Archive pour la catégorie ‘HABITAT’

 

8 700 euros pour 50m2 et en plus c’est beau !

 

 

Les maisons en super Adobe par Nader Khalili

 

Dans les pays occidentaux, le secteur du bâtiment est énergivore et fortement émetteur de gaz à effet de serre.
De plus, construire  une maison engloutie les budgets des ménages.
Selon des témoignages, ce genre de maisons reviennent à moins de 10.000€ pour 50 m2 avec le confort d’aujourd’hui (eau, électricité, fenêtres double vitrage…).
A plusieurs une maison peut se construire dans le mois !

La maison en terre est aussi solide que la terre elle-même 🙂 –
Comme dans les églises, la structure en dôme permet, par gravité, le maintien de l’ensemble de la structure.
Des constructions droites (avec un toit ordinaire) sont également possibles et sont également très solides. 

Nader Khalili est un architecte irano-américain qui a travaillé sur l’architecture lunaire dans les années 80 et a développé des constructions en sacs de sable, qu’il appelle « Super Adobe ».

 

Construire maison en sac de terre

 

Le concept de maison en sacs de terre permet d’utiliser des produits locaux (terre trouvée sur place) et à un coût dérisoire.
Les sacs peuvent  être remplis de terre, de sable (ou autre matériau), en fonction des ressources disponibles localement.

 

Construire maison en sac de terre

 

Cette maison, un vrai bunker, est presque indestructible.

Les sacs de terre ou de sable sont d’ailleurs utilisés par l’armée comme abris anti-obus, mais aussi pour lutter contre les inondations.

 

 

Construire maison en sac de terre

 

La terre tassée et séchée (le séchage peut être accéléré dans les éco-domes en faisant un feu à l’intérieur de la construction terminée) devient très dure, de type brique/céramique.

 

Construire maison en sac de terre

 

 

Un mobile-home troglodyte…

 

 

Catégorie Habitat

 

 

 

Écologique et économique, la maison en paille séduit chaque année de plus en plus de Français désireux de construire leur logement.

C’est une nouvelle tendance pour la construction durable. La maison en paille séduit de plus en plus de Français. Ce matériau est en effet un excellent isolant. Il permet même de faire d’importantes économies d’énergie.

Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 20H du 10/02/2018 présenté par Anne-Claire Coudray sur TF1.

 

Source : https://www.lci.fr/societe/la-maison-en-paille-seduit-par-son-prix-et-ses-nombreux-avantages-2078401.html

Catégorie Habitat

 

 

Un cabinet d’architecture danois et une entreprise norvégienne ont annoncé avoir construit une maison à partir de déchets organiques : une première mondiale ! Avec ce coup d’éclat écologique, les Scandinaves montrent clairement qu’ils sont à la pointe en matière d’énergies renouvelables et de matériaux de construction toujours respectueux de l’environnement.

 

Quand l’audace paie

Le bâtiment est un secteur en constante évolution qui ne souffre pas le manque d’inspiration : maisons en bois ou en roseaux, les ingénieurs rivalisent d’inventivité pour trouver LE matériau optimal ; celui qui serait à la fois écologique, isolant et économique. Au Danemark, le cabinet d’architecte Een Til Een voit dans les déchets organiques une alternative crédible aux matériaux traditionnels.

Herbe, algues, paille… Tous ces biodéchets habituellement condamnés à l’incinération ou à la déchetterie sont sauvés de la destruction par les équipes d’Een Til Een et de Kebony, l’entreprise norvégienne partenaire du projet : « Ces déchets sont transformés en précieux matériaux de construction naturels qui forment l’essentiel des matières premières nécessaires au projet, évitant ainsi l’impact environnemental que leur combustion entraînerait »

 

 

Des vertus du recyclage 

Les déchets organiques comme l’herbe, la paille et les algues sont d’abord collectés, nettoyés et séchés; ils sont ensuite transformés en briques et en panneaux qui serviront pour donner corps à la bâtisse. Des matériaux ramenés à la vie qui jouissent d’une double propriété : en plus de protéger contre le feu, ils constituent de très bons isolants face au vent.

