Archive pour la catégorie ‘FRANCE’

 

 

Martine et Jean-Michel élèvent des brebis et des chèvres dans les Alpes-Maritimes. Par une adaptation constante au milieu et la mise en œuvre de différents moyens de protection, ils font avec la présence des loups, qui leur tuent toutefois plusieurs de leurs bêtes chaque année.

 

Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes), reportage

«Bilibilibili!» En ce début de soirée de juillet, Martine* appelle les brebis manquantes. Nous venons de redescendre de Coro, un flanc de montagne couvert de noisetiers, genêts et rosiers sauvages. Le visage tourné vers la masse sombre des pins, l’éleveuse-bergère d’une trentaine d’années jure. Sans prévenir, une partie du groupe a fait volte-face dans les broussailles et vers les hauteurs. «Cette année, c’est tous les jours qu’elles me font ça», soupire-t-elle. Seule une vingtaine de moutons nous rejoignent sur les terrasses herbeuses, juste au-dessus de la ferme. «Elles montent quand on descend, descendent quand on monte…» Nous sommes sur les hauteurs de La Brigue, dans la vallée de la Roya, à 1.200 mètres d’altitude et 2 kilomètres à vol d’oiseau de l’Italie. Dans quelques jours et pour s’adapter à la présence du loup sur leur territoire, Martine* et Jean-Michel* réduiront leur cheptel de brebis, pour développer celui de chèvres.

Installé depuis 2015 en zone de présence permanente (ZPP) du loup, leur troupeau comptait à l’origine 150 ovins et caprins (250 avec les petits du printemps). Ce ne sont pas les moyens de protection qui manquent : six chiens patous, bergers d’Anatolie et croisés servent de vigiles avisés, en plus de la garde alternée par Martine et Jean-Michel. L’été, le couple accueille des bénévoles Pastoraloup, programme d’aide à la surveillance porté par l’ONG Ferus. Thomas rentre de son parcours dans les bois avec les chèvres. Il est là depuis dix jours. «On doit souvent ramper dans les buissons, lâche-t-il, mais comme les chèvres ne vont pas très vite, ça le fait.» En attendant de passer le concours de pompier, ce robuste trentenaire surveille une quarantaine de bêtes à cornes environ six heures par jour, parfois accompagné de Caroline, wwoofeuse canadienne de 19 ans.

 

«On essaie d’adapter notre troupeau à notre milieu» 

Charlie, le patou, frotte son museau contre ma main. Quand ils ont racheté le corps de ferme construit dans les années 1970 par un groupe de jeunes néoruraux, Martine et Jean-Michel savaient qu’il y avait des loups. Ces trois dernières années, la meute de chiens, en plus de la surveillance humaine, a d’ailleurs prouvé son efficacité : trois attaques seulement, pour une quinzaine de bêtes tuées. Mais en 2018, ça n’a pas suffi. Une cinquantaine de bêtes a disparu en deux mois. Parmi les causes : le réveil d’une hernie mal opérée, qui a mis Jean-Michel en arrêt maladie jusqu’à nouvel ordre, l’empêchant de garder le troupeau. C’est donc Martine qui, jusqu’à l’arrivée de Thomas, partait en garde tous les jours. Surtout, «les brebis sont devenues ingérables». Traduction : elles prenaient leurs distances avec les chèvres, plus lentes, et partaient vers les hauteurs. Résultat : les bêtes revenaient régulièrement le soir ou le lendemain… à moins qu’elles n’aient rencontré le loup. Mais le couple se bat pour trouver des moyens de cohabiter plus sereinement avec le grand prédateur.

 

Six chiens patous, bergers d’Anatolie et croisés servent de vigiles avisés.

 

Devant l’entrée de la bergerie, Martine et Jean-Michel trient les brebis qui partiront, dans trois jours, dans une autre ferme. Ils conserveront une trentaine de brigasques et de thônes-et-marthod, des races moins coureuses que les corses, dont ils se séparent. «On essaie de trouver un troupeau qui va avec notre situation. Ici, la zone est trop fermée, les brebis ont envie de marcher et cherchent de grandes prairies herbeuses, ce qu’on n’a pas, sauf là-haut.» Là-haut, c’est le col du Tanarel, qui permet de passer en Italie, à 2.000 mètres d’altitude. Inenvisageable d’y faire des allers-retours quotidiens. Ni d’y passer toute l’estive. «On doit rentrer les bêtes tous les soirs pour les traire le matin.»

