Archive pour la catégorie ‘FRANCE’

Si les pelleteuses ont réinvesti le site de Sivens, c'est pour remettre en état la zone humide détruite par les premiers travaux./ Photo DDM, MPV.
Si les pelleteuses ont réinvesti le site de Sivens, c’est pour remettre en état la zone humide détruite par les premiers travaux./ Photo DDM, MPV.

 

Le conseil départemental procède à la réhabilitation de la zone humide de Sivens. Faisant ainsi disparaître les dernières traces du projet initial de barrage.

Les pluies de ces derniers jours pourraient bien retarder le chantier. Elles ne rendent pas la tâche facile aux pelleteuses et autres gros engins qui interviennent depuis un peu plus d’une semaine sur le site de Sivens. Sur près de 10 ha, ils sont censés permettre à la nature de reprendre ses droits. Et ainsi effacer toute trace du chantier entrepris en 2014 pour l’édification du barrage de Sivens au détriment de la zone humide.

C’était l’objet du protocole d’accord signé entre l’Etat et le conseil départemental du Tarn après l’abandon du projet. «L’État avait accepté de rembourser les frais engagés par la compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG), indique Stéphane Mathieu le technicien responsable du dossier au département. Mais il a également accepté de couvrir financièrement l’impact environnemental et la dégradation de la zone humide ainsi que les mesures de compensations environnementales définies dans le précédent projet.»

Le coût de ces travaux de remise en état est évalué à près de 1,3 million d’euros. Une fois les travaux terminés, le projet initial de Sivens sera définitivement enterré. Il pourra laisser place au projet de territoire en cours d’élaboration. Sa vocation est de redéfinir le devenir de la vallée du Tescou, tant sur le plan de la gestion de l’eau que de l’agriculture, de l’économie ou du tourisme.

 

Circulation des eaux

En attendant, sous la direction de la société «Kairos Compensation», le chantier de remise en état suit son cours. Il était attendu depuis de longs mois par les associations environnementales. Stéphane Mathieu explique ce «retard» par tout le travail de concertation réalisé en amont du chantier avec des spécialistes des zones humides et l’obligation d’intervenir en période sèche. «Il s’agit de redonner sa fonctionnalité biologique à la zone humide, recréer les conditions d’humidification de la zone pour permettre à la faune et la flore de se réimplanter.» Pour y parvenir, il faut remodeler le terrain impacté par les premiers travaux de réalisation de la retenue.

«Sur les secteurs où les végétaux ont été simplement broyés, la nature va faire son travail, précise le responsable du département. Ailleurs, nous procéderons ensuite à des replantations. Des parcelles destinées à l’origine aux mesures de compensation seront également travaillées pour supprimer le drainage agricole afin de faire remonter naturellement la nappe phréatique.»

Tous ces travaux feront ensuite l’objet d’un suivi par des naturalistes afin de mesurer la remontée dans la nappe d’eau.

Avec ce chantier, l’idée d’une nouvelle retenue sur cette zone est peu crédible. Il reste à découvrir quelles seront les décisions prises dans le projet de territoire pour assurer la gestion de l’eau dans la vallée.

 

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2017/09/01/2637124-sivens-la-nature-reprend-ses-droits.html#xtor=EPR-1

Catégorie Environnement


 

L’état des forêt françaises est surprenant. En effet, depuis plus d’un siècle, leur surface a doublée. Il faut maintenant les gérer et les entretenir. DGS vous en dit plus.

 

Ce qui a été observé

Jean Daniel Bontemps est directeur de recherche à l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière, le spécialiste estime que près du tiers de la France est occupée par les forêts. Parmi de nombreuses études, l’Institut recense les arbres, estiment leur âge, étudient les fleurs, la qualité de la terre, la diversité des espèces, etc.

La situation des forêts françaises n’est pas unique. Toute l’Europe est concernée par cette extension même si c’est en France qu’elle apparaît avec le plus d’intensité. L’Europe est le seul espace mondial où la forêt s’accroît à la fois en surface et en stock.  Pour la France, cela est visible depuis la Révolution française et surtout depuis le début du XIXe siècle.

