Archive pour la catégorie ‘VEGETAUX’

 

 

Les sons de la forêt comprennent : le gazouillis des oiseaux, le bourdonnement des cigales, la gouaille de gibbons. Mais dans le fond est le son presque toujours présent d’une tronçonneuse, venant des bûcherons illégaux. Topher White, ingénieur, dévoile une manière simple, évolutive pour arrêter cette déforestation brutale, qui commence avec votre vieux portable.

Source : https://www.ted.com/talks/topher_white_what_can_save_the_rainforest_your_used_cell_phone?language=fr#t-170236

Catégorie Végétaux

 

 

 

Les belles forêts de feuillus morvandelles laissent peu à peu place à des monocultures de pins douglas, prisés par l’industrie du bois. Pour lutter contre cet enrésinement, un groupement forestier de 530 associés gère en sylviculture douce les parcelles de hêtres, chênes, et autres merisiers qu’elle a achetées.

 

  • Autun (Saône-et-Loire), reportage

Un peu à l’écart de la route, après la sortie d’Autun, les silhouettes vert foncé des douglas s’alignent, identiques et bien rangées. À côté de la voiture, un tas de grumes, identiques et bien rangées. Entre les deux, un paysage désolant de sol à nu, envahi par la broussaille. Les taches roses de jolies digitales n’arrivent pas à égayer l’ambiance. Lucienne Haese, ancienne présidente de Autun Morvan écologie, fondatrice et ancienne cogérante du Groupement forestier pour la sauvegarde des feuillus du Morvan (GFSFM), ne décolère pas. « Le Morvan devient une usine à bois, fulmine-t-elle. Ils coupent ras les feuillus pour planter des monocultures de douglas ! » Jacques Gorlier, cogérant du GFSFM, examine une pile de troncs. « Du hêtre, du chêne, du châtaignier et même du merisier. Les camions ont déjà dû en sortir quelques-uns. Avant, on avait un chantier comme ça tous les cinq-six ans ; maintenant, c’est partout. »

Au début du XIXe siècle, la forêt, qui couvrait une bonne part des collines morvandelles, était principalement constituée de chênaies-hêtraies. Les résineux sont apparus dans le paysage durant les années 1970. Aujourd’hui, le taux d’enrésinement dépasse 50 %. « Dans les années 1960, l’État a subventionné les plantations d’arbres à pousse rapide, comme les douglas. Résultat, la Caisse d’épargne a enrésiné 2.300 hectares de forêt, notamment sur la commune d’Arleuf (Nièvre) et Axa assurances 900 hectares en Côte-d’Or, dans des secteurs très paysagers », raconte Lucienne Haese. Depuis, ces investisseurs institutionnels ont revendu, mais les parcelles de douglas sont restées, stimulées par la demande. « Deux très grandes scieries sont installées en Bourgogne : Sougy, à Sougy-sur-Loire (Nièvre), et Fruytier, à La Roche-en-Brenil (Côte-d’Or), pointe Jacques Gorlier. Ils passent quasiment 2.000 mètres cubes de bois par jour et ne prennent que du résineux ».

 

La monoculture de douglas colonise les forêts de feuillus.

 

Les parcelles de douglas sont souvent cultivées de manière intensive. « En futaie régulière, les rotations durent vingt à quarante ans, explique Tristan Susse, expert forestier. À l’issue d’un cycle, la parcelle est rasée. » Les conséquences de ces coupes rases sont désastreuses. « Les habitats de la faune et de la flore sont détruits. Le ramassage des branchages est réalisé à la pelle, ce qui racle et enlève l’humus. Le sol nu, exposé en plein soleil, s’appauvrit. Quand le terrain est en pente, l’eau ruisselle et emporte la terre ».

