Archive pour la catégorie ‘VEGETAUX’

 

Toute la beauté de la pollinisation,  dans un petit film de 4 minutes ….

 

La beauté de la pollinisation

 

Catégorie Nature

 

 

Ni animal ni végétal, le champignon recèle de nombreux mystères. Sous terre, se cache l’essentiel de son corps : de gigantesques réseaux de filaments qui lui permettent d’échanger des nutriments avec les arbres et les plantes. Les champignons sont essentiels à la vie sur terre. Filip Eremita, photographe et « fervent amateur de champignons », cherche à montrer, à travers ses clichés, leur beauté singulière.

 

Champignons

 

Champignons

 

 

« J’essaie de montrer comment quelque chose de si petit, caché dans les buissons, peut être aussi beau. Les champignons sont souvent négligés, mais si l’on prend le temps de s’aventurer, pas à pas, dans les bois, ils peuvent révéler leur beauté. »

 

Champignons

 

Champignons

 

Champignons

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Recréer une forêt primaire en utilisant des espèces d’arbres endémiques du Tarn, comme on pouvait en trouver il y a près de 13 000 ans, voici l’audacieux projet écologique dans lequel se sont lancés deux tarnais, pour plus de biodiversité.

 

 

 

Le Projet Silva

Connu sous le nom de Projet Silva, celui-ci a pour objectif de recréer une forêt aussi riche qu’à la dernière période glacière avec la plantation de 30 000 arbres (incluant des espèces endémiques du Tarn, comme on pouvait en trouver il y a 13 000 ans) sur une surface d’un hectare, à proximité de la commune du Garric, au nord d’Albi. Derrière cette initiative écolo, on retrouve Yann Roques, historien-archéologue, et Alexandre Leuger, réalisateur.

Pour cet ambitieux pari, les deux tarnais vont utiliser une méthode de reforestation popularisée par le botaniste japonais Akira Miyawaki. Comme l’a expliqué Yann Roques : « C’est plus dense, là où une forêt classique compte un millier d’arbres maximum par hectare, la nôtre en comptera au moins 30 000 et la sélection se fera naturellement ».

 

Objectif : endiguer la baisse de la biodiversité en France

La forêt accueillera quelques 44 essences d’arbres différentes (notamment des chênes verts et des peupliers noirs), et son sol restera vierge et entretenu sans produits chimiques. Une initiative destinée à offrir de nombreux abris à la faune locale et à démontrer qu’il est possible d’endiguer la baisse de la biodiversité en France.

À terme, cette forêt indigène devrait produire quelques 750 tonnes d’oxygène par an, ce qui permettra de compenser la pollution générée par plus de quatre millions de kilomètres effectués en voiture. Une cagnotte Leetchi a été mise en place afin d’obtenir les 65 000 euros nécessaires à la plantation des arbres et à l’entretien de la forêt.

 

Source : https://dailygeekshow.com/projet-silva-tarn-foret-indigene-biodiversite/

Catégorie Végétaux

 

 

Les cultures tomberaient moins malades sans les pesticides censés les protéger. Une révélation aux accents de révolution.

 

En plus de nuire à la santé et à l’environnement, les pesticides seraient moins efficaces que le bio pour lutter contre les maladies des cultures. Telle est la conclusion surprenante de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l’université de Rennes. Une nouvelle victoire qui pourrait faire date.

 

Source : Shutterstock

 

Jusqu’alors, la société s’accommodait des risques des pesticides au prétexte qu’ils permettaient de protéger nos cultures et donc, de garantir une alimentation pour tous. Seulement voilà, désormais, même cet argument semble s’effondrer.

C’est du moins ce que nous apprend un article de la revue Nature Substainabilitydont le site Novethic se fait l’écho, en citant notamment cette conclusion de l’Inra :

« En utilisant deux méta-analyses distinctes, nous démontrons que par rapport aux systèmes de cultures conventionnels, l’agriculture biologique favorise la lutte antiparasitaire. »

Vous avez bien lu : on lutterait mieux contre les parasites en se passant des produits chimiques censés lutter contre les parasites… Une révélation qui bouleverse les vieilles certitudes.

« Les systèmes de culture conduits en agriculture biologique subissent des niveaux d’infestation par des agents pathogènes plus faibles que ceux conduits en agriculture conventionnelle. »

(On entend par agents pathogènes des bioagresseurs de types champignons et bactéries.)