 

Une clairière de forêt en France

 

Pourquoi ?

Ce phénomène s’explique par plusieurs paramètres. Tout d’abord l’amélioration de la protection des forêts vis-à-vis des incendies augmente leur durée de vie. La France est un territoire à vocation agricole, or la diminution de l’espace agricole observée depuis quelques temps, laisse la place aux forêts. De la même façon, les petits propriétaires détiennent de plus en plus de forêts privées.

 

 

Un potentiel sujet d’inquiétude

La forêt gagne du terrain en France mais elle n’est pas toujours entretenue comme il le faudrait. Cette extension est subie mais non contrôlée. Il faudrait la gérer tout en l’exploitant.

Il y a de gros contrastes de diversité et de gestion des forêts françaises. Certaines sont riches en diversité, et ce, grâce aux différents climats qui règnent sur le territoire. Les zones les plus riches sont la Haute-Marne et la Haute-Saône. Cela dit, un effort d’éducation reste à faire pour préserver la nature, gérer les forêts et les exploiter intelligemment.

 

Une forêt

Source : http://dailygeekshow.com/forets-francaises-extension/

Catégorie Végétaux

 

 

Comment faire pour vendre sa production maraîchère directement aux consommateurs, en esquivant les réseaux de distribution traditionnels, qui alourdissent la facture des consommateurs et réduisent comme peau de chagrin les marges des petits producteurs ? Ils sont 35 agriculteurs ou paysans Alsaciens a s’être posés la question. La réponse fut toute simple… se regrouper pour acheter un supermarché !

 

 

Des paysans rachètent un supermarché pour vendre directement leurs produits

 

Les initiatives paysannes pour passer outre la grande distribution se multiplient ces derniers temps. A l’image des 35 agriculteurs du Grand-Est qui se sont regroupés pour racheter une grande surface à Colmar, pour y vendre leurs produits directement du producteur au consommateur.

L’initiateur du projet, qui représente le collectif des 35 paysans est Denis Digel. Il préside le collectif des maraîchers de Sélestat, il explique comment est né ce projet de rachat :

L’idée m’est venue il y a longtemps. Je suis maraîcher et pratique la vente au détail depuis longtemps mais j’en avais assez de livrer mes produits à la grande distribution, de cette pression perpétuelle sur les prix et les services et la situation ne cesse de se détériorer.

 

paysans rachètent un supermarché

 

Avec d’autres agriculteurs, le paysan a ainsi racheté un ancien magasin Lidl « pour livrer le consommateur directement ». Le magasin rebaptisé Cœur Paysan est un lieu de vente directe où les agriculteurs tiennent des permanences régulières. Ce point de vente est un moyen de proposer d’autres produits, de valoriser les savoir-faire ancestraux des producteurs, ceux dont la grande distribution ne veut pas « où tout est calibré et standardisé », affirme le maraîcher. Lui-même cultive 35 sortes de tomates, « mais les supermarchés ne m’en prennent que deux sortes ».

 

A produits identiques, nous sommes moins chers qu’en grande surface.

 

paysans rachètent un supermarché

 

Répondre à une demande de produit locaux en forte hausse

Pour Denis Digel et ses collègues, l’objectif est aussi de répondre à une demande en forte augmentation pour les produits locaux. Les agriculteurs sont situés à moins de 40km du magasin. En termes de prix, le porteur du projet indique que dans leur supermarché reconverti:

Les fruits et légumes sont moins onéreux, par exemple le kilo de mâche est vendu 10 euros alors que les grossistes les revendent 12 à 13 euros le kilo (…) Certains produits sont plus chers, concède le maraicher comme les fromages artisanaux, mais la qualité n’est pas la même.

 

La fin de l’anonymat alimentaire

Concernant le modèle économique du magasin, là encore le mode de fonctionnement est différent de celui de la grande distribution. Les agriculteurs sont propriétaires de leurs produits jusqu’au passage en caisse où une commission de 22 à 32% est prélevée par le magasin. Les producteurs sont ainsi responsables de leurs produits face aux consommateurs et ce sont eux qui en fixent les prix.

