Archive pour la catégorie ‘ECO LIEUX’

 

Les écovillages sont-ils les communautés du futur ? C’est une question que je me pose depuis quelques années. Il faudra bien que j’aille vérifier ça un jour ! Mais au delà de la réponse qu’il me reste à trouver, je constate que ce concept est encore très peu connu de la majorité des gens. Pourtant, les écovillages sont  apparus dès le début du 20ème siècle. Depuis, ils se sont développés un peu partout à travers le monde. La France n’en compte que quelques dizaines seulement. Je pense que les communautés qui font vivre ces écovillages sont exemplaires à bien des égards.

 

vivre dans un écovillage

 

Je veux vivre dans un écovillage où l’on respect l’humain et la planète

Les écovillages se sont construits avec le souci d’incarner une solution d’avenir. Ça tombe bien : c’est ma préoccupation majeure l’avenir !

Laissez-moi vous présenter ce que sont les écovillages, quels concepts ils mettent en pratique. Peut-être que vous aussi serez séduit(e) ? J’espère vous donner l’envie, sinon de vous y installer demain, mais au moins d’y regarder de plus près et de vous poser certaines questions.

 

Un écovillage, c’est quoi au juste ?

 

Premier constat : des communautés de taille raisonnable

Un écovillage rassemble une communauté de gens dans un lieu à taille humaine, ne dépassant généralement pas les quelques centaines d’habitants. La plupart des écovillages se sont créés de manière spontanée. Ils se sont développés au fur et à mesure des rencontres avec d’autres personnes, au gré des capacités des uns, puis des autres. Ça tombe bien, j’ai moi-même quelques aptitudes que j’aimerais faire profiter à d’autres… pas vous ?

 

vivre dans un écovillage

 

Plusieurs points communs réunissent les membres de la communauté. À commencer par leur intérêt pour des valeurs éthiques. C’est, fondamentalement, ce qui les amènent à développer des modes de vie différents, ou alternatifs diront certains. En effet, bien des différences existent entre les écovillages et les villes, petites ou plus grandes, dans lesquelles vivent une grande majorité de la population. L’éthique, quand il n’est pas galvaudé, ce terme est bien trop souvent absent du mode de vie en société qui nous est proposé. C’est bien là que le bas blesse pour ce qui me concerne.

 

Préserver la Terre pour les générations futures

J’ai un enfant. Je sais que je ne suis pas le seul. Je sais aussi que je ne suis pas seul à m’interroger sur l’état du monde de demain. Dans bien des écovillages, l’objectif commun s’articule autour d’une envie profonde partagée : celle de léguer aux générations futures un monde riche et intact. Transmettre un monde que les hommes n’auront pas détruit, un monde qui aura encore une nature entière à offrir.

C’est bien cela que je veux, et rien n’y personne ne m’empêchera de le faire !

L’idée est simple : ne pas considérer notre planète Terre comme un puits sans fond duquel on pourrait soustraire tout ce que l’on veut sans jamais devoir le lui rendre. Au contraire, toutes les ressources prises à la Terre doivent pouvoir lui être rendues. Il s’agit ainsi de vivre sans laisser de traces néfastes. Je suis parfaitement d’accord pour passer d’une vie de consommateur effréné à celle d’un artisan de la nature préservée, responsable de mes actes, fier de ce que je lègue aux autres.

 

L’humain au centre des préoccupations

Mais au delà de la seule question environnementale, l’écovillage attache aussi beaucoup d’importance à l’humain. Un écovillage s’emploie à recréer une mini-société qui n’est pas individualiste. La convivialité y a une importance capitale, au même titre que le respect et la solidarité. Les habitants bâtissent des liens forts les uns avec les autres, pour favoriser l’épanouissement de chacun tel qu’il est.

La concurrence et la compétition n’ont pas leur place dans les écovillages. Alors que chez nous, ces notions sont développées dès la scolarité… Je ne souhaite pas posséder plus qu’un autre. J’aimerais que chacun dispose du nécessaire, et je suis près à investir de mon temps pour cela. Ça tombe bien, car dans un écovillage, on se concentre plutôt sur ce que l’on peut construire ensemble, pour chacun des membres de la communauté. On cherche à répondre collectivement aux besoins particuliers de chacun, ni plus, ni moins.

