origine de cette loi, nous explique, pourquoi il a souhaité déposer cette loi et comment elle devra se mettre en place.ET MAINTENANT ? QUELS IMPACTS POUR LES ACTEURS PUBLICS ?Si de nombreuses collectivités, dont des communes de toutes tailles (Versailles, Strasbourg, Mouans-Sartoux, Grande-Synthe, Paris…), ont déjà dit stop aux pesticides en se tournant vers les alternatives, d’autres n’ont pas encore franchi le cap. Or le printemps va arriver à grands pas, et si ces collectivités ne prennent pas les mesures qui s’imposent, elles vont se retrouver hors la loi.L’initiative « Zéro phyto 100% bio » souhaite donc rappeler à toutes ces collectivités françaises qui seraient tentées d’avoir recours, cette année encore, aux pesticides de synthèse, leur obligation de respecter cette loi qui constitue une réelle avancée pour la protection de l’environnement et surtout de la santé des professionnels des espaces verts comme des citoyens.Les associations partenaires invitent les citoyens à interpeller les maires de leur commune sur ce sujet et à inciter les communes qui le souhaitent à se signaler sur le site sur www.villes-et-villages-sans-pesticides.frPour plus d’informations consultez la campagne « 0phyto 100%bio » www.0phyto-100pour100bio.frConsultez également notre « kit collectivité » destiné à accompagner les communes à passer au 0 phyto et à l’introduction de produits bio dans la restauration collective. www.0phyto-100pour100bio.weebly.com/uploads/9/7/2/9/9729204/kit_%C3%A9lu_2016_final.pdf

Publié par Zéro phyto 100% bio sur dimanche 1 janvier 2017

L’immobilisme du monde politique est l’un des pires ennemis de l’écologie. Alors, quand ça bouge dans le bon sens, autant que ça se sache !

 

Source : http://positivr.fr/pesticides-interdiction-janvier-2017-espaces-verts/

Catégorie Permaculture

 

 

La preuve avec cette exploitation Normande.

http://positivr.fr

 

Respecter la terre et produire des aliments sains tout en gagnant de quoi vivre, c’est possible. Ce couple de Français nous en fait la démonstration.
Ceux qui décrivent encore la permaculture et l’agroécologie comme une stupide lubie pour bobos insouciants feraient bien de s’intéresser de près à l’exploitation de Linda et Edouard. Grâce à son exploitation, ce couple normand prouve en effet qu’on peut parfaitement produire une nourriture saine et respectueuse de l’environnement… tout en gagnant de l’argent !

 

 

Sur leur terrain situé près de Rouen, Linda et Edouard cultivent des framboises, des pommes et plusieurs variétés de courges, le tout grâce à des méthodes 100% basées sur un strict respect de la terre et sur une collaboration pleine et entière avec la nature.

Leurs potagers ne sont jamais labourés, aucun insecticide n’est utilisé et les herbicides sont bannis. Loin des méthodes conventionnelles, ici, on préfère laisser la terre se reposer et utiliser des techniques autrement plus naturelles : fumier, semis, champignons, feuilles mortes…

Et ça marche ! La production suit et, grâce à une centaine de clients fidèles et réguliers, le couple atteint déjà les 55 000€ de chiffre d’affaires dont 20 000€ de bénéfices !

L’AFP leur a récemment consacré un court reportage, et ça vaut largement le coup d’oeil. Regardez.

 

Lire la suite sur http://positivr.fr

 

 

Conférence proposée par Franck Nathié lors des Rencontres Nationales de Permaculture à Saffré (44).
Organisé par l’association Brin de Paille et l’association La Rigole (44) du 17 au 23 août 2015.
www.foretscomestibles.com

 

Catégorie Permaculture

 

 

Dans l’Indiana, l’agriculture « sans-labour » connaît un vif succès. La technique rompt spectaculairement avec la tradition et permet de reconstituer les réserves en nutriments du sol, tout en réduisant l’utilisation de nitrates. Mike Starkey a rompu avec la charrue et converti la totalité de ses 1.200 ha. de maïs et soja. Durée: 01:51.

 

 

Catégorie États-Unis

 

 

Eco-village : en avoir ou pas(Crédit image : Olivier Flumian)

Par Catherine Masoda et Olivier Flumian

 

Vivre dans un village écolo complètement autonome, nombreux sont ceux qui en ont rêvé, et certains commencent à passer à l’action. Après 3 ans d’étude de faisabilité du projet, Tera l’a fait.

Près du hameau de Lartel, sur la commune de Masquières, dans le Lot-et-Garonne, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Toulouse, la première maison-nomade est apparue. Elles devraient être une dizaine à terme pour constituer le premier éco-hameau expérimental. S’inscrivant dans la mouvance des communes en transition, celui-ci devrait être autonome pour l’énergie, pour le recueil de l’eau, sa filtration et l’assainissement des eaux usées et pour l’alimentation de ses habitants.  Il a aussi pour objectif de revitaliser des zones rurales dépeuplées en créant des activités économiques et culturelles utilisant une monnaie citoyenne locale mais aussi l’euro. L’ambition affichée est d’atteindre un niveau de 1800 personnes, en une fédération de 6 éco-villages regroupant chacun 10 éco-hameaux d’une dizaine de foyers chacun,  répartis sur différents territoires. Ce seuil de 1800 habitants est planifié de façon à pouvoir passer le seuil permettant les activités de petite industrie.

