Archive pour la catégorie ‘ENVIRONNEMENT’

 

 

Martine et Jean-Michel élèvent des brebis et des chèvres dans les Alpes-Maritimes. Par une adaptation constante au milieu et la mise en œuvre de différents moyens de protection, ils font avec la présence des loups, qui leur tuent toutefois plusieurs de leurs bêtes chaque année.

 

Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes), reportage

«Bilibilibili!» En ce début de soirée de juillet, Martine* appelle les brebis manquantes. Nous venons de redescendre de Coro, un flanc de montagne couvert de noisetiers, genêts et rosiers sauvages. Le visage tourné vers la masse sombre des pins, l’éleveuse-bergère d’une trentaine d’années jure. Sans prévenir, une partie du groupe a fait volte-face dans les broussailles et vers les hauteurs. «Cette année, c’est tous les jours qu’elles me font ça», soupire-t-elle. Seule une vingtaine de moutons nous rejoignent sur les terrasses herbeuses, juste au-dessus de la ferme. «Elles montent quand on descend, descendent quand on monte…» Nous sommes sur les hauteurs de La Brigue, dans la vallée de la Roya, à 1.200 mètres d’altitude et 2 kilomètres à vol d’oiseau de l’Italie. Dans quelques jours et pour s’adapter à la présence du loup sur leur territoire, Martine* et Jean-Michel* réduiront leur cheptel de brebis, pour développer celui de chèvres.

Installé depuis 2015 en zone de présence permanente (ZPP) du loup, leur troupeau comptait à l’origine 150 ovins et caprins (250 avec les petits du printemps). Ce ne sont pas les moyens de protection qui manquent : six chiens patous, bergers d’Anatolie et croisés servent de vigiles avisés, en plus de la garde alternée par Martine et Jean-Michel. L’été, le couple accueille des bénévoles Pastoraloup, programme d’aide à la surveillance porté par l’ONG Ferus. Thomas rentre de son parcours dans les bois avec les chèvres. Il est là depuis dix jours. «On doit souvent ramper dans les buissons, lâche-t-il, mais comme les chèvres ne vont pas très vite, ça le fait.» En attendant de passer le concours de pompier, ce robuste trentenaire surveille une quarantaine de bêtes à cornes environ six heures par jour, parfois accompagné de Caroline, wwoofeuse canadienne de 19 ans.

 

«On essaie d’adapter notre troupeau à notre milieu» 

Charlie, le patou, frotte son museau contre ma main. Quand ils ont racheté le corps de ferme construit dans les années 1970 par un groupe de jeunes néoruraux, Martine et Jean-Michel savaient qu’il y avait des loups. Ces trois dernières années, la meute de chiens, en plus de la surveillance humaine, a d’ailleurs prouvé son efficacité : trois attaques seulement, pour une quinzaine de bêtes tuées. Mais en 2018, ça n’a pas suffi. Une cinquantaine de bêtes a disparu en deux mois. Parmi les causes : le réveil d’une hernie mal opérée, qui a mis Jean-Michel en arrêt maladie jusqu’à nouvel ordre, l’empêchant de garder le troupeau. C’est donc Martine qui, jusqu’à l’arrivée de Thomas, partait en garde tous les jours. Surtout, «les brebis sont devenues ingérables». Traduction : elles prenaient leurs distances avec les chèvres, plus lentes, et partaient vers les hauteurs. Résultat : les bêtes revenaient régulièrement le soir ou le lendemain… à moins qu’elles n’aient rencontré le loup. Mais le couple se bat pour trouver des moyens de cohabiter plus sereinement avec le grand prédateur.

 

Six chiens patous, bergers d’Anatolie et croisés servent de vigiles avisés.

 

Devant l’entrée de la bergerie, Martine et Jean-Michel trient les brebis qui partiront, dans trois jours, dans une autre ferme. Ils conserveront une trentaine de brigasques et de thônes-et-marthod, des races moins coureuses que les corses, dont ils se séparent. «On essaie de trouver un troupeau qui va avec notre situation. Ici, la zone est trop fermée, les brebis ont envie de marcher et cherchent de grandes prairies herbeuses, ce qu’on n’a pas, sauf là-haut.» Là-haut, c’est le col du Tanarel, qui permet de passer en Italie, à 2.000 mètres d’altitude. Inenvisageable d’y faire des allers-retours quotidiens. Ni d’y passer toute l’estive. «On doit rentrer les bêtes tous les soirs pour les traire le matin.»

 

Une bergère avec une partie de ses chiens et de son troupeau.

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Vous pourrez bientôt acheter un piège à frelon asiatique pour sauver les abeilles près de chez vous

 

 

 

Depuis maintenant une douzaine d’années, le frelon asiatique sévit en France chaque été. En plus de leurs piqûres qui peuvent causer des complications en cas d’allergie, ces frelons sont un véritable fléau pour la faune locale, en particulier les abeilles qu’ils déciment. Un apiculteur a mis au point un piège visant à tuer en masse ces frelons. Piège qui se trouve être très efficace.