Lire la suite de cette entrée »

 

Propos recueillis par Gabrielle Paoli / Colibris – 5 septembre 2017

 


Guillaume Mouton, alias Mouts, a 30 ans. Il a fait mille voyages, écrit un livre en Amérique, cofondé “Nus & Culottés”, vécu en collectif pendant deux ans, photographié les campagnes françaises… et compte bien ne pas en rester là ! Comme pour chacun de ses périples aux départs dénudés, ce sont les rêves qui ont guidé son parcours. Portrait d’un artiste, voyageur et beau garçon.


“J’ai passé ma jeunesse à arpenter la France. En long, en large, en travers et dans une caravane. »

 

Rêve numéro 1 : le premier voyage, l’Amérique

“Le cadre heureux de mon enfance m’a avant tout donné envie… de le quitter. À vrai dire, plusieurs éléments m’ont amené à partir pour la première fois. Une grande curiosité d’abord, que j’ai toujours eue et que mes parents ont laissée éclore et s’épanouir. Un certain sentiment de malaise ensuite, à l’adolescence, face à un monde qui ne me semblait pas tourner toujours très rond. La préservation et le respect de notre environnement m’ont en effet vite mobilisé. Une conférence enfin, celle d’un jeune voyageur parti en vélo avec deux de ses copains. Mon père m’avait emmené voir ça peu de temps avant le bac. Quand j’ai entendu ce type et toutes ses anecdotes de voyage, un brasier s’est allumé en moi : “C’est exactement ce que je veux vivre !” Voir le monde, tester les rapports aux hommes et à la nature, retrouver par hasard un gars que tu as croisé à l’autre bout de la planète… Il fallait que j’y aille.

 

 

“Alors je suis parti. Pour un tour de l’Amérique avec ma compagne de l’époque. On cherchait toutes les réponses apportées par les gens de l’autre côté de l’Atlantique à la crise environnementale. Un an de voyage, 17 pays, 40 000 km, des filets récupérant l’eau de la brume dans le désert chilien, du carburant états-unien à base d’algues, des fours solaires argentins et beaucoup d’autres expériences m’ont conduit à un livre, EcoAmerica, et… à une rupture amoureuse et cognitive !

 

Rêve numéro 2 : partir à poil, avec sa b*** et son couteau

“À mon retour en 2010, j’ai appelé Nans. On était très amis depuis une course de poubelle mémorable et un peu éméchée, quelques années plus tôt à l’INSA (Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse). On avait les mêmes préoccupations environnementales, les mêmes rêves de voyage qu’on avait menés chacun de notre côté. Alors quand on s’est retrouvés, on s’est demandé comment on repartirait ensemble.

 

Mouts et Nans, de « Nus & Culottés »

 

“ Sans sac de couchage ? – Déjà fait. Sans sac-à-dos ? – Déjà fait. Sans argent ? Déjà fait. Ok, alors on part à poil, avec notre b*** et notre couteau”. Quinze jours plus tard, on ne s’était pas débinés et on partait vraiment tout nus et sans argent de la Drôme et avec un objectif : arriver en décapotable rouge et costard à Paris, et sortir en boîte de nuit. Encore 5 jours plus tard, on entrait dans la capitale dans un taxi tuctuc rouge décapotable et on était invité à l’Arc, l’une des boîtes les plus huppées de Paris !

“ Ce premier voyage a été un choc. On se rendait compte qu’on pouvait vivre des choses extraordinaires juste là, en France, chez nous, et qu’on n’avait pas besoin d’aller à l’autre bout de la planète pour ça. C’est comme si on avait découvert un autre pays, un univers parallèle. Il y avait celui qu’on connaissait depuis toujours : l’autoroute bruyante, peu agréable et sur laquelle on est pressé par un GPS qui retarde toujours le moment d’arriver. Et puis, il y avait le monde juste là, de l’autre côté du petit talus : un chemin magique avec nourriture et vêtements qui pendent des arbres, des gens disponibles et improbables, des histoires de dingues.