Les paysans tiennent également des permanences, de deux demi-journées par mois minimum. Une présence appréciée par les consommateurs qui y voient ainsi un moyen d’avoir une transparence totale sur ce qu’ils achètent. « C’est la fin de l’anonymat alimentaire », souligne Denis Digel, pour qui cet échange producteur-consommateur est important:

On a besoin du retour du consommateur, c’est valorisant et puis nous adaptons, si possible, notre offre à leur demande. Par exemple, des clients ont demandé des nems au volailler pour le nouvel an chinois. Ils ont tous été écoulés !

 

paysans rachètent un supermarché

Chez Coeur Paysan on affiche pas que les prix !

Chez Coeur Paysan, on peut découvrir ou redécouvrir des variétés de fruits et légumes oubliés car délaissés par la grande distribution : c’est une chance gustative et nutritive ! De plus, on achète des produits frais au juste prix, qui rémunèrent correctement les petits producteurs… il n’est pas difficile d’imaginer que ce supermarché pas comme les autres fera bientôt des petits. Peut-être faut-il simplement que cette expérience soit connue du plus grand nombre, pour que d’autres paysans emboîtent le pas de leurs collègues Alsaciens.

 

Coeur Paysan : 84 Route de Neuf-Brisach, 68000 Colmar – Tel 09 67 83 57 31 – le site internet coeur-paysan.com

Faites connaitre ce magasin pas comme les autres à vos amis. Plus nous serons nombreux à plébisciter ce type de projet, plus il y aura de chance de voir s’ouvrir d’autre points de vente respectueux du labeur des petits producteurs :

 

Source : http://www.mieux-vivre-autrement.com/paysans-rachetent-un-supermarche-vendre-directement-leurs-produits.html#sthash.ArNr9d3c.3Mw7Kczf.uxfs

Catégorie Société

 

 

 

Un véritable petit Pompéi. Dans le département du Rhône en France, les archéologues sont en train d’exhumer un site de l’époque romaine exceptionnellement bien conservé. Retour sur un site de fouilles exceptionnel.

 

Hasard et chance

Le site de près de 7 000 mètres carrés se situait alors en milieu urbain. Dans les environs de Vienne, la ville de Sainte-Colombe était semble-t-il un point conséquent du réseau commercial tissé par les Romains en Gaulle. Les archéologues ont ainsi pu exhumer ce qui ressemble à une vaste école, une demeure luxueuse exceptionnellement bien conservée, entourée de jardins, ou encore une splendide mosaïque en parfait état. La ville est connue pour son potentiel archéologique depuis le XIXe siècle pour son potentiel en terme de fouilles.

A l’origine de cette découverte qui ravit les savants, le hasard. A Sainte-Colombe c’est un projet de construction d’immeuble qui va demander un diagnostic de l’INRAP (l’institut national de recherches archéologiques préventives). Un diagnostic effectué par Michel Goy, qui entraîne alors l’arrivée d’une équipe spécialisée, Archeodunum, en avril. Très vite, les fouilles qui, qui devaient s’arrêter en septembre, sont prolongées jusqu’au 15 décembre. Le ministère le classe en effet en « site exceptionnel ». Les archéologues parlent déjà en effet d’une « Pompéi viennoise ».

Archaeologists digging in Sainte-Colombe uncover 75,000-square-foot neighborhood dating back to first century A.D. https://t.co/TqBLgbYiIn

— Smithsonian Magazine (@SmithsonianMag) 4 août 2017

 

Une région prospère dans l’Antiquité

A l’époque romaine, la géographie politique de la Gaulle diffère beaucoup de celle de la France actuelle : Lyon est la capitale, et les régions les plus anciennement peuplées (et « romanisées ») sont situées dans le sud-est du pays, à proximité de la péninsule italienne. Les romans sont avant tout des bâtisseurs de villes et de routes, qui constituent le véritable squelette de leur empire. La Vienna romaine, qui s’étend de part et d’autre du Rhône (à la différence de l’actuelle Vienne sise à l’est du fleuve), est alors un centre important (bien plus qu’aujourd’hui), proche de la capitale Lugdunum.D’ailleurs, le choix d’édifier ici leur centre de commandement n’est pas un hasard de la part des Romains : entre la Saône et le Rhône, il s’agit d’un verrou militaire autant que d’un nœud du trafic fluvial.

