Archive pour la catégorie ‘ENVIRONNEMENT’

 

Déterminés à tourner le dos à l’agriculture conventionnelle au profit du bio, les anciens guérilleros aujourd’hui à la tête du Salvador mettent le paquet.

 

Après avoir éjecté la junte militaire au pouvoir, les anciens guérilleros du Salvador nourrissent un très beau rêve pour leur pays : qu’il devienne autosuffisant et produise une alimentation 100% bio. Et comme ils ont bien l’intention de se transformer ce rêve en réalité, ils se sont déjà mis au boulot : depuis quatre ans, le glyphosate et 53 autres produits chimiques sont interdits, notamment tous ceux qui portent la marque de Monsanto. Gros plan sur une révolution verte.

Pour atteindre leur but, les ex-combattants ne misent pas tout sur les lois et les interdictions. Ils font également le pari de la formation et réapprennent aux paysans à se passer de la chimie quitte à se réapproprier les méthodes naturelles d’autrefois. Dans leur viseur également, les semences des multinationales dont il faut aussi se déshabituer au profit des semences paysannes.

Le chemin sera long, mais il semble déjà bien engagé. En atteste ce très beau reportage signé France 2. Regardez :

 

 

« Monsanto pour moi, ça représente la mort. Ce sont des produits chimiques qui finissent par nous rendre malades. »

« Oui, on perd de l’argent, c’est vrai. Mais nous, on n’a pas le sentiment de perdre quelque chose. Avec les produits chimiques, notre production serait plus abondante. Mais on a l’espoir qu’un jour apparaîtra une lumière au bout du chemin pour reconnaître la valeur de ce que l’on fait. »

Ce qu’entreprend ici le Salvador est courageux. Rien n’est plus compliqué que de changer les habitudes. Mais ce pays montre probablement la voie. À nous de nous en inspirer…

 

 Source : https://positivr.fr/salvador-interdiction-pesticides-monsanto/

 

C’était une bataille entre la défense de l’environnement et le profit, et c’est la voix du peuple et des ONG qui s’est faite entendre.

Une belle victoire

 

Face aux vives critiques, le gouvernement brésilien vient de décider d’annuler le décret permettant l’exploitation minière par des sociétés privées d’une vaste réserve naturelle dans la jungle amazonienne. Une victoire de plus pour la biodiversité.

Le président brésilien, Michel Temer, voulait autoriser l’exploitation de minerais au sein de la Réserve nationale de cuivre et associés (Renca), afin de sortir l’économie brésilienne de la récession en stimulant l’emploi ainsi que les exportations minières. Cette zone protégée, d’une superficie de 47 000 km² (plus grande que le Danemark), est pourtant un véritable poumon vert pour la biodiversité, mais aussi pour les ethnies indigènes qui y vivent.

Ce décret, désormais suspendu, avait soulevé les critiques des ONG environnementales et des Brésiliens qui dénonçaient une tragédie en perspective entraînant la déforestation et la pollution des fleuves. Marcio Astrini, de Greenpeace Brésil, s’est félicité de cette marche arrière du gouvernement. Il explique :

« L’annulation du décret montre (…) qu’aucun gouvernement n’est absolument à l’abri de la pression publique. C’est une victoire pour la société sur ceux qui veulent détruire et vendre notre forêt. »

Mais il avertit également de l’importance de ne pas baisser la garde. Il poursuit :

« La Renca n’est qu’une bataille. La guerre contre l’Amazonie et ses populations, promue par Temer et la banque rurale, se poursuit. »

La révocation de ce décret prouve qu’il n’est jamais trop tard pour prendre les bonnes décisions et démontre aussi le poids de la mobilisation collective sur des décisions politiques.

Une belle victoire, aussi fragile soit-elle, de l’environnement sur le profit.

 

Source : https://positivr.fr/foret-jungle-amazonienne-bresil-reserve-renca-annulation-exploitation-miniere/?utm_source=actus_lilo

Catégorie Brésil

 

 

 

 

Catégorie Islande

 

Si les pelleteuses ont réinvesti le site de Sivens, c'est pour remettre en état la zone humide détruite par les premiers travaux./ Photo DDM, MPV.
Si les pelleteuses ont réinvesti le site de Sivens, c’est pour remettre en état la zone humide détruite par les premiers travaux./ Photo DDM, MPV.