 

Des arbres laissés agoniser sur pied

Lucienne Haese, « Lulu », pour les amis, ne s’est jamais habituée à cette évolution. « Les gestionnaires dépouillaient les troncs de leur écorce et laissaient les arbres mourir sur pied, c’était affreux. J’ai même écrit à Raymond Barre pour qu’il empêche ça », raconte l’ancienne experte-comptable, originaire d’une commune voisine d’Autun, revenue dans le Morvan en 1979 et qui a rejoint Autun Morvan écologie à sa création, en 1989.

 

Lucienne Haese devant les troncs de feuillus fraîchement coupés, merisier, chêne, hêtre et châtaignier.

 

Cette association a lancé le Groupement forestier pour la sauvegarde des feuillus du Morvan en 2003. Objectif, acquérir une première parcelle dans la forêt de Montmain, à côté d’Autun : une hêtraie et chênaie-charmaie remarquable, où les tourbières accueillent le rossolis à feuilles rondes, protégé en France, et où les jonquilles tapissent de jaune les bois de bouleaux. « La Fondation de France avait mis 270 hectares en vente au plus offrant. Impossible de se payer ça, se remémore Lucienne Haese. J’ai contacté le Conservatoire d’espaces naturels (CEN) de Bourgogne et le maire d’Autun, Rémy Rebeyrotte, pour leur demander de sauver le domaine ».

 

Jacques Gorlier : « Avant, on avait un chantier comme ça tous les cinq-six ans ; maintenant, c’est partout ».

Autun Morvan écologie a acheté 32 hectares, la mairie 160 hectares et le conservatoire 60 hectares. « Cet achat était cohérent avec la vocation du conservatoire de protéger les sites naturels. Les hêtraies-chênaies ont tendance à disparaître. Les zones humides au sein de ces forêts vivent mal l’enrésinement. Il faut préserver ces milieux », dit Aurélien Poirel, chargé de mission au CEN. « Tout le monde a signé une charte pour une exploitation proche de la nature, sans monoculture et sans coupes rases », précise Lucienne Haese.

 

Jacques Gorlier inspecte une ancienne friche achetée par le groupement, où la forêt se développe naturellement.

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ARTE Documentaire 2015

 

 

Documentaire Français sur les Plantes Carnivores

 

Catégorie Végétaux

 

 

 

 

Zane Moore, biologiste, compte bien résoudre le mystère fascinant des séquoias blancs de Californie

 

Les séquoias à feuilles d’if de Californie (Sequoia sempervirens) sont parmi les arbres les plus spectaculaires de la planète. Ils peuvent vivre jusqu’à 1800 ans, et poussent à des hauteurs avoisinant les 100 mètres. Si leur majesté et leur aspect titanesque marque durablement l’imaginaire de tous ceux qui s’aventurent dans les forêts de Californie, une poignée d’entre eux défie l’entendement des biologistes : les séquoias albinos.

Disséminés le long d’une bande forestière qui s’étend le long de la côte du Pacifique, quelques séquoias aux branches et au feuillage blancs comme neige resplendissent crânement au milieu de leurs congénères. Certains ne possèdent que quelques branches blanches, d’autres sont à moitié verts, à moitiés blancs, et d’autres enfin sont quasi immaculés, tels des spectres des bois.

 

Image : Zane Moore

 

Outre leur aspect fascinant, ces arbres sont d’autant plus mystérieux qu’ils ne sécrètent pas de chlorophylle, la protéine utilisée par les plantes pour convertir la lumière du soleil en nourriture, et qui leur donne leur belle couleur verte. Pourtant, ces séquoias albinos ne possèdent ni la couleur, ni la protéine qui caractérisent leur condition végétale. Ils ne devraient tout simplement pas exister.

« Ces arbres dépourvus de chlorophylle devraient être morts. C’est incompréhensible », explique Zane Moore, doctorant de l’Université de Californie à Davis ; il étudie ces arbres mutants pour sa thèse.

L’été, lors de la période de croissance des arbres, les branches des sequoias gagnent une forme « d’autonomie » : elles n’utilisent plus les réserves d’énergie de l’arbre lui-même, mais uniquement l’énergie que leur procure leurs propres feuilles. Sans chlorophylle, les branches immaculées des séquoias albinos devraient donc sécher et tomber. Pourtant, elles continuent de croître, et possèdent une flexibilité et une solidité parfaitement normales.