Il en serait de même pour notre site, lié à la fois au trafic sur le Rhône et à ce qui constitue, dès sa construction décidée par Agrippa en 10 avant notre ère, l’axe routier principal des gaules : la Voie Narbonnaise, qui relie la riche région de Narbonne au Rhône. « La véritable A7 de l’antiquité », plaisante Benjamin Clément, le responsable scientifique des fouilles. Ainsi, il est logique qu’un marché de cette importance se développe à l’ouest du fleuve, à l’actuel emplacement de Sainte-Colombe. Dès le premier siècle, un marché y est installé avec de nombreux artisans. Structure à laquelle succède l’important complexe actuellement étudié. L’occupation du site dure ainsi jusqu’au début du Moyen Âge.

 

 

Préservations et destructions

Paradoxalement,  » ce sont les  incendies successifs qui ont permis de conserver tous les éléments en place quand les habitants ont fui la catastrophe « , explique Benjamin Clément. Un parallèle de plus avec Pompéi. Prenons l’exemple de la somptueuse villa (domus), que les scientifiques supposent avoir appartenu à un riche marchand venu d’orient, baptisée Maison des Bacchanales (notamment en raison des mosaïque représentant le dieu du vin, Bacchus, et les scènes de joyeuse décadence qui l’accompagnent). Si le premier étage ne s’était pas effondré sous la chaleur de l’incendie, il y a près de 2 000 ans, il n’aurait pas été conservé avec tout son mobilier et son réseau de plomberie en état sous terre !

Autre vestige conservé par les flammes : une mosaïque montrant Thalie, la muse du spectacle, enlevée par un dieu Pan facétieux. Au-delà du site des docks, avec ce qu’on suppose être une école de philosophie dont il reste trois colonnes (car attestée dans la région à l’époque), et une immense fontaine, les archéologues espèrent ensuite s’attaquer à la partie plus ancienne (et plus profonde) du premier siècle avec ses boutiques et ses artisans. Et retracer ainsi des siècles d’occupation de la ville, en restituant le plus précisément possible.

Un site archéologique exceptionnel découvert à Sainte-Colombehttps://t.co/XeJVO408Bz

— Maître de conf’ (@Maitre_de_conf) 2 août 2017

 

Source : http://dailygeekshow.com/archeologie-romains-marche/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2017-08-05

Catégorie France

 

 

 

Catégorie France

 

 

 

La transition écologique : une arme redoutable contre l’exode rural. La preuve avec l’exemple spectaculaire de Saint-Pierre-de-Frugie en Dordogne

 

 

En 2008, Saint-Pierre-de-Frugie était encore l’un de ces innombrables villages français victimes de la désertification, de l’exode rural et du vieillissement de sa population. On n’y croisait pas un chat. Pourtant, moins de 10 ans plus tard, les gens s’y pressent par dizaines dans l’espoir d’y trouver une maison à vendre ! Que s’est-il passé entre temps ? Il s’est passé que le nouveau maire a tout misé sur le bio et l’écologie ! Gros plan sur un retour à la vie qui ne doit rien à la magie !

Gilbert Chabaud a été élu maire de Saint-Pierre-de-Frugie en 2008. Seulement voilà, ce petit village de Dordogne n’avait plus rien à voir avec celui de son enfance. Tous les jeunes étaient partis s’installer en ville pour y trouver du travail et le rectorat avait fermé l’école un an plus tôt, provoquant ainsi la fermeture du dernier commerce du village : le bistro qui préparait les repas de la cantine scolaire…

 

Source : Wikipedia
Source : Wikipedia

 

En résumé, à Saint-Pierre-de-Frugie, à de rares exceptions près, on n’y trouvait plus que des anciens. En conséquence, le village était appelé à mourir à plus à moins long terme.