C’est dans la ville de Middelfart, au sud du Danemark, que le cabinet Een Til Een a choisi de bâtir sa maison. Résolument écologistes, les architectes ont tenu à ce que leur prototype n’ait pas le moindre impact négatif sur l’environnement. Ils ont donc refusé l’utilisation du béton au profit de la technique des pieux vissés, qui facilite et accélère la construction – et la déconstruction – de la bâtisse. Cette maison unique au monde est recouverte d’un bois résineux qui provient directement des ateliers de Kebony, où il est enduit de lasure biologique pour améliorer sa résistance.

Financée par les soins du Ministère de l’Environnement danois, la maison conçue par le cabinet Een Til Een n’a pas vocation à trouver acquéreur – du moins pour l’instant – mais plutôt à inspirer les futurs ingénieurs en bâtiments toujours plus soucieux de respecter l’environnement.

 

 

Source : https://dailygeekshow.com/maison-dechets-organiques-danemark/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2018-02-26

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Une société installe des ruches dans votre salon, et voici comment cela fonctionne

 

 

 

Comme vous le savez probablement déjà, la population d’abeilles est en déclin constant depuis un certain temps, les méthodes d’agriculture industrielle modernes et la perte d’habitat étant des causes identifiées.

Ce sont de mauvaises nouvelles pour le monde entier, car les abeilles font le travail crucial de polliniser les plantes dont nous dépendons pour la nourriture. Pour contrer cela, nous devons trouver des solutions innovantes, car nous savons tous à quel point il est difficile de faire en sorte que d’énormes sociétés lucratives changent leurs pratiques préjudiciables.

BEEcosystem a créé un système de ruches d’observation mural, qui peut être facilement étendu dans un style hexagonal en nid d’abeille, et qui vous permet même d’inviter les abeilles dans votre salon. Ce concept, qui rapproche les abeilles des humains en milieu urbain, n’est pas seulement bénéfique pour l’ensemble de la population des abeilles, mais permet également de mieux comprendre l’importance des abeilles et de leur rôle alors que nous apprenons à vivre côte à côte.

Voir également : Il a inventé une ruche maison pour sauver les abeilles que tout le monde peut réaliser

Le système a été conçu en pensant à la sécurité, de sorte que même les apiculteurs novices peuvent l’utiliser avec une tranquillité d’esprit que peu d’autres systèmes offrent. Parce que oui, nous pouvons comprendre l’appréhension que beaucoup de gens, qui craignent les abeilles et leur piqûre, peuvent avoir lorsqu’ils sont assis à côté de quelques milliers d’entre elles sur leur canapé.

Vous pouvez regarder les abeilles en action pendant qu’elles font leur travail incroyable et construisent leur colonie, voir comment elles créent le nid d’abeille et la cire d’abeille, et même récolter le miel si vous avez faim. Découvrez le BEEcosystem en action ci-dessous, et laissez-nous savoir ce que vous pensez dans les commentaires!

Plus d’informations: BEEcosystem

 

Cette société installe des ruches dans votre salon, et voici comment :

C’est le BEEcosystem, une nouvelle façon d’aider à freiner le déclin des abeilles

 

Cela compte en raison du travail crucial qu’elles font en pollinisant les plantes sur lesquelles nous comptons pour la nourriture

 

Il est donc crucial de les rapprocher de nous et de leur donner des espaces pour prospérer en milieu urbain.

 

Les ruches hexagonales peuvent être montées à l’intérieur de la maison

 

Aussi bien qu’à l’extérieur

 

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Sans outil lourd et en 8 mois !

 

 

Voici la maison de Mr. Michael Buck

 

Maison-02Social – Logement : Un ancien professeur et agriculteur de 59 ans a construit une maison sans utiliser d’outils et pour la modique somme d’environ 181 euros (suivant le cours du jour)…

Comment? Eh bien, il a récupéré tout le matériel dont il avait besoin pour la construire. Ce qui a coûté de l’argent, c’est la paille dont il a eu besoin.