 

Le conseil départemental procède à la réhabilitation de la zone humide de Sivens. Faisant ainsi disparaître les dernières traces du projet initial de barrage.

Les pluies de ces derniers jours pourraient bien retarder le chantier. Elles ne rendent pas la tâche facile aux pelleteuses et autres gros engins qui interviennent depuis un peu plus d’une semaine sur le site de Sivens. Sur près de 10 ha, ils sont censés permettre à la nature de reprendre ses droits. Et ainsi effacer toute trace du chantier entrepris en 2014 pour l’édification du barrage de Sivens au détriment de la zone humide.

C’était l’objet du protocole d’accord signé entre l’Etat et le conseil départemental du Tarn après l’abandon du projet. «L’État avait accepté de rembourser les frais engagés par la compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG), indique Stéphane Mathieu le technicien responsable du dossier au département. Mais il a également accepté de couvrir financièrement l’impact environnemental et la dégradation de la zone humide ainsi que les mesures de compensations environnementales définies dans le précédent projet.»

Le coût de ces travaux de remise en état est évalué à près de 1,3 million d’euros. Une fois les travaux terminés, le projet initial de Sivens sera définitivement enterré. Il pourra laisser place au projet de territoire en cours d’élaboration. Sa vocation est de redéfinir le devenir de la vallée du Tescou, tant sur le plan de la gestion de l’eau que de l’agriculture, de l’économie ou du tourisme.

 

Circulation des eaux

En attendant, sous la direction de la société «Kairos Compensation», le chantier de remise en état suit son cours. Il était attendu depuis de longs mois par les associations environnementales. Stéphane Mathieu explique ce «retard» par tout le travail de concertation réalisé en amont du chantier avec des spécialistes des zones humides et l’obligation d’intervenir en période sèche. «Il s’agit de redonner sa fonctionnalité biologique à la zone humide, recréer les conditions d’humidification de la zone pour permettre à la faune et la flore de se réimplanter.» Pour y parvenir, il faut remodeler le terrain impacté par les premiers travaux de réalisation de la retenue.

«Sur les secteurs où les végétaux ont été simplement broyés, la nature va faire son travail, précise le responsable du département. Ailleurs, nous procéderons ensuite à des replantations. Des parcelles destinées à l’origine aux mesures de compensation seront également travaillées pour supprimer le drainage agricole afin de faire remonter naturellement la nappe phréatique.»

Tous ces travaux feront ensuite l’objet d’un suivi par des naturalistes afin de mesurer la remontée dans la nappe d’eau.

Avec ce chantier, l’idée d’une nouvelle retenue sur cette zone est peu crédible. Il reste à découvrir quelles seront les décisions prises dans le projet de territoire pour assurer la gestion de l’eau dans la vallée.

 

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2017/09/01/2637124-sivens-la-nature-reprend-ses-droits.html#xtor=EPR-1

Catégorie Environnement


 

Dans ma cour, j’ai quelques plantes parce que je ne peux pas vivre sans, mais surtout j’adore les voir grandir et évoluer. Je n’utilise aucun produit chimique sur elles.

Du coup, il faut avoir quelques astuces !

Les pince oreilles et les coccinelles raffolent des pucerons (mais pas seulement).

 

 

Il faut savoir que les coccinelles ont l’habitude d’hiverner dans des trous d’arbres, sous les écorces, dans les fissures d’un mur, sous des tas de pierres etc… bref des petits espaces à l’abris du vent.

Vous avez peut-être déjà trouvé des coccinelles à l’intérieur de votre maison en automne, et bien ce sont celles qui n’ont pas trouvé d’abris et qui ont été attirées par la chaleur et la lumière. Hélas, les conditions de vie dans notre habitat leur laissent peu de chance de survivre (sécheresse, manque de ressources alimentaires, nettoyage etc…).

Contrairement à beaucoup d’insectes, les coccinelles passent l’hiver. Alors qu’elles sont au stade adulte, elles peuvent partir à la recherche d’un abris dès la fin du mois d’août. C’est donc le moment idéal pour fabriquer leur petite maison qui les abritera pour la saison la plus froide.

J’ai utilisé :

Des restes d’une palette, un morceau d’ardoise, des clous, un fil, un marteau, un crayon, un mètre, une scie.