 

Rêve numéro 3 : trouver la joie, la donner (et insister)

 » Ce qui était à l’origine un défi lancé par deux mecs pleins de testostérone nous a fait nous rendre compte de la qualité qu’apportaient au voyage la nudité et surtout, le dénuement. N’avoir rien sur soi, à part un rêve, nous rendait vulnérables et dépendants de la solidarité des personnes rencontrées en chemin. Et c’est cette vulnérabilité-là, cette authenticité et cette simplicité imposées, qui nous ont permis de vivre des rencontres et des expériences hors du commun. Alors on s’est dit qu’on voulait continuer l’aventure et la partager avec le plus de gens possible. Pour cela, nous avons envoyé la petite vidéo de notre périple à un producteur. Il a fallu être carrément insistants avec la secrétaire, mais ça a marché. “Nus et culottés” était né.

 

Mouts et Nans, de « Nus & Culottés »

 

“ Depuis, nous sommes partis 23 fois pour réaliser nos rêves, toujours nus au départ, sans argent et avec nos petites caméras. Avec cette émission, on ne veut pas seulement amener les gens avec nous sur des chemins de traverse, on veut leur proposer de réveiller l’envie de vivre, l’envie de cultiver l’enthousiasme, d’aller chercher de la beauté et de l’espoir dans toute chose. Et même dans la pire “merde” au fond d’une décharge. Parce que, si on s’y penche avec un microscope, on verra que là où ça pue, il y a en fait plein de petites bactéries qui décomposent la matière pour la régénérer. Dans toute chose, je dis bien dans toute chose, même dans les plus grands drames, il y a de la vie. Bien sûr, ce n’est pas un chemin facile ; il faut travailler son karma, trouver la joie en soi… C’est du boulot et ce n’est jamais fini. Mais wouaahh, qu’est-ce que ça vaut le coup !

 

Rêve numéro 4 : rallier d’autres gens pour bâtir un empire

“ Mes rencontres en voyage, toutes denses et sincères qu’elles étaient, restaient cependant toujours éphémères. J’ai eu envie, à côté de “Nus & Culottés”, d’aller plus loin dans les relations humaines et dans la matière. Pour cela, je me suis dit qu’il me fallait rallier d’autres gens et bâtir un lieu de vie. C’est-à-dire un empire – une œuvre collective, désintéressée, immense, comme on ne peut pas en faire seul et comme on ne sait plus en faire dans nos sociétés. Je me suis tourné vers la vie en collectif.

 

La yourte dans laquelle habitait Guillaume Mouton à Ecolectif

 

“ Tout est allé très vite pour ma copine de l’époque et moi. Nous avons rapidement eu un coup de cœur pour Ecolectif, un écohameau implanté sur un domaine agricole de 46 ha situé en Haute-Garonne. Une journée porte ouverte début août 2013 et un parcours d’inclusion de quatre mois nous ont menés à une intégration du projet en décembre. On a acheté une yourte d’occasion qu’on a retapée, consolidée, entourée d’une terrasse… Et tous les matins du monde, nous nous sommes réveillés en face des Pyrénées, entourés de belles âmes.

Lire la suite de cette entrée »

Le 1° décembre 2 017, le château vient d’être racheté 500.000 euros par 6500 donateurs de 45 nationalités différentes

http://immobilier.lefigaro.fr/article/un-chateau-du-xiiie-siecle-en-peril-vendu-a-des-internautes_935ab968-d90f-11e7-ad04-0c665ca6a5c5/

 

 

Comment soutenir ce projet ?

Participez au rachat du plus romantique des châteaux : La Mothe-Chandeniers dans la Vienne.

 

 

Et si on adoptait un château ?

Voici une phrase lancée il y a 30 jours et pour laquelle un immense élan s’est constitué. Nous n’avons pas réussi à concrétiser ce rêve, mais aujourd’hui nous vous proposons un rêve encore plus fou ! Celui de participer au rachat du plus romantique des châteaux : La Mothe-Chandeniers dans la Vienne.

Et cette fois-ci sans enchère, puisqu’un accord a été trouvé avec le propriétaire.

Un concept créé et co-porté par :

Avec le précieux soutien de l’association des Amis de la Mothe-Chandeniers.