Pour le terrain, l’humain possédait une ferme. Il a vendu la ferme et conservé un petit terrain.

Photos … hop!

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Comme vous le voyez sur ces deux premières photographies, la maison ne manque pas de charme.  Les murs sont en torchis.  Le toit en chaume. En gros, toutes des matières qui se trouvent facilement.

Le but de Monsieur Buck est de démontrer que nous ne sommes pas obligé de nous couvrir de dettes pour posséder un petit chez nous.

 

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Bien sûr, il n’y a pas d’électricité… mais aujourd’hui, on peut trouver de quoi s’éclairer sans mettre le feu à la maison ni à son portefeuille. On peut également trouver des meubles gratuits, des matelas que l’on découpe pour faire des coussins confortables.

Ce qui est indispensable, c’est un point d’eau pas trop loin.  Ici, Monsieur Buck a la chance de posséder une petite source.

 

La maison de Michael Buck

 

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N’oubliez pas que le confort peut venir petit à petit, par après…

 

Actualidad.rt.com

Il existe un projet collectif >>> Clic Clic Clic

 

Source : https://www.humanosphere.info/2013/11/il-se-construit-une-charmante-petite-maison-pour-150-livres-sans-outil-lourd-et-en-8-mois/

Catégorie Habitat

 

 

Patrick, devant sa yourte qu'il a mis environ un an à construire./ Photo DDM, Léa Collet
Patrick, devant sa yourte qu’il a mis environ un an à construire./ Photo DDM, Léa Collet

 

Dans un camion, dans une petite maison autoconstruite… ces Lotois ont choisi d’habiter différemment. Nous leur consacrons une série d’articles. Patrick ouvre le bal : voilà sept ans qu’il habite dans une yourte.

C’est avec ce premier logement qu’est la yourte, que commence notre série des hébergements insolites. En pleine nature, au bout d’un long chemin poussiéreux se dessine à la lisière de la forêt, une yourte. Ce n’est ni une location, ni un hébergement provisoire mais bel et bien l’habitation de Patrick, qui y habite tout au long de l’année, été comme hiver, depuis maintenant sept ans. «Ma yourte, c’est ma maison, je peux l’emporter partout avec moi quand je dois ou veux bouger», explique cet ancien régisseur.

Originaire de Saint-Etienne, il y a passé toute sa vie avant de quitter la ville pour venir s’installer dans le Lot. «J’étais arrivé à un point où habiter en ville ne me plaisait plus, j’avais besoin de liberté, d’aventure et un jour j’ai visité une yourte et j’ai eu ce déclic, c’était ce que je voulais avoir», complète-t-il, «le fait d’avoir voyagé, au Maroc par exemple, où j’ai vu des personnes vivre au jour le jour avec peu m’a sûrement influencé dans mon choix de vie». Avec sa formation en charpenterie il commence, seul, dans un atelier, à construire la charpente de sa yourte de 40 m². La construction avance au fil des mois jusqu’à donner lieu à une yourte totalement autonome. «J’ai l’électricité grâce à des panneaux solaires dans mon jardin et je récupère l’eau de pluie pour la douche et la vaisselle. L’eau potable je vais la chercher directement à la source que met à disposition la mairie», confie l’homme de 60 ans. Mais pour lui il n’y a aucunes contraintes ni inconvénients car ce mode d’habitation, il l’a choisi. «Vivre comme je vis est à la portée de tout le monde, il faut seulement vouloir être en osmose avec l’habitation et avec l’environnement autour», explique-t-il, «tout est expérience quand on se lance dans ce genre d’aventure, on apprend, on partage, on s’organise pour couper du bois pour le poêle en hiver, pour aller chercher l’eau et ces petites tâches que certains peuvent définir comme contraintes n’en sont pas du tout pour moi».