 

Une bergère avec une partie de ses chiens et de son troupeau.

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Un voyage itinérant, à la rencontre de 35 lieux le long de la côte méditerranéenne ….

 

Catégorie Films

 

 

A Sarraltroff, en Moselle, des cercles de cultures, appelés également « crop circle » sont apparus le week des 9 et 10 juin 2018 dans un champ de céréales. De parfaites figures géométriques, vues du ciel, « ornent » la surface cultivée.

 

Des figures parfaitement géométriques / © Benoît de Butler - France 3 Lorraine

 

 

Catégorie France

Catégorie Insolite

 

 

Gradignan : au collège fini le gaspillage, place au recyclage !

 

Le reportage de Jean-François Géa

 

Le collège Fontaines de Monjous, à Gradignan, en Gironde, a dit stop au gaspillage alimentaire ! Désormais, les poules, le composteur et le potager font partie intégrante de la vie du collège et de ses élèves.

Les poules du collège aident à lutter contre le gaspillage alimentaire / © JF Géa - France 3 Aquitaine
Les poules du collège aident à lutter contre le gaspillage alimentaire / © JF Géa – France 3 Aquitaine

 

Le collège Fontaines de Monjous, à Gradignan, en Gironde, a dit stop au gaspillage alimentaire ! Désormais, les poules, le composteur et le potager font partie intégrante de la vie du collège et de ses élèves.

Par CLH avec Maïlys Maury

Quoi de mieux que le recyclage des déchets alimentaires et la création d’un potager pour initier les plus jeunes au respect de l’environnement ? Le collège Fontaine de Monjous a mis en place ces initiatives afin de réduire le gaspillage mais également approvisionner la restauration scolaire en fruits et légumes.

 

Des poules dans un collège !

Le poulailler a été conçu et installé par les classes de 3e, dans le cadre du cours de Technologie. Ce sont donc 80 élèves qui ont travaillé sur ce projet, en suivant un cahier des charges établi au préalable. Ces installations ont un coût : il faut compter 140€ de matériaux pour construire l’habitat des poules, auxquels s’ajoutent 456€ pour l’ensemble des clôtures.

Les 7 poules du collège sont heureuses de finir les repas des élèves, à raison de 3kg par jour. Elles sont nourries et surveillées par les élèves, qui ont pour mission de leur donner les restes et l’eau, comme l’explique l’un des collégiens :

On donne tout ce qui est végétal, qui n’a pas de sauce, mais pas la viande car ça attire les rats.

Les poules pondent des œufs qui sont ramassés et datées par les enfants. Selon l’un des élèves, les collégiens doivent remettre les oeufs au personnel du collège et connaissent les règles :

On n’a pas le droit de les manger parce qu’il y a des risques de salmonelle.

 

Le poulailler
Le poulailler

 

 

 

Rennes le Chateau au dessus de la brumeRennes le Chateau au dessus de la brume

Bugarach au lever du jourBugarach au lever du jour

Chaîne des Pyrénées-Orientales sous la neigeChaîne des Pyrénées-Orientales sous la neige

Chevreuil sous la brûmeChevreuil sous la brume

Au dessus du CardouAu dessus du Cardou

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Peut-être la solution pour la réinsertion des détenus en France

 

Surpopulation, état de délabrement, conditions de vie… Autant de problèmes relatifs au milieu carcéral en France. La Garde des Sceaux Nicole Belloubet a proposé le 20 avril dernier un projet de loi de programmation de la justice où elle met en avant les prisons ouvertes. Gros plan sur l’une des deux qui existent en France actuellement.

 

Un lieu de détention très original

En France, on recense actuellement 187 établissements pénitentiaires répartis sur tout le territoire. Depuis des années, il existe un problème de surpopulation dans le milieu carcéral et les conditions de vie à l’intérieur de ces lieux ne sont pas toujours aux normes… Et si, comme l’a évoqué la Garde des Sceaux (ministre de la Justice) dans son projet de loi, la solution se trouvait dans des lieux de réinsertion ouverts ? Deux « prisons ouvertes » existent en France aujourd’hui : l’une en Corse et l’autre dans l’Aisne, à Moyembrie.

