Archive pour la catégorie ‘NATURE’

 

Certains cristaux possèdent des propriétés assez méconnues qui sont pourtant étonnantes. Double réfraction, conducteur d’électricité ou encore phosphorescence, ils ne font que nous illuminer. Le DGS vous invite à découvrir dix cristaux aux pouvoirs aussi magiques qu’impressionnants.

 

LES CRISTAUX DE FLUORINE INTERAGISSENT AVEC LA LUMIÈRE 

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La fluorine est le cristal le plus coloré du monde, il dispose d’une vaste gamme de couleurs brillantes et irisées alors que les fluorines pures sont transparentes. La couleur d’un cristal est dictée par la façon dont la lumière agit sur lui.

 

LES CRISTAUX DE SÉLÉNITE SONT LES PLUS IMPRESSIONNANTS

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La montagne de la Sierra de Naica à Chihuahua, au nord du Mexique, abrite les plus grands cristaux sur Terre. La grotte « Cueva de los Cristales » est parsemée de cristaux blancs longs de 11 mètres. Ces cristaux ont été découverts en 2000 par deux frères qui exploraient de nouveaux tunnels dans la mine de Naica. Il y a environ 26 millions d’années, l’activité volcanique sous la mine a rempli la grotte avec de l’eau chaude riche en anhydrite. Très lentement sur des centaines de milliers d’années, des cristaux se sont formés.

 

LES CRISTAUX DE CALCITE DIVISENT LES RAYONS LUMINEUX

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Cette variété claire de calcite est nommée « Iceland Spar », elle est décrite comme une pierre de soleil mystérieuse, que les marins scandinaves utilisaient pour localiser le soleil dans le ciel et naviguer par temps nuageux. Cette variété est commune dans les régions nordiques. Lorsque la lumière passe à travers les cristaux de calcite, elle est divisée en deux rayons. Cette propriété est appelée biréfringence, c’est une double réfraction qui dépend de la luminosité, elle est causée par des anomalies dans les forces de liaison qui maintiennent les atomes du cristal ensemble.

 

LE QUARTZ EST GÉNÉRATEUR D’ÉLECTRICITÉ 

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Compresser un cristal de quartz permet de générer un minuscule courant électrique. Les montres à quartz utilisent de minuscules éclats de quartz pour indiquer précisément l’heure. L’électricité provenant de la batterie de la montre pousse le cristal à osciller des milliers de fois par seconde, et les circuits de la montre les convertissent en un rythme numérique régulier d’une fois par seconde.

 

LES CRISTAUX DE GALÈNE SONT DES RÉCEPTEURS D’ONDES RADIOÉLECTRIQUES

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Les cristaux de galène sont des semi-conducteurs, c’est-à-dire qu’ils peuvent conduire l’électricité dans certaines circonstances. Les propriétés de la galène ont été utilisées dès le début du XXe siècle avec les postes à galène qui ont permis d’établir la réception des ondes radioélectriques des premières bandes radios, des premiers postes de radiodiffusion et également des signaux de la tour Eiffel.

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Les sublimes photos de Finlande de Tiina Tormanen


Les sublimes photos de Finlande de Tiina Tormanen par dailygeekshow

 

La Laponie finlandaise est connue pour ses vastes étendues de neige et ses aurores boréales qui semblent tout droit sorties des imaginaires les plus fantasmagoriques. La photographe Tiina Törmänen s’inspire des ciels oniriques de sa Finlande natale pour offrir à son public de sublimes clichés et leur permettre d’admirer des merveilles uniques au monde.

Les photographies de Tiina Törmanen offrent un aperçu de la vie en Laponie avec ses cabines douillettes, ses cascades gelées et ses rennes qui gambadent dans les forêts enneigées. Mais les clichés les plus impressionnants restent ceux des aurores boréales, superbes mélanges de bleus, de verts et de pourpres qui envahissent les ciels d’hiver constellés d’étoiles.

 

Source : http://dailygeekshow.com/laponie-aurore-boreale-photo/

Catégorie Nature

Catégorie Finlande

 

 

Certaines plantes stockent de telles quantités de métaux lourds qu’elles permettent de décontaminer les sols. D’autres, on peut extraire des matières premières telles que le cuivre, le zinc ou le nickel.

Tour du monde des possibilités offertes par les plantes « hyperaccumulatrices ».