*   *   *

Le projet est une première en France : Dartagnans et Adopte un château, vous permettent de devenir les futurs multi-propriétaires d’un château !

Et c’est vous les donateurs qui déciderez de son avenir !

Inspiré par l’histoire à la fois romanesque, tragique et profondément ancrée dans son territoire de la Mothe-Chandeniers, Dartagnans, Adopte un château et l’association des Amis du château s’unissent pour proposer un grand projet de sauvetage du château. Il s’agit de rendre le château collectif, et de permettre aux amoureux d’en devenir les gardiens.

Racheté sous forme de SAS (Société par Action Simplifiée), chaque donateur sera actionnaire et donc co-propriétaire du château. Nous comptons créer une plate-forme dédiée qui permettra à chaque propriétaire de suivre l’avancée des travaux, les événements, les propositions de projets et de construire un véritable projet collaboratif et participatif.

Faire d’une ruine abandonnée une oeuvre collective c’est la meilleure façon de la protéger sur la durée.

 

 

Pourquoi la Mothe-Chandeniers ?

Le château de la Mothe-Chandeniers, connu dans le monde entier, est dans une impasse depuis de trop nombreuses années.

L’incertitude planant autour de l’avenir de ce château non-classé, le risque était trop grand de voir la Mothe-Chandeniers rachetée puis rasée par un promoteur.

Depuis 2016, un nouveau mouvement citoyen s’est créé autour de la Mothe-Chandeniers avec la création d’une association locale qui a sollicité notre aide pour trouver une solution pérenne.

C’est autour de ce projet de sauvetage, ancré dans son territoire, et des immenses possibilités de réhabilitation du lieu qu’Adopte un château et Dartagnans ont choisi de créer un projet collectif.

Devant l’urgence et les incertitudes, nous n’avons pas le droit de nous taire.

Tous ensemble sauvons le château de la Mothe-Chandeniers, afin de conserver la magie du lieu.

Lire la suite de cette entrée »

 

Un éco-hameau construit en Ardèche autour d’une école & du mouvement Colibris

 

 

Catégorie Eco-lieux

 

 

 

Un film de Jean-Claude Decourt

Ce documentaire approfondit les réflexions du film 1 et donne la parole à des femmes et des hommes qui pensent et vivent autrement.

Avec également des interventions de : Pierre Rabhi, Alain Dufranc, Sabine Rabourdin, Lydia Müller, Jean-Claude Besson-Girard, Miguel Benassayag, Françoise Gollain, jacques Grinevald, Isabelle Soccorsi, Jo Sacco, Fabienne Brutus, Jocelyn Patinel, Françoise Matricon, Serge Latouche …

 

Catégorie Films

 

 

 

Pour Enquêtes de régions
Reportage d’Emilie Rosso et Olivier Denoyelle – Montage : Stéphanie Bouix – mai 2015

 

Catégorie Eco-lieux

 

 

Eco-village : en avoir ou pas(Crédit image : Olivier Flumian)

Par Catherine Masoda et Olivier Flumian

 

Vivre dans un village écolo complètement autonome, nombreux sont ceux qui en ont rêvé, et certains commencent à passer à l’action. Après 3 ans d’étude de faisabilité du projet, Tera l’a fait.

Près du hameau de Lartel, sur la commune de Masquières, dans le Lot-et-Garonne, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Toulouse, la première maison-nomade est apparue. Elles devraient être une dizaine à terme pour constituer le premier éco-hameau expérimental. S’inscrivant dans la mouvance des communes en transition, celui-ci devrait être autonome pour l’énergie, pour le recueil de l’eau, sa filtration et l’assainissement des eaux usées et pour l’alimentation de ses habitants.  Il a aussi pour objectif de revitaliser des zones rurales dépeuplées en créant des activités économiques et culturelles utilisant une monnaie citoyenne locale mais aussi l’euro. L’ambition affichée est d’atteindre un niveau de 1800 personnes, en une fédération de 6 éco-villages regroupant chacun 10 éco-hameaux d’une dizaine de foyers chacun,  répartis sur différents territoires. Ce seuil de 1800 habitants est planifié de façon à pouvoir passer le seuil permettant les activités de petite industrie.