Située au nord de Soissons à l’écart du village de Coucy-le-Château-Auffrique, la ferme de Moyembrie ressemble à une exploitation agricole classique à une exception : elle accueille des détenus, qui viennent y finir leur peine avant leur libération. Ici, tout est accessible et point de contrôle à l’horizon. La ferme-prison fonctionne sur la confiance et avec des règles de vie assez simples. En ce moment, ce sont 20 détenus nommés « résidents » qui y vivent. Tout le monde porte une tenue de travail, il est donc difficile de reconnaître les « encadrants » (cinq salariés d’une association partenaire de l’administration parlementaire) dans le lot. La ferme accueille régulièrement de nouveaux résidents.

 

 

Un endroit idéal pour se réinsérer en douceur

Karim, l’un des nouveaux arrivants, s’exprime sur ce lieu nouveau pour lui : « C’est comparable avec la maison, mais pas avec la prison ». Et le résident d’ajouter : « Plus de bruit de détenus, plus de portes qui claquent, ce n’est vraiment plus pareil ». Depuis 2003, ce sont 800 hommes qui sont passés à la ferme pour terminer de purger des peines souvent lourdes (décidées en cour d’assises). Karim, lui, restera à Moyembrie un an. « C’est une renaissance, un sas de décompression avant de rentrer à la maison », résume-t-il. Il faut faire la demande de transfert au juge d’application des peines pour venir à la ferme et en général, un détenu sur deux est accepté.

À Moyembrie, chaque résident se voit remettre des consignes écrites : ce sont les règles de vie. Rémi, l’un des encadrants, en explique la teneur : « On s’engage à travailler tous les matins. On partage le repas du midi ensemble. Pas d’alcool, pas de violence, y compris verbale ». L’encadrant explique que le but ici est la réinsertion progressive des détenus. « En détention, on peut perdre certaines règles de savoir-vivre. L’idée, c’est qu’à la ferme, tout doucement, on réapprenne à vivre ensemble, à se respecter ». C’est dans la même optique que les après-midis sont obligatoirement consacrés à préparer la sortie de détention, en cherchant une formation, un logement, un emploi.

 

Une relation de confiance qui fait ses preuves

Chaque nouvel arrivant visite la ferme et on lui montre les limites de la propriété. En l’absence de barbelés et de mur d’enceinte, c’est primordial. Simon, un autre encadrant, explique le concept : « On est au milieu de la nature, entouré de forêts. Les gars ont le droit d’être sur les 24 hectares de la ferme. Tout est basé sur la confiance ». Il semble d’ailleurs que la tentation de s’évader n’effleure même pas l’esprit des résidents. « Cela arrive très très rarement. Les gars ici ont une profonde envie de s’en sortir et sont à la fin de leur peine. Ils n’ont rien à gagner à s’évader, ce serait trop bête », affirme Simon. La sensation d’être à l’air libre et en semi-liberté est également fondamentale.

À Moyembrie, on peut travailler à la maintenance des bâtiments, à l’élevage des poules et des chèvres (les résidents produisent et vendent du fromage) et même au maraîchage. C’est l’activité préférée de Rudy, un résident âgé de 32 ans, dans sa dernière année de détention ici. Il exprime clairement sa chance d’être à la ferme de Moyembrie et la différence avec la prison : « Ici, c’est les oiseaux, la fraîcheur, bientôt le soleil, pas de mur, les arbres. En plein air, pour se reconstruire, c’est ce qu’il y a de mieux. Là, on a un pied dehors et on fait tout pour avoir le deuxième. » Il en est convaincu, la ferme-prison est « une chance » et il faudrait « beaucoup plus de lieux comme ça, ou une autre structure qui permette de se réinsérer ». Les résidents ont même le droit à des sorties contrôlées pour aller faire les courses une fois par semaine.

 

Un espace accueillant pour les visites

Le mot « confiance » revient encore dans la bouche de Rudy. « Il faudrait aussi avoir confiance en beaucoup plus de détenus ». En tout cas, cette confiance ne manque pas ici, puisque certains résidents sont même emmenés chaque semaine à Paris pour la livraison des paniers de légumes bio aux 400 clients de la ferme. Dans la même veine, les encadrants laissent les résidents recevoir de la visite toute la journée les samedis et dimanches. Ce qui change des 45 minutes tolérées au parloir en prison… Ici, les familles se promènent dans la ferme et déjeunent sur place. À Moyembrie, les détenus sont fiers de recevoir leurs proches.