 

 

Catégorie Végétaux

 

 

Dans un monde où l’eau se raréfie et dans lequel les besoins alimentaires explosent, cette invention française semble infiniment précieuse. Philippe Ouaki Di Giorno a en effet mis au point un produit qui permet de multiplier les rendements agricoles… sans le moindre arrosage ! Complètement bluffant, mais 100% authentique. Présentations !

 

 

En temps normal, entre 80% et 96% de l’eau part directement dans la terre sans profiter aux cultures. Philippe Ouaki Di Giorno, qui est ingénieur agronome, a donc travaillé pendant des années pour mettre un terme à ce gaspillage… Et il a fini par trouver une solution incroyablement efficace : de simples granulés organiques qui permettent aux plantes d’absorber 97% de l’eau qui leur tombe dessus !

 

France 2 a récemment consacré un reportage à ce fabuleux produit. Regardez :

Étonnant, non ?

Et oui, vous avez bien entendu : plutôt que de faire fortune avec un brevet révolutionnaire qui lui rapporterait des milliards, Philippe Ouaki Di Giorno préfère garder sa « recette » pour lui afin qu’elle ne tombe pas entre de mauvaises mains !

Génial ET humaniste le monsieur !

 

L’homme a également été l’invité de l’émission Folies Passagères. Pour en apprendre davantage c’est ici :

 

 

Le polyter ouvre de nouvelles perspectives quasi vertigineuses ! Tout ça grâce à l’acharnement d’un homme désintéressé ! L’agriculture et le monde peuvent le remercier.

Di Giorno : l’homme qui faisait pousser les plantes… sans eau !

Catégorie Végétaux

 

 

 

Catégorie Nature

 

 

Une-Saalumarada-Thimmakka

 

300 : voilà à peu près l’incroyable nombre d’arbres plantés par Saalumarada Thimmakka durant sa longue vie. Cette centenaire indienne a dédié une grande partie de son existence à son engagement envers la nature, considérant chaque pousse plantée comme un enfant. Un modèle de bravoure aujourd’hui célébré à travers le monde dont nous souhaitons vous partager l’histoire.

Issue d’une famille très pauvre, Saalumarada Thimmakka a grandi dans l’État de Karnataka en Inde sans possibilité d’accès à une quelconque éducation scolaire. Très tôt, elle est chargée de surveiller les moutons et les bovins pour aider sa famille à subsister avant de devenir une travailleuse agricole à seulement 10 ans. Durant son adolescence, elle rencontre Sri Bikkala Chikkayya : originaire d’un district voisin, il deviendra son mari et l’accompagnera dans chaque étape de sa vie durant près de 25 ans. Malgré la pauvreté et un ascenseur social inexistant, le couple développera une philosophie de vie remarquable qui les aidera notamment à surmonter leur incapacité à avoir des enfants.

 

 

L’amour qu’ils ont à donner, ils l’ont offert à leurs arbres : s’occupant patiemment de la nature environnante, Saalumarada Thimmakka sera même encouragée par son mari lorsqu’elle lui confiera son envie de planter le plus d’arbres possibles. Ensemble, ils planteront plus de 300 arbres sur près de 4 km, formant une frontière entre leur village et Kudoor, au sud de l’Inde. Non contents de les mettre en terre, ils accompagnent ceux qu’ils considèrent comment leurs enfants durant toute leur croissance malgré un climat difficile et la tâche compliquée que cela représente.

Après chaque journée de travail, le couple parcourt jusqu’à plusieurs kilomètres, chargé des litres d’eau nécessaires à la survie des jeunes plants. Malgré son rang social et la dureté de son quotidien, le duo a toujours respecté la mission qu’il s’est donnée et aujourd’hui après 105 ans d’existence et près de 75 années de dévotion, Thimmakka continue de mener le projet qui était le sien et celui de son défunt mari.

 

 

Aujourd’hui et alors que son travail est mis sous le feu des projecteurs, on estime ses arbres d’une grande valeur monétaire (près de 20 000 euros) et malgré tout, la vieille femme survit avec une maigre pension donnée par l’état. Saalumarada Thimmakka séduit non seulement par ses actions mais aussi par le message qu’elle transmet : Il n’est pas indispensable d’être riche où célèbre pour avoir un impact positif sur l’environnement, il s’agit d’un défi que tout le monde peut relever.

