Archive pour la catégorie ‘FRANCE’

 

Catégorie France

 

 

Dans un petit village à la périphérie de Montpellier …

 

 

Catégorie Vie pratique

 

De Guillaume DEBOUCHE

Région de Namur

 

 

Catégorie Nature

 

 

Pour irriguer ce vignoble du nord-ouest de Montpellier, le viticulteur utilise de l'urine comme engrais. Une démarche écologique qui dénote dans le milieu de la viticulture languedocienne. / © F3 LR
Pour irriguer ce vignoble du nord-ouest de Montpellier, le viticulteur utilise de l’urine comme engrais. Une démarche écologique qui dénote dans le milieu de la viticulture languedocienne. / © F3 LR

 

A Combaillaux dans le nord-ouest de Montpellier, une collaboration écologique entre un viticulteur et une coopérative a donné une idée originale : recycler l’urine humaine comme engrais pour les vignobles. Un procédé qui devrait porter ses fruits.

Par Walid Kachour

Quand eau et urine forment un tandem inattendu dans le monde de viticulture. Dans le domaine de Combaillaux à moins d’une demie heure de Montpellier, l’irrigation au goutte à goutte des vignes se fait grâce à un mélange novateur. En effet, de l’urine est ajoutée à la traditionnelle eau pour rendre la vigne plus fertile.

 

Économique, écologique et efficace

Un technicien vient apporter l’urine pour la déverse sur les parcelles du viticulteur qui a accepté de jouer le cobaye pour le bien de l’environnement.

« On a mis des fumiers pendant des années pollués par des micro-polluants même bio. On est sur avec l’urine que la présence de micro-polluants est minime. C’est juste un problème d’acceptation sociétale. Le pipi-caca reste un sujet qui prête à discussion. Ca me pose aucun problème car ce sont des pratiques ancestrales. Pourquoi pas revenir à la simplicité de ce qui se faisait avant » explique Bruno Le Breton viticulteur à Combaillaux.

 

Le procédé permettrait de fertiliser au mieux les grappes de raisin du viticulteur

L'eau tirée d'un forage est mélangée à de l'urine et se déverse goutte par goutte le long des tuyaux irriguant les vignes du domaine de Combaillaux. / © F3 LR
L’eau tirée d’un forage est mélangée à de l’urine et se déverse goutte par goutte le long des tuyaux irriguant les vignes du domaine de Combaillaux. / © F3 LR

 

Le fruit d’un partenariat de proximité

Bruno est en partenariat avec la coopérative montpelliéraine Ecosec.
La SCOP est dans une démarche de perennité et de projet à long terme. Elle construit et propose à ses clients des toilettes sans eau et des composteurs urbains dans une perspective éco-citoyenne.

On utilise un tiers de notre consommation d’eau pour évacuer nos urines qui sont des fertilisants. Elles finissent dans des stations d’épuration. Le retraitement de cette urine coûte une énergie considérable. Ce fertilisant peut être directement utilisé détailleBenjamin Clouet co-fondateur coopérative Ecosec.

Avec leurs toilettes sèches, il n’est plus nécessaire de passer par ce circuit très gourmand en énergie.
Il est possible de récupérer l’engrais jaune directement depuis la cuve.
Un moyen de dynamiser des échanges écologiques de proximité entre deux acteurs héraultais soucieux de laisser une empreinte écologique positive.

 

Sensibiliser la ville à ce type de pratiques

La petite entreprise a vendu 45 toilettes sèches dont une grande partie à Paris qui mène un travail de sensibilisation sur les usages écoresponsables.
Du côté de Montpellier, la ville joue la sourde oreille.

A Montpellier, Ecosec avait proposé d’installer des cabines pendant les Estivales afin de récupérer l’urine. Une proposition restée vaine.

La petite société a cependant pu installer ses quartiers au festival FNAC Live du 5 au 7 juillet sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris.

Lorsque l’on sait que l’être humain produit quotidiennement entre 1 à 2 litres d’urine, cette collaboration n’aura pas de mal à durer dans le futur, pour le bien de la planète et de la qualité du produit viticole.

Au total, déjà 300 litres ont été versés sur la vigne et ce chiffre ne demande qu’à augmenter, comme ce type d’initiatives écoresponsables.