J’ai donc scié ma palette afin d’obtenir deux grandes planches de même taille, ce seront les côtés, et des plus petits (qui correspondent à la largeur des grandes planches).

palette

 

Il suffit ensuite de clouer les plus petits bouts sur la grande planche. Pour cela, espacez-les de 4 ou 5 millimètres. Ensuite, il faut clouer la seconde grande planche et on obtient un drôle de rectangle.

maison à coccinelles

 

Après avoir fixé tous mes bouts de palette, il me restait une place. Soit je recoupais un bout, soit je trouvais autre chose. J’ai alors choisi de combler ce trou en faisant une place pour les abeilles solitaires.

Cela n’en n’accueillera pas beaucoup, mais c’est mieux que rien ! Vous le savez, les abeilles, même solitaires, sont précieuses pour la nature car ce sont des pollinisatrices.

J’ai alors coupé des bambous et autres tiges creuses que j’ai placer dans l’espace vide de ma petite maison.

A noter que les trous doivent être variable entre 2 et 12 mm qu’il faut qu’elles soient bouchés derrière (Mettez de la terre ou de l’argile par exemple) et qu’elle doivent faire environ 20 cm.

Pour terminer ma maison à coccinelles en colocation avec les abeilles solitaires, j’ai coupé un morceau d’ardoise pour faire un petit toit.

 

maison coccinelle

 

Il ne me reste plus qu’à l’accrocher ! Il faut choisir un endroit à l’abri du vent et de la pluie à au moins 1 mètre du sol.

 

fabriquer maison coccinelle

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Souvent considérés comme nuisibles, les renards et les fouines sont en réalité des alliés précieux dans la lutte contre la maladie de Lyme.

 

Renards et fouines pourraient être la solution la plus efficace contre la maladie de Lyme et autres infections transmises par les tiques ! Récemment, une étude réalisée par The Royal Society établit un lien entre l’activité de ces prédateurs et la densité des tiques porteuses de la bactérie Borrelia.

Publiée le 19 juillet, cette étude est partie d’un postulat simple : les acariens présents à l’état larvaire s’attaquent aux proies les plus facilement accessibles, soit les rongeurs. Car ces animaux vivent près du sol. Or, ils sont souvent porteurs d’infections qui se transmettent à la tique et, qui contaminent ensuite les autres animaux qui leur serviront de repas. Alors, que viennent faire les renards et les fouines dans tout ça ?

 

 

Ces prédateurs réduisent le nombre de rongeurs porteurs de ces infections, et donc diminuent le risque de transmission à l’homme. En observant 20 parcelles forestières d’un hectare aux Pays-Bas, les scientifiques se sont aperçus que plus le nombre de renards et de fouines était élevé, plus le nombre de tiques infectées était faible.

Et ce n’est pas tout. Les chercheurs ont également réalisé que les rongeurs portaient bien moins de tiques sur leur organisme lorsqu’ils vivaient en zone où les prédateurs étaient nombreux. Car, sous la menace, ces animaux sortent moins. Ils se cachent des prédateurs et donc attrapent moins de tiques, tout simplement.

Alors, qui a dit que les renards étaient des nuisibles ? Cette étude prouve, comme bien souvent, que les écosystèmes se régulent seuls et nous rappelle à quel point la nature est bien faite.

 

Source : http://positivr.fr/renards-fouines-solution-naturelle-maladie-lyme/?utm_source=actus_lilo

Catégorie Environnement

 

Ajout d’un article en 2° partie

Cette larve ….

Une larve de Galleria mellonella. © Wayne Boo, USGS Bee Inventory, Monitoring Lab

 

 

Une apicultrice espagnole a découvert qu’une espèce de larves adore manger les sacs en plastique qui polluent les sols et les océans.

Cette larve pourrait bien changer les choses. Cette espèce parasite que l’on retrouve le plus souvent dans les ruches d’abeilles est une mangeuse de plastique. C’est à Santander, dans le nord de l’Espagne, qu’une scientifique, apicultrice à ses heures perdues, a fait cette découverte « par hasard ». Ces vers sont capables de s’attaquer à un sac plastique en quelques minutes. Ils le dévorent en quelques heures.