En dépit de la pauvreté, elle continue de s’occuper de ses arbres-enfants et n’a pas prévu d’arrêter de si tôt. En grande amoureuse de la nature, elle a éduqué son fils adoptif avec la même philosophie qui est la sienne et qui était celle de son mari : Umesh plante des arbres le long des routes, dans les espaces publics ou près des écoles. Il s’est lancé dans la création d’un mouvement nommée Prithvi Bachao (Save Earth) et agit après des étudiants en les encourageant à faire de même.

 

 

De son côté Thimmakka a reçu plus d’une centaine de récompenses et félicitations venues du monde entier. Son succès semble à peine effleurer la vieille dame qui reste humble et concentrée sur sa mission. En 2004, une fondation à son nom a vu le jour avec, comme objectif, de perpétuer les actions du couple tout en sensibilisant ses concitoyens à la cause environnementale. Diminution de la pauvreté, meilleur accès à l’éducation et protection de la nature font partie des projets de la fondation dont nous vous invitons à découvrir les actions sur son site internet.

Source : http://dailygeekshow.com/inde-saalumarada-thimmakka/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2017-01-02

Catégorie En Inde

 

 

Comme c’est beau !  …

 

 

Catégorie Divers

 

 

un concept profitable à tous

 

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Paris se met au vert, ou plus précisément les toits de la capitale se parent de vert. L’école AgroParisTech s’est lancé dans un projet fou : amener l’agriculture urbaine dans la capitale en changeant ses toits en vrais potagers. Des jardins qui, en plus de colorer la ville, permettent d’optimiser l’espace et d’offrir des légumes de qualité et à moindre coût aux consommateurs.

Depuis la délocalisation du marché international des Halles à Rungis, il est devenu difficile de trouver un maraîcher dans les rues de la capitale. Cependant, de plus en plus de personnes sensibles aux scandales alimentaires ont décidé de se tourner vers les produits frais, en particulier les fruits et légumes. Le manque d’espace empêche toutefois les habitants de posséder un jardin. Face à cette situation, l’école d’ingénieurs en agronomie AgroParisTech a choisi de créer un projet inédit et de prendre de la hauteur pour le concrétiser.

 

 

En partenariat avec l’association Potager sur les toits, les élèves ont aménagé sur les toits de leur école (située rue Claude Bernant) des jardins potagers. Ceux-ci ont été réalisés dans le cadre du projet T4P signifiant Toits Parisiens Productifs Projet Pilote. Un projet pilote car il s’agit d’une première à Paris pourtant l’idée de transformer les toits des villes en jardins est déjà concrète dans d’autres villes du globe. L’arrivée de ces potagers des villes est donc inédite en France et elle incarne une solution à plusieurs problèmes causés par l’urbanisme.

Tout d’abord, ces jardins sur les toits permettent d’optimiser l’espace urbain tout en ramenant la nature au cœur de la ville. Et la pollution n’est pas un souci car des expériences ont démontré que celle-ci n’atteint pas les toits. De tels jardins permettent donc de cultiver ses légumes sans crainte que ceux-ci ne soient pollués. Cela permet également aux Parisiens qui le souhaitent d’avoir enfin un jardin car les sols de la ville ne peuvent être utilisés pour la culture, la faute à la pollution. Mais surtout, il permet à chacun de consommer local et en circuit court.

 

 

Le grand avantage est que ceux qui le souhaitent peuvent acheter ces légumes « made in Paris » moins chers que ceux vendus dans le commerce. Les fruits et légumes sont vendus sans intermédiaire et cela permet de faire pousser des variétés plus anciennes et moins connues du grand public. Un tel jardin facilite également le recyclage des déchets organiques qui deviennent compost pour les plantations et il peut permettre à terme de créer des emplois et de créer du lien social.

A l’heure actuelle, en plus du jardin de l’AgroParisTech, on trouve un autre jardin urbain sur un immeuble du 13e arrondissement géré par la Régie immobilière de Paris, et un autre sur le toit du gymnase des Vignoles dans le 20e arrondissement. Mais ils pourraient bien se multiplier dans les années à venir car comme l’a expliqué Christine Aubry, ingénieurs de recherche à l’INRA, ces jardins « apportent des réponses variées aux besoins des urbains, qui se rejoignent sur plusieurs fronts : 1) Se reconnecter à l’alimentation – d’où viennent les produits ? 2) Consommer local en espérant des bénéfices environnementaux et 3) Pouvoir « pratiquer soi-même » et se « relier à la nature dans la ville ». Et la maire de Paris a annoncé vouloir mettre en place 100 ha de toits végétalisés, preuve que Paris n’a donc pas fini de voir la vie en vert.