 

Le reportage de Florent Hertmann et Nicolas Chatail dans le vignoble de Combaillaux

Montpellier : quand vigne et urine font bon ménage
Dans le nord-ouest de Montpellier, une nouvelle méthode a été expérimentée dans le cadre d’une production viticole plus éco-responsable : le recyclage de l’urine pour fertiliser les vignes. – F3 LR  – Reportage de F.HERTMANN & N.CHATAIL

 

Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/herault-redonner-seconde-vie-urine-bien-vigne-combaillaux-1524274.html

 

 

Martine et Jean-Michel élèvent des brebis et des chèvres dans les Alpes-Maritimes. Par une adaptation constante au milieu et la mise en œuvre de différents moyens de protection, ils font avec la présence des loups, qui leur tuent toutefois plusieurs de leurs bêtes chaque année.

 

Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes), reportage

«Bilibilibili!» En ce début de soirée de juillet, Martine* appelle les brebis manquantes. Nous venons de redescendre de Coro, un flanc de montagne couvert de noisetiers, genêts et rosiers sauvages. Le visage tourné vers la masse sombre des pins, l’éleveuse-bergère d’une trentaine d’années jure. Sans prévenir, une partie du groupe a fait volte-face dans les broussailles et vers les hauteurs. «Cette année, c’est tous les jours qu’elles me font ça», soupire-t-elle. Seule une vingtaine de moutons nous rejoignent sur les terrasses herbeuses, juste au-dessus de la ferme. «Elles montent quand on descend, descendent quand on monte…» Nous sommes sur les hauteurs de La Brigue, dans la vallée de la Roya, à 1.200 mètres d’altitude et 2 kilomètres à vol d’oiseau de l’Italie. Dans quelques jours et pour s’adapter à la présence du loup sur leur territoire, Martine* et Jean-Michel* réduiront leur cheptel de brebis, pour développer celui de chèvres.

Installé depuis 2015 en zone de présence permanente (ZPP) du loup, leur troupeau comptait à l’origine 150 ovins et caprins (250 avec les petits du printemps). Ce ne sont pas les moyens de protection qui manquent : six chiens patous, bergers d’Anatolie et croisés servent de vigiles avisés, en plus de la garde alternée par Martine et Jean-Michel. L’été, le couple accueille des bénévoles Pastoraloup, programme d’aide à la surveillance porté par l’ONG Ferus. Thomas rentre de son parcours dans les bois avec les chèvres. Il est là depuis dix jours. «On doit souvent ramper dans les buissons, lâche-t-il, mais comme les chèvres ne vont pas très vite, ça le fait.» En attendant de passer le concours de pompier, ce robuste trentenaire surveille une quarantaine de bêtes à cornes environ six heures par jour, parfois accompagné de Caroline, wwoofeuse canadienne de 19 ans.

 

«On essaie d’adapter notre troupeau à notre milieu» 

Charlie, le patou, frotte son museau contre ma main. Quand ils ont racheté le corps de ferme construit dans les années 1970 par un groupe de jeunes néoruraux, Martine et Jean-Michel savaient qu’il y avait des loups. Ces trois dernières années, la meute de chiens, en plus de la surveillance humaine, a d’ailleurs prouvé son efficacité : trois attaques seulement, pour une quinzaine de bêtes tuées. Mais en 2018, ça n’a pas suffi. Une cinquantaine de bêtes a disparu en deux mois. Parmi les causes : le réveil d’une hernie mal opérée, qui a mis Jean-Michel en arrêt maladie jusqu’à nouvel ordre, l’empêchant de garder le troupeau. C’est donc Martine qui, jusqu’à l’arrivée de Thomas, partait en garde tous les jours. Surtout, «les brebis sont devenues ingérables». Traduction : elles prenaient leurs distances avec les chèvres, plus lentes, et partaient vers les hauteurs. Résultat : les bêtes revenaient régulièrement le soir ou le lendemain… à moins qu’elles n’aient rencontré le loup. Mais le couple se bat pour trouver des moyens de cohabiter plus sereinement avec le grand prédateur.

 

Six chiens patous, bergers d’Anatolie et croisés servent de vigiles avisés.