Christophe, un homme de 44 ans, arbore fièrement la clé de sa chambre qu’il garde tout le temps sur lui. Il accueille ses proches, dans ce qui lui semble être « un appartement ». Il explique d’ailleurs avoir bien aménagé cet espace de vie personnel. « J’ai refait la pièce, papier peint, frise, peinture. Pour moi, c’est la clé du paradis. J’ai ma grande fenêtre avec mon rideau. Il n’y a plus de barreaux. Quand les gens viennent, on peut s’asseoir, boire un café. » En somme, la ferme-prison est un premier pas vers une vie normale.

Pour les sceptiques qui parlent de coûts et d’économie, il faut savoir que la journée d’un résident à la ferme de Moyembrie coûte à l’Etat environ 30 euros. Par comparaison, dans une prison classique, il faut compter en moyenne plus d’une centaine d’euros. Si le concept doit bien sûr être contrôlé et approfondi, il apparaît comme une solution plus que crédible aux problèmes liés à la question des prisons en France.

 

 

 

 

 

Catégorie Environnement

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Jean-Luc Bocquet devant sa maison médiévale
Jean-Luc Bocquet devant sa maison médiévale | Capture d’écran / France 3

Ouest-France avec agence

 

À Élincourt-Sainte-Marguerite (Oise), Jean-Luc Bocquet, ébéniste à la retraite, a bâti tout seul en 14 ans une maison médiévale de 250 m2. Passionné de vieilles pierres, il s’est inspiré de dessins de l’Encyclopédie médiévale de l’architecte Viollet-le-Duc. Ce projet fou et méticuleux, réalisé avec les procédés d’autrefois, a nécessité 16 000 heures de travail.

Jean-Luc Bocquet a accompli son rêve. Cet homme originaire d’Élincourt-Sainte-Marguerite, dans l’Oise, a bâti seule sa maison de 250 m2 inspirée de l’époque moyenâgeuse. Un travail titanesque qui aura nécessité quatorze années de travail, comme le rapporte France 3.

 

L'ébéniste retraité s'est inspiré des dessins du célèbre architecte Eugène Viollet-le-Duc.
L’ébéniste retraité s’est inspiré des dessins du célèbre architecte Eugène Viollet-le-Duc. | Capture d’écran / France 3

 

Véritable autodidacte, maître d’œuvre et bâtisseur, il a d’abord dessiné les plans, creusé les fondations à la pelle puis découpé et monté lui-même sa charpente. Ce retraité qui exerçait la profession d’ébéniste a méticuleusement choisi les matériaux, neufs ou de récupération. « Il y aura travaillé 16 000 heures », rapporte le Courrier Picard.

 

 

« Des briques cuites sur du feu de bois »

C’est le cas des briques qui recouvrent la façade extérieure, datant du troisième Reich. « Les briques avaient servi aux Allemands pour la construction des hangars, a-t-il déclaré face aux caméras de France 3. On a des briques cuites sur du feu de bois qui ont donc une couleur très claire qui ressemble aux briques médiévales ».

 

Inspiré par L’Encyclopédie médiévale de Viollet-le-Duc

Pour trouver l’architecture parfaite, Jean-Luc a acheté les onze volumes anciens de L’Encyclopédie médiévale du célèbre architecte Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879), dénichés sur le site d’achat en ligne PriceMinister. « Je l’ai cherché pendant trois ans ou quatre ans ! », explique-t-il.

Des exemplaires qu’il conserve dans son pigeonnier reconstruit à partir de ruines. « Tout a été consigné dans ce livre-là, même la façon dont on construit les serrures, l’acier qu’on doit utiliser », poursuit-il.

 

 

 

Dans la Drôme, c’est toute une vallée qui revit grâce aux jeunes néoruraux. Des trentenaires, ex-citadins, s’installent au grand air. Ici, une bande de copains qui transforme une usine abandonnée en espace high-tech ; là, une commerciale reconvertie en éleveuse de vaches. Loin des villes, la jeunesse française repeuple les campagnes et se sent enfin utile.

Des histoires aux airs de conte de fées, mais des projets qui n’ont rien de fantaisiste, portés par des diplômés bien intégrés. Et des villages qui étaient menacés d’abandon, repeuplés pour la plus grande joie des « anciens ». En cherchant un sens à leur vie, ces jeunes Parisiens plus ou moins « bobos » redonnent des couleurs aux campagnes.

Un reportage de « Complément d’enquête ».

