Archive pour la catégorie ‘CHILI’

 

 

 

Catégorie Chili

 

 

 

Rosa Barboza officie à l’hôpital de Puerto Saavedra. Cette guérisseuse Mapuche, communauté amérindienne du sud du Chili, était à Paris pour le lancement de l’exposition « Mapuche, voyage en terre Lafkenche ». Elle a raconté à Sciences et Avenir son expérience de chamane en milieu hospitalier.

Principalement regroupées dans le sud du Chili, les communautés amérindiennes Mapuche ont conservé leur savoir ancestral des plantes, transmis par les Machis, guérisseurs investis d’un don dès la naissance, porteurs d’une connaissance approfondie des remèdes naturels. L’efficacité de leurs pratiques traditionnelles a convaincu le gouvernement chilien de leur ouvrir les portes de l’hôpital public afin d’assurer une prise en charge interculturelle, et gratuite, des patients Mapuche de la région. Cinq Machis exercent à Puerto Saavedra, dont Rosa Barboza. Dans un entretien à Sciences et Avenir, elle confie son inquiétude pour l’avenir. Et explique comment l’agriculture intensive de l’eucalyptus et du pin – qui assèche les terres -, la contraint à chercher les plantes dans des régions de plus en plus reculées.

 

Sciences et Avenir : De quelle façon travaillez-vous à l’hôpital public ? 

Rosa Barboza : Je reçois dans un bureau, que je partage avec d’autres Machis : le patient me donne sa première urine du matin, avant même de me parler de ses problèmes. Il y a une table, des chaises, je m’assois dans la direction d’où naît le Soleil ; le patient est assis en face de moi. J’établis le diagnostic à la lecture de l’urine, puis lui délivre les plantes médicinales. Je continue de suivre son évolution par le contrôle de ses mictions. Lorsque nous sommes confrontés à des forces négatives, nous accomplissons un travail spirituel, dans la montagne. Je n’ôte jamais mon costume traditionnel de Machi. J’ai pour habitude de faire une prière avant d’entrer dans le bureau et de commencer ma journée de travail.

Avec les plantes médicinales, mes patients guérissent le plus souvent de la dépression.

 

Quelle est la durée de la thérapie ?

Les soins durent de un à trois mois, selon le contrôle de l’urine et les patients viennent spontanément ou sur les recommandations des médecins. Certains Mapuches ne trouvent pas de solutions auprès des docteurs occidentaux, notamment pour des problèmes psychologiques : ils prennent des médicaments sans aucune amélioration. Avec les plantes médicinales, ils guérissent le plus souvent de la dépression. Je vais chercher ces plantes très loin dans la montagne, puis les prépare, pour délivrer le remède aux patients. Pour la sciatique, par exemple, nous enrobons le malade sur un lit d’herbes, afin de lui ôter la douleur. Puis avec le kultrun (l’instrument du Machi), je le libère de l’angoisse et des énergies négatives… Je reçois des personnes de tous âges, dont un grand nombre de Mapuches, mais aussi d’autres communautés.

 

De quelle façon la médecine Mapuche a-t-elle fait son apparition à l’hôpital public ?

Par nécessité : les Mapuche croient en la nature, préférant des traitements naturels traditionnels à la pharmacopée officielle. Aussi avons nous demandé au gouvernement d’inclure des Machis à l’hôpital, car un grand nombre de Mapuches viennent y consulter. Notre demande a été entendue, certains Mapuche, dont un maire, travaillant dans l’administration. Il y a cinq Machis à l’hôpital, un pour chaque jour de la semaine ; et les soins sont pris en charge par le gouvernement.

 

A partir de quel âge devient-on Machi ?

Dès la naissance ; on sait que vous êtes Machi dès l’âge d’un an. C’est inexplicable, mais nous sommes différents : depuis l’enfance, je connais les herbes, leur utilisation, leur localisation. Je ressens une relation intime avec la nature, et les gens ; selon leurs auras, et ce que j’éprouve en les voyant, je prépare leur traitement. Parfois une prière suffit.

 

Quelle est la réaction des Chiliens face à cette médecine ?

A présent, les Chiliens et les Mapuche, sont plus ouverts qu’avant. Mais tous les Machis ne sont pas disposés au dialogue. Chacun a son énergie, ses plantes, sa façon d’intervenir ; mais tous sont égaux. Il nous arrive d’avoir des discussions, mais un Machi reste possessif de son énergie, et n’a pas forcément envie de travailler avec d’autres. Personnellement, j’aime partager.

 

Comment vous sentez-vous à l’hôpital ?

Bonne question… (rire). Il est très difficile d’y travailler, car je ne suis pas dans mon rewe, l’autel où sont conduites les cérémonies de guérison. Je dois faire une prière en arrivant, en sortant, car on se sent très fatigué à la fin de la consultation… C’est plus dur que dans mon rewe.

 

En tant que Machi en visite à Paris, quel est votre message ?