Le projet associatif est porté entre autre par une chercheuse de l’INRA Marie-Hélène Muller et un entrepreneur chevronné de l’économie sociale et solidaire mais aussi militant de la nonviolence, Frédéric Bosqué. Malgré les apparences, les personnes rencontrées sur les lieux, des hommes et des femmes de tout âge, n’ont vraiment rien d’une assemblée de doux dingues : s’ils sont sympas et accueillants, ils sont tout aussi déterminés et conséquents, et bien décidés à agir en toute légalité. L’inauguration de la première maison a eu lieu le 1er juillet, en présence des élus et des techniciens de la région Nouvelle Aquitaine, des élus du département du Lot-et-Garonne, de la Communauté de communes du Fumélois et de la mairie de Masquières.

Malgré les pancartes d’opposition aux projets, très visibles, de la part de 2 riverains, les membres de l’association témoignent avoir de bonnes relations avec le voisinage : une quinzaine de riverains sont déjà venus leur donner un coup de main pour l’installation de la première maison.

 

En marche vers l’autonomie globale

Ayant étudié différentes possibilités, les membres fondateurs ont choisi une maison sur pilotis : économique (15000 euros), elle s’assemble avec une visseuse et un marteau, une fois les pilotis montés. Etant sans fondation, elle ne demande ni permis de construire, ni terrain viabilisé : elle est aussi pensée pour se monter facilement dans les zones désertifiées et ne demande de la part des municipalités que d’engager des frais de viabilisation de terrain. Conçue tant pour les membres du projet que pour leur environnement, la démarche s’accompagne d’un volet économique consistant à fournir un revenu de base inconditionnel en monnaie citoyenne locale (revenu d’autonomie) aux éco-villageois avec des activités de production d’énergie (éolienne), de maraîchage, d’hébergement pour visiteurs ainsi que toute autre activité que les éco-villageois auront envie de développer. Différents projets sont déjà dans les cartons comme un café-restaurant et des formations agréées (construction de tout ou partie d’un habitat léger visant l’autonomie en eau,  énergie et alimentation et surtout fondation de nouveaux  éco-villages).

Une des idées centrales du projet est en effet de fournir un revenu de base inconditionnel (www.revenudebase.info), symboliquement fixé à un euro de plus que le seuil de pauvreté, soit 834 euros en 2016. Il permettra de subvenir aux frais de logement, d’approvisionnement énergétique, alimentaire et d’accès aux réseaux de communication. Il  laissera de la sorte la possibilité aux éco-villageois d’avoir une activité choisie dans le secteur marchand et/ou non marchand.  Le revenu de base inconditionnel sera versé en monnaie citoyenne locale. Le projet économique accueille aussi bien des célibataires que des familles (limitées toutefois dans un premier temps à un enfant). Autre innovation, la place des personnes âgées ou handicapées a même été prévue dans une limite de 15% pour pouvoir s’assurer d’une faisabilité économique.

 

Une gouvernance innovante

Et qu’en est-il de la gouvernance, clé de voûte mais aussi bien souvent pierre d’achoppement de tout système social alternatif ? La gouvernance se veut démocratique et c’est un fait que la démocratie est bien au cœur de toute la démarche. Ce n’est pas une démocratie figée mais une démarche toujours en expérimentation et réflexion, « parce qu’on sait bien que l’échec vient toujours d’un problème humain ». Ce qui est marquant dans les pratiques et les témoignages des personnes rencontrées, c’est le respect des différentes opinions (monnaie libre ou complémentaire, les options de gouvernance) et choix de chacun, avec une volonté de prendre en charge la résolution des inévitables conflits de manière non-violente.

Ainsi, chacun peut rejoindre le projet selon un niveau d’engagement qui lui convient : certains viennent juste donner un coup de main ou soutiennent économiquement pour la beauté du geste et de l’œuvre commune, d’autres habitent ou viennent habiter le voisinage, travaillant à mi-temps à l’extérieur, à mi-temps dans  le projet tandis que certains ont déjà tout lâché pour  vivre sur le futur éco-hameau.

Tera apparaît bien comme un apport original au vaste mouvement international de la Transition qui tente de dessiner les contours de ce que serait une société humaine résiliente du point de vue environnemental, économique, social et démocratique. Une société non-violente serait-elle possible comme alternative au désastre programmé ? C’est en tout cas ce que croient et essaient de construire de toute leur belle énergie les volontaires de Tera.

