Archive pour la catégorie ‘BRESIL’

 

 

Durant des années, Antonio Vicente a supplié ses voisins de prendre son avertissement au sérieux. L’eau de Pouso do Rochedo, au Brésil, allait disparaître et, avec elle, la vie dans cette partie de la forêt tropicale. Et il avait raison. Mais aujourd’hui, après avoir consacré les 40 dernières années de sa vie à reboiser ces terres, l’eau revient… et c’est grâce à lui.

Peu d’histoires sont aussi inspirantes que celle d’Antonio Vicente. Ce Brésilien a dédié 40 ans de sa vie à redonner vie aux précieux écosystèmes naturels du Brésil. Enfant, Antonio a vu des fermiers abattre les arbres pour laisser place à des pâturages destinés au bétail et à des exploitations de charbon. Les sources d’eau se sont amenuisées, asséchant les terres sur lesquelles plus rien ne poussait.

En avance sur son temps, Antonio Vicente a alors entrepris d’acheter ces terres et de replanter les arbres victimes de la déforestation. On estime qu’au cours des 4 dernières décennies, il est parvenu à replanter 50 000 graines d’arbres sur 31 hectares.

Il explique au Guardian :

« Je n’ai pas fait ça pour l’argent, je l’ai fait parce que quand je mourrai, ce qui se trouve ici subsistera pour chacun… Les gens ne me considèrent plus fou. »

 

 

« Chaque arbre qui se trouve ici est une graine que j’ai plantée. C’est ici qu’a démarré
l’histoire de Pouso do Rochedo, au Brésil.

Mon nom est Antonio Vicente. J’ai 83 ans. Lorsque j’étais enfant, je disais à mes voisins que nous finirions par manquer d’eau. En 1973, lorsque j’ai fait cette acquisition, tout n’était que pâturage à bétail. Les sources d’eau s’étaient asséchées et ne sont jamais réapparues.

Alors, qu’ai-je fait ? J’ai quitté la campagne pour me rendre à la ville. J’ai travaillé très dur pour acheter cette terre. Et j’ai commencé à replanter. Et alors, les sources d’eau ont commencé à refaire surface. Aujourd’hui, je possède 31 hectares de terres ici. Toutes reforestées avec des plantes indigènes. Il y a 8 chutes d’eau qui sont toute revenues à la vie. C’est ce que je voulais faire. C’est comme ma famille. »

 

Publiée par Pouso do Rochedo sur Mercredi 27 septembre 2017

Un rêve d’une ambition folle devenu réalité par la détermination d’un seul homme.

« Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment est maintenant. » Proverbe chinois

 

Source : https://positivr.fr/antonio-vicente-pouso-do-rochedo-foret-tropicale-bresil/

Via : http://alalumieredunouveaumonde.blogspot.com/2018/08/deforestation-ce-bresilien-replante-50.html

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JOÃO DE DEUS exerce depuis 50 ans. Il reçoit 1 000 personnes par jour avec 80 % de guérison selon ce qui est dit …

 

 

http://www.medium-guerisseur.info/2015/12/joao-de-deus-voyage-au-bresil.html

 

 

 

 

 

http://www.joaodedeus-jeandedieu.com/

http://www.lepoint.fr/insolite/joao-de-deus-le-medium-bresilien-qui-opere-sans-asepsie-et-soigne-des-milliers-de-malades-10-04-2012-1449921_48.php

 

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Les 11 millions d’habitants de São Paulo ont frôlé la catastrophe il y a trois ans. Suite à une longue sécheresse et à une gestion désastreuse, les réservoirs destinés à approvisionner la ville en eau potable étaient vides. L’eau est pourtant abondante dans les sous-sols de cette mégalopole tentaculaire. Une ressource que plusieurs quartiers et leurs habitants apprennent à gérer eux-mêmes, comme un bien commun, grâce à la présence de sources souterraines urbaines, mais non polluées. Ils aménagent des parcs, des fermes, et des jardins communautaires parfois foisonnants. Cela jusqu’aux pieds des favelas. Reportage.

Ce reportage est le deuxième volet d’une série d’articles consacrés à la problématique de l’eau au Brésil. Le premier volet raconte comment São Paulo a frôlé la catastrophe suite à une pénurie d’eau.

« Tout ce que nous produisons est bio, mais nous vendons à des prix accessibles », tient à préciser Vilma. La quadragénaire est originaire du Pernambuco, dans le nord-est du Brésil. Elle vit depuis 27 ans dans le quartier de São Miguel Paulista, dans la grande périphérie pauvre de l’est de São Paulo. Ce qu’elle produit ? Des aliments et des cosmétiques organiques faits à partir de plantes cultivées en permaculture dans une ferme communautaire, logée sur un lopin de terre au pied d’un ensemble d’habitat social. La ferme, appelée « Quebrada Sustentável » – qui peut se traduire par « cité » ou « ghetto » soutenable – existe depuis sept ans, sur un terrain mis à disposition par le bailleur social.