 

Source : http://dailygeekshow.com/paris-potagers-toits/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2016-12-05

Catégorie Végétaux

 

 

 

Catégorie Nature

 

 

 

La gestion dite en « futaie régulière » se fait sur une coupe rase, avec des arbres tous du même âge. Celle en « futaie irrégulière », au contraire, prend soin de l’écosystème forestier et respecte les cycles naturels. Plus rentable, cette forme de sylviculture a déjà convaincu près de 6.000 forestiers en Europe.

 

-Forêt du Fahy (Jura), reportage

Ils ont marché toute la journée, de la pâle grisaille matinale, humide et silencieuse, jusqu’aux taches éblouissantes de lumière, l’après-midi, dans les reflets verts mouvants des herbes et des feuilles luisantes de pluie !

« 3 de A… Hêtre 80… 2 de B… Syco 65… » Les voix des forestiers résonnent dans le froid du matin, en ce jour de pluie, rythmées par le bruit du marteau qui tape les arbres choisis et que les bûcherons viendront ensuite abattre. C’est le jour du martelage. François Leforestier, c’est bien son nom, est ingénieur forestier. Il enregistre les indications sur une tablette spéciale, petit ordinateur ouvert sur un programme qui transmet directement les fiches de coupe et les bordereaux de vente. Il répète en écho, pour vérification, ce qu’il a entendu, en même temps qu’il le note.

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L’opération du martelage.

En Franche-Comté, le peuplement des forêts est mélangé, aussi bien par sa structure que par la variété des essences. Le but poursuivi dans la gestion des sylves est d’optimiser la rentabilité économique et la valeur patrimoniale, dans le respect des différentes composantes de l’écosystème.

 

« Économie et écologie, loin de s’opposer, sont complémentaires » 


« Nous passons sur chaque parcelle tous les six ans, explique Roland Burrus, copropriétaire et gérant de la forêt, l’un des fondateurs de l’Association futaie irrégulière (AFI). Passer souvent permet de prélever moins, mais de manière plus régulière, afin de traumatiser peu le milieu. »

Ce jour-là, il est accompagné de son neveu Hardouin Burrus, 48 ans, celui des copropriétaires qui lui succédera, et de son petit-fils Jean Clavel, 21 ans, qui veut se former pour se préparer à une éventuelle relève. La forêt se joue sur le long terme, et il faut du temps pour apprendre à la connaître. « Évidemment, ce n’est pas un métier à plein temps, car la forêt rapporte à peine plus qu’elle ne coûte. Il ne s’agit pas, lorsqu’on choisit les arbres à abattre, de faire du chiffre, mais de valoriser ce qui reste, et de favoriser le développement naturel de la forêt », explique Roland Burrus.

 

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François Leforestier.

 

Les activités forestières sont saisonnières et suivent le cycle de la nature. En hiver, on analyse la forêt et on élabore le plan de gestion. Au printemps, l’inventaire puis le martelage, ou marquage des coupes. L’automne est réservé à l’exploitation.

L’important était de réussir à montrer que la rentabilité va de pair avec une exploitation respectueuse. « Pour moi, continue Roland Burrus, le droit de propriété exclut l’abus. J’ai compris qu’économie et écologie, loin de s’opposer, sont complémentaires. L’exploitation en “futaie régulière” part de zéro, après une coupe à blanc. Tous les arbres ont donc le même âge. On éclaircit tous les vingt ans. À la fin on a de beaux arbres espacés, on prépare une coupe de régénération et on recommence. La “futaie irrégulière” fait l’inverse. J’ai participé à la création de l’AFI parce que j’ai eu l’intuition que la forêt ne peut pas être une simple collection d’arbres prometteurs de revenus, mais qu’il faut aussi laisser la forêt jouer son rôle dans les cycles naturels. Nous appliquons cette idée de façon pragmatique, et nous avons pu prouver aux propriétaires de forêt qu’il était possible de satisfaire leur intérêt en préservant la forêt. La diversité des espèces permet une meilleure occupation de l’espace, et on produit davantage en volume. La forêt résiste aussi mieux aux maladies et aux tempêtes. Elle est une valeur de conservation et un bien commun, pour la biodiversité, pour les oiseaux, et pour nous tous. »