A mes frères de Paris, je demande que nous nous tenions les mains pour la protection de la nature, qui est la force et l’énergie : la montagne, le fleuve, les insectes, les rivières… Il faut la protéger, car nous sommes tous unis par ce qu’elle nous donne. Afin d’éviter ce qui se passe au Chili où on plante immodérément l’eucalyptus et le pin. Nous, Machis, cela nous arrache le cœur, car sans la montagne, nous n’avons ni eau, ni air. La montage est sur-exploitée. Aux Mapuches, on rétorque, « vous n’avez qu’à planter vos herbes chez vous ». Comme s’il s’agissait de cultiver un jardin ! Mais Dieu a donné la nature, qui est l’énergie et la force, et non « un jardin »! Les Mapuches, en défendant la nature contre l’exploitation, représentent un problème : on nous dit que la nature ne nous appartient pas. Mais la nature appartient à tous !

Source : http://www.sciencesetavenir.fr

 

 

 

Dans la ville de Quilpué, au Chili, les Carabineros [police militaire Chilienne, l’équivalent de la Gendarmerie Nationale en France, NDLR] ont décidé d’employer des services de nouvelles recrues bien particulières, pour les assister au quotidien dans leur travail : ils ont en effet décidé d’adopter des chiens errants, vivant dans les rues de Quilpué — pour faire d’eux des membres à part entière de leur institution !

Portant des gilets réfléchissants, à l’image de ceux arborés par leurs collègues humains, les chiens accompagnent les carabiniers dans leurs différentes missions du quotidien, ne les lâchant pas d’une semelle. Ainsi, les animaux sont protégés, et ils ont un endroit pour dormir et manger. En échange, ils tiennent compagnie aux hommes pendant leurs longues patrouilles…

 

@Daniela Bobadilla

 

Au départ, cette initiative avait pour but de protéger les chiens qui vivent dans les rues, comme l’explique l’une des habitantes de la ville, Daniela Bobadilla, qui a partagé l’image de ces étranges patrouilles sur les réseaux sociaux. En effet, explique-t-elle, il y a quelques mois, un chien errant a été écrasé par une voiture, proche du commissariat. C’est ce qui a inspiré cette vaste initiative d’adopter et de protéger les chiens abandonnés !

Lorsqu’un gendarme entre dans un endroit, les chiens qui le suivent l’attendent sagement à l’extérieur, raconte ainsi Madame Bobadilla, puis dès qu’il sort, ils repartent aussitôt sur ses talons !

Les animaux, jadis abandonnés et vivant à la rue, ont désormais une nouvelle vie et une nouvelle mission, de la plus haute importance : apporter la paix et la sécurité dans les rues de la petite ville de Quilpué, tout en tenant compagnie aux gendarmes.

Une excellente idée, qui pourrait être expérimentée dans de nombreux endroits dans le monde, afin de faire baisser le nombre de chiens abandonnés… Vous ne trouvez pas ?

 

Source : http://www.demotivateur.fr/article/chili-police-chiens-errants-quilpue-7063

Catégorie Chili

 

 

Le désert d’Atacama, qui se situe au nord du Chili, abrite plusieurs lagunes altiplaniques qui reflètent dans leurs eaux toute la beauté et l’immensité de ce lieu. Nous vous emmenons à la découverte de celles-ci.

Le désert d’Atacama compte plusieurs lagunes altiplaniques, mais deux d’entre elles nous intéressent particulièrement : celles de Miscanti et de Miñique qui se situent à plus de 4000 mètres au-dessus du niveau de la mer et à 90 kilomètres environ du village-oasis de San Pedro.

 

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Toutes deux se sont formées il y a plusieurs milliers d’années grâce à l’éruption du volcan Miñiques et attirent de nombreuses espèces animales, telles que des flamants roses, des bécasseaux, des foulques cornues, ou encore des vigognes. Aussi, elles sont entourées par des montagnes et des volcans aux sommets enneigés qui se reflètent dans leurs eaux bleu émeraude, offrant ainsi un spectacle absolument époustouflant à ses visiteurs. En ce qui concerne la flore, on y trouve des milliers de touffes circulaires de graminées dorées (Festuca orthophylla) qui sont très résistantes et s’étendent à travers tout le panorama.

Finalement, ce qui caractérise le plus ce lieu, c’est le calme qui y réside. Préservé de l’activité humaine, l’air y est parfaitement pur et aucune nuisance sonore ne vient distraire ses visiteurs qui peuvent ainsi profiter d’un moment unique de communion avec la nature.

 

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Des vigognes face au Altiplanic Lagoons via Shutterstock
Des vigognes face aux Altiplanic Lagoons via Shutterstock

 

Le lagon Altiplanic au Chili via Shutterstock
Le lagon Altiplanic au Chili via Shutterstock

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La voie lactée dans le désert d’Atacama

 

 

Découvrez l’explosion de couleurs qui s’empare du désert le plus aride au monde lorsque la pluie tombe

Le désert d’Atacama, au Chili, compte parmi les plus arides du monde. Cette région d’Amérique du Sud est aussi chaude que somptueuse : volcans, terre craquelée, roches ; mais également lagons, oasis et parfois éclosion de fleurs. En effet, de nombreuses espèces végétales attendent tapies que les conditions soient adéquates pour sortir de terre. SooCurious vous fait découvrir le désert d’Atacama sous un angle aussi coloré que magnifique.