Et si les plantes adventices (mauvaises herbes) sont plus présentes en bio que dans le conventionnel, cela ne doit pas être perçu comme un point négatif, ces adventices permettant, selon ces chercheurs, de « mieux lutter contre les maladies et les ravageurs » (insectes et acariens). Résultat : le bio ne serait pas plus victime des ravageurs que l’agriculture conventionnelle grâce à ces herbes dites mauvaises mais, heureusement, épargnées par l’absence de pesticides.

 

Source : Shutterstock

 

Ces conclusions, comme le souligne l’étude, « ouvrent des perspectives d’intérêt pour réduire l’utilisation de fongicides ou d’insecticides de synthèse sans pour autant augmenter les niveaux d’infestation des pathogènes et des ravageurs. »

Voilà qui ne laisse plus beaucoup d’arguments aux défenseurs du tout pesticide. Pourvu que ces révélations donnent un nouveau gros coup de pouce à une agriculture bio déjà en plein essor et pourvu qu’elles incitent nos politiques à légiférer en faveur d’un abandon rapide des pesticides.

Pour en savoir plus, lire l’article de Novethic.

 

Via : https://positivr.fr/pesticides-moins-efficaces-que-le-bio-contre-maladies-inra/

Catégorie Permaculture

 

 

Une imperceptible pulsation chez les arbres a été découverte en octobre 2017 grâce à une équipe de biologistes du Danemark.

Les arbres et leurs mystères n’en finissent pas d’émerveiller. Après les arbres « timides » qui évitent de se toucher, les arbres interconnectés qui communiquent entre eux, ou encore les arbres qui pratiquent l’allaitement, voici l’incroyable découverte de scientifiques : les arbres auraient eux aussi un « battement de cœur ».

Le 20 avril dernier, un article du très sérieux site internet New Scientistdétaillait les résultats d’une recherche tout à fait fascinante : les arbres auraient une sorte de « battement de cœur » si lent qu’aucun scientifique ne l’avait remarqué jusqu’à présent.

 

Crédit photo : Todd Quackenbush – Unsplash

 

Il y a encore peu, les biologistes étaient persuadés que l’eau circulait à travers les branches des arbres grâce à un phénomène appelé l’osmose : l’eau aspirée dans les racines alimentant le flux ascendant de la sève brute jusqu’aux parties aériennes. C’était sans compter sur Andras Zlinszky et sur son équipe d’experts en biosciences à l’Université d’Aarhus au Danemark.

 

Crédit photo : David Vig – Unsplash

 

Il explique à New Scientist les résultats d’une étude menée en 2017:

“Nous avons découvert que la plupart des arbres ont régulièrement des changements périodiques de forme, synchronisés à travers toute la plante et plus courts qu’un cycle jour-nuit, ce qui implique des changements périodiques de la pression de l’eau.”

En d’autres termes, durant la nuit, les branches des arbres semblent bouger de haut en bas d’un centimètre et demi environ, se contracter, se dilater et pomper essentiellement de l’eau des racines vers les feuilles, à l’instar de notre cœur chargé de pomper le sang et de le diffuser dans notre corps.

 

Crédit photo : Matt Artz – Unsplash

 

La différence réside dans le fait que, contrairement à notre corps doté d’un pouls régulier, celui des arbres est beaucoup plus lent et ne bat qu’une fois toutes les deux heures environ. Le pouls humain régule la pression sanguine, tandis que celui des arbres régule la pression de l’eau qui circule en eux.

Ces observations ont eu lieu de nuit, dans des serres, afin d’écarter l’influence du soleil et du vent sur le mouvement des branches. À l’heure actuelle, cette équipe de biologistes n’est toutefois pas en mesure d’expliquer comment fonctionne concrètement ce mécanisme de pompage.

 

 

L’une de leurs théories explique que le tronc pourrait compresser l’eau en la poussant vers le haut de l’arbre à travers le xylème, un tissu végétal formé de fibres ligneuses et de vaisseaux amenant la sève brute, l’eau et les nutriments aux branches et aux feuilles.

Une recherche absolument passionnante que vous pouvez retrouver en intégralité et en anglais ici.

MàJ 17/05/2018 : L’Université d’Aarhus se trouve au Danemark et non aux Pays-Bas.

Lire aussi : L’intelligence des arbres expliquée par « Et tout le monde s’en fout ». (VIDÉO)

 

Source : https://positivr.fr/decouverte-recherche-scientifique-battement-coeur-arbres/?utm_source=actus_lilo

Catégorie Végétaux

 

 

Le miracle, c’est Don José Carmen Garcia Martinez qui, avec son amour pour les plantes, les paroles qu’il leur adresse et d’anciennes recettes aztèques, a réussi à cultiver des légumes géants. Il a produit ainsi des choux de 45 kg, des pieds de maïs de 5 m. de haut, des feuilles de blette de 1,5 m. de long, 7 à 8 courges par pied (1 à 2 habituellement), 110 tonnes d’oignons par hectare (16 tonnes normalement).