Après des années passées dans cette yourte il n’a aucun doute sur son futur. «Je sais que je ne retournerai pas en appartement ou en maison car j’aime ce mode de vie nomade et que je l’ai intégré», confie-t-il.

 

Une mauvaise image de ces hébergements atypiques

Maintenant sans emploi, Patrick a déjà travaillé tout en habitant dans une yourte et connaît les a priori de certaines personnes. «Habiter dans une yourte n’est pas synonyme d’ermitage. Au contraire, on s’ouvre aux autres, on accueille ceux qui veulent rester une nuit dans la yourte. On partage notre expérience et c’est ce qui fait ma richesse aussi. Ma yourte est ouverte, ce n’est qu’une habitation et c’est pour cela que je n’aime pas dire que je vis dans une yourte, non j’y habite c’est tout. Ma vie est à l’extérieur de cette yourte, avec mes amis, ma famille et ma copine», explique Patrick, avec conviction, «habiter en yourte ne définit pas une personne».

 

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2017/08/14/2627641-ma-yourte-c-est-ma-maison.html#xtor=EPR-1

Catégorie Habitat

 

 

Pas vraiment joli ! , mais cela peut donner des idées …

 

 

Pour lire l’article complet et retrouver le TOP 5 des ouvrages d’écoconstruction sélectionnés par Benjamin : http://www.permaculturedesign.fr/prin…

Catégorie Habitat

 

 

 

Près de Tindouf, dans une région aride et difficile de l’Algérie surnommée « Le jardin du Diable », le camp des réfugiés sahraouis connait de grandes difficultés. En 2015, une tempête détruit une dizaine de milliers de maisons. Tateh Lehbib Breica, jeune ingénieur de 28 ans, a eu l’idée d’utiliser des bouteilles en plastiques, remplies de sables et de pailles, afin de construire des maisons plus résistantes.

 

Une situation difficile

Depuis sa naissance, Tateh Lehbib Breica réside au camp de réfugiés à proximité de Tindouf. C’est grâce à une bourse d’étude de l’UNHCR (Haut commissaire des nations unies pour les réfugiés) que le jeune homme de 28 ans a la possibilité de devenir ingénieur. Il possède actuellement un master en efficacité énergétique. Sa première construction est dédiée à sa grand-mère. Il voulait rendre sa vie plus agréable et que celle-ci soit protégée de la chaleur. En effet, dans cette région de l’Algérie, les température peuvent atteindre jusqu’à 43 degrés Celsius.

Plus de 165 000 réfugiés Sahraouis, dont Breica fait partie, vivent dans cette région. Le conflit du Sahara occidental a créé de grands mouvements de population dans cette partie du globe. Ce conflit dure depuis la décolonisation espagnole, en 1975, et aucune solution ne semble être proposée.

 

 

Un matériau plus robuste et durable

Breica, désormais surnommé le « fou aux bouteilles », a choisi comme matière première des bouteilles en plastique recyclé. Il les remplit ensuite de sable et de paille, et les consolide avec du ciment. Cette méthode de construction permet d’obtenir des habitations plus résistantes aux fortes pluies que peut connaitre le désert du Sahara. Les habitants bénéficient désormais de maisons plus pérennes, et sont plus protégés des intempéries que dans les maisons faites en boue. Selon Otis Moore, spécialiste des abris auprès de l’UNHCR, le design circulaire des maisons permet également de mieux supporter les fortes tempêtes.

Un projet mis en place par l’UNHCR a permis à Breica de construire 25 nouvelles maisons dans 5 camps de réfugiés. 6000 bouteilles de plastique sont nécessaires à la construction de chacune d’entre elle. Les habitations seront réparties en priorité aux personnes les plus vulnérables.

 

 

Une solution écologique

Breica est persuadé que sa technique pourrait également être une réponse aux problèmes d’écologie. En effet, le plastique ne disparait pas dans la nature avant plusieurs centaines d’années. Le recycler pour construire des maisons plus pérennes serait alors une alternative beaucoup plus écologique et solidaire. « Chaque jour des millions de tonnes de plastique sont jetés et il y a (environ) 65 millions de réfugiés dans le monde. Ce serait une bonne ressource pour eux. » affirme Breica.