À l’heure actuelle, on ne sait pas grand-chose de ces étranges arbres albinos. Ils sont extrêmement rares, et ont été très peu étudiés jusqu’ici. Quand Moore a commencé à étudier la génétique des plantes à l’université, il espérait en apprendre davantage sur ces spécimens qui le fascinent depuis l’adolescence.

 

Moore aux côtés d’un séquoia partiellement albinos. Image : Zane Moore

 

« J’ai appris leur existence en 2008. Je me suis alors juré que j’en dénicherai un, afin de voir si les arbres albinos étaient aussi bizarres que ce qu’on m’en avait dit », m’explique Moore. « Je possède désormais mon propre système d’indices, qui me permet de tomber sur des spécimens blancs très facilement. »

En collaboration avec Tom Stapleton, arboriculteur – qui est l’un des rares experts à avoir passé un temps considérable à chercher ces arbres – Moore a cartographié l’emplacement de chacun des 441 séquoias albinos répertoriés. Après avoir compilé, analysé et comparé leurs données, les deux hommes ont fait une découverte stupéfiante : tous les albinos avaient été repérés en périphérie de la bande forestière des séquoias à feuilles d’if, qui s’étend le long de la côte est. En raison de la nature du sol et de conditions environnementales spécifiques, certaines zones fertiles de la bande forestière se sont considérablement réduites, et les arbres n’y poussent plus. C’est précisément là, sur un sol difficile, que poussent les albinos.

Moore et Stapleton ont alors entrepris d’analyser des échantillons du sol de ces zones périphériques, afin de mieux comprendre en quoi leur composition différait du sol qui couvrait le coeur de la bande forestière. Cette fois encore, ils ont observé plusieurs bizarreries : les zones périphériques contenaient des quantités élevées de métaux lourds, tels que le nickel, le cuivre et le cadmium. Lorsque Moore a analyse le tronc des séquoias, il a trouvé des quantités de métaux lourds deux fois plus élevées – en moyenne – chez les arbres albinos par rapport aux arbres verts.

Sur un spécimen d’arbre vert, des niveaux de métaux lourds aussi élevés auraient été fatals, explique Moore. Les métaux perturbent les circuits de production de la chlorophylle, empêchant l’arbre de photosynthétiser normalement.

« En fait, le processus est similaire à l’empoisonnement au plomb chez les humains », explique Moore.

Parce que les arbres albinos ne fabriquent pas de chlorophylle, la présence de métaux lourds au coeur de leurs branches et de leurs feuilles ne peut pas compromettre la photosynthèse. Moore pense que les sequoias blancs possèdent une relation symbiotique avec leurs voisins verts : les premiers absorbent les métaux toxiques présents dans l’environnement, et en échange, les seconds leur fournissent une partie de l’énergie qu’ils ont absorbé par l’intermédiaire de réseaux de racines souterrains qui lient les arbres les uns aux autres.

Les arbres fantômes seraient donc en quelque sorte « les dépollueurs » de la forêt. Ce phénomène de symbiose serait également à l’oeuvre sur le séquoia albinos lui-même, puisque les branches vertes fourniraient leur nourriture aux branches blanches.

 

Une branche chimérique sur un séquoia à feuilles d’if. Image : Courtesy of Zane Moore

 

« Pour mieux comprendre comment ce système d’interdépendance a pu se mettre en place sur un arbre albinos, il faut raisonner en terme d’investissement », m’explique Moore. « Du point de vue de la plante, si vous investissez un peu d’énergie pour créer une grande structure blanche a priori inutile – qui se révélait finalement avoir un intérêt en permettant à la plante de croître plus vite – alors vous investirez de nouveau dans des branches blanches. C’est ainsi qu’année après année, un arbre se couvre de branches privées de chlorophylle. »