Le projet associatif est porté entre autre par une chercheuse de l’INRA Marie-Hélène Muller et un entrepreneur chevronné de l’économie sociale et solidaire mais aussi militant de la nonviolence, Frédéric Bosqué. Malgré les apparences, les personnes rencontrées sur les lieux, des hommes et des femmes de tout âge, n’ont vraiment rien d’une assemblée de doux dingues : s’ils sont sympas et accueillants, ils sont tout aussi déterminés et conséquents, et bien décidés à agir en toute légalité. L’inauguration de la première maison a eu lieu le 1er juillet, en présence des élus et des techniciens de la région Nouvelle Aquitaine, des élus du département du Lot-et-Garonne, de la Communauté de communes du Fumélois et de la mairie de Masquières.

Malgré les pancartes d’opposition aux projets, très visibles, de la part de 2 riverains, les membres de l’association témoignent avoir de bonnes relations avec le voisinage : une quinzaine de riverains sont déjà venus leur donner un coup de main pour l’installation de la première maison.

 

En marche vers l’autonomie globale

Ayant étudié différentes possibilités, les membres fondateurs ont choisi une maison sur pilotis : économique (15000 euros), elle s’assemble avec une visseuse et un marteau, une fois les pilotis montés. Etant sans fondation, elle ne demande ni permis de construire, ni terrain viabilisé : elle est aussi pensée pour se monter facilement dans les zones désertifiées et ne demande de la part des municipalités que d’engager des frais de viabilisation de terrain. Conçue tant pour les membres du projet que pour leur environnement, la démarche s’accompagne d’un volet économique consistant à fournir un revenu de base inconditionnel en monnaie citoyenne locale (revenu d’autonomie) aux éco-villageois avec des activités de production d’énergie (éolienne), de maraîchage, d’hébergement pour visiteurs ainsi que toute autre activité que les éco-villageois auront envie de développer. Différents projets sont déjà dans les cartons comme un café-restaurant et des formations agréées (construction de tout ou partie d’un habitat léger visant l’autonomie en eau,  énergie et alimentation et surtout fondation de nouveaux  éco-villages).

Une des idées centrales du projet est en effet de fournir un revenu de base inconditionnel (www.revenudebase.info), symboliquement fixé à un euro de plus que le seuil de pauvreté, soit 834 euros en 2016. Il permettra de subvenir aux frais de logement, d’approvisionnement énergétique, alimentaire et d’accès aux réseaux de communication. Il  laissera de la sorte la possibilité aux éco-villageois d’avoir une activité choisie dans le secteur marchand et/ou non marchand.  Le revenu de base inconditionnel sera versé en monnaie citoyenne locale. Le projet économique accueille aussi bien des célibataires que des familles (limitées toutefois dans un premier temps à un enfant). Autre innovation, la place des personnes âgées ou handicapées a même été prévue dans une limite de 15% pour pouvoir s’assurer d’une faisabilité économique.

 

Une gouvernance innovante

Et qu’en est-il de la gouvernance, clé de voûte mais aussi bien souvent pierre d’achoppement de tout système social alternatif ? La gouvernance se veut démocratique et c’est un fait que la démocratie est bien au cœur de toute la démarche. Ce n’est pas une démocratie figée mais une démarche toujours en expérimentation et réflexion, « parce qu’on sait bien que l’échec vient toujours d’un problème humain ». Ce qui est marquant dans les pratiques et les témoignages des personnes rencontrées, c’est le respect des différentes opinions (monnaie libre ou complémentaire, les options de gouvernance) et choix de chacun, avec une volonté de prendre en charge la résolution des inévitables conflits de manière non-violente.

Ainsi, chacun peut rejoindre le projet selon un niveau d’engagement qui lui convient : certains viennent juste donner un coup de main ou soutiennent économiquement pour la beauté du geste et de l’œuvre commune, d’autres habitent ou viennent habiter le voisinage, travaillant à mi-temps à l’extérieur, à mi-temps dans  le projet tandis que certains ont déjà tout lâché pour  vivre sur le futur éco-hameau.