 

Editions Clair de Terre

extraits…

« J’ai commencé par m’asseoir auprès des plantes, je me suis mis à les observer. Puis je leur ai demandé de m’aider. Les plantes, comme tout ce qui vit, ont une forme d’intelligence qui leur permet de communiquer avec nous, il suffit de les écouter. Parfois, pendant la nuit, je sens que mes plantes ont soif, alors je marche jusqu’à mon champ, et je les arrose jusqu’à ce qu’elles soient satisfaites ».

« C’est absurde d’appliquer à la lettre les conseils d’arrosage, car, comme les hommes, chaque plante est différente ».

« Les hommes n’ont pas tous des affinités avec les plantes, et les plantes avec les hommes.C’est une question de compatibilité, comme les rhésus sanguins entre les êtres humains. Les plantes elles-mêmes peuvent se regrouper par affinité, en fonction de leurs énergies. Par exemple, on peut marier le haricot rouge et le maïs parce que ce sont des plantes qui s’entraident. Mais d’autres peuvent se combattre, comme la mangue et l’avocat, et même s’entretuer ».

« Si l’énergie d’une plante se heurte à la nôtre, la plante peut préférer mourir plutôt que de nous accepter. Certains par contre sont nés avec des dons pour cultiver, et s’entendent bien avec un grand nombre de plantes. On dit alors qu’ils ont la main verte ».

« Quant à moi, certaines plantes m’acceptent, d’autres pas : celles-là, je n’ai pas le droit de les cultiver ».

 

Pour voir le film : http://www.blueman.name/Des_Videos_Remarquables.php?NumVideo=1633

 

Un extrait de présentation :

 

Catégorie Végétaux

 

 

 

Catégorie Végétaux

 

 

C’est le genre de découverte qui marque la carrière d’un scientifique : au cœur de la nature sauvage, en Italie, trône l’arbre le plus ancien d’Europe connu à ce jour.

 

Crédit photo : Gianluca Piovesan

 

Sur une colline du plus grand parc national d’Italie, le Pollino, se dresse fièrement le plus vieil arbre d’Europe. Des scientifiques ont récemment fait la découverte de ce spécimen, un pin d’Heldreich, encore plus ancien que l’Adonis, un arbre de 1075 ans qui pousse en Grèce.

Dans les montagnes du parc national de Pollino, au sud de Naples, une équipe de scientifiques recherchait des vieux arbres. Ce parc sauvage, le plus grand du pays, compte quelques petits villages à l’intérieur de ses frontières, mais la nature peut y être particulièrement rude.

 

Crédit photo : Gianluca Piovesan

Les chercheurs y menaient un sondage de trois ans dans l’espoir de mieux comprendre le vieillissement et la sénescence (le processus de ralentissement de l’activité vitale) dans les forêts, ainsi que les changements dans le paysage au fil du temps.

C’est sur les hauteurs d’une colline qu’ils ont découvert un pin d’Heldreich qui semblait encore plus vieux que les autres.

Difficile pour les scientifiques de déterminer son âge de prime abord, c’est en examinant l’intérieur qu’ils découvrent que son noyau a commencé à se désintégrer. Mais en utilisant la datation au carbone 14 et en examinant les anneaux des racines de l’arbre, ils ont pu découvrir en quelle année le premier anneau de l’arbre se serait formé : 789.

Cela fait de cet arbre de 1230 ans, baptisé Italus, le plus ancien arbre daté scientifiquement en Europe à ce jour. Maxime Cailleret, de l’Institut Fédéral de Recherches sur la Forêt, la Neige et le Paysage en Suisse, explique :

« Étudier des arbres pluricentenaires est immensément important afin de mieux prédire les répercussions futures du changement climatique sur les écosystèmes des forêts. »

 

Crédit photo : Gianluca Piovesan

Prochain objectif des chercheurs : comprendre la reprise de la croissance d’Italus ces dernières années.

Il ne vous reste plus qu’à aller vous balader dans le parc de Pollino pour observer cet arbre majestueux de vos propres yeux.