 

Si vous voulez soutenir leur initiative, vous pouvez faire un don défiscalisable sur leur site  pour financer les composantes de l’autonomie de votre prototype :

https://www.helloasso.com/associations/tera/collectes/test

Ecoutez ce qu’en disent les volontaires de Tera, ou les habitants locaux engagés dans le 1er chantier école:

Site de l’association : www.tera.coop

vidéo : Interwiew de Frédéric Bosqué

 

Source : http://www.pressenza.com/fr/2016/10/eco-village-en-avoir-ou-pas/

Catégorie Eco-lieux

 

 

 

Depuis un peu plus de deux ans maintenant, les « Biquettes de l’Espoir » taillent la route aux abords de Valenciennes et du fleuve de l’Escaut. Intégrées au programme de réinsertion auquel prend part l’association, chèvres et bergers en herbe contribuent au débroussaillage écologique de plusieurs zones. Ces biquettes jouent surtout un rôle vital en dévorant la renouée du Japon, une plante invasive qui se développe de manière incontrôlable, devenant une vraie plaie pour la biodiversité. Une initiative comme on les aime, au carrefour de plusieurs enjeux humains, animaux et environnementaux.  

C’est un drôle de troupeau qui regarde depuis plusieurs mois maintenant les voitures passer aux abords de l’autoroute de Valenciennes, dans le Nord de la France. Introduite au chantier de réinsertion de l’association « Espoir », c’est désormais une douzaine de chèvres poitevines qui broutent allègrement l’herbe à côté de l’A2. On pourrait tout d’abord se demander comment et pourquoi des chèvres de race rustique se sont un jour vues envoyées aux abords d’une route, par définition bruyante et peu propice à l’établissement d’un tel troupeau.

 

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Éradiquer la Renouée du Japon

La réponse se trouve tout simplement dans la nécessité de préserver la biodiversité. En effet, l’agglomération de Valenciennes subit depuis plusieurs années déjà l’invasion d’une plante tenace qui absorbe la vie sur son passage. La Renouée du Japon, féroce, sévit depuis le XIXè siècle dans les zones humides du nord du pays. Partout où elle pousse, elle enlève toute chance aux autres plantes de survivre ou de s’établir. Particulièrement difficile à éradiquer, cette espèce végétale survit à tout, ou presque, et engendre pour les communes des coûts énormes en fauchages qui s’avèrent peu efficaces.

Cependant, la DIR (Direction Interrégionale des Routes), semble avoir trouvé la solution pour enfin débarrasser ses terrains en marge des autoroutes de cette plante (très) invasive. Depuis 2015, une douzaine de chèvres ont donc été « embauchées » pour se nourrir de la Renouée redoutée, et l’opération connaît un succès certain. En broutant et en foulant les plants, les chèvres participent à l’éradication de la plante, non sans y prendre un certain plaisir.

 

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Des caprins pour la réinsertion de demain

Autre atout non négligeable de ces adorables poitevines, leur action dans l’effort de réinsertion sociale déployé par l’association Espoir, spécialisée dans la question. Lancée en 1990 avec l’intention de participer à la « réinsertion de personnes en difficultés sociales et professionnelles », l’association travaille sur des chantiers et espaces verts afin de répondre au besoin local tout en offrant de nouvelles perspectives à des individus dans le besoin.

Et depuis l’arrivée de ces travailleuses à pattes, tous les indicateurs semblent au vert. La Renouée du Japon disparaît peu à peu sous les coups de sabots, le sol bénéficie de la fertilisation prodiguée par le crottin de ces ruminants acharnés, et, surtout, le personnel en réinsertion a gagné en visibilité et en sympathie. L’association enregistre des taux d’absentéisme historiquement bas, et les bergers en herbe bénéficient de réelles opportunités de retour à l’emploi. Une réussite qui se doit au succès des techniques d’éco-pâturage auprès des entreprises et collectivités, et dont se félicité Patrick Carlier, le coordinateur du projet. Aujourd’hui présentes sur trois chantiers différents, les biquettes de l’Espoir comptent bien continuer leur bonhomme de chemin, sensibilisant les riverains aux questions environnementales à (gentils) coup de mâchoires.

 

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Sources :  Francebleu.fr / Lavoixdunord.fr / Toutes images à la discrétion de l’Association Espoir.

Via : https://mrmondialisation.org/des-biquettes-rejoignent-la-lutte-contre-une-plante-invasive-asiatique/

Catégorie Permaculture

 

 

La transition vers une agriculture plus « propre » n’est plus un choix, c’est une nécessité. Ces exploitants l’ont compris… et sont déterminés !

 

La menace que font planer les pesticides sur notre santé et sur notre environnement ne fait plus tellement mystère. Reste aujourd’hui à s’en passer le plus vite possible. Tel est l’objectif de 3 000 agriculteurs français volontaires, déterminés et ambitieux. Leur but : réduire les pesticides de moitié… en moins de dix ans !

Ces agriculteurs ont constitué un réseau d’exploitants baptisé Déphy dont le rôle principal est d’envisager et de partager toutes les alternatives possibles aux pesticides. Car il ne s’agit pas de dire non à la chimie… et de se retrouver le bec dans l’eau ! Le but est aussi de préserver la viabilité économique de leur travail.