Tera apparaît bien comme un apport original au vaste mouvement international de la Transition qui tente de dessiner les contours de ce que serait une société humaine résiliente du point de vue environnemental, économique, social et démocratique. Une société non-violente serait-elle possible comme alternative au désastre programmé ? C’est en tout cas ce que croient et essaient de construire de toute leur belle énergie les volontaires de Tera.

 

Si vous voulez soutenir leur initiative, vous pouvez faire un don défiscalisable sur leur site  pour financer les composantes de l’autonomie de votre prototype :

https://www.helloasso.com/associations/tera/collectes/test

Ecoutez ce qu’en disent les volontaires de Tera, ou les habitants locaux engagés dans le 1er chantier école:

Site de l’association : www.tera.coop

vidéo : Interwiew de Frédéric Bosqué

 

Source : http://www.pressenza.com/fr/2016/10/eco-village-en-avoir-ou-pas/

Catégorie Eco-lieux

 

 

Connaissez-vous le village de Saint-Pierre-de-Frugie situé en Dordogne? Il y a encore quelques saint-pierre-de-frugieannées, en 2008, ce village était touché par des problèmes récurrents à l’heure actuelle en France: l’exode rural et donc logiquement le vieillissement de la population. C’est le schéma classique qui une fois de plus se répétait, l’école avait été fermée par le rectorat, le travail manquait, le dernier commerce avait baissé son rideau pour ne plus jamais le rouvrir… Nos villages se vident, se meurent, ce qui arrivait malheureusement à Saint-Pierre-de-Frugie.

Mais cela, c’était en 2008, depuis les choses ont bien changé, à l’heure actuelle les demandes se multiplient pour trouver une maison à acheter sur la commune, et chaque jour celles-ci sont plus nombreuses. Un changement magnifique que l’on doit au nouveau maire, Gilbert Chabaud, qui a pris le pari de faire passer son village au 100% bio.

Pour le Maire, il n’y avait pas beaucoup de solutions pour sauver le village, et a décidé de tout miser sur le bio et l’écologie. Cela a commencé avec un vote du conseil municipal pour interdire l’usage des pesticides et des traitements phytosanitaires qui sont reconnus comme étant dangereux et cancérigènes, je ne peux que vous inviter à voir (ou revoir) cet excellent opus de Cash Investigation sur le sujet pour balayer les derniers doutes qui pourraient subsister. Les résultats ne se sont pas fait attendre, la nature a vite repris ses droits, avec le retour des papillons, des insectes pollinisateurs, et de bien d’autres qui font la richesse de la nature.

Seconde idée du Maire qui décidément est relativement prolifique dans le domaine, la création d’un « jardin partagé ». Chaque habitant pouvait à loisir se rendre dans celui-ci pour découvrir la permaculture, pour participer et même pour pouvoir profiter de ses bienfaits, c’est à dire qu’ils pouvaient repartir avec les fruits et légumes produits.

Troisième idée, profiter du « potentiel touristique de la commune », car cette dernière avait une chance, il y avait de la place, notamment des zones humides que la Mairien a racheté au nom de l’éco-tourisme. Ce sont donc neuf sentiers de randonnée qui ont vu le jour, ce qui a bien fonctionné puisque les touristes sont arrivés! Du coup, la quatrième idée pouvait être lancée: la création d’un gîte rural pour accueillir les touristes.

Le village avait déjà bien changé, les espoirs étaient récompensés grâce à un maire fantastique qui a su prendre les bonnes décisions. Et puisque cela fonctionnait, alors autant aller encore plus loin, ce que le village a fait, en rouvrant les portes du bistrot, et pas uniquement pour l’accueil ou offrir des services aux touristes, un bistrot, cela fait revivre un village et réuni les habitants. Juste après, c’est une épicerie bio qui a levé son rideau, celle-ci alimentée par les producteurs de la région.

Il ne restait qu’un seul problème, et pas des moindres, l’école qui restait fermée, l’éducation nationale s’opposant à l’ouverture d’une classe pour le peu d’élèves qu’il y avait. Mais c’est sans compter sur la volonté du Maire qui y tenait vraiment, et au vu de tout ce qu’il avait fait depuis 2008, peu de doutes sur le fait qu’il réussisse… Alors il a soutenu une institutrice qui souhaitait ouvrir une école Montessori. Pari gagnant, cela fonctionne, et le nombre d’élèves à l’heure actuelle est de 20!