 

Source : https://positivr.fr/pin-italus-italie-plus-vieil-arbre-europe-1230-ans/?utm_source=actus_lilo

Catégorie Végétaux

 

 

Ajout à l’article du 24 septembre 2016

 

 

 

De plus en plus, on entend parler des grandes multinationales agricoles comme Monsanto ou DuPont et Dow ainsi que de leur monopole sur le marché des graines, et surtout des scandales et abus qui en résultent. Ce monopole est en passe de changer avec l’application prochaine d’une nouvelle loi votée par le Parlement européen autorisant la “reproduction végétale de matériel hétérogène biologique”.

 

LA FIN D’UN MONOPOLE

Cela fait maintenant 37 ans que les grandes multinationales agricoles comme Monsanto ont le monopole de la vente de graines dans les marchés mondiaux. En effet, en 1981, a été votée une loi interdisant la vente de graines ne figurant pas sur les catalogues officiels de ventes élaborés par le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (Gnis), comprenant à l’heure actuelle plus de 3 000 variétés de légumes. Cette loi avait été votée pour préserver la santé des consommateurs. En effet, les graines cataloguées doivent au préalable passer une batterie de tests, mais elles devaient également avoir un apport de plus par rapport aux autres graines auparavant inscrites dans le catalogue.

Or, pour qu’un agriculteur puisse voir ses graines inscrites dans ce catalogue, il devait verser des sommes exorbitantes (entre 6 000 et 15 000 €) que peu de petits agriculteurs peuvent se permettre de dépenser, ce qui a laissé le monopole aux grandes multinationales. Mais cela va changer car une nouvelle loi a été votée le 26 avril 2018. Elle autorisera la vente de semences issues des agriculteurs bio d’ici 2021.

 

 

UN GRAND PAS VERS LA BIODIVERSITÉ DES RÉCOLTES

Cette nouvelle loi va permettre de revitaliser la biodiversité mais aussi notre alimentation. L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture a récemment fait le constat suivant : seulement 12 espèces végétales et 5 espèces animales forment les trois quarts de notre alimentation actuelle. La communauté espère qu’avec cette nouvelle loi, les consommateurs auront un accès à une plus grande variété de fruits et légumes.

Les agriculteurs bio, n’ayant ainsi plus de frein financier, pourront proposer leurs propres variétés de graines biologiques à la vente. Ces graines seront directement issues des récoltes bio et donc seront moins nocives pour les consommateurs. Une grande avancée pour le soutien de l’agriculture biologique.

 

Source : https://dailygeekshow.com/agriculteurs-vente-graines/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2018-05-02

 

 

 

 

Article du 24 septembre 2016

 

IMMENSE VICTOIRE POUR LES ASSOCIATIONS – LES SEMENCES ANCIENNES NE SERONT PLUS INTERDITES EN FRANCE

 

Immense victoire pour les associations : les semences anciennes ne sont plus interdites en France !

 

Un grand merci aux Députés français !!!

Victoire de la Loi Biodiversité

Communiqué de nos amis d’Intelligence Verte   :

La Loi « Biodiversité » est une
victoire pour la biodiversité
des semences cultivées

Les variétés du domaine public
enfin libérées du carcan du
« catalogue officiel »

Mercredi 20 juillet, l’Assemblée nationale a définitivement voté la loi « pour la reconquête de la biodiversité », après deux années de procédure législative et de nombreux revirements dans le contenu des dispositions législatives.

En tout état de cause, la loi donne une véritable bouffée d’oxygène à la biodiversité cultivée, par le biais d’un article 4 quater qui a lui-même connu de nombreuses vicissitudes, et qui est finalement devenu l’article 11 de la loi.

(…)

Cela signifie que toutes les associations Loi 1901 pourront désormais donner, échanger et vendre des semences de variétés du domaine public *, qu’elles soient inscrites ou non inscrites au « catalogue officiel », à des jardiniers amateurs. Seules les exigences sanitaires de la réglementation sur le commerce des semences resteront applicables.

De nombreuses associations vont pouvoir bénéficier de ces dispositions et les petites entreprises qui ne pourraient jouir de cette dérogation seront amenées à créer des associations pour distribuer des variétés « hors catalogue ».

Les jardiniers vont désormais avoir accès à une gamme très étendue de graines, aux goûts, aux formes et aux couleurs bien plus diversifiées qu’auparavant. Il faut espérer que cette biodiversité se répandra très vite dans tous les potagers de France et d’ailleurs.

Pour mémoire, ces dispositions nouvelles interviennent dans un contexte d’érosion galopante de la biodiversité agricole.

En un siècle seulement, 90% des variétés traditionnellement utilisées par les paysans à l’échelle de la planète ont déjà disparu de nos champs et de nos assiettes, selon la FAO  .