 

Devant l’entrée de la bergerie, Martine et Jean-Michel trient les brebis qui partiront, dans trois jours, dans une autre ferme. Ils conserveront une trentaine de brigasques et de thônes-et-marthod, des races moins coureuses que les corses, dont ils se séparent. «On essaie de trouver un troupeau qui va avec notre situation. Ici, la zone est trop fermée, les brebis ont envie de marcher et cherchent de grandes prairies herbeuses, ce qu’on n’a pas, sauf là-haut.» Là-haut, c’est le col du Tanarel, qui permet de passer en Italie, à 2.000 mètres d’altitude. Inenvisageable d’y faire des allers-retours quotidiens. Ni d’y passer toute l’estive. «On doit rentrer les bêtes tous les soirs pour les traire le matin.»

 

Une bergère avec une partie de ses chiens et de son troupeau.

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Un voyage itinérant, à la rencontre de 35 lieux le long de la côte méditerranéenne ….

 

Catégorie Films

 

 

A Sarraltroff, en Moselle, des cercles de cultures, appelés également « crop circle » sont apparus le week des 9 et 10 juin 2018 dans un champ de céréales. De parfaites figures géométriques, vues du ciel, « ornent » la surface cultivée.

 

Des figures parfaitement géométriques / © Benoît de Butler - France 3 Lorraine

 

 

Catégorie France

Catégorie Insolite

 

 

Gradignan : au collège fini le gaspillage, place au recyclage !

 

Le reportage de Jean-François Géa

 

Le collège Fontaines de Monjous, à Gradignan, en Gironde, a dit stop au gaspillage alimentaire ! Désormais, les poules, le composteur et le potager font partie intégrante de la vie du collège et de ses élèves.

Les poules du collège aident à lutter contre le gaspillage alimentaire / © JF Géa - France 3 Aquitaine
Les poules du collège aident à lutter contre le gaspillage alimentaire / © JF Géa – France 3 Aquitaine

 

Le collège Fontaines de Monjous, à Gradignan, en Gironde, a dit stop au gaspillage alimentaire ! Désormais, les poules, le composteur et le potager font partie intégrante de la vie du collège et de ses élèves.

Par CLH avec Maïlys Maury

Quoi de mieux que le recyclage des déchets alimentaires et la création d’un potager pour initier les plus jeunes au respect de l’environnement ? Le collège Fontaine de Monjous a mis en place ces initiatives afin de réduire le gaspillage mais également approvisionner la restauration scolaire en fruits et légumes.

 

Des poules dans un collège !

Le poulailler a été conçu et installé par les classes de 3e, dans le cadre du cours de Technologie. Ce sont donc 80 élèves qui ont travaillé sur ce projet, en suivant un cahier des charges établi au préalable. Ces installations ont un coût : il faut compter 140€ de matériaux pour construire l’habitat des poules, auxquels s’ajoutent 456€ pour l’ensemble des clôtures.

Les 7 poules du collège sont heureuses de finir les repas des élèves, à raison de 3kg par jour. Elles sont nourries et surveillées par les élèves, qui ont pour mission de leur donner les restes et l’eau, comme l’explique l’un des collégiens :

On donne tout ce qui est végétal, qui n’a pas de sauce, mais pas la viande car ça attire les rats.

Les poules pondent des œufs qui sont ramassés et datées par les enfants. Selon l’un des élèves, les collégiens doivent remettre les oeufs au personnel du collège et connaissent les règles :

On n’a pas le droit de les manger parce qu’il y a des risques de salmonelle.

 

Le poulailler
Le poulailler

 

 

 

Rennes le Chateau au dessus de la brumeRennes le Chateau au dessus de la brume

Bugarach au lever du jourBugarach au lever du jour

Chaîne des Pyrénées-Orientales sous la neigeChaîne des Pyrénées-Orientales sous la neige

Chevreuil sous la brûmeChevreuil sous la brume

Au dessus du CardouAu dessus du Cardou

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Peut-être la solution pour la réinsertion des détenus en France

 

Surpopulation, état de délabrement, conditions de vie… Autant de problèmes relatifs au milieu carcéral en France. La Garde des Sceaux Nicole Belloubet a proposé le 20 avril dernier un projet de loi de programmation de la justice où elle met en avant les prisons ouvertes. Gros plan sur l’une des deux qui existent en France actuellement.