Moore teste actuellement son hypothèse par l’intermédiaire d’une série d’expériences. Il a toutes les raisons de penser qu’elle fait sens d’un point de vue évolutif. « Même s’il s’avérait que j’avais tort, je pense avoir réussi à affiner notre compréhension des sequoias albinos, » explique-t-il. « Ce n’est qu’une question de temps avant que le mystère soit entièrement résolu. »

Source : https://motherboard.vice.com/fr/article/en-californie-des-arbres-fantomes-defient-les-lois-de-la-nature

Catégorie Végétaux

 

Les différences entre les plantes et les animaux semblent s’amoindrir au fur et à mesure des découvertes de la science. Nouvelle étape dans ce processus : une étude révèle que les plantes seraient elles aussi dotées d’un « cerveau » capable de gérer leur cycle de vie et de prendre différentes décisions.

 

PLUS DE 450 MILLIONS D’ANNÉES D’ÉVOLUTION

Les plantes ont une extraordinaire évolution. Si les premières plantes terrestres sont apparues il y a plus de 450 millions d’années, les fleurs n’apparaissent qu’au Crétacé et l’herbe commence à pousser il y a 40 millions d’années. Cette longue histoire est riche en évolutions qui ont permis à certaines plantes d’acquérir des traits et des facultés incroyables. Et il se pourrait bien qu’un « cerveau » puisse faire partie de ces facultés.

 

 

DES CELLULES QUI AGISSENT COMME UN CENTRE DE DÉCISION

Une étude dirigée par l’Université de Birmingham vient en effet de révéler que certaines plantes pourraient être pourvues d’un « cerveau ». Il ne s’agit pas d’un cerveau dans le même sens que celui dont disposent les animaux mais plus d’une série de cellules qui agissent comme un centre de décision pour la plante.

Les plantes auraient donc des cellules capables de prendre des décisions concernant leur cycle de vie. Ces cellules pourraient notamment déterminer la germination (ou reprise du développement du métabolisme), un processus qui nécessite un timing parfait pour ne pas apparaitre trop tôt dans un hiver glacé et pas trop tard dans un été brûlant.

 

 

LES PLANTES ANALYSENT LEUR ENVIRONNEMENT

L’étude publiée dans le Proceedings of the National Academy of Sciences, révèle que les scientifiques ont trouvé ces cellules dans la plante appelée Arabidopsis Thaliana ou Arabette des dames. De ces observations, ils ont aussi pu constater que ce centre de commande était divisé en deux types de cellules : un groupe qui maintient les graines endormies et l’autre qui active la germination. Utilisant des hormones pour communiquer, à la manière du système nerveux avec notre cerveau, les cellules analysent les conditions environnementales et décident le meilleur moment pour débuter le processus de germination.

Partant de la conclusion que ces échanges hormonaux contrôlaient la germination, les scientifiques ont utilisé une version modifiée de l’Arabette des dames afin d’être certains que les cellules étaient bien interconnectées. De cette façon, les impulsions bio-électriques entre les cellules ont été plus visibles et l’équipe a pu voir les cellules du centre de commande communiquer entre elles.

 

 

 

UNE PLANTE CAPABLE DE SE FAIRE UNE OPINION ?

Une question se pose encore, pourquoi avoir deux types de cellules et non un seul ? Selon les chercheurs, avec ces deux groupes de cellules, les plantes pourraient avoir une « opinion » différente sur les conditions environnementales, et la germination ne débute que lors qu’un consensus est trouvé entre les deux.

« C’est comme la différence entre lire une critique d’un film 4 fois de suite et lire 4 critiques différentes avant de se décider d’aller au cinéma », ajoute Dr Iain Johnston, un bio-mathématicien impliqué dans l’étude. Si elles n’ont pas techniquement un cerveau comme ceux des animaux, les plantes agissent donc bien comme si elles en étaient pourvues. De quoi remettre encore une fois en question notre vision de ces êtres végétaux.