 

Source : https://nos-medias.fr/video/drome-26-toute-une-vallee-revit-grace-aux-jeunes-neoruraux

Catégorie France

 

 

 

A la tête  depuis maintenant 25 ans de la petite commune de Bovel, un peu plus de 600 habitants en Ille-et-Vilaine, José Mercier ira jusqu’au bout, dit-il, dans le combat contre les compteurs Linky qui l’a fait connaître dans la France entière. Dans ce nouveau film de Portraits Documentaires, la websérie partenaire d’Histoires Ordinaires réalisée par Clovis Gicquel, le professeur José Mercier, 63 ans, s’affirme en citoyen rebelle, défenseur des libertés et de la responsabilité individuelle. Son combat est celui d’un choix de société, contre la marchandisation de tout, y compris de la vie privée.

 

Source : https://www.histoiresordinaires.fr/Le-combat-eclairant-de-Jose-Mercier-le-maire-rebelle-anti-Linky_a2162.html

Catégorie France

 

 

Les cours d’eau parisiens sont bien décidés à se mettre au vert cet été ! Si vous avez l’occasion de passer par la capitale, vous pourrez découvrir en vous baladant près du canal Saint-Martin des plateformes flottantes couvertes de plantes. Une initiative destinée à dépolluer l’eau de la capitale et qui pourrait être reconduite en cas de succès.

 

L’INITIATIVE D’UNE FEMME POUR UNE EAU MEILLEURE

Le 26 février dernier, la conférence mondiale « Femmes pour le Climat » a vu l’apparition d’un projet destiné à dépolluer les eaux de Paris. L’une d’entre elles, Katarina Dear, est l’initiatrice d’un projet salué par Anne Hidalgo, maire de Paris et présidente de l’organisation internationale C40.

En collaboration avec son association Nature & Us, elle a mis au point de petites plateformes qui vont être installées cet été dans la capitale avec un objectif bien précis. Au-delà de l’aspect esthétique qui va donner un petite touche en plus au canal, ces « radeaux » vont servir à dépolluer l’eau en utilisant simplement des plantes.

 

 

UN FUTUR ÉCOSYSTÈME DÉVELOPPÉ VIA CES RADEAUX ?

La technique consistant à utiliser les plantes pour purifier l’eau est déjà très répandue que ce soit dans les aquariums ou les piscines naturelles. Plusieurs végétaux, connus pour leurs capacités filtrantes, vont être utilisés ainsi que des micro-organismes. Si celles qui flotteront sur le canal Saint-Martin n’ont pas encore été choisies, il a été confirmé qu’elles seront installées sur des radeaux en bois recyclé. C’est la première fois qu’un tel système va être employé à Paris et il pourrait faire bien plus que « nettoyer » le canal.

En plus de nettoyer l’eau du canal, les radeaux se veulent plaisants à l’œil mais aussi « en adéquation avec la biodiversité locale » comme l’a expliqué Katarina Dear. Les plantes utilisées vont en effet servir d’habitat pour différentes espèces animales vivant déjà dans la capitale (insectes, oiseaux et poissons) et favoriser le développement de nouveaux micro-organismes. De petits écosystèmes flottants devraient donc voir le jour via ce projet.

 

 

D’AUTRES RADEAUX BIENTÔT INSTALLÉS DANS PARIS ?

L’installation des radeaux flottants représente la première étape du projet. Une quinzaine de ces plateformes végétales devraient être installées dans le courant de l’été, sans date précise pour l’instant et uniquement sur le canal Saint-Martin. Cela représente l’équivalent de 50 mètres carrés placés sur l’eau pour un coût estimé de 20 000 euros. La somme peut paraître importante mais les écosystèmes créés vont s’auto-entretenir : les radeaux ne nécessiteront aucun entretien.

Si les radeaux donneront une touche de verdure au canal, les retombées qu’ils vont générer seront surveillées de près. Katarina Dear travaille déjà avec des associations et des scientifiques pour évaluer le travail des différentes plantes et réaliser des mesures tout au long du projet. Les résultats de ces analyses montreront l’évolution de la qualité de l’eau et du CO2. À terme, si les résultats sont bons, d’autres radeaux pourraient être installés dans Paris.

 

 

Source : https://dailygeekshow.com/radeaux-vegetalises-ecologiques-paris/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2018-03-31

Catégorie Environnement

 

 

Les habitants de la petite commune de Vayres en Gironde expérimentent depuis presque un an, un nouveau système de déchetterie, unique en France, qui pourrait bien être l’avenir du recyclage.