 

UN PIÈGE INGÉNIEUX

C’est après la mort de ses 35 colonies d’abeilles en 2004 que l’apiculteur Denis Jaffré, habitant au Finistère, a décidé de se lancer dans une guerre face au frelon asiatique. Après plusieurs années de développement, il a mis au point un piège au système ingénieux en plus d’être écologique et rudement efficace.

Le concept est simple. Le frelon asiatique (ou Vespa velutina) est attiré par la cire et le miel des abeilles. Denis a donc mis au point un système à deux boîtes entreposées l’une sur l’autre. Dans la première, il y a de la cire et du miel disposés au-dessus de copeaux de bois. Cette caisse est surplombée d’une autre caisse recouverte de grillages afin de laisser l’odeur se diffuser dans l’air pour attirer les frelons. Sur un des côtés, il y a des grillages aux mailles assez larges pour laisser passer le frelon asiatique, mais pas assez pour le frelon européen qui est plus gros. Les abeilles, guêpes et bourdons qui pourraient également être attirés dans ce piège pourront facilement ressortir par l’autre grillage de l’autre côté qui sont trop petits pour les frelons. L’apiculteur affirme que ce piège est sans danger pour les abeilles et autres insectes car “Ceux-ci arrivent à sortir en moins de trois minutes, ce qui ne laisse pas le temps à leur prédateur de les découper en morceaux !”

 

 

UN PIÈGE PRIMÉ AU CONCOURS LÉPINE

Ce piège, nommé BCPA (Bac de Capture Préventif et Autonome) a été testé par Denis Jaffré pendant une année après sa conception et les résultats ont été plus que probants. Il a réussi à éradiquer 1 062 frelons asiatiques dont 25 reines rien qu’au début de la saison. Une telle efficacité qui lui a valu de remporter le Grand prix du concours Lépine en 2018. Le concours Lépine est organisé chaque année depuis 1901 et qui a été reconnu d’utilité publique en 1912. Son but est de récompenser les inventeurs et fabricants les plus ingénieux et dont les inventions se trouvent être d’une utilité certaine pour les futurs utilisateurs. Parmi de précédents lauréats du prix Lépine, nous pouvons compter le stylo bille en 1919 et le lave-vaisselle en 1912.

Denis Jaffré ne compte pas s’arrêter là et a déjà commencé une production en série en plastique recyclé de son invention en collaboration avec la société RS Injection. Ce piège qui sera tout d’abord dédié aux collectivités et aux apiculteurs coûtera moins de 10 € et sera prochainement accessible au grand public.

 

Source : https://dailygeekshow.com/piege-frelon-asiatique-vente/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2018-05-28

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Dans la Drôme, c’est toute une vallée qui revit grâce aux jeunes néoruraux. Des trentenaires, ex-citadins, s’installent au grand air. Ici, une bande de copains qui transforme une usine abandonnée en espace high-tech ; là, une commerciale reconvertie en éleveuse de vaches. Loin des villes, la jeunesse française repeuple les campagnes et se sent enfin utile.

Des histoires aux airs de conte de fées, mais des projets qui n’ont rien de fantaisiste, portés par des diplômés bien intégrés. Et des villages qui étaient menacés d’abandon, repeuplés pour la plus grande joie des « anciens ». En cherchant un sens à leur vie, ces jeunes Parisiens plus ou moins « bobos » redonnent des couleurs aux campagnes.

Un reportage de « Complément d’enquête ».

 

Source : https://nos-medias.fr/video/drome-26-toute-une-vallee-revit-grace-aux-jeunes-neoruraux

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Gîte pour chauve-souris

 

 

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Marre de l’insecticide, du spray et des plaquettes anti-moustiques ? Tous ces produits toxiques ne feront bientôt plus partie de votre quotidien estival. Si vous voulez vous débarrasser des moustiques de manière rapide et écologique tout en étant à la mode, alors procurez-vous… des chauves-souris !

Pour vous débarrasser des moustiques de manière rapide et écologique tout en étant innovant, alors procurez-vous une chauve-souris, ou carrément toute une petite famille de ces petites bestioles volantes, qui sont bien plus mignonnes qu’elles ne paraissent au premier abord. En une nuit, une chauve-souris peut manger jusqu’à 2000 moustiques !

Mais comment faire pour attirer ces sympathiques tueuses de moustiques dans votre jardin ou sur votre terrasse ?

 

Nul besoin de posséder une caverne

En effet, il suffit de leur fournir un logement convenable. Oui, il ne sera pas nécessaire de transformer votre maison en une bat cave. Il suffit d’une boîte parallélépipédique d’environ 35 cm sur 60 cm, assemblée sans agents liants (colles) et colorants, qui pourraient repousser votre hôte VIP.

refuge chauve-souris niche construire bat box moustiques

Contre les moustiques, pas besoin de laser ou d’ultrasons. Il suffit d’un refuge pour chauves-souris, et ensuite c’est elles qui se chargeront de faire le ménage.