 

Pas de problème de digestion

Leur plat préféré : le polyéthylène. Une matière qui met presque cent ans à se dégrader naturellement. Ces chenilles le digèrent facilement. C’est un espoir contre les déchets en plastique. Pour combattre le plastique à l’avenir, « soit il faut produire beaucoup d’insectes, soit il faut développer et produire les enzymes destructeurs », explique le chercheur belge Frédéric Francis. Chaque année à travers le monde, plus de 90 millions de tonnes d’emballages en plastique sont jetés dans la nature, huit millions pour les seuls océans.

Bientôt la fin du plastique polluant grâce à des larves ?

 

 

 

Cette larve dévore les plastiques les plus résistants

Xavier Demeersman

Journaliste

Une scientifique, qui est aussi apicultrice, a découvert que la larve d’un parasite qui s’attaque à la cire des ruches, est friande des matières plastiques. C’est plutôt une bonne nouvelle pour la lutte contre les déchets en plastique qui pullulent, avec une croissance exponentielle, dans les sols et les océans.

  • Très résistant, le polyéthylène représente 40 % de la demande des produits en matière plastique en Europe. Il lui faut jusqu’à un siècle pour se dégrader dans la nature.

  • Les larves de la fausse teigne de la cire sont manifestement capables de dégrader très efficacement le polyéthylène. La réaction enzymatique, qui aurait lieu dans la salive, est désormais recherchée.

Voici quelques jours, nous apprenions par le CNRS et une étude publiée dans Science Advances que l’océan Arctique est lui aussi touché par les déchets de plastique. Il y en aurait plusieurs centaines de tonnes, voire plus, éparpillés en 300 milliards de petits fragments, pour la plupart de la taille d’un grain de riz. « Nous assistons peut-être à la formation d’une autre poubelle de la planète, sans comprendre totalement les risques encourus pour la faune et la flore locales » interpellait Maria-Luiza Pedrotti du CNRS.

Dans le monde, chaque année, selon une étude de 2015, ce sont 8 millions de tonnes de polymères qui arrivent dans les océans. Ces déchets réduits en petits morceaux pullulent et nuisent considérablement aux écosystèmes marins. Ainsi, ce serait quelque 110 millions de tonnes qui s’accumuleraient à présent dans ce milieu.

Parmi les plus répandus, le polyéthylène (80 millions de tonnes produites dans le monde chaque année), très utilisé pour les emballages, est le plus résistant. Représentant 40 % de la demande des produits en matière plastique en Europe, il lui faut pas moins d’un siècle pour se dégrader dans la nature (400 ans pour les plus durs). Cependant, des produits très corrosifs comme l’acide nitrique en viennent à bout en quelques mois. Mais il y aurait encore mieux : Galleria mellonella, plus connue sous le nom de larve de la fausse teigne de la cire. Elle a de bonnes chances de devenir l’ennemi numéro un du polyéthylène.

Les dégâts de 100 larves sur un sac plastique britannique en 12 heures. © 2017 Elsevier

 

Une larve d’un parasite à l’appétit vorace

La larve de ce papillon est plutôt très répandue. Elle est souvent employée comme appât dans la pêche et on la rencontre dans les ruches où elle se délecte de la cire. Federica Bertocchini, du Centre espagnol de la recherche nationale (CSIC) et apicultrice amateure, avait remarqué à plusieurs reprises que les sacs en plastique dans lesquels elle mettait la cire ravagée par ce parasite se retrouvaient rapidement criblés de trous. La scientifique a alors tenté l’expérience en laboratoire avec différentes matières plastiques et, à chaque fois, les larves les réduisaient en peau de chagrin en un temps record.

Par exemple, sur un plastique venant d’un supermarché britannique, elle a pu constater avec son équipe qu’une centaine de larves l’avaient dégradé significativement en moins d’une heure. En 12 heures, il avait perdu 92 mg. C’est une énorme performance : en 2016, une bactérie réussissait au mieux à réduire certains plastiques de 0,13 mg… en 24 heures.

Dans leur article publié le 24 avril dans la revue Current Biology, les chercheurs estiment que la larve ne fait pas que les ingérer, elle les transforme déjà chimiquement dans leur salive« L’une des prochaines étapes sera de tenter d’identifier [cette réaction] et de déterminer comment isoler la ou les enzymes responsables », écrivent-ils.