 

slogan du Smicval Market

 

UN SUPERMARCHÉ INVERSÉ

Le 18 mars s’est tenue la première journée mondiale du recyclage sur l’initiative du BIR (Bureau of International Recycling). Une journée qui célèbre les initiatives prises par les états et les communautés pour trouver des solutions durables concernant la gestion de nos déchets. Et on ne peut pas dire que la petite commune de Vayres en Gironde est en marge de cette transition qu’elle juge obligatoire.

Le concept est simple et unique en France : ça s’appelle Smicval Market et ça fonctionne comme un supermarché inversé. Les membres peuvent venir y déposer leurs objets obsolètes et en récupérer d’autres qui leur seront utiles. Remplaçant la sortie familiale Ikea du dimanche, le troc se fait en toute simplicité.

Des compartiments sont réservés à chaque type de produits ou de matériaux. Besoin d’une cafetière ? Rendez-vous au rayon cuisine. Besoin de vis ? Le rayon bricolage vous sauvera la mise. Vous pourrez même trouver le canapé de vos rêves dans le coin décoration !

 

COMMENT ÇA MARCHE?

Le parcours est conçu de manière totalement pédagogique : lorsque vous entrez dans la décharge, vous êtes accueilli par d’intrigants panneaux qui vous questionnent « objet ou matière ? », « en état ou à recycler ? »… Les agents valoristes du lieu prennent alors le relais et vous guident vers un préau appelé « la maison des objets », sous lequel a lieu le fameux troc.

Muni d’un caddie fourni à l’entrée, vous circulez entre les rayons, vous déposez vos objets inutiles et repartez avec d’autres qui vous inspirent. Vous trouvez également des bacs pour recycler ampoules ou piles usagées, puis vient le préau des matériaux qui recueille les vis, boulons, tuyaux, bois de chauffe, meubles usagés, planches et autres matériaux. Ce qui ne trouve sa place sous aucun de ces préaux finit alors dans une recyclerie.

L’initiative va encore plus loin que la mise en place de ce système de troc puisqu’elle permet d’apporter une nouvelle vision de la gestion des déchets et d’éduquer les citoyens, de leur inculquer l’idée que les objets dont on ne veut plus peuvent avoir une deuxième vie dans un autre foyer. Le supermarché met pour cela à disposition de ses utilisateurs des ateliers éducatifs, destinés à instruire les plus jeunes comme les adultes sur la gestion de leurs vieux objets et sur leur possible réutilisation.

 

UNE INITIATIVE LOCALE 

Mis en place depuis le 10 avril 2017, le système qui dessert 8 000 à 10 000 usagers locaux a remplacé l’ancienne déchetterie, une décharge à ciel ouvert qui contenait 200 000 tonnes de déchets et prenait régulièrement feu. Lorsque l’administration a refusé d’accorder le permis de construire pour une plus grosse décharge classique, les élus locaux ont eu l’idée de créer ce nouveau système. Plus coûteux qu’une décharge classique ? Oui, mais l’initiative a été soutenue par l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie à hauteur de 240 000 € sur les 1,5 million de coût total.

Pour Alain Marois, président de Smicval, le jeu en vaut largement la chandelle financièrement : « Au départ, on avait calculé qu’on rattraperait le surcoût en 6 ou 7 ans, mais cela va beaucoup plus vite que prévu », note-t-il. « 120 000 tonnes de déchets par an passent par ce site. On amène nos concitoyens dans l’économie circulaire alors que dans une déchetterie classique, une fois qu’on a trié déchets verts et gravats, on n’a plus d’autre solution que le caisson “tout venant” à incinérer ou à enfouir. ». Le président met pourtant en garde, car ce système ne peut pas être reproduit partout.

Vayres a l’avantage d’être situé dans les vignobles, une zone accessible, visible et non génératrice de vandalisme qui permet son application. Cette solution nécessite également un véritable travail d’éducation et de sensibilisation des populations locales, une éducation qui n’est pas facile à appliquer à grande échelle et qui nécessite une prévention locale. Une initiative qui fait du bien et qui rassure en nous prouvant que d’autres alternatives sont possibles.

Souvent, les meilleures initiatives en terme d’écologie sont lancées au niveau local comme nous le prouve le film Demain réalisé par Mélanie Laurent qui fourmille d’idées innovantes pour nous redonner foi en l’avenir.

Source : https://dailygeekshow.com/recyclage-vayres-supermarche/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2018-03-20

Catégorie Vie pratique

 

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