 

Source : Shutterstock
Source : Shutterstock

 

En somme, ces exploitants veulent entamer une révolution culturelle radicale, mais réfléchie. Pour se faire une idée de leur état d’esprit, voyez cette vidéo qui donne quelques exemples de leurs préoccupations :

 

 

En 2009, Dephy ne comptait que 180 membres. Aujourd’hui, ils sont déjà 3 000 ! Preuve que les agriculteurs sont près à faire évoluer leurs pratiques, ce qui est courageux.

Le site WeDemain, qui s’est penché sur Déphy, met en lumière des exemples de transition réussie. Comme Jean maillard qui, en quatre ans, a réduit de 22% l’utilisation de pesticides grâce au décalage des dates de ses semis, à des variétés plus résistantes ou au désherbage mécanique. Et, comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, ce même agriculteur a aussi vu son chiffre d’affaires augmenter !

Certains rejoindraient même Déphy dans le but de passer progressivement mais définitivement à une agriculture biologique. Une révolution est en marche et on n’a qu’une seule envie : la saluer et l’encourager !

 

http://positivr.fr/dephy-pesticides-reduire-moitie-2025-agriculteurs/

Catégorie Permaculture

 

 

Changer l’air en eau afin de donner plus facilement accès à cette denrée, telle est la mission de la WaterSeer. Cette étonnante éolienne sujette à une campagne de financement participatif a pour vocation d’être installée dans les pays arides afin que chacun puisse avoir de l’eau potable dès qu’il en a besoin. Une initiative remarquable qui fait de nombreux adeptes.

 

Source : Water Seer

 

Comptant parmi les fléaux touchant le plus de personnes à travers le monde, le manque d’accès à l’eau potable est à l’origine, chaque jour, du décès de 9 000 personnes. Près de 40% de la population mondiale est victime de pénurie d’eau. Afin de lutter contre cette injustice, l’entreprise américaine VICI-Labs a travaillé sur un projet permettant de récolter de l’eau potable sans qu’une seule goutte ne tombe du ciel. Une innovation qui est rendue possible grâce à la puissance du vent et qui permet d’alimenter un nouvel appareil : le WaterSeer.

 

 

Rappelant dans sa forme, une éolienne, WaterSeer est en réalité une machine capable de « fabriquer » de l’eau potable avec juste un peu de vent. L’appareil se compose en surface d’une éolienne à axe vertical et d’une chambre de condensation enterrée à environ 1,80m de profondeur. Que le vent souffle ou non, l’éolienne capte l’air et via un tube métallique, l’envoie vers la chambre souterraine.

En allant sous terre, l’air prélevé refroidit. Cette action fait que l’eau qui est présente dans l’air (à l’état gazeux) se condense et devient liquide. Le liquide obtenu descend tout droit dans la chambre de condensation qui fait alors office de citerne, pouvant récupérer jusqu’à 37 litres d’eau par jour. Pour récupérer cette eau, il suffit d’activer une pompe manuelle située à la surface.

 

 

Fonctionnant sans électricité et pouvant être installée partout, WaterSeer est un projet qui pourrait permettre à des millions de personnes, vivant dans les zones arides, de pouvoir s’approvisionner en eau potable. L’accès à l’eau potable étant l’une des priorités de l’ONU qui veut l’offrir de manière universelle et équitable, à toute l’humanité d’ici 2030. WaterSeer représente une solution peu coûteuse pour atteindre cet objectif. Proposé en financement participatif sur Indiegogo, le projet a réuni plus de 142 000 dollars sur les 77 000 demandés. Il devrait donc arriver d’ici peu dans les zones arides, offrant avec lui de l’eau potable à ceux qui en ont le plus besoin.

 

 

La gestion dite en « futaie régulière » se fait sur une coupe rase, avec des arbres tous du même âge. Celle en « futaie irrégulière », au contraire, prend soin de l’écosystème forestier et respecte les cycles naturels. Plus rentable, cette forme de sylviculture a déjà convaincu près de 6.000 forestiers en Europe.

 

-Forêt du Fahy (Jura), reportage

Ils ont marché toute la journée, de la pâle grisaille matinale, humide et silencieuse, jusqu’aux taches éblouissantes de lumière, l’après-midi, dans les reflets verts mouvants des herbes et des feuilles luisantes de pluie !

« 3 de A… Hêtre 80… 2 de B… Syco 65… » Les voix des forestiers résonnent dans le froid du matin, en ce jour de pluie, rythmées par le bruit du marteau qui tape les arbres choisis et que les bûcherons viendront ensuite abattre. C’est le jour du martelage. François Leforestier, c’est bien son nom, est ingénieur forestier. Il enregistre les indications sur une tablette spéciale, petit ordinateur ouvert sur un programme qui transmet directement les fiches de coupe et les bordereaux de vente. Il répète en écho, pour vérification, ce qu’il a entendu, en même temps qu’il le note.

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L’opération du martelage.

En Franche-Comté, le peuplement des forêts est mélangé, aussi bien par sa structure que par la variété des essences. Le but poursuivi dans la gestion des sylves est d’optimiser la rentabilité économique et la valeur patrimoniale, dans le respect des différentes composantes de l’écosystème.