« S’il s’agit d’une simple enzyme, on pourra alors la fabriquer à une échelle industrielle grâce à la biotechnologie », s’enthousiasme Paolo Bombelli (université de Cambridge), qui a cosigné ces recherches. Cette découverte représente effectivement un grand espoir pour faire disparaître en quantité ces déchets répandus sur Terre et dans les océans.

 

 

Suivez l’épopée étonnante du plastique dans l’océan  Chaque année, huit millions de tonnes de plastique sont rejetées en mer. Ce matériau évolue au gré des courants, est mangé par le plancton et les organismes marins, jusqu’à contaminer toute la chaîne alimentaire. L’expédition Tara Méditerranée étudie le phénomène. Découvrez en vidéo comment ces scientifiques traquent le plastique dans les océans.

 

 

 Source : http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/pollution-marine-cette-larve-devore-plastiques-plus-resistants-67136/

Catégorie Environnement

 

 

Engagée dans un immense plan de reboisement, cette région du monde n’en finit plus de battre de nouveaux records impressionnants

 

Il y a les records stupides, et il y a ceux qui font avancer le monde. Celui que l’Inde vient de pulvériser appartient clairement à cette seconde catégorie : dimanche dernier, 66 millions d’arbres ont été plantés par 500 000 Indiens… en douze heures seulement ! Lumière sur une performance impressionnante, utile et exemplaire.

 

Source : Disctrict Barwani

 

L’an passé, l’État indien d’Uttar Pradesh avait déjà établi un record fou : 50 millions d’arbres en 24 heures. Cette fois, c’est un autre État, Madhya Pradesh, qui s’est donc retroussé les manches avec, à la clef, un nouveau record inouï.

 

 

Shivraj Singh Chouhan, chef du gouvernement de Madhya Pradesh :

« En plantant des arbres, nous ne servons pas uniquement le Madhya Pradesh mais le monde entier. »

 

 

L’Inde veut reboiser 95 millions d’hectares avant 2030. Pour y parvenir, elle peut compter sur des investissements conséquents (5,4 milliards d’euros) mais aussi, visiblement, sur la collaboration de ses habitants.

Comme le souligne Konbini, d’autres États indiens sont déjà engagés sur le même chemin. En juin, le Kerala a planté 10 millions d’arbres en 24 heures et le Maharasthra prévoit d’en planter 40 millions. Objectif : retrouver un air respirable…

Les records sont faits pour être battus dit-on. Ici, c’est assurément vrai ! Bravo aux Indiens.

 

Source : http://positivr.fr/inde-record-plantation-millions-arbre/?utm_source=actus_lilo

Catégorie Végétaux

 

 

Une île est littéralement sortie de l’océan au large de Cape Point, en Caroline du Nord, au printemps dernier.

L’îlot sablonneux est apparu en avril, au large d’une pointe des Outer Banks, et sa taille a augmenté au fil des semaines. Il fait maintenant un kilomètre et demi de long.
Chad Koczera, un ingénieur américain, a remarqué cette nouvelle île au large de Cape Point lors d’une sortie avec sa fiancée pour recueillir des coquillages. Incapable de l’atteindre en voiture, il a envoyé son drone prendre l’île en photo.

Les habitants de la région auraient surnommé l’endroit « Shelly Island », soit « l’île aux coquillages ». Outre les coquillages, on y trouverait aussi des ossements de baleines et de l’équipement de pêche perdu.

 

Source : http://www.sympatico.ca

 

 

Catégorie Environnement

 

 

La transition écologique : une arme redoutable contre l’exode rural. La preuve avec l’exemple spectaculaire de Saint-Pierre-de-Frugie en Dordogne

 

 

En 2008, Saint-Pierre-de-Frugie était encore l’un de ces innombrables villages français victimes de la désertification, de l’exode rural et du vieillissement de sa population. On n’y croisait pas un chat. Pourtant, moins de 10 ans plus tard, les gens s’y pressent par dizaines dans l’espoir d’y trouver une maison à vendre ! Que s’est-il passé entre temps ? Il s’est passé que le nouveau maire a tout misé sur le bio et l’écologie ! Gros plan sur un retour à la vie qui ne doit rien à la magie !