 

« La lumière qui va venir favoriser les jeunes pousses » 

 


Aujourd’hui, 200.000 ha de forêt sont déclarés comme étant gérés selon les principes de l’AFI et de Pro Silva en France, auxquels s’ajoutent au moins 50 % des forêts privées soumises à un plan simple de gestion (PSG, obligatoire pour les forêts de plus de 25 ha, indispensable pour l’adhésion à la certification forestière et l’accès aux réductions fiscales spécifiques à la forêt) qui sont aménagées en futaie irrégulière. L’Office national des forêts (ONF) annonce qu’elle gère en futaie irrégulière un quart des forêts communales et 10 % des forêts domaniales dont elle a la charge. Dans d’autres pays d’Europe, la surface gérée selon cette méthode est beaucoup plus importante, notamment dans certains Länder allemands — complètement gérés en FI —, en Belgique, en Slovénie, etc.

 

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Discussion entre les forestiers.

 

« Régénération naturelle, mélange des espèces, sélection individuelle, nous voulons avoir une forêt productive, attrayante, naturelle, irrégulière et mélangée, durable, c’est-à-dire continue et stable, dit M. Burrus. On ne se contente pas de couper simplement les gros bois, pour en prendre le plus possible et en tirer un maximum. Nous cherchons d’une part les gros bois ayant atteint le diamètre voulu, mais nous voulons aussi éclaircir en retirant les arbres malades, et les bois moyens, petits bois et perches gênant les tiges dont la qualité actuelle ou escomptée leur est supérieure. Lorsqu’on décide de couper un grand arbre, on pense à la suite, à la lumière qui va venir favoriser les jeunes pousses… Gérer une forêt, c’est faire l’équilibre entre l’ombre et la lumière. »

 


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Catégorie Végétaux

 

 

Un bon article du magasine Sud-Ouest

 

Interdiction des pesticides – où en est la loi en France ?

 

Archives AFP

 

Entre avancées et reculs législatifs, en 2019, l’agriculture française continuera à utiliser 90% du volume des pesticides épandus  aujourd’hui. Explications

 

A l’issu du Grenelle de l’environnement,  la France avait lancé en 2008 le plan Ecophyto, afin de diviser par deux l’usage des pesticides d’ici à 2018. Depuis, alors que les études sanitaires et scientifiques montrant les dangers des phytosanitaires sur la santé se multiplient, l’utilisation des produits de l’agrochimie n’a cessé d’augmenter.

 

50% de pesticides en moins en 2025

L’Hexagone caracole toujours en tête des pays les plus consommateurs de pesticides : deuxième en Europe, derrière l’Espagne, et quatrième au monde. Pour tenter d’y remédier, un deuxième plan Ecophyto a démarré au printemps 2016. Il garde l’objectif des 50 %, mais l’a repoussé à 2025.

Par ailleurs, depuis 2012, le gouvernement a élaboré une série de lois interdisant les substances chimiques, avec des réglementations et des échéances différentes selon les utilisateurs, professionnels de l’agriculture ou non (collectivités et jardiniers amateurs). Mais, pour l’agriculture conventionnelle (non bio), qui consomme 90% des 62 000 tonnes des  pesticides pulvérisés chaque année dans les champs français, seuls les néonicotinoïdes, pour la plupart des semences enrobées, seront interdits en 2018.

Muesli aux pesticides

La problématique reste donc posée : si les molécules interdites sont dangereuses dans les espaces verts publics et dans les jardins privés, ne le sont-elles pas tout autant et à plus grande échelle, en application agricole ? Si la loi n’évolue pas, en 2020, on continuera encore à manger des céréales non bio aux pesticides

Le point pour se repérer dans le dédale des textes législatifs et sur les alternatives à l’utilisation des phytosanitaires.

 

1. Zéro phyto dans les jardins et espaces verts publics en 2017

 

A Bordeaux, les jardiniers de la ville ont arrêté les produits phytosanitaires en 2011.© Photo archives Sud Ouest / Stéphane Lartigue

 

La loi sur la transition énergétique adoptée en juillet 2015, stipule qu’au 1er janvier 2017, les collectivités auront interdiction de pulvériser des produits chimiques, pesticides, fongicides et herbicides, dans l’espace public. Le zéro pesticide dans les espaces verts – les parcs, promenades, forêts, jardins publics- s’accompagne de la mise en place du label «Terre Saine».