 

« Économie et écologie, loin de s’opposer, sont complémentaires » 


« Nous passons sur chaque parcelle tous les six ans, explique Roland Burrus, copropriétaire et gérant de la forêt, l’un des fondateurs de l’Association futaie irrégulière (AFI). Passer souvent permet de prélever moins, mais de manière plus régulière, afin de traumatiser peu le milieu. »

Ce jour-là, il est accompagné de son neveu Hardouin Burrus, 48 ans, celui des copropriétaires qui lui succédera, et de son petit-fils Jean Clavel, 21 ans, qui veut se former pour se préparer à une éventuelle relève. La forêt se joue sur le long terme, et il faut du temps pour apprendre à la connaître. « Évidemment, ce n’est pas un métier à plein temps, car la forêt rapporte à peine plus qu’elle ne coûte. Il ne s’agit pas, lorsqu’on choisit les arbres à abattre, de faire du chiffre, mais de valoriser ce qui reste, et de favoriser le développement naturel de la forêt », explique Roland Burrus.

 

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François Leforestier.

 

Les activités forestières sont saisonnières et suivent le cycle de la nature. En hiver, on analyse la forêt et on élabore le plan de gestion. Au printemps, l’inventaire puis le martelage, ou marquage des coupes. L’automne est réservé à l’exploitation.

L’important était de réussir à montrer que la rentabilité va de pair avec une exploitation respectueuse. « Pour moi, continue Roland Burrus, le droit de propriété exclut l’abus. J’ai compris qu’économie et écologie, loin de s’opposer, sont complémentaires. L’exploitation en “futaie régulière” part de zéro, après une coupe à blanc. Tous les arbres ont donc le même âge. On éclaircit tous les vingt ans. À la fin on a de beaux arbres espacés, on prépare une coupe de régénération et on recommence. La “futaie irrégulière” fait l’inverse. J’ai participé à la création de l’AFI parce que j’ai eu l’intuition que la forêt ne peut pas être une simple collection d’arbres prometteurs de revenus, mais qu’il faut aussi laisser la forêt jouer son rôle dans les cycles naturels. Nous appliquons cette idée de façon pragmatique, et nous avons pu prouver aux propriétaires de forêt qu’il était possible de satisfaire leur intérêt en préservant la forêt. La diversité des espèces permet une meilleure occupation de l’espace, et on produit davantage en volume. La forêt résiste aussi mieux aux maladies et aux tempêtes. Elle est une valeur de conservation et un bien commun, pour la biodiversité, pour les oiseaux, et pour nous tous. »

 

« La lumière qui va venir favoriser les jeunes pousses » 

 


Aujourd’hui, 200.000 ha de forêt sont déclarés comme étant gérés selon les principes de l’AFI et de Pro Silva en France, auxquels s’ajoutent au moins 50 % des forêts privées soumises à un plan simple de gestion (PSG, obligatoire pour les forêts de plus de 25 ha, indispensable pour l’adhésion à la certification forestière et l’accès aux réductions fiscales spécifiques à la forêt) qui sont aménagées en futaie irrégulière. L’Office national des forêts (ONF) annonce qu’elle gère en futaie irrégulière un quart des forêts communales et 10 % des forêts domaniales dont elle a la charge. Dans d’autres pays d’Europe, la surface gérée selon cette méthode est beaucoup plus importante, notamment dans certains Länder allemands — complètement gérés en FI —, en Belgique, en Slovénie, etc.

 

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Discussion entre les forestiers.

 

« Régénération naturelle, mélange des espèces, sélection individuelle, nous voulons avoir une forêt productive, attrayante, naturelle, irrégulière et mélangée, durable, c’est-à-dire continue et stable, dit M. Burrus. On ne se contente pas de couper simplement les gros bois, pour en prendre le plus possible et en tirer un maximum. Nous cherchons d’une part les gros bois ayant atteint le diamètre voulu, mais nous voulons aussi éclaircir en retirant les arbres malades, et les bois moyens, petits bois et perches gênant les tiges dont la qualité actuelle ou escomptée leur est supérieure. Lorsqu’on décide de couper un grand arbre, on pense à la suite, à la lumière qui va venir favoriser les jeunes pousses… Gérer une forêt, c’est faire l’équilibre entre l’ombre et la lumière. »

 


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https://reporterre.net/Une-methode-ecologique-d-user-de-la-foret-la-futaie-irreguliere

Catégorie Végétaux

 

 

Il nous faut remercier la Russie et plus précisément l’institut Vavilov de Saint-Pétersbourg pour ces semences françaises oubliées qui peuvent enfin être replantées sur le territoire.

 

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Pour faire vivre la diversité et la mémoire végétale du monde, des agronomes sont allés piocher des graines dans l’exceptionnelle collection végétale de l’institut russe Vavilov pour les planter en France.

Inauguré jeudi sur le site du siège du groupe Seb à Ecully, dans l’agglomération lyonnaise, qui a soutenu financièrement le projet, il s’agit du premier jardin conservatoire en France issu de cette incroyable banque de graines.