 

Source : http://dailygeekshow.com/decouverte-plantes-cerveau/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2017-06-09

Catégorie Végétaux

 

 

 

Catégorie Permaculture

 

 

Ni animal, ni végétal, le champignon recèle de nombreux mystères. Sous terre se cache l’essentiel de son corps : de gigantesques réseaux de filaments qui lui permettent d’échanger des nutriments avec les arbres et les plantes. Les champignons sont essentiels à la vie sur terre. Filip Eremita, photographe, et « fervent amateur de champignons » cherche à montrer, à travers ses clichés, leur beauté singulière.

 

Champignons

 

Champignons

 

« J’essaie de montrer comment quelque chose de si petit, caché dans les buissons, peut être aussi beau. Les champignons sont souvent négligés, mais si l’on prend le temps de s’aventurer, pas à pas, dans les bois, ils peuvent révéler leur beauté. »

 

Champignons

 

Champignons

 

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Je conseille les 2 vidéos que je n’ai pas pu mettre en ligne, et qui sont très intéressantes ….

 

Pourquoi et comment créer une guilde ?

Il a été remarqué que des plantes se retrouvaient très souvent les unes à côté des autres dans la nature, et que ces associations naturelles n’étaient pas un hasard. Elles sont dues à une coopération mutuelle dans de nombreux domaines, afin que les végétaux puissent mieux prospérer. Il s’agit donc d’observer puis d’imiter ces associations chez nous, selon les contextes.

 

Qu’est-ce qu’une guilde de permaculture ?

Les guildes de permaculture sont des agencements volontaires de plantes majoritairement pérennes.

 

À quoi ça sert ?

À créer des systèmes nourriciers et utiles pour l’homme : productifs, sains, aidant et accélérant la régénération de la nature.

L’humain est gagnant, la nature et la biodiversité aussi.

 

Pourquoi installer des guildes chez soi ?

Pour obtenir des écosystèmes cultivés :

    • Stables et productifs : par un choix de plantes qui se rendent des services mutuels : fertiliser les plantes voisines, attirer des pollinisateurs, repousser des indésirables, etc.

    • Diversifiés : par l’utilisation d’une large palette de plantes différentes

    • résilients : capables de résister aux maladies, aux changements climatiques comme les sècheresses, aux attaques de ravageurs, etc.

    • Durables : adaptés au contexte et qui s’autosuffisent dans le temps, comme dans la nature…

    • Économes : en énergie fossile et en travail humain

 

Découvrez les guildes de permaculture en vidéos

VIDÉO 01 – QU’EST-CE QU’UNE GUILDE DE PERMACULTURE ?

VIDÉO 02 – COMMENT CRÉER UNE GUILDE DE PERMACULTURE ?

 

 

 

Certaines plantes stockent de telles quantités de métaux lourds qu’elles permettent de décontaminer les sols. D’autres, on peut extraire des matières premières telles que le cuivre, le zinc ou le nickel.

Tour du monde des possibilités offertes par les plantes « hyperaccumulatrices ».

 

 

Catégorie Végétaux

 

 

Dans un monde où l’eau se raréfie et dans lequel les besoins alimentaires explosent, cette invention française semble infiniment précieuse. Philippe Ouaki Di Giorno a en effet mis au point un produit qui permet de multiplier les rendements agricoles… sans le moindre arrosage ! Complètement bluffant, mais 100% authentique. Présentations !

 

 

En temps normal, entre 80% et 96% de l’eau part directement dans la terre sans profiter aux cultures. Philippe Ouaki Di Giorno, qui est ingénieur agronome, a donc travaillé pendant des années pour mettre un terme à ce gaspillage… Et il a fini par trouver une solution incroyablement efficace : de simples granulés organiques qui permettent aux plantes d’absorber 97% de l’eau qui leur tombe dessus !

 

France 2 a récemment consacré un reportage à ce fabuleux produit. Regardez :

Étonnant, non ?

Et oui, vous avez bien entendu : plutôt que de faire fortune avec un brevet révolutionnaire qui lui rapporterait des milliards, Philippe Ouaki Di Giorno préfère garder sa « recette » pour lui afin qu’elle ne tombe pas entre de mauvaises mains !