Gilbert Chabaud a été élu maire de Saint-Pierre-de-Frugie en 2008. Seulement voilà, ce petit village de Dordogne n’avait plus rien à voir avec celui de son enfance. Tous les jeunes étaient partis s’installer en ville pour y trouver du travail et le rectorat avait fermé l’école un an plus tôt, provoquant ainsi la fermeture du dernier commerce du village : le bistro qui préparait les repas de la cantine scolaire…

 

Source : Wikipedia
Source : Wikipedia

 

En résumé, à Saint-Pierre-de-Frugie, à de rares exceptions près, on n’y trouvait plus que des anciens. En conséquence, le village était appelé à mourir à plus à moins long terme.

Mais Gilbert Chabaud ne pouvait pas se résigner à un tel sort. Élu à la tête de sa commune, cet ancien concessionnaire automobile s’est donc creusé la tête et a décidé de tenter le tout pour le tout en misant sur le bio et l’écologie !

Dans un premier temps, son conseil municipal a voté la fin de l’usage des pesticides et des traitements phytosanitaires. Résultat : on a rapidement vu revenir les papillons et autres insectes pollinisateurs oeuvrer sur le moindre bosquet.

 

Source : Saint-Pierre de Frugie
Source : Saint-Pierre de Frugie

 

Ensuite, la municipalité a décidé la création d’un « jardin partagé ». Une sorte de potager collectif ouvert à tous où chaque habitant est invité à s’initier à la permaculture et à se fournir en fruits et légumes. Résultat : une animation solidaire, écologique et inattendue qui a fini par se faire connaître au delà des frontières de la commune.

Dans un troisième temps, Gilbert Chabaud a voulu profiter du potentiel touristique de sa commune. À ce sujet, voici ce qu’il a confié à l’AFP :

« En améliorant l’environnement, en rachetant les zones humides tout autour de la commune, on s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire pour l’écotourisme »

Aussitôt dit, aussitôt fait : neuf sentiers de randonnée ont été aménagés dans les environs et tout le petit patrimoine du village a été restauré grâce à des matériaux écologiques !

Résultat ? Eh bien les touristes sont venus ! Il a donc été possible de réaliser la quatrième étape du projet : la construction d’un gîte rural et écologique destiné à accueillir les visiteurs !

 

Source : Saint-Pierre de Frugie Source : Saint-Pierre de Frugie

Mais ça ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin. Les touristes, aussi écolos soient-ils, ont besoin de se rafraîchir et de se nourrir. En 2013, le village a donc rouvert les portes de son bistro dont la gestion a été confiée à un gérant venu de l’extérieur.

Dans la foulée, le village a même eu droit à l’ouverture d’une épicerie bio alimentée par les agriculteurs de la région !

Retour de l’animation, retour des commerces, arrivée de nouveaux habitants… Il ne restait plus qu’à rouvrir l’école. Et, vu que l’éducation nationale y restait opposée, le maire a soutenu une institutrice qui souhaitait ouvrir une école Montessori. Bonne pioche : non seulement ça  a marché mais, en plus, en une année scolaire seulement, les effectifs ont déjà doublé (l’établissement accueillant désormais 20 élèves) !

 

Source : Saint-Pierre de Frugie
Source : Saint-Pierre de Frugie

 

Que de chemin parcouru en à peine 8 ans ! Et ça n’est pas terminé !

Véronique Friconnet, elle aussi secrétaire de mairie, s’est également confiée à l’AFP :

« C’est un cercle vertueux. Désormais il ne se passe pas un jour sans que des gens appellent pour nous demander s’il y a des maisons à vendre à Saint-Pierre ».

Le succès de cette transition écologique est tel que le maire entend désormais ouvrir un musée d’un genre original : un musée à l’envers qui envisagera l’avenir plutôt que de raconter le passé !

L’avenir, justement, Gilbert Chabaud l’envisage déjà. Son nouvel objectif ? Un village autonome en énergie !

Cette belle histoire souligne une chose : la transition écologique ne doit pas être vue comme une contrainte à trainer comme un boulet mais bien comme une formidable opportunité d’avenir. La trajectoire étonnante de Saint-Pierre-de-Frugie en est la preuve : les gens sont prêts pour l’écologie. Mieux que ça : ils la plébiscitent !

Lire aussi : Transfiguré par la permaculture, un village passe de la misère à la richesse en 3 ans seulement !