 

Un lieu de détention très original

En France, on recense actuellement 187 établissements pénitentiaires répartis sur tout le territoire. Depuis des années, il existe un problème de surpopulation dans le milieu carcéral et les conditions de vie à l’intérieur de ces lieux ne sont pas toujours aux normes… Et si, comme l’a évoqué la Garde des Sceaux (ministre de la Justice) dans son projet de loi, la solution se trouvait dans des lieux de réinsertion ouverts ? Deux « prisons ouvertes » existent en France aujourd’hui : l’une en Corse et l’autre dans l’Aisne, à Moyembrie.

Située au nord de Soissons à l’écart du village de Coucy-le-Château-Auffrique, la ferme de Moyembrie ressemble à une exploitation agricole classique à une exception : elle accueille des détenus, qui viennent y finir leur peine avant leur libération. Ici, tout est accessible et point de contrôle à l’horizon. La ferme-prison fonctionne sur la confiance et avec des règles de vie assez simples. En ce moment, ce sont 20 détenus nommés « résidents » qui y vivent. Tout le monde porte une tenue de travail, il est donc difficile de reconnaître les « encadrants » (cinq salariés d’une association partenaire de l’administration parlementaire) dans le lot. La ferme accueille régulièrement de nouveaux résidents.

 

 

Un endroit idéal pour se réinsérer en douceur

Karim, l’un des nouveaux arrivants, s’exprime sur ce lieu nouveau pour lui : « C’est comparable avec la maison, mais pas avec la prison ». Et le résident d’ajouter : « Plus de bruit de détenus, plus de portes qui claquent, ce n’est vraiment plus pareil ». Depuis 2003, ce sont 800 hommes qui sont passés à la ferme pour terminer de purger des peines souvent lourdes (décidées en cour d’assises). Karim, lui, restera à Moyembrie un an. « C’est une renaissance, un sas de décompression avant de rentrer à la maison », résume-t-il. Il faut faire la demande de transfert au juge d’application des peines pour venir à la ferme et en général, un détenu sur deux est accepté.

À Moyembrie, chaque résident se voit remettre des consignes écrites : ce sont les règles de vie. Rémi, l’un des encadrants, en explique la teneur : « On s’engage à travailler tous les matins. On partage le repas du midi ensemble. Pas d’alcool, pas de violence, y compris verbale ». L’encadrant explique que le but ici est la réinsertion progressive des détenus. « En détention, on peut perdre certaines règles de savoir-vivre. L’idée, c’est qu’à la ferme, tout doucement, on réapprenne à vivre ensemble, à se respecter ». C’est dans la même optique que les après-midis sont obligatoirement consacrés à préparer la sortie de détention, en cherchant une formation, un logement, un emploi.

 

Une relation de confiance qui fait ses preuves

Chaque nouvel arrivant visite la ferme et on lui montre les limites de la propriété. En l’absence de barbelés et de mur d’enceinte, c’est primordial. Simon, un autre encadrant, explique le concept : « On est au milieu de la nature, entouré de forêts. Les gars ont le droit d’être sur les 24 hectares de la ferme. Tout est basé sur la confiance ». Il semble d’ailleurs que la tentation de s’évader n’effleure même pas l’esprit des résidents. « Cela arrive très très rarement. Les gars ici ont une profonde envie de s’en sortir et sont à la fin de leur peine. Ils n’ont rien à gagner à s’évader, ce serait trop bête », affirme Simon. La sensation d’être à l’air libre et en semi-liberté est également fondamentale.

À Moyembrie, on peut travailler à la maintenance des bâtiments, à l’élevage des poules et des chèvres (les résidents produisent et vendent du fromage) et même au maraîchage. C’est l’activité préférée de Rudy, un résident âgé de 32 ans, dans sa dernière année de détention ici. Il exprime clairement sa chance d’être à la ferme de Moyembrie et la différence avec la prison : « Ici, c’est les oiseaux, la fraîcheur, bientôt le soleil, pas de mur, les arbres. En plein air, pour se reconstruire, c’est ce qu’il y a de mieux. Là, on a un pied dehors et on fait tout pour avoir le deuxième. » Il en est convaincu, la ferme-prison est « une chance » et il faudrait « beaucoup plus de lieux comme ça, ou une autre structure qui permette de se réinsérer ». Les résidents ont même le droit à des sorties contrôlées pour aller faire les courses une fois par semaine.