(…)

Pour lire la totalité, cliquer ICI  

https://www.terresacree.org/actualites/1643/actualite-immense-victoire-pour-les-associations-les-semences-anciennes-ne-sont-plus-interdites-en-france-126629

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Catégorie Végétaux

 

 

 

 

Catégorie Environnement

 

 

Un guaimaro, immense arbre tropical, le 28 février 2018 à Dibulla, en Colombie AFP – Luis ACOSTA

 

Sur une planète menacée par le réchauffement, le guaimaro, immense arbre tropical vénéré des anciens, renaît peu à peu en Colombie. Doté de propriétés étonnantes, dont sa capacité à solidifier le gaz carbonique dans le sol, ce géant préserve le climat.

« Sans arbres, il n’y a pas d’eau et sans eau, il n’y a pas d’arbre! Les gens coupent, brûlent pour cultiver, pour le bétail. Le bois se raréfie, les rivières s’assèchent », déplore Manuel Duran, 61 ans.

D’une main lasse, ce paysan ôte son chapeau de paille et essuie la sueur de son front, sous le soleil implacable de la forêt tropicale sèche de Dibulla, au pied des montagnes de la Sierra Nevada de Santa Marta (Guajira, nord-est).

A plus de 900 km de là, à Medellin, ville très affectée par la pollution, des experts du monde entier sont réunis au chevet de la planète: la Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) va rendre les 23 et 26 mars son diagnostic sur l’état de la faune, de la flore et des sols.

 

Des fermiers transportent des boutures de guaimaro pour les planter, le 28 février 2018 à Dibulla, en Colobmie (AFP - Luis ACOSTA)Des fermiers transportent des boutures de guaimaro pour les planter, le 28 février 2018 à Dibulla, en Colobmie (AFP – Luis ACOSTA)

 

Conscient des dégâts causés par une agriculture irraisonnée, Manuel Duran, qui est né dans les marais du fleuve Magdalena, au coeur du pays, mais a été déplacé par la guerre, s’intéresse à un programme de reboisement dont le guaimaro est emblématique.

« Le guaimaro est un arbre magique! », explique à l’AFP Daisy Tarrier, 39 ans, directrice d’Envol Vert, ONG franco-colombienne à l’origine du projet. Enthousiaste, elle en détaille les qualités et celles de son fruit, sorte de baie orangée riche en nutriments.

– Un arbre ancestral –

 

Daisy Tarrier, directrice d'Envol Vert, une ONG franco-colombienne à l'origine du projet de reboisement du guaimaro, lors d'une interview avec l'AFP, le 28 février 2018 à Dibulla, en Colombie (AFP - Luis ACOSTA)Daisy Tarrier, directrice d’Envol Vert, une ONG franco-colombienne à l’origine du projet de reboisement du guaimaro, lors d’une interview avec l’AFP, le 28 février 2018 à Dibulla, en Colombie (AFP – Luis ACOSTA)

 

Le Brosimum alicastrum pousse du Mexique au Brésil. Selon les pays, il est appelé guaimaro, ramon, campeche, ojoche, mewu, etc. ou en français noyer maya. Pour cette civilisation pré-colombienne, il était aussi essentiel que le maïs, et le reste pour nombre d’indigènes. Mais beaucoup de paysans en ont oublié les qualités.

Afin de raviver un savoir précieux contre la malnutrition, Envol Vert organise des ateliers de cuisine: « le fruit contient autant de protéines que le lait, quatre fois plus de potassium que la banane, autant de fer que les épinards, quatre fois plus de magnésium que le haricot rouge », autre aliment de base en Amérique latine.

 

Un cours de cuisine pour apprendre à faire des galettes à partir de la poudre de graines du guaimaro, le 28 février 2018 à Dibulla, en Colombie (AFP - Luis ACOSTA)

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  • Erica dans Les déviations Vidéos – Ariane  Il s'agit de Ariane Dubois http://www.programme-television.org/news-tv/Visites-privees-France-2-Le-grain-de-folie-d-Ariane-Dubois-4367209 Et son livre : son livre Pétage de plombs chez François Ier (Éditions
  • Jourdes dans Les déviations Vidéos – ArianeOù puis-je trouver ses livres et quel est le nom de famille et d’auteur d’Ariane. Merci par avance.
  • Le hir dans Michelle Brémaud – GuérisseuseBonjour Mme brémaud, Je m'appelle Sébastien le hir. J'ai pris connaissance de votre travail(et de votre don) avec internet notamment
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  • visee dans A DEUX PAS DE CHEZ MOI …superbe... envoûtant... à se demander pourquoi l'humain s'acharne t-il tant à tout démolir merci pour ce moment
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