  • 8 communes sur 10 traînent les pieds

L’enjeu est de taille : selon l’Office nationale de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), ce sont 6 000 tonnes de phytosanitaires qui sont encore utilisées chaque année en France par les collectivités. Mais devenir «Terre Saine»  en un peu moins de trois mois ne sera pas une mince affaire… Grandes ou petites, les communes pionnières qui ont devancé l’appel sont ultra-minoritaires : seules 4 000 d’entre elles ont aujourd’hui franchi le pas.

  • La situation contrastée de Bordeaux Métropole

A titre d’exemple, dans l’agglomération bordelaise, si les produits phytosanitaires sont interdits dans les espaces publics de la ville-centre depuis 2010, pour les espaces verts, depuis 2011 pour les cimetières et depuis 2012 pour l’entretien des places, trottoirs et stades (hors Chaban-Delmas), rares sont les autres communes de la Métropole déjà au total zéro phyto, comme Bègles, pionnière du genre, Saint-Médard-en-Jalles ou encore Talence.

 

►Quelles alternatives ?

Au 1er janvier 2017, 85 % des services municipaux chargés en France de l’entretien des parcs, des bacs à fleurs, des cimetières, des trottoirs et de la voirie devront donc changer leurs habitudes, se mettre au vert et adopter les bonnes recettes zéro phyto, basée sur la gestion différenciée : coccinelles pour lutter contre les pucerons, lance-flamme pour brûler les pissenlits ou choc hydraulique pour déloger les plantes indésirables, débroussailleuses, développement de la tonte et du fauchage au détriment du désherbage, enherbement pour protéger les sols, binette, bâchage et paillage dans les plates-bandes pour gagner la guerre contre ces plantes indésirables, souvent appelées à tort « mauvaises herbes »….

Quant aux habitants, ils devront eux aussi changer leur regard sur les herbes folles, qui ne sont pas de la saleté, mais le signe d’une biodiversité végétale urbaine en bonne santé.

 

2. Interdiction des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles en 2018

 

Les insecticides néonicotinoïdes sont responsables pour partie de la disparition massive des abeilles.© Photo ARdhives Sud Ouest

 

L’utilisation de l’ensemble de cette famille d’insecticides [les néonicotinoïdes, NDLR] sera interdite à partir du 1er janvier 2017, pour tous les usages et toutes les cultures, y compris les semences enrobées avec ces produits. Article 51 du projet de loi biodiversité

Après bien des péripéties, résultats du lobbying intense de l’agrochimie et de l’agriculture intensive, et un vif débat parlementaire qui a divisé jusqu’au gouvernement, l’article 51 de la loi sur la biodiversité votée le 24 juillet 2016, a introduit l’interdiction totale des substances néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles » (connus notamment sous les marques Gaucho ou Cruiser) accusés de décimer les abeilles. Cette interdiction a toutefois été repoussée au 1er septembre 2018, un an après la date prévue.

  • Les néonicotinoïdes, c’est quoi ?

Imidaclopride, clothianidine, thiaméthoxame…, introduits en France en 1995, ces insecticides à large spectre appartiennent à la famille des produits chimiques néonicotinoïdes, d’une toxicité des milliers de fois supérieure aux précédentes générations. On trouve majoritairement ces neurotoxiques dans les enrobages de semences (les graines sont gainées du produit avant d’être semées) ou en traitement des sols. Des centaines d’études, dont celle de l’Agence nationale de la santé (Anses) en 2015 ou encore l‘avis de 27 Académies des Sciences de l’Union européenne, démontrent la dangerosité de ces produits et la nécessité de les interdire.

  • L’enjeu de la survie des abeilles

 

Apiculteur dans ses ruche àTeuillac en Gironde, le 16 mai 2013.© Photo ARCHIVES SUD OUEST / GUILLAUME BONNAUD

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C’est une incroyable découverte qui pourrait révolutionner les bases de la géothermie. Un scientifique péruvien a découvert une mystérieuse rivière bouillante dont la température est de 86 degrés. DGS vous fait découvrir ce phénomène scientifique fascinant.

 

AU DÉPART, IL S’AGISSAIT D’UNE VIEILLE LÉGENDE PÉRUVIENNE

Lorsqu’il était enfant, Andrés Ruzo a été bercé par une vieille légende péruvienne racontant qu’au milieu de la forêt, dans l’Amazonie, se cachait une rivière pleine de mystères : un cours d’eau bouillante. Une fois son doctorat sur le potentiel de l’énergie géothermique au Pérou en poche, le géo-scientifique s’est intéressé de plus près à ce mythe. Cette mystérieuse rivière était-elle bien réelle ?