 

Un espace accueillant pour les visites

Le mot « confiance » revient encore dans la bouche de Rudy. « Il faudrait aussi avoir confiance en beaucoup plus de détenus ». En tout cas, cette confiance ne manque pas ici, puisque certains résidents sont même emmenés chaque semaine à Paris pour la livraison des paniers de légumes bio aux 400 clients de la ferme. Dans la même veine, les encadrants laissent les résidents recevoir de la visite toute la journée les samedis et dimanches. Ce qui change des 45 minutes tolérées au parloir en prison… Ici, les familles se promènent dans la ferme et déjeunent sur place. À Moyembrie, les détenus sont fiers de recevoir leurs proches.

Christophe, un homme de 44 ans, arbore fièrement la clé de sa chambre qu’il garde tout le temps sur lui. Il accueille ses proches, dans ce qui lui semble être « un appartement ». Il explique d’ailleurs avoir bien aménagé cet espace de vie personnel. « J’ai refait la pièce, papier peint, frise, peinture. Pour moi, c’est la clé du paradis. J’ai ma grande fenêtre avec mon rideau. Il n’y a plus de barreaux. Quand les gens viennent, on peut s’asseoir, boire un café. » En somme, la ferme-prison est un premier pas vers une vie normale.

Pour les sceptiques qui parlent de coûts et d’économie, il faut savoir que la journée d’un résident à la ferme de Moyembrie coûte à l’Etat environ 30 euros. Par comparaison, dans une prison classique, il faut compter en moyenne plus d’une centaine d’euros. Si le concept doit bien sûr être contrôlé et approfondi, il apparaît comme une solution plus que crédible aux problèmes liés à la question des prisons en France.

 

 

 

 

 

Catégorie Environnement

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Jean-Luc Bocquet devant sa maison médiévale
Jean-Luc Bocquet devant sa maison médiévale | Capture d’écran / France 3

Ouest-France avec agence

 

À Élincourt-Sainte-Marguerite (Oise), Jean-Luc Bocquet, ébéniste à la retraite, a bâti tout seul en 14 ans une maison médiévale de 250 m2. Passionné de vieilles pierres, il s’est inspiré de dessins de l’Encyclopédie médiévale de l’architecte Viollet-le-Duc. Ce projet fou et méticuleux, réalisé avec les procédés d’autrefois, a nécessité 16 000 heures de travail.

Jean-Luc Bocquet a accompli son rêve. Cet homme originaire d’Élincourt-Sainte-Marguerite, dans l’Oise, a bâti seule sa maison de 250 m2 inspirée de l’époque moyenâgeuse. Un travail titanesque qui aura nécessité quatorze années de travail, comme le rapporte France 3.

 

L'ébéniste retraité s'est inspiré des dessins du célèbre architecte Eugène Viollet-le-Duc.
L’ébéniste retraité s’est inspiré des dessins du célèbre architecte Eugène Viollet-le-Duc. | Capture d’écran / France 3

 

Véritable autodidacte, maître d’œuvre et bâtisseur, il a d’abord dessiné les plans, creusé les fondations à la pelle puis découpé et monté lui-même sa charpente. Ce retraité qui exerçait la profession d’ébéniste a méticuleusement choisi les matériaux, neufs ou de récupération. « Il y aura travaillé 16 000 heures », rapporte le Courrier Picard.

 

 

« Des briques cuites sur du feu de bois »

C’est le cas des briques qui recouvrent la façade extérieure, datant du troisième Reich. « Les briques avaient servi aux Allemands pour la construction des hangars, a-t-il déclaré face aux caméras de France 3. On a des briques cuites sur du feu de bois qui ont donc une couleur très claire qui ressemble aux briques médiévales ».

 

Inspiré par L’Encyclopédie médiévale de Viollet-le-Duc

Pour trouver l’architecture parfaite, Jean-Luc a acheté les onze volumes anciens de L’Encyclopédie médiévale du célèbre architecte Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879), dénichés sur le site d’achat en ligne PriceMinister. « Je l’ai cherché pendant trois ans ou quatre ans ! », explique-t-il.

Des exemplaires qu’il conserve dans son pigeonnier reconstruit à partir de ruines. « Tout a été consigné dans ce livre-là, même la façon dont on construit les serrures, l’acier qu’on doit utiliser », poursuit-il.

 

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