Source : http://dailygeekshow.com/refugie-maisons-bouteille/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2017-05-26

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La maison de Hobbit. - Kahlum1986 - Imgur
La maison de Hobbit. Kahlum1986  /  Imgur

 

De nombreux fans du «Seigneur des Anneaux» doivent en rêver depuis longtemps, et un immense fan écossais l’a fait. Même si certains ont déjà construit ou modifié leur maison pour la faire ressembler à celle de notre cher Bilbon Sacquet, aucune ne peut égaler la maison de cet Ecossais.

L’univers fantastique du «Seigneur des Anneaux» a donné naissance à tout un tas d’objets, de goodies, ou de costumes. Mais un habitant du petit village de Tomich, dans le nord de l’Écosse, est allé encore plus loin. Cet immense fan de la saga, et passionné par l’univers des Hobbits, a décidé de construire une maison identique à celle de Bilbon et Frodon Sacquet. Et le résultat est bluffant ! Le neveu de ce fan a publié des photos sur Imgur.com, sous le pseudo Kahlum1986, de cette incroyable maison, construite dans les années 80. Depuis, la mousse a eu le temps de recouvrir toute la maison. Alors même si la maison semble être toute petite, nul doute que de nombreux fans voudront y faire une halte.

 

Voici un aperçu de la petite maison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Ukrainiens de PassivDom ont mis au point un procédé qui pourrait révolutionner la construction et accélérer la transition énergétique.

Il n’y a encore pas si longtemps, les maisons passives (autonomes en énergie) étaient réservées aux plus gros budgets. Mais, bonne nouvelle, la donne est en train de changer, et à tout vitesse. Démonstration avec les PassivDom, des maisons accessibles à partir de 30 00€ seulement… et capables de sortir de terre en quelques heures à peine !

 

Source : PassivDom

 

PassivDom est une entreprise ukrainienne. Pour l’heure, elle ne livre qu’à l’intérieur de ses frontières et aux États-Unis mais ce qu’elle vend est si fou qu’elle est déjà très attendue en Europe.

 

Source : PassivDom

 

Son secret  ? Allier l’efficacité de l’impression 3D avec ce qui se fait de mieux en matière d’énergie renouvelable. Résultat : des maisons livrées en un jour, autonomes, mobiles, confortables et complètement équipées, des meubles aux oreillers !

 

Source : PassivDom

 

Dans une PassivDom, l’électricité, le chauffage et la climatisation sont 100% fournis par l’énergie solaire. Inutile, donc, de chercher un terrain raccordé au réseau collectif. L’ensemble du système énergétique est pilotable depuis son smartphone et chaque modèle est équipé d’un dispositif permettant de collecter, de filtrer et de stocker l’eau présente dans l’air…

 

Source : PassivDom

 

Il existe quatre modèles dont les prix varient entre 29 900€ et 94 900€ selon la taille et l’équipement désirés. Et il est possible d’y ajouter des modules supplémentaires qui viennent épouser l’existant comme le ferait une pièce de Légo.

 

Source : PassivDom

 

Quant au look intérieur, pas si mal. Regardez (ici, le modèle le moins cher) :

 

 

Quand les technologies se mettent au service de la transition énergétique, du design, du confort et du porte-monnaie, on n’a que deux choses à dire : bravo, et merci !

Pour en savoir plus : PassivDom.

 

Source : http://positivr.fr/passivdom-maison-passive-impression-3d-une-journee/

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Écologique, pourvoyeuse d’emplois, disponible localement, économique… la paille se révèle un matériau de construction de premier choix. Encore peu populaire, elle pourrait le devenir comme les collectivités territoriales s’y intéressent.