L’Institut Vavilov de Saint-Pétersbourg renferme 325.000 semences, racines, boutures collectées dans le monde depuis 1894.

Il porte le nom de l’éminent botaniste Nicolaï Vavilov (1887-1943) qui a passé sa vie en expédition à récolter des variétés sauvages ou cultivées, convaincu que la sécurité alimentaire ne serait assurée que si la diversité biologique était préservée. D’où l’importance de disposer de l’éventail de variétés le plus large, en remontant jusqu’au parent sauvage d’une plante cultivée.

Preuve que cette collection n’a pas de prix, 12 collaborateurs de l’Institut sont morts de faim pendant le blocus de « Leningrad » pour sauver ce patrimoine alors qu’ils avaient sous la main des milliers de semences de blé et de maïs qu’ils auraient pu manger.

Vavilov renferme une partie de la mémoire végétale du monde. Il a fallu d’ailleurs aller à Saint-Pétersbourg pour retrouver des légumes français oubliés comme le haricot beurre nain des Monts d’or, le chou quintal d’Auvergne ou l’orge gloire du Velay, souligne Stéphane Crozat, directeur du CRBA, le centre de ressources de botanique appliquée basé à Marcy-L’Étoile, dans l’ouest lyonnais.

Source et article en intégralité sur Sciencesetavenir.fr

Source : http://lesmoutonsenrages.fr/2016/10/22/la-russie-au-secours-du-patrimoine-vegetal-francais/

 

 

Un potager en France issu d’une des plus anciennes banques de graines mondiales

Le premier potager en France issu de la banque de graines de l'Institut Vavilov est inauguré, le 20 octobre 2016 à Ecully, près de Lyon-AFP/JEAN-PHILIPPE KSIAZEKLe premier potager en France issu de la banque de graines de l’Institut Vavilov est inauguré, le 20 octobre 2016 à Ecully, près de Lyon-AFP/JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

« Face à l’érosion de la diversité, il est très important d’avoir ce premier jardin conservatoire Vavilov en France et 15 autres devraient voir le jour prochainement », se félicite Nicolaï Dzyubenko, directeur de l’Institut.

La spécificité de Vavilov, à la différence par exemple de la banque de semences végétales congelées de l’archipel arctique du Svalbard, est que sa collection est in situ, notamment pour les vergers. Les graines, quant à elles, sont resemées tous les dix ans, date limite de conservation d’une semence, souligne Ivan Logvenoff, agronome chez le paysagiste Tarvel, un des autres partenaires locaux du projet.

 

Source : http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/un-potager-en-france-issu-d-une-des-plus-anciennes-banques-de-graines-mondiales_107647?xtor=RSS-15

Catégorie Permaculture

 

 

Connaissez-vous le village de Saint-Pierre-de-Frugie situé en Dordogne? Il y a encore quelques saint-pierre-de-frugieannées, en 2008, ce village était touché par des problèmes récurrents à l’heure actuelle en France: l’exode rural et donc logiquement le vieillissement de la population. C’est le schéma classique qui une fois de plus se répétait, l’école avait été fermée par le rectorat, le travail manquait, le dernier commerce avait baissé son rideau pour ne plus jamais le rouvrir… Nos villages se vident, se meurent, ce qui arrivait malheureusement à Saint-Pierre-de-Frugie.

Mais cela, c’était en 2008, depuis les choses ont bien changé, à l’heure actuelle les demandes se multiplient pour trouver une maison à acheter sur la commune, et chaque jour celles-ci sont plus nombreuses. Un changement magnifique que l’on doit au nouveau maire, Gilbert Chabaud, qui a pris le pari de faire passer son village au 100% bio.

Pour le Maire, il n’y avait pas beaucoup de solutions pour sauver le village, et a décidé de tout miser sur le bio et l’écologie. Cela a commencé avec un vote du conseil municipal pour interdire l’usage des pesticides et des traitements phytosanitaires qui sont reconnus comme étant dangereux et cancérigènes, je ne peux que vous inviter à voir (ou revoir) cet excellent opus de Cash Investigation sur le sujet pour balayer les derniers doutes qui pourraient subsister. Les résultats ne se sont pas fait attendre, la nature a vite repris ses droits, avec le retour des papillons, des insectes pollinisateurs, et de bien d’autres qui font la richesse de la nature.

Seconde idée du Maire qui décidément est relativement prolifique dans le domaine, la création d’un « jardin partagé ». Chaque habitant pouvait à loisir se rendre dans celui-ci pour découvrir la permaculture, pour participer et même pour pouvoir profiter de ses bienfaits, c’est à dire qu’ils pouvaient repartir avec les fruits et légumes produits.

Troisième idée, profiter du « potentiel touristique de la commune », car cette dernière avait une chance, il y avait de la place, notamment des zones humides que la Mairien a racheté au nom de l’éco-tourisme. Ce sont donc neuf sentiers de randonnée qui ont vu le jour, ce qui a bien fonctionné puisque les touristes sont arrivés! Du coup, la quatrième idée pouvait être lancée: la création d’un gîte rural pour accueillir les touristes.