L’un des derniers projets du Maire Gilbert Chabaud est d’envergure, et il compte bien parvenir à le réaliser dans l’avenir: l’autonomie énergétique de son village, un pari fou, un pari magnifique!

C’est une très belle aventure qu’a connu ce village, moins de 8 ans et le petit monde de Saint-Pierre-de-Frugie a totalement changé grâce à un Maire comme il devrait y en avoir beaucoup, qui a su montrer qu’il y avait de l’avenir avec le bio, et que la dépopulation peut être inversée.

Maintenant, si vous souhaitez aller un peu plus loin encore, vous pouvez vous rendre sur le site du village.

 

saint-pierre-de-frugie_bourgSource de l’image: Wikipedia

 

Maintenant, si vous connaissez un village qui lui aussi connaît ce qu’a connu Saint-Pierre-de-Frugie, si vous connaissez des initiatives, si vous habitez l’un de ces villages, alors n’hésitez pas à laisser un commentaire, nombre de personnes souhaitent changer de vie, retrouver la ruralité, vivre mieux.

Bien sûr, nul doute que les maisons ne sont pas chères dans certains de ces villages, mais tous n’ont pas les moyens d’en acheter une, et à l’heure actuelle, prendre un crédit est plus que déraisonnable, donc si vous avez également connaissance de locations dans l’un de ces villages, merci de nous en informer également, il y aura toujours des preneurs!

http://lesmoutonsenrages.fr/2016/09/22/il-y-a-toujours-de-lespoir-un-petit-village-de-dordogne-revit-grace-au-bio/

Catégorie Eco-lieux

 

 

Qui sommes-nous ?

 

 

 

 

 

Notre mission

D’ici à 10 ans cet Éco-Village expérimental aura

  • Relocalisé 85% de la production vitale à ses habitants ;

  • Abaissé l’empreinte écologique de cette production à moins d’une planète ;

  • Valorisé cette production en temps et en euro via une monnaie citoyenne locale ;

  • Émis cette monnaie citoyenne sous la forme d’un revenu d’autonomie inconditionnel ;

  • Permettant ainsi à ses habitants de pouvoir choisir leurs activités.

 

Les actions de notre association

TERA, une expérimentation qui se construit ici et maintenant !

Dans le sud-ouest, durant 20 mois, sur 12 ha dont 6 de bois et 6 de terres bio, nous allons créer une coopérative intégrale.

Elle a pour but de constituer un patrimoine de communs productifs afin de concevoir, fabriquer et assembler toutes les composantes de cet ÉcoVillage expérimental. Ceux-ci permettront d’assurer 12 effets d’usage vitaux à ses habitants :

* Se loger & se nourrir sainement ;
* Renouveler l’énergie & l’eau que l’on consomme ;
* S’informer librement & se déplacer facilement ;
* Préserver nos communs & en optimiser l’usage ;
* Étendre nos libertés individuelles & constituer de justes règles entre nous ;
* Bien Vivre & vivre ensemble.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez ci-dessous regarder les deux parties de notre conférence à l’École des Mines de Nantes

 Les 5 piliers de la métamorphoses 1/2

Les 5 piliers de la métamorphoses 2/2

 

Le projet Eco-Nature : un chantier-formation de 400 heures, un prototype de maison démontable et autonomes, des animations pendant 1 an

Le 1er juillet a été lancé  le projet Econature, en même temps que l’inauguration de la maison-nomade de notre ami Yves, enfin montée sur notre site.

 

 

 

De quoi s’agit-il?

  • un chantier-formation de 400 heures, à l’autonomie énergétique et à l’écoconstruction, financé par la Région et le Département (programme) : 6 volontaires de l’association seront formés, avec 6 demandeurs d’emploi ou jeunes du territoire.

  • La construction d’une nouvelle maison nomade, avec ses composantes de l’autonomie, qui servira de gîte de démonstration

  • Des animations pendant un an organisées avec des partenaires du territoire, pour valoriser les patrimoines naturels, humains et productifs.