 

  • Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), reportage

C’est une inauguration étonnante qui a eu lieu à Rosny-sous-Bois, vendredi 27 janvier. Ce matin-là, le maire a participé à la pose, non pas de la première pierre, mais de la première botte de paille de la nouvelle école primaire. Dans l’inconscient collectif, la seule manière d’utiliser de la paille pour un bâtiment serait en chaume pour les toits. Ici, dans l’école en cours de construction, les murs seront constitués de bottes de paille empilées les unes par-dessus les autres. Un enduit en terre appliqué directement sur les bottes doit leur donner l’apparence d’un mur normal. Enfin, pour éviter d’avoir recours à de nouvelles charpentes en bois, la structure de l’ancien marché, qui occupait auparavant cet emplacement, a été conservée et constitue l’ossature du nouveau bâtiment.

Au départ utilisée par une poignée de particuliers à la conscience écologique, la paille est de plus en plus employée par les collectivités locales pour les bâtiments publics. Ses avantages sont nombreux. « Comme c’est un déchet, la paille permet d’avoir un impact minimum sur l’équilibre environnemental. Celle de l’école, c’est de la paille bio qui vient de la Seine-et-Marne », détaille Emmanuel Pezres, l’architecte de la ville. Elle permet aussi d’obtenir une isolation optimale, idéale pour réaliser des bâtiments passifs, qui consomment très peu ou pas du tout d’énergie. Généralement, la paille joue le rôle d’isolant dans une structure en bois déjà fabriquée, c’est d’ailleurs le cas pour l’école maternelle voisine. Mais ici, l’école sera construite en « paille porteuse », c’est-à-dire que les murs seront uniquement constitués de paille, sans structure de bois.

 

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Les plans de la future école.

 

La paille est également très économique : il s’agit simplement de bottes de paille format parallélépipède, empaquetées par une botteleuse classique. « Au mètre carré, il faut compter de 3 à 6 euros, contre 70 euros environ pour un isolant écologique du type feutre de bois », explique Dirk Eberhart, président du Réseau français de la construction paille (RFCP), une association qui promeut ce type de construction et qui regroupe des professionnels du bâtiment. « Il y a aussi un facteur social : pour construire en paille, il faut plus de main d’œuvre. Mais comme le matériau est moins cher, ça s’équilibre et finalement ça ne coûte pas plus cher qu’une construction en béton. » Le maire Les Républicains de Rosny, Claude Capillon, a fait les comptes. « In fine, nous avons fait un million d’euros d’économies. »

« Forcément, les gens pensent aux Trois Petits Cochons. C’est un long travail de les convaincre »

À l’heure actuelle, le RFCP recense 5.000 bâtiments en paille sur le territoire français, un chiffre en augmentation. « Et chaque année, 500 nouveaux bâtiments sont construits. Le boom se voit surtout au niveau des marchés publics », précise Benoît Rougelot, le responsable du collectif en Île-de-France. L’usage de la paille pour la construction n’est pourtant pas récent. En témoigne l’existence de la maison Feuillette, construite en 1920. C’est le plus vieux bâtiment au monde construit en ossature bois et en isolation paille. Mais la redécouverte du matériau a pris une autre dimension avec la mise en place de règles professionnelles pour la première fois en 2011, sorte de catalogue des bonnes pratiques de construction. Elle a permis de rassurer les assureurs et d’établir des standards à même d’être vérifiés par les bureaux de contrôles.

Le Réseau français de la construction paille estime même que 10 % de la paille de blé produite en France suffirait à isoler tous les nouveaux logements construits chaque année. « Au niveau écologique, c’est la seule ressource massivement disponible, contrairement au chanvre, au lin ou à la laine de bois, poursuit Dirk Eberhart, le président du RFCP. C’est une évidence que ce type de construction va se multiplier. » La filière est progressivement en train de se constituer. « Au début, dans notre réseau, il y avait beaucoup de particuliers auto-constructeurs. Maintenant, il n’y a quasiment plus que des entreprises », précise le responsable.