Le village avait déjà bien changé, les espoirs étaient récompensés grâce à un maire fantastique qui a su prendre les bonnes décisions. Et puisque cela fonctionnait, alors autant aller encore plus loin, ce que le village a fait, en rouvrant les portes du bistrot, et pas uniquement pour l’accueil ou offrir des services aux touristes, un bistrot, cela fait revivre un village et réuni les habitants. Juste après, c’est une épicerie bio qui a levé son rideau, celle-ci alimentée par les producteurs de la région.

Il ne restait qu’un seul problème, et pas des moindres, l’école qui restait fermée, l’éducation nationale s’opposant à l’ouverture d’une classe pour le peu d’élèves qu’il y avait. Mais c’est sans compter sur la volonté du Maire qui y tenait vraiment, et au vu de tout ce qu’il avait fait depuis 2008, peu de doutes sur le fait qu’il réussisse… Alors il a soutenu une institutrice qui souhaitait ouvrir une école Montessori. Pari gagnant, cela fonctionne, et le nombre d’élèves à l’heure actuelle est de 20!

L’un des derniers projets du Maire Gilbert Chabaud est d’envergure, et il compte bien parvenir à le réaliser dans l’avenir: l’autonomie énergétique de son village, un pari fou, un pari magnifique!

C’est une très belle aventure qu’a connu ce village, moins de 8 ans et le petit monde de Saint-Pierre-de-Frugie a totalement changé grâce à un Maire comme il devrait y en avoir beaucoup, qui a su montrer qu’il y avait de l’avenir avec le bio, et que la dépopulation peut être inversée.

Maintenant, si vous souhaitez aller un peu plus loin encore, vous pouvez vous rendre sur le site du village.

 

saint-pierre-de-frugie_bourgSource de l’image: Wikipedia

 

Maintenant, si vous connaissez un village qui lui aussi connaît ce qu’a connu Saint-Pierre-de-Frugie, si vous connaissez des initiatives, si vous habitez l’un de ces villages, alors n’hésitez pas à laisser un commentaire, nombre de personnes souhaitent changer de vie, retrouver la ruralité, vivre mieux.

Bien sûr, nul doute que les maisons ne sont pas chères dans certains de ces villages, mais tous n’ont pas les moyens d’en acheter une, et à l’heure actuelle, prendre un crédit est plus que déraisonnable, donc si vous avez également connaissance de locations dans l’un de ces villages, merci de nous en informer également, il y aura toujours des preneurs!

http://lesmoutonsenrages.fr/2016/09/22/il-y-a-toujours-de-lespoir-un-petit-village-de-dordogne-revit-grace-au-bio/

Catégorie Eco-lieux

 

 

Des associations lancent aujourd’hui, comme nous le révélons, une pétition pour préserver la qualité des sols. Leur bras armé : le lombric.

 

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C‘est une offensive de grande ampleur. 350 associations, dont 32 françaises, rassemblées dans People4soil, lancent aujourd’hui une initiative citoyenne européenne. Leur objectif, dévoilé en exclusivité dans nos colonnes : que les 28 Etats de l’Union européenne votent une directive de protection des sols. Pour forcer la main de l’Union, il faudra que cette pétition atteigne 1 million de signatures dans sept pays différents. Or « le meilleur indicateur de la qualité de nos terrains comme leurs meilleurs réparateurs sont les vers de terre ! » explique Solène Demonet de France Nature Environnement.

En France, on estime qu’il y a 264 vers par mètre carré qui passent leur temps à enrichir la terre en ingérant les matières organiques et en les digérant avant de les recracher. « L’inquiétant, c’est surtout qu’il y a environ quatre fois moins de vers qu’il y a quarante ans dans les grandes cultures à cause de l’action de l’homme », souligne Daniel Cluzeau, géodrilologue c’est-à-dire spécialiste des vers de terre à l’université Rennes-I. C’est bien le signe que nos sols sont dégradés : les champs intoxiqués au nitrate, les anciens sites industriels infestés de métaux lourds et le territoire national de plus en plus recouvert de goudron. Mais « plus qu’un signe, l’absence de vers, décimés par à la fois l’utilisation massive de pesticides et l’utilisation d’engins de labours lourds, accélère aussi l’agonie des terres », explique Lydia Bourguignon, fondatrice du Laboratoire d’analyse microbiologique des sols (Lams). En effet, le sol appauvri en matériaux biologiques et moins aéré par les galeries des petits invertébrés ne retient plus l’eau et risque de créer des effondrements de terrain. Enfin, la terre est surtout de moins en moins fertile.

 

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« Il y a plus qu’urgence à agir pour conserver les sols comme on protège l’eau ou l’air, confirme Lydia Bourguignon. On a déjà beaucoup attendu. Or c’est comme une maladie : plus le traitement intervient tôt, plus il est simple et efficace. »

Mais tout n’est pas si sombre dans l’univers souterrain des lombrics. Ainsi en Champagne, les vignerons ont, depuis vingt-cinq ans, développé le programme Viti 2000 pour sauver leurs populations rampantes exterminées par le traitement de fond des parcelles avant plantation. Cette pratique a été abandonnée, et les dernières analyses ont montré que la mission avait été accomplie. Selon Daniel Cluzeau, « rien n’est irréversible, mais parce que les lombriciens ne produisent au maximum qu’une génération par an, il faut des décennies avant d’obtenir des résultats ».