Il a tout d’abord demandé à des experts si une telle rivière pouvait exister, la réponse étant unanime : non. Certes, les rivières chaudes existent, mais elles sont généralement associées à des volcans, et il n’y a pas de volcan dans cette partie du pays: « Je savais que les rivières bouillantes existaient mais qu’elles se situaient toujours à proximité de volcans comme le lac Grand Prismatic du parc national de Yellowstone aux États-Unis. Vous avez besoin d’une énergie phénoménale pour atteindre de telles températures. Or, le lieu que nous avons découvert est à environ 650 km des volcans les plus proches », a-t-il expliqué.

 

Le Grand Prismatic de Yellowstone © Wikimédia / Frank Kovalchek
Le Grand Prismatic de Yellowstone © Wikimédia / Frank Kovalchek

 

Pourtant, sa famille disait avoir déjà vu cette rivière, sa tante affirmant même s’y être baignée après de fortes pluies. Pour en avoir le cœur net, Andrés Ruzo a enfilé son sac à dos et est parti à la recherche de cette rivière avec sa tante. En arrivant près du site sacré de Mayantuyacu, le chercheur est resté bouche-bée : la légende n’en était pas une.

 

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Il a découvert une rivière gardée par un chaman dont la température moyenne était de 86 degrés Celsius, baptisée Shanay-timpishka. « Les gens d’ici pensent que si la rivière est si chaude, c’est à cause de Yacumama, la « Mère de toutes les Eaux », un esprit en forme de serpent géant qui donne naissance aux eaux chaudes et froides.

L’étendue de la rivière est également remarquable. Elle mesure près de 25 mètres de large pour 6 mètres de profondeur, et s’écoulerait sur un peu plus de 6 kilomètres. Des conditions géologiques particulières à la région permettent d’enregistrer des températures comprises entre 90 et 95 degrés Celsius tout au long de la rivière (sur environ 6,24 km).

 

LE NOM INDIGÈNE DE LA RIVIÈRE SIGNIFIE : BRÛLANTE PAR LA CHALEUR DU SOLEIL

Pour les natifs de la région, l’explication est tout autre : les eaux deviennent bouillantes sous l’action de Yucumama. Le nom indigène de la rivière signifie « Brûlante par la chaleur du Soleil », c’est un lieu sacré. Les locaux se servent de son eau quotidiennement, aussi bien pour cuisiner que pour se soigner. Avec l’accord du chaman, Andrés Ruzo a étudié le cours d’eau et pour lui, il s’agit d’un phénomène géothermique unique au monde.

 

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La rivière Shanay-timpishka

Mais comment expliquer ce mystérieux phénomène géologique ? Selon les données de ses recherches, il semble que l’existence d’un « système hydrothermal » soit à l’origine de la température élevée de l’eau.

L’EAU EST POSSIBLEMENT CHAUFFÉE PAR LE GRADIENT GÉOTHERMIQUE

Voici son hypothèse : « Fondamentalement, l’eau pourrait provenir des glaciers des Andes, à la suite de son infiltration dans les profondeurs de la Terre, l’eau s’écoulerait comme de l’eau bouillante, chauffée par le gradient géothermique, tout cela grâce à sa situation géologique unique », a expliqué à la presse le jeune homme. Pour Andrés Ruzo, la rivière est unique au monde. Durant son travail sur le terrain, il a découvert de nouvelles espèces d’extrêmophiles, un type de micro-organisme capable de vivre dans des conditions extrêmes, à la fois dans la rivière et dans la forêt tropicale aux alentours.

 

 

Avant de publier l’intégralité de ses recherches, Andrés Ruzo souhaite s’assurer que le gouvernement péruvien protégera le lieu et mettra en place de véritables mesures de conservation. Il veut notamment le préserver des activités humaines qui gagnent de plus en plus de terrain dans la région. Le message du géo-scientifique est clair : le monde est exceptionnel, il est temps de sortir et d’explorer, car il nous reste encore d’innombrables merveilles à découvrir.

 

Source : http://dailygeekshow.com/riviere-bouillante-phenomene/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2016-09-14

Catégorie Pérou

 

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