Les bat box (c’est ainsi qu’elles ont été rebaptisées), existent depuis quelques années déjà : celles-ci sont une variation pratique du projet « Une chauve-souris comme ami », développé par le Musée d’histoire naturelle de l’Université de Florence et visant à la protection des chauves-souris. Vous pouvez construire votre bat box faite maison en utilisant des planches de bois épaisses d’au moins 1,5 cm [Voici les instructions pour réaliser un nichoir pour chauves-souris standard].

 

Une flemmardise à la portée de toutes les bourses

Si vous n’êtes pas très passionné de bricolage, les bat-refuges peuvent être achetés dans certains supermarchés ou hypermarchés ainsi que dans des magasins de bricolage pour moins de 30 euros. La meilleure période pour proposer vos nichoirs aux chauves-souris est de Mars à Mai, quand celles-ci sortent de leur hibernation : la bat box doit être accrochée à au moins quatre mètres du sol, il faut ensuite attendre l’arrivée d’au moins un couple de locataires potentiels.

 

Où l’accrocher ?

Sur un mur, par exemple sur la paroi extérieure de la maison, à proximité des zones boisées ou directement sur un arbre. Mais attention à ne pas la placer juste au-dessous d’une zone de passage : et oui, tout comme les oiseaux, les chauves-souris font caca. Il ne faut pas non plus monter la boîte sur des plaques métalliques (au risque de rebuter complètement les chauves-souris) et assurez-vous que celle-ci ne soit pas exposée à des éclairages nocturnes, car les Chiroptères ont besoin de pouvoir déterminer l’arrivée du crépuscule, sans perturbations. À la fin de la saison, elles retourneront dans les grottes et cavités souterraines où elles passeront dans un état de léthargie pour affronter l’hiver.

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Les cours d’eau parisiens sont bien décidés à se mettre au vert cet été ! Si vous avez l’occasion de passer par la capitale, vous pourrez découvrir en vous baladant près du canal Saint-Martin des plateformes flottantes couvertes de plantes. Une initiative destinée à dépolluer l’eau de la capitale et qui pourrait être reconduite en cas de succès.

 

L’INITIATIVE D’UNE FEMME POUR UNE EAU MEILLEURE

Le 26 février dernier, la conférence mondiale « Femmes pour le Climat » a vu l’apparition d’un projet destiné à dépolluer les eaux de Paris. L’une d’entre elles, Katarina Dear, est l’initiatrice d’un projet salué par Anne Hidalgo, maire de Paris et présidente de l’organisation internationale C40.

En collaboration avec son association Nature & Us, elle a mis au point de petites plateformes qui vont être installées cet été dans la capitale avec un objectif bien précis. Au-delà de l’aspect esthétique qui va donner un petite touche en plus au canal, ces « radeaux » vont servir à dépolluer l’eau en utilisant simplement des plantes.

 

 

UN FUTUR ÉCOSYSTÈME DÉVELOPPÉ VIA CES RADEAUX ?

La technique consistant à utiliser les plantes pour purifier l’eau est déjà très répandue que ce soit dans les aquariums ou les piscines naturelles. Plusieurs végétaux, connus pour leurs capacités filtrantes, vont être utilisés ainsi que des micro-organismes. Si celles qui flotteront sur le canal Saint-Martin n’ont pas encore été choisies, il a été confirmé qu’elles seront installées sur des radeaux en bois recyclé. C’est la première fois qu’un tel système va être employé à Paris et il pourrait faire bien plus que « nettoyer » le canal.

En plus de nettoyer l’eau du canal, les radeaux se veulent plaisants à l’œil mais aussi « en adéquation avec la biodiversité locale » comme l’a expliqué Katarina Dear. Les plantes utilisées vont en effet servir d’habitat pour différentes espèces animales vivant déjà dans la capitale (insectes, oiseaux et poissons) et favoriser le développement de nouveaux micro-organismes. De petits écosystèmes flottants devraient donc voir le jour via ce projet.

 

 

D’AUTRES RADEAUX BIENTÔT INSTALLÉS DANS PARIS ?

L’installation des radeaux flottants représente la première étape du projet. Une quinzaine de ces plateformes végétales devraient être installées dans le courant de l’été, sans date précise pour l’instant et uniquement sur le canal Saint-Martin. Cela représente l’équivalent de 50 mètres carrés placés sur l’eau pour un coût estimé de 20 000 euros. La somme peut paraître importante mais les écosystèmes créés vont s’auto-entretenir : les radeaux ne nécessiteront aucun entretien.

Si les radeaux donneront une touche de verdure au canal, les retombées qu’ils vont générer seront surveillées de près. Katarina Dear travaille déjà avec des associations et des scientifiques pour évaluer le travail des différentes plantes et réaliser des mesures tout au long du projet. Les résultats de ces analyses montreront l’évolution de la qualité de l’eau et du CO2. À terme, si les résultats sont bons, d’autres radeaux pourraient être installés dans Paris.

 

 

Source : https://dailygeekshow.com/radeaux-vegetalises-ecologiques-paris/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2018-03-31

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