Mais Gilbert Chabaud ne pouvait pas se résigner à un tel sort. Élu à la tête de sa commune, cet ancien concessionnaire automobile s’est donc creusé la tête et a décidé de tenter le tout pour le tout en misant sur le bio et l’écologie !

Dans un premier temps, son conseil municipal a voté la fin de l’usage des pesticides et des traitements phytosanitaires. Résultat : on a rapidement vu revenir les papillons et autres insectes pollinisateurs oeuvrer sur le moindre bosquet.

 

Source : Saint-Pierre de Frugie
Source : Saint-Pierre de Frugie

 

Ensuite, la municipalité a décidé la création d’un « jardin partagé ». Une sorte de potager collectif ouvert à tous où chaque habitant est invité à s’initier à la permaculture et à se fournir en fruits et légumes. Résultat : une animation solidaire, écologique et inattendue qui a fini par se faire connaître au delà des frontières de la commune.

Dans un troisième temps, Gilbert Chabaud a voulu profiter du potentiel touristique de sa commune. À ce sujet, voici ce qu’il a confié à l’AFP :

« En améliorant l’environnement, en rachetant les zones humides tout autour de la commune, on s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire pour l’écotourisme »

Aussitôt dit, aussitôt fait : neuf sentiers de randonnée ont été aménagés dans les environs et tout le petit patrimoine du village a été restauré grâce à des matériaux écologiques !

Résultat ? Eh bien les touristes sont venus ! Il a donc été possible de réaliser la quatrième étape du projet : la construction d’un gîte rural et écologique destiné à accueillir les visiteurs !

 

Source : Saint-Pierre de Frugie Source : Saint-Pierre de Frugie

Mais ça ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin. Les touristes, aussi écolos soient-ils, ont besoin de se rafraîchir et de se nourrir. En 2013, le village a donc rouvert les portes de son bistro dont la gestion a été confiée à un gérant venu de l’extérieur.

Dans la foulée, le village a même eu droit à l’ouverture d’une épicerie bio alimentée par les agriculteurs de la région !

Retour de l’animation, retour des commerces, arrivée de nouveaux habitants… Il ne restait plus qu’à rouvrir l’école. Et, vu que l’éducation nationale y restait opposée, le maire a soutenu une institutrice qui souhaitait ouvrir une école Montessori. Bonne pioche : non seulement ça  a marché mais, en plus, en une année scolaire seulement, les effectifs ont déjà doublé (l’établissement accueillant désormais 20 élèves) !

 

Source : Saint-Pierre de Frugie
Source : Saint-Pierre de Frugie

 

Que de chemin parcouru en à peine 8 ans ! Et ça n’est pas terminé !

Véronique Friconnet, elle aussi secrétaire de mairie, s’est également confiée à l’AFP :

« C’est un cercle vertueux. Désormais il ne se passe pas un jour sans que des gens appellent pour nous demander s’il y a des maisons à vendre à Saint-Pierre ».

Le succès de cette transition écologique est tel que le maire entend désormais ouvrir un musée d’un genre original : un musée à l’envers qui envisagera l’avenir plutôt que de raconter le passé !

L’avenir, justement, Gilbert Chabaud l’envisage déjà. Son nouvel objectif ? Un village autonome en énergie !

Cette belle histoire souligne une chose : la transition écologique ne doit pas être vue comme une contrainte à trainer comme un boulet mais bien comme une formidable opportunité d’avenir. La trajectoire étonnante de Saint-Pierre-de-Frugie en est la preuve : les gens sont prêts pour l’écologie. Mieux que ça : ils la plébiscitent !

Lire aussi : Transfiguré par la permaculture, un village passe de la misère à la richesse en 3 ans seulement !