Le désert d’Atacama ne reçoit généralement que quelques millimètres d’eau par an, ce qui ne permet qu’à quelques plantes de pousser. Cependant, le phénomène El Niño engendre des pluies sur cette région. Arrivant régulièrement, ce courant marin a une incidence majeure sur le climat d’Amérique latine et se produit après Noël. Cependant, cette année, ce phénomène est arrivé deux fois, une grande première selon Daniel Diaz, le directeur du Service touristique d’Atacama. En effet, les fleurs poussent régulièrement mais un tel tapis floral n’avait pas émergé de la terre aride du désert depuis une cinquantaine d’années. Plus de 200 espèces ont ainsi éclos : des Nolana paradoxa, des Rhodophiala rhodolirion, des Bomarea ovallei, des Calandrinia longiscapa et tant d’autres qui tapissent la terre ocre de centaines de couleurs. Cette explosion multicolore a entraîné une hausse du tourisme de près de 40 % dans cette région.

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http://www.sante-nutrition.org

 

Le Chili ne sait plus quoi faire de son énergie solaire. Ses 29 fermes de production ouvertes ces derniers mois moulinent tant que les excédents ne peuvent plus être écoulés. Fin mai, le pays a décidé de donner ses kilos de Watt-crête (unité de mesure de l’énergie solaire) aux concitoyens habitant le nord, car c’est dans cette région seulement que la production est excessive.

C’était déjà le cas début 2016. Pendant 113 jours, entre janvier et avril, les Chiliens n’ont pas payé leur électricité. Le gouvernement espérait que le mois de mai permette de fixer à nouveau les prix. Mais la situation économique n’a pas bougé d’un pouce. Dès lors, cette période de 113 jours laisse à penser que le record de 192 jours d’énergie gratuite enregistré l’an passé devrait être battu en 2016.

 

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Le pays a beaucoup investi dans les énergies renouvelables pour faire face à une demande grandissante de la part de l’industrie minière qui a connu un boom ces dernières années. La croissance économique a repris de plus belle également. Le Chili a d’ailleurs 15 autres projets de construction de fermes solaires.

 

Une bonne nouvelle pour les consommateurs, mais…

Le problème, c’est que tout s’est fait trop vite. Les infrastructures n’ont pas mis en place de systèmes de raccordements entre elles. Ainsi, la surproduction de l’usine du nord ne peut être transférée à celle du centre du pays, malgré ses besoins. Conscient de ces problèmes, le gouvernement précise qu’il fera construire une ligne de transmission de 3000 kilomètres pour unir les deux réseaux, mais il faudra attendre 2017.
D’ici là, ce qui est une excellente nouvelle pour les consommateurs, l’est moins pour les entreprises. Notamment, celles qui se sont engagées dans la construction de nouvelles fermes solaires. Les banques se montrent plus frileuses pour accorder des prêts, tandis que les prix ne sont pas encore prêts de remonter.

Alors, le Chili essaie d’imaginer à quoi toute cette énergie pourrait bien lui servir. La meilleure des idées semble être ce projet de ligne de métro, annoncée fin mai, qui roulerait entièrement aux énergies solaire et éolienne dès 2018. D’ici là, le Chili a intérêt à s’équiper en batteries de stockage

 

Sources : www.huffingtonpost.frwww.bloomberg.cominhabitat.com

Catégorie Énergie

 

 

L’île de Pâques est une île du Chili se situant à près de 3 680 kilomètres des côtes. Isolée dans l’océan Pacifique, elle est célèbre pour ses statues gigantesques au visage humanoïde, au nombre incroyable de 1042. SooCurious vous emmène pour un voyage au large de l’Océanie, au coeur de la Polynésie.

Le patrimoine de l’île, composé entre autres de 1042 statues de 4 mètres, est protégé et inscrit au patrimoine mondial par l’UNESCO. De nombreux parcs et réserves naturelles sont surveillés. La communauté vivant en ce lieu veille sur ces véritables vestiges de l’histoire dont l’édification reste encore aujourd’hui bien mystérieuse. Le nom « Île de Pâques » est dû au fait que le navigateur hollandais Jakob Roggeveen a découvert cette terre le jour de Pâques 1722. Cependant, les habitants ne la nomment pas ainsi. En effet, elle a porté le nom de Te kainga a Hau Maka (le bout de terre de Hau Maka), Te pito o te henua (le nombril de la terre), Rapa Nui (la grande Rapa) et Matakiterani (les yeux regardant le ciel), pour désigner les moaïs, ces statues gigantesques.

 

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Les moaïs proviennent d’une carrière située au niveau du volcan Rano Raraku. Le plus grand mesure près de 10 mètres de haut. Leur création soulève plusieurs hypothèses quant au transport de ces personnages gigantesques. En effet, le transport de ces géants n’est pas encore élucidé, mais certains chercheurs pensent qu’ils ont été acheminés du volcan jusqu’à leur lieu actuel par un mouvement de balancier régulé par des cordes. D’autres personnes, un peu moins terre à terre, sont persuadées que ces statues ont été amenées par les aliens.

 

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