Génial ET humaniste le monsieur !

 

L’homme a également été l’invité de l’émission Folies Passagères. Pour en apprendre davantage c’est ici :

 

 

Le polyter ouvre de nouvelles perspectives quasi vertigineuses ! Tout ça grâce à l’acharnement d’un homme désintéressé ! L’agriculture et le monde peuvent le remercier.

Di Giorno : l’homme qui faisait pousser les plantes… sans eau !

Catégorie Végétaux

 

 

Une-Saalumarada-Thimmakka

 

300 : voilà à peu près l’incroyable nombre d’arbres plantés par Saalumarada Thimmakka durant sa longue vie. Cette centenaire indienne a dédié une grande partie de son existence à son engagement envers la nature, considérant chaque pousse plantée comme un enfant. Un modèle de bravoure aujourd’hui célébré à travers le monde dont nous souhaitons vous partager l’histoire.

Issue d’une famille très pauvre, Saalumarada Thimmakka a grandi dans l’État de Karnataka en Inde sans possibilité d’accès à une quelconque éducation scolaire. Très tôt, elle est chargée de surveiller les moutons et les bovins pour aider sa famille à subsister avant de devenir une travailleuse agricole à seulement 10 ans. Durant son adolescence, elle rencontre Sri Bikkala Chikkayya : originaire d’un district voisin, il deviendra son mari et l’accompagnera dans chaque étape de sa vie durant près de 25 ans. Malgré la pauvreté et un ascenseur social inexistant, le couple développera une philosophie de vie remarquable qui les aidera notamment à surmonter leur incapacité à avoir des enfants.

 

 

L’amour qu’ils ont à donner, ils l’ont offert à leurs arbres : s’occupant patiemment de la nature environnante, Saalumarada Thimmakka sera même encouragée par son mari lorsqu’elle lui confiera son envie de planter le plus d’arbres possibles. Ensemble, ils planteront plus de 300 arbres sur près de 4 km, formant une frontière entre leur village et Kudoor, au sud de l’Inde. Non contents de les mettre en terre, ils accompagnent ceux qu’ils considèrent comment leurs enfants durant toute leur croissance malgré un climat difficile et la tâche compliquée que cela représente.

Après chaque journée de travail, le couple parcourt jusqu’à plusieurs kilomètres, chargé des litres d’eau nécessaires à la survie des jeunes plants. Malgré son rang social et la dureté de son quotidien, le duo a toujours respecté la mission qu’il s’est donnée et aujourd’hui après 105 ans d’existence et près de 75 années de dévotion, Thimmakka continue de mener le projet qui était le sien et celui de son défunt mari.

 

 

Aujourd’hui et alors que son travail est mis sous le feu des projecteurs, on estime ses arbres d’une grande valeur monétaire (près de 20 000 euros) et malgré tout, la vieille femme survit avec une maigre pension donnée par l’état. Saalumarada Thimmakka séduit non seulement par ses actions mais aussi par le message qu’elle transmet : Il n’est pas indispensable d’être riche où célèbre pour avoir un impact positif sur l’environnement, il s’agit d’un défi que tout le monde peut relever.

En dépit de la pauvreté, elle continue de s’occuper de ses arbres-enfants et n’a pas prévu d’arrêter de si tôt. En grande amoureuse de la nature, elle a éduqué son fils adoptif avec la même philosophie qui est la sienne et qui était celle de son mari : Umesh plante des arbres le long des routes, dans les espaces publics ou près des écoles. Il s’est lancé dans la création d’un mouvement nommée Prithvi Bachao (Save Earth) et agit après des étudiants en les encourageant à faire de même.

 

 

De son côté Thimmakka a reçu plus d’une centaine de récompenses et félicitations venues du monde entier. Son succès semble à peine effleurer la vieille dame qui reste humble et concentrée sur sa mission. En 2004, une fondation à son nom a vu le jour avec, comme objectif, de perpétuer les actions du couple tout en sensibilisant ses concitoyens à la cause environnementale. Diminution de la pauvreté, meilleur accès à l’éducation et protection de la nature font partie des projets de la fondation dont nous vous invitons à découvrir les actions sur son site internet.