Source+méthode à connaître sur Le parisien

 

Les vers sont indispensables

A quoi ça sert un ver ?

Le premier service que cette population nous rend c’est de travailler le sol à notre place. Les vers sont d’infatigable travailleur, ils creusent des galeries bénéfiques, au sol, aux plantes et au jardinier. On trouve jusqu’à 900m de galerie par m3 de terre.

Ces galeries permettent à l’eau de pouvoir bien mieux s’infiltrer dans le sol. A l’eau mais aussi à l’air. Les galeries sont aussi des voies toutes tracées pour le cheminement des racines. Imaginez un peu ! La racine en plus de trouver son chemin, trouve à sa disposition des déjections de vers et de l’eau. Autant vous dire que l’on est bien incapable de faire ça avec notre bêche !

Les vers permettre aussi la décomposition et l’incorporation de la matière organique dans le sol, ils sont capable de traiter une demi tonne de déchets par an sur 100m2 de jardin. C’est-à-dire que la poubelle d’épluchure que je disperse toute les semaines sera intégralement mangée et transformé par les vers. Et pour me remercier ils m’offriront quasiment le même poids en déjection. Les fameux turricules sont un concentré d’éléments nutritifs pour les plantes.

Les vers sont aussi comparables à des transporteurs de marchandises. Ils ont besoin de matière minérale qu’ils prélèvent en sous-sol pour les remonter en surface mélangé à la matière organique dans les turricules. Ils aident aussi au développement et au déplacement des bactéries et micro-organismes.

La présence des vers est capitale dans la recherche d’un potager sain et équilibré, cette auxiliaire de premier ordre doit être choyée !

 

Comment favoriser le développement des vers ?

La première chose à faire pour favoriser l’implantation des vers c’est de leur créer un milieu propice à leur multiplication. Et pour cela rien de mieux qu’un tas de compost. En vidant un bac a compost récemment j’ai vraiment était surpris par le nombre impressionnant de vers. Il y avait des pelotes de vers entrelacés. Même si vous ne voulais pas vous fatiguer à produire du compost, je vous recommande d’avoir une zone ou vous jeter régulièrement vos épluchures ou déchets vert. Cette petite zone sera un peu une nurserie pour les vers.

Ensuite, ranger vos bèches et motoculteurs ! Retourner la terre avec des engins mécaniques déciment les vers en masse ! Un véritable génocide ! En plus d’éliminer les vers vous déstructurez votre sol. Si vraiment vous ne pouvez pas faire autrement, alors choisissez au moins une période favorable. C’est-à-dire par temps sec ou froid. Un moment ou les vers sont enfouie plus profondément.

Nourrissez les vers, dans tous les élevages, l’alimentation est un facteur important. Les vers vous demandent juste de couvrir le sol de débits végétaux. Pas besoin d’en mettre des couches, mais juste de quoi leur assurer le couvert. Par la même occasion on va en plus protéger le sol des intempéries et de l’évaporation. Retenez aussi une chose ! Les vers vont chercher la nourriture en surface et pas enfouit dans le sol. Tous les apports que vous faites dans le but de nourrir la terre doivent se faire SUR le sol.

Issu de la page Mon-potager-en-carre.fr

 

Résumons en 5 points

– Ne plus travailler le sol ;
– Mettre à profit leurs galeries pour remplacer le travail du sol, optimiser l’irrigation et favoriser la prospection des racines ;
– Les nourrir en amenant de la cellulose ;
– Ramener au sol les matières vertes produites au jardin ;
– Mettre à profit leurs déjections pour optimiser la fertilisation des cultures.

Plus d’infos sur Jardinonssolvivant.fr

Source : http://lesmoutonsenrages.fr/2016/09/23/350-associations-dont-32-francaises-a-la-rescousse-des-vers-de-terre-dont-nous-avons-tant-besoin/

 

POUR SOUTENIR LE SITE
LES COMMENTAIRES
  • Erica dans ACCUEILUn immense merci pour votre retour, Delphine !
  • Kochert dans L’ASSOCIATIONBonjours J ai été très sensibilisée lorsque je suis tombée par hasard sur un tableau de votre petite Iris ,je
  • CHRETIEN dans ACCUEILComment vous remercier pour cette idée magnifique ?! Car c'est grâce à des Êtres tels que vous, éveilleurs de conscience,
  • Laurence dans Michelle Brémaud – GuérisseuseBonsoir, l'adresse fb ne figure pas sur le site,est il possible de joindre tout de même Michelle Brémaud? Merci
  • gisele dans AUDE – LA FORET ENCHANTÉE DE NÉBIAS (m.à.j)tres joli site belle balade en famille mais revoir le balisage car on tourne en rond un momment
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