 

Source : http://positivr.fr/saint-pierre-de-frugie-transition-ecologique-bio-renaissance-village/

Catégorie Environnement

 

 

 Misant tout sur le bio, cette commune a créé sa régie agricole 

 

 

La volonté politique ne peut pas tout… mais elle peut déjà beaucoup. Pour preuve, ce magnifique reportage réalisé à Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) où les élus ont carrément décidé de créer une régie municipale agricole pour fournir les trois cantines scolaires de la ville en produits bio.
Il y a quelques années, la ville Mouans-Sarthoux a décidé que ses écoliers avaient le droit de manger chaque jour des produits sains fraîchement cueillis le matin. Elle n’avait pas de fournisseurs ? Alors elle a décidé de produire elle-même. Elle n’avait pas de terrain ? Alors elle en a préempté un. Ça représentait un surcoût ? Alors elle s’est attaquée au gaspillage…

À chaque problème, la ville a imaginé une solution. Résultat, la régie municipale agricole fournit aujourd’hui mille repas quotidiens aux enfants de la commune… et ces repas ne coutent pas plus chers qu’ailleurs !

L’émission Manger c’est voter, diffusée sur la chaîne Public Sénat, a voulu le voir pour le croire. Elle s’est donc rendue sur place et en est revenue avec ces belles images qui, à elles seules, résument à merveille un vieil adage : quand on veut, on peut !

 

Regardez :


Cantine 100% bio Mouans sartoux par alalumieredunouveaumonde

 

Du bio dans les cantines ? Et si, comme le suggère ce reportage, toutes les communes rurales s’y mettaient ? Apparremment, c’est possible. À condition de le vouloir.

Source : http://positivr.fr

 

Tous les Parisiens connaissent les célèbres colonnes Morris, qui servent à afficher spectacles et évènements de la capitale française. Le groupe Suez et la start-up Fermentalg, ont travaillé ensemble pour fabriquer une colonne Morris remplie d’algues. L’objectif : purifier l’air parisien grâce à la photosynthèse.

 

En quoi consiste ce projet ?

L’idée de ce projet est de se servir des algues pour purifier l’air parisien. Installées dans une colonne Morris de 4 mètres de hauteur et d’un diamètre de 2,5 mètres, les micro-algues sont insérées dans un réservoir d’un mètre cube d’eau. En grandissant, les algues captent du dioxyde de carbone (CO2) et rejettent du dioxygène (O2), grâce au phénomène de photosynthèse.

 

 

Cette photosynthèse, également utilisée par toute sorte de plantes et d’arbres, permet ainsi de purifier l’air en captant le CO2, nocif pour l’environnement et la santé humaine. Une seule de ces colonnes pourrait théoriquement capter autant de CO2 que 100 arbres.

 

Que faire des algues utilisées ?

Une fois que les algues élaborées par l’entreprise Fermentalg ont terminé leur travail de photosynthèse, elles sont rejetées dans le réseau d’eaux usées et pourront être récupérées sous forme d’électricité verte ou de biogaz via méthanisation.

 

Où et quand seront installées ces colonnes d’algues ?

Une première colonne dépolluante sera installée d’ici l’été 2017 place d’Alésia, dans le 14e arrondissement de Paris. Le test devrait durer un an minimum. Si cette expérimentation s’avère concluante, d’autres colonnes de ce type pourraient être installées sur d’autres zones à forte concentration en gaz carbonique.

 

 

Catégorie Environnement

 

 

 

 

 

Comment l’Union Européenne a imposé les maïs OGM à la France

 

C’est une histoire édifiante qui illustre bien le fonctionnement de l’Union Européenne.

Tout commence à la commission européenne. Celle-ci, pour des raisons qu’on ignore mais derrière lesquelles de mauvaises langues ont vu un soupçon de lobbying, décide d’autoriser la commercialisation du maïs OGM (Organisme Génétiquement Modifié) Monsanto.

Pour cela, elle doit obtenir l’aval du conseil des ministres de l’agriculture des 28 pays membres. Elle réunit donc ce conseil et présente son projet. Rendons hommage à la France qui s’est bien battue pour rejeter cette proposition. S’en suivit un vote des ministres qui a dégagée une majorité de votes contre.