 

Source : http://positivr.fr/saint-pierre-de-frugie-transition-ecologique-bio-renaissance-village/

Catégorie Environnement

 

 

Malgré le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris pour le climat, de nombreuses initiatives pour préserver la planète continuent à émerger dans le monde. C’est le cas de Climeworks qui vient d’ouvrir une installation de captage direct de l’air en Suisse. Elle récupère le carbone présent dans l’air pour en faire une matière première qu’il est possible de réutiliser dans divers domaine.

 

L’installation de Climeworks se trouve à Hinwil sur le toit de l’usine d’élimination des déchets de Kezo

 

Extraire et conserver le CO2 de l’air

En 2008, deux étudiants de l’Institut polytechnique fédérale (ETH) de Zurich, Christoph Gebald et Jan Wurzabcher, ont l’idée d’extraire le CO2 de l’air afin de le réutiliser. Ce projet est né après leur visite de la serre de l’entreprise agricole Gebrüder Meier Primanatura AG a Hinwil en Suisse. La firme agricole avait pour habitude de commander des réservoirs de CO2, ceux-ci délivrés par camions qui parcouraient alors de longues distances. Un procédé qui avait donc une forte empreinte carbone. Pour les deux étudiants il y a assez de CO2 présent dans l’air. Ils montent donc un concept pour l’extraire et le revendre comme matière première à Gebrüder Meier. Ils ont développé leur premier business plan lors d’un challenge d’entreprise qui avait lieu dans leur université.

Aujourd’hui, leur entreprise Climeworks ouvre la première installation de captage direct de l’air. C’est tout naturellement que les deux partenaires ont décidé de l’établir à 400 mètres de la serre de Gebrüder Meier. Sur le toit d’une usine d’élimination de déchets dirigée par la société municipale Kezo, 18 collecteurs capturent 2460 kilogrammes de CO2 par jour (dépendant de la composition de l’air et des conditions météorologiques). Au début de leur entreprise, le procédé captait quelques millilitres par jour dans les labos. Désormais, ils ont réussi à atteindre une échelle industriel de 900 tonnes par an.

 

Le dioxyde de carbone extrait de l’air est ensuite transféré à la serre par gazoduc

Le CO2 comme matière première

L’air ambiant est aspiré par les ventilateurs disposés à l’extérieur de l’installation. Derrière chaque unité de collecte, l’air subit un processus d’absorption et désorption avant d’être recraché. L’air émis par Climeworks est alors réduit de sa quantité de CO2 qui est stocké dans l’usine par des filtres. La chaleur utilisée dans le processus de désorption provient de la chaleur émise par les déchets de l’usine d’élimination. Les filtres sont chauffés jusqu’à 1000 degrés Celsius. L’installation est donc « particulièrement adaptée aux énergies renouvelables » affirme Gebald. Le dioxyde de carbone pur extrait est ensuite isolé et transféré par gazoduc à la serre de Gebrüder Meier. Les cultures de tomates et de concombre ont « augmenté significativement » selon Climeworks depuis la mise en place du processus.

L’entreprise revend donc le CO2 qu’il extrait comme matière première. Le CO2 devient pour la première fois un produit commercialisable. De nos jours, on sait qu’il est possible de capturer l’air et de réduire ses émissions de CO2, de nombreux projets visent d’ailleurs à réduire les particules de carbone dans l’air, mais il n’avait jamais encore été commercialisé. L’installation d’Hinwil va opérer en tant que démonstration pendant 3 ans. Elle est réalisée en coopération avec Gebrüder Meier et Kezo, et l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) contribue à cette installation.

A terme, Climeworks souhaite utiliser le carbone comme une matière première pour de nombreux autres produits, comme l’engrais mais aussi pour les boissons gazeuses ou du carburant neutre en carbone. Avec cette installation il serait donc désormais possible de diminuer ses dépendances en énergie fossile et diminuer les émissions de carbones. Selon Climeworks, son usine « est une étape historique pour la technologie des émissions négatives ». Cette technologie est ciblée par l’accord climatique de Paris comme étant essentielle dans la volonté de limiter une élévation de la température mondiale de deux degrés Celsius.

 

Source : http://dailygeekshow.com/machine-co2-engrais/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2017-06-07

Catégorie Environnement

 

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