Source : http://dailygeekshow.com/inde-saalumarada-thimmakka/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2017-01-02

Catégorie En Inde

 

 

un concept profitable à tous

 

jardins-toits-paris-une

 

Paris se met au vert, ou plus précisément les toits de la capitale se parent de vert. L’école AgroParisTech s’est lancé dans un projet fou : amener l’agriculture urbaine dans la capitale en changeant ses toits en vrais potagers. Des jardins qui, en plus de colorer la ville, permettent d’optimiser l’espace et d’offrir des légumes de qualité et à moindre coût aux consommateurs.

Depuis la délocalisation du marché international des Halles à Rungis, il est devenu difficile de trouver un maraîcher dans les rues de la capitale. Cependant, de plus en plus de personnes sensibles aux scandales alimentaires ont décidé de se tourner vers les produits frais, en particulier les fruits et légumes. Le manque d’espace empêche toutefois les habitants de posséder un jardin. Face à cette situation, l’école d’ingénieurs en agronomie AgroParisTech a choisi de créer un projet inédit et de prendre de la hauteur pour le concrétiser.

 

 

En partenariat avec l’association Potager sur les toits, les élèves ont aménagé sur les toits de leur école (située rue Claude Bernant) des jardins potagers. Ceux-ci ont été réalisés dans le cadre du projet T4P signifiant Toits Parisiens Productifs Projet Pilote. Un projet pilote car il s’agit d’une première à Paris pourtant l’idée de transformer les toits des villes en jardins est déjà concrète dans d’autres villes du globe. L’arrivée de ces potagers des villes est donc inédite en France et elle incarne une solution à plusieurs problèmes causés par l’urbanisme.

Tout d’abord, ces jardins sur les toits permettent d’optimiser l’espace urbain tout en ramenant la nature au cœur de la ville. Et la pollution n’est pas un souci car des expériences ont démontré que celle-ci n’atteint pas les toits. De tels jardins permettent donc de cultiver ses légumes sans crainte que ceux-ci ne soient pollués. Cela permet également aux Parisiens qui le souhaitent d’avoir enfin un jardin car les sols de la ville ne peuvent être utilisés pour la culture, la faute à la pollution. Mais surtout, il permet à chacun de consommer local et en circuit court.

 

 

Le grand avantage est que ceux qui le souhaitent peuvent acheter ces légumes « made in Paris » moins chers que ceux vendus dans le commerce. Les fruits et légumes sont vendus sans intermédiaire et cela permet de faire pousser des variétés plus anciennes et moins connues du grand public. Un tel jardin facilite également le recyclage des déchets organiques qui deviennent compost pour les plantations et il peut permettre à terme de créer des emplois et de créer du lien social.

A l’heure actuelle, en plus du jardin de l’AgroParisTech, on trouve un autre jardin urbain sur un immeuble du 13e arrondissement géré par la Régie immobilière de Paris, et un autre sur le toit du gymnase des Vignoles dans le 20e arrondissement. Mais ils pourraient bien se multiplier dans les années à venir car comme l’a expliqué Christine Aubry, ingénieurs de recherche à l’INRA, ces jardins « apportent des réponses variées aux besoins des urbains, qui se rejoignent sur plusieurs fronts : 1) Se reconnecter à l’alimentation – d’où viennent les produits ? 2) Consommer local en espérant des bénéfices environnementaux et 3) Pouvoir « pratiquer soi-même » et se « relier à la nature dans la ville ». Et la maire de Paris a annoncé vouloir mettre en place 100 ha de toits végétalisés, preuve que Paris n’a donc pas fini de voir la vie en vert.

 

Source : http://dailygeekshow.com/paris-potagers-toits/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2016-12-05

Catégorie Végétaux

 

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