Oui mais, le vote de ce conseil se fait à la majorité qualifiée, c’est à dire que chaque état a un nombre de voix qui correspond à son poids démographique. Plus précisément, pour qu’une décision soit adoptée, elle doit l’être par 72% des états-membres représentant au moins 65% de la population, avec une minorité de blocage d’au moins quatre états représentant 35% de la population. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Et là il y a un hic : le non n’obtient pas la majorité qualifiée, ni le oui d’ailleurs. C’est comme si le conseil s’était abstenu : ni pour, ni contre.

Pendant ce temps, le parlement européen, qui a eu vent de l’affaire, décide de s’en saisir. Effectivement, la commission n’est obligée de saisir le parlement européen (codécision) que dans certains domaines comme la culture ou l’environnement, mais pas pour l’agriculture qui, comme chacun sait, n’a rien à voir avec l’environnement.

S’ensuit un débat puis un vote qui dégage une majorité de non. La commission en prend acte, mais rappelle que dans ce domaine, le vote du parlement n’est que consultatif.

A la même époque, des sondages sont réalisés dans la plupart des pays de l’union, qui montre clairement que la majorité des européens sont opposés aux OGM.

 

Résumons-nous :

  • une majorité de pays est contre mais ce n’est pas suffisant pour constituer une décision

  • une majorité de députés européens est contre mais leur avis n’est que consultatif

  • Les peuples européens sont en majorité contre mais qui les écoute ?

 

Dans un système démocratique, cela aurait dû suffire pour que la commission retire sa proposition. Mais que croyez-vous qu’il arriva ? La commission l’a maintenue en vertu des traités européens qui lui en donnent le droit. Cette proposition s’applique alors à tous les états sans discussions. Dans les institutions européennes on a une curieuse conception de la démocratie…

La France s’est donc vue dans l’obligation d’accepter d’importer du bon maïs Monsanto, tant pour l’alimentation animale qu’humaine, maïs que vous retrouverez dans votre assiette que cela vous plaise ou non, directement ou indirectement.

Pour l’instant la France fait de la résistance sur la culture de ce maïs sur son sol mais elle en paye le prix lourd. En effet, tout retard dans la transposition d’une directive européenne entraîne des pénalités financières très lourdes. Combien de temps pourra-t-elle tenir, et le prochain gouvernement en aura-t-il la volonté ?

Dans ses mémoires, Jacques Delors qualifiait l’UE de « despotisme éclairé ». C’est sûr, c’est plus acceptable qu’une dictature aveugle, on se demande juste : éclairée par qui ? Cette histoire montre bien que ce n’est pas par les peuples.

Et cela ne va pas s’arranger puisqu’avec l’adoption du traité de libre-échange avec le Canada, les Etats-Unis pourront, via l’accord de libre-échange qu’ils ont avec leur voisin du nord, venir tranquillement déverser leurs produits chez nous.

Bon appétit.

Post-scriptum : les institutions européennes sont nombreuses et complexes et il convient de bien distinguer l’Europe et l’Union Européenne :

  • l’Europe comprend des institutions inter-gouvernementales comme l’OSCE ou le Conseil de l’Europe (dont fait partie la Russie). C’est l’Europe qui nous a donné Airbus et Ariane, par exemple.

  • L’Union Européenne est une institution proto-fédérale composée entre autres du conseil, du parlement et de la commission. C’est l’Union Européenne qui nous a donné le maïs OGM, la loi Macron ou la loi El-Khomri.

Sortir de l’Union Européenne, contrairement à ce que vous pourrez entendre, ce n’est donc pas quitter l’Europe. Une précision bien utile en cette période électorale.

 

Source : http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/comment-l-union-europeenne-a-191959

Catégorie Société

 

 

De l’humour, les 25 premières minutes ….

L’ensemble de très haute qualité …

 

 

Et aussi, François Asselineau …

 

 

 

Le jeudi 23 mars 2 017 à la librairie Topiques

 

Très intéressant …

 

 

L’émission de télévision à laquelle François Asselineau renonce en fin de cette 2° partie, est « On n’est pas couchés » de France 2.

 

 

Catégorie Société

 

 

A voir les 32 premières minutes …

 

 

Catégorie Habitat

 

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