… Il nous manque encore le financement du matériel de l’autonomie énergétique et une partie des frais de fonctionnements:  22000 euros!  Une collecte est lancée! Merci chaleureusement si vous pouvez y contribuer, si vous pouvez faire passer le message autour de vous, pour que nous puissions faire ensemble ce nouveau pas. C’est ici: https://www.helloasso.com/associations/tera/collectes/test

Siège social : Domaine du Tilleul, Lartel 47370 Masquières

Site internet : http://www.tera.coop

Catégorie Eco-lieux

 

Une entreprise californienne doit bientôt inaugurer un village très particulier. En effet, les habitants auront la possibilité de produire à la fois leur énergie et leur nourriture tout en recyclant leurs déchets et leurs eaux usées. Bienvenue à Regen, le village autosuffisant !

 

 

ReGen Villages est une entreprise immobilière basée en Californie (États-Unis) qui tente de répondre aux problèmes humains globaux qu’elle a elle-même identifiés comme étant le changement climatique, la surpopulation ou encore le manque de terres arables, entre autres.

ReGen Villages s’est associée au cabinet d’architecture Effekt situé au Danemark, afin de concevoir le prototype d’un village autosuffisant où une communauté s’établirait de façon autonome. Ressemblant plutôt à un quartier qu’à un village digne de ce nom, le projet doit être inauguré en 2017 dans la ville d’Almere, située à une vingtaine de minutes d’Amsterdam.

Côté architecture, le projet repose sur cinq points importants. Les architectes ont eu pour mission de réfléchir à la construction de maisons à énergie positive, à la production alimentaire biologique à haut rendement, à la manière d’obtenir des énergies renouvelables, ou encore au recyclage des déchets et au filtrage des eaux. Enfin, il s’agit également de s’intéresser à la responsabilisation des communautés locales. Le projet s’inscrit naturellement dans le cadre du développement durable et de la cohésion sociale autour de la vie en communauté.

« On prévoit des tonnes de nourriture bio chaque année – des légumes, des fruits, des noix, du poisson, des œufs, du poulet, des produits laitiers et des protéines issus de tout petits animaux » indique James Ehrlich, PDG de ReGen Villages, pour le site américain Fast Company.

L’autonomie alimentaire reposera sur une variété impressionnante de denrées qui seront disponibles après l’application de différentes techniques agricoles comme l’aéroponie, l’aquaponie ou encore la permaculture. Il s’agit ici d’atteindre un haut rendement en consommant le moins d’eau et d’énergie possible, et de baser le système sur une approche bio.

Un système de tri et de recyclage sera mis en place, tandis que les déchets organiques ménagers seront transformés en biogaz et en nourriture destinée aux animaux d’élevage. Les excréments de ces mêmes animaux devront servir comme engrais pour les cultures. La production alimentaire animale et végétale nourrira les habitants tandis que leurs déchets retourneront alimenter ce cercle vertueux et semble-t-il, infini.

Le gaspillage sera évidemment proscrit puisque l’eau elle-même sera réutilisée après filtrage, qu’il s’agisse des eaux usées ou des eaux de pluie. Quant à la production d’électricité, elle se fera par l’exploitation de panneaux photovoltaïques ainsi que d’éoliennes. La biomasse viendra compléter ce parc énergétique durable et donnera la capacité aux habitants d’utiliser des voitures électriques rechargées sur un parking prévu à cet effet.

Avant même de mettre au point le prototype néerlandais qui comptera une centaine de maisons sur une surface de 15.500 m2, les concepteurs pensent déjà à divers projets similaires adaptés à des zones du globe au climat difficile (Moyen-Orient) ou encore à des endroits qui subiront une importante hausse de la population dans les années à venir, par exemple les campagnes indiennes ou encore l’Afrique subsaharienne.

« Si nous continuons à construire le même genre de banlieues [qu’auparavant] en Inde ou en Afrique, la planète ne va pas suivre » explique James Ehrlich.

 

 

Sources : We DemainInhabitat  http://citizenpost.fr

Catégorie Éco-lieux

 

 

Un lieu vraiment tentant !

 

Catégorie Permaculture

 

 

Un rêve qui devient réalité

 

 

 

Catégorie Éco-lieux

 

POUR SOUTENIR LE SITE
LES COMMENTAIRES
Catégories
Archives