 

 

Même si les constructions en paille sont de plus en plus nombreuses, l’usage du matériau est encore loin d’être une évidence. Il y a déjà la contrainte d’accès à la ressource. « Quand il y a un champ à côté, cela fait sens, mais en plein milieu de Paris, ça ne serait peut-être pas très pertinent », concède Benoit Rougelot. De même, certains départements ne sont pas en situation d’excédent de paille, comme le Limousin. Et puis, à un niveau plus global, les préjugés restent tenaces. « Forcément, les gens pensent aux Trois Petits Cochons. C’est un long travail de les convaincre », sourit Dirk Eberhart. La résistance au feu, en l’occurrence, est aussi bonne que pour d’autres matériaux, en conformité avec le règlement de sécurité relatif aux établissements recevant du public.

La mise en place de tels bâtiments publics est également plus longue qu’à l’accoutumée, car il faut pouvoir penser la construction de manière globale. « L’usage de la paille n’est qu’un élément du processus global de construction », concède même Emmanuel Pezres. Lui met aussi en avant les avantages sociaux du projet, qui crée des savoir-faire susceptibles d’être réutilisés pour de futurs projets. L’inclusion des habitants de Rosny a aussi été prise en compte : des pierres en terre cuite, qui vont servir à isoler les salles de repos, ont été fabriquées par les habitants.

 

Frilosité des assureurs

Pour Christian Hackel, l’architecte montreuillois qui a conçu la plus grande école en paille de France, ouverte en 2014, c’est un changement de paradigme. « En France, il y a encore cette culture du béton, amplifiée par le lobby des industriels du bâtiment. Construire en paille, c’est un cheminement culturel, ça implique de repenser l’acte de construire », avance-t-il. Son école est d’ailleurs un modèle de construction écologique : en plus de la paille, elle possède des panneaux solaires sur les toits pour produire de l’énergie et chauffer l’eau, le tout agrémenté d’un système de récupération des eaux de pluie. « Après, au niveau étatique, le “biosourcé” [les matériaux issus de la biomasse végétale ou animale] commence à rentrer dans les vocables », reconnaît l’architecte.

 

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L’inauguration du chantier de l’école de Rosny-sous-Bois.

 

L’autre handicap de la construction en paille, c’est que les assureurs sont encore frileux. « Pour cette construction en paille portée, ça a été sportif de convaincre notre assureur, et on paye plus cher que la moyenne. La technique n’est pas si ancienne et ils ne veulent pas prendre de risque », concède Rémy Beauvisage, de l’entreprise Apijbat, qui construit l’école de Rosny-sous-bois.

Dans ces conditions, la construction paille reste le fait d’une vraie volonté politique. Dans le cas de Rosny-sous-Bois, celle du maire Claude Capillon, pourtant membre de Les Républicains, un parti peu porté sur les questions d’écologie. Sa ville était présente à la COP21 sur le climat, fin 2015. En 2010, la commune a mis en place un Agenda 21 et multiplié les mesures en matière d’écoconstruction : « Nous avions commencé par une façade bioclimatique dans une autre école. Elle avait permis une économie d’énergie de l’ordre de 25 %. C’est à ce moment-là qu’on a réfléchi à l’écoconstruction, avec pour objectif de faire au moins 50 % d’économies d’énergie. »

Lui est convaincu que le système de fabrication des bâtiments publics « arrive en bout de course », d’où cette nécessité de repenser la construction des équipements publics. « L’intérêt, c’est que notre projet est reproductible, ajoute l’architecte communal. On est dans un établissement recevant du public, qui doit satisfaire les plus hautes exigences en matière de réglementation. Cela va peut-être faire sauter quelques verrous psychologiques. » La ville, elle, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : un nouveau centre de loisirs, conçu de la même manière, est en gestation.


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Lire aussi : Pourquoi construire en paille ?


Source : Martin Cadoret pour Reporterre

Photos : © Martin Cadoret/Reporterre sauf :
. chapô : Wikimedia (Colin Rose/CC BY 2.0)

Source : https://reporterre.net/La-construction-en-paille-se-developpe-en-France

Catégorie Habitat

 

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