Aujourd’hui, c’est un jardin luxuriant, entretenu par une association d’habitants du quartier, avec bananiers, manguiers, maniocs, haricots, salades, brocolis, basilique, menthe, plantes médicinales… cultivés grâce à l’eau issue d’une source naturelle qui se trouve sous le terrain. En face de la ferme, l’eau s’écoule de la butte sur laquelle passe la ligne de train reliant cette banlieue est au centre de la ville.

 

« L’hydrographie de São Paulo est très riche »

« Cette eau est propre », tient à souligner Regiane Nigro, coordinatrice de l’association environnementale Kairos, qui accompagne un groupement d’une quinzaine de fermes urbaines de la périphérie est de la mégalopole. « Certes on ne peux pas la boire, mais elle n’est pas polluée par les égouts », comme l’est par exemple le fleuve Tietê, qui passe au nord du quartier.

 

Même si la ville a connu une crise hydrique historique en 2014, avec rationnements et coupures d’eau à travers toute la ville, et une menace de rupture totale de l’approvisionnent (lire notre enquête ici), « l’hydrographie de São Paulo, en fait, est très riche », souligne la jeune femme. Elle permet à des projets comme celui-ci de s’approvisionner en eau sans la puiser au robinet. Dans le jardin communautaire Quebrada Sustentável, la source est canalisée et nourrit un système d’irrigation qui approvisionne toutes les plantations.

 

Un système d’assainissement à l’aide de bananiers

La ferme dispose également d’un bâtiment en dur pour la cuisine et la fabrication de savons, de désodorisants, d’anti-moustiques naturels… Un tipi est en construction, et une maisonnette a été fabriquée à partir de matériaux de récupération et de terre. « Ici, nous avons monté un système expérimental d’assainissement des eaux de cuisine usées à l’aide de bananiers », explique David, jeune homme d’une vingtaine d’année, lui aussi membre de l’association.

 

 

 

 

« Nous accueillons aussi les enfants des écoles du quartier pour des ateliers », ajoute Vilma autour de beignets faits maison farcis à la taioba, une plante comestible dite « non conventionnelle » qui ressemble, cuite, à des épinards. Car le projet, et les produits vendus, sont avant tout destinés aux habitants du quartier, et non aux consommateurs des quartiers plus argentés de la mégalopole.

 

À Guaianazes, une ferme urbaine coopérative

À Guaianazes, un peu plus au sud de cette grande banlieue, une ferme urbaine est elle aussi pleinement implantée dans le quartier. Elle existe depuis près de trente ans. « On a commencé en 1986, il n’y avait alors qu’un bois ici, et aucune culture », se souvient Guaraciaba Elena, sous son grand chapeau de paille. Son mari passe une brouette à la main. Depuis, ils sont un petit groupe d’habitants à mener cette ferme en coopérative. Le terrain est prêté par la municipalité.

Là aussi, ce sont des sources naturelles qui alimentent en eau les cultures. Une grande mare est aménagée derrière des rangées d’énormes bananiers. Les poissons, petits et grands, y nagent tranquillement. Le terrain abrite aussi plusieurs puits, couverts, pour ne pas favoriser la multiplication des moustiques, porteurs de la dengue, dont le Brésil a connu une recrudescence ces dernières années. Un système de tuyaux permet l’irrigation. Guaraciaba Elena boit même cette eau de source, une fois filtrée. Sous un auvent, il y a des poules et des lapins.

 

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Adopté à l’âge d’un mois au Brésil par une Castraise, Adrien Astier, 26 ans, a décidé de retrouver ses parents biologiques. Il a pu les rencontrer grâce à une émission de la télé brésilienne.

C’est une histoire extraordinaire et extrêmement émouvante que vit un jeune castrais d’origine brésilienne, un vrai conte de fées, depuis le 12 septembre dernier. Nous évoquions, début septembre, dans nos colonnes, le début de l’aventure d’Adrien Astier, adopté avec beaucoup d’amour au Brésil à l’âge d’un mois par Béatrice Astier, qui réside à Castres. La recherche de ses origines a toujours été bien présente dans l’esprit d’Adrien. Des recherches difficiles, soldées par un échec, en 2013, où Adrien, aidé par un avocat est parti au Brésil sans succès. Les réseaux sociaux et Facebook ont fait la différence !

Inscrit au cœur d’un groupe d’enfants adoptés au Brésil, le jeune castrais de 26 ans démêle petit à petit le fil de sa vie…au fil des rencontres et en particulier avec celle d’un journaliste brésilien d’une émission qui tente de réaliser des rêves !

En moins de deux mois, un duo de journalistes brésiliens s’est déplacé à Castres pour filmer Adrien et Béatrice. Puis, c’est le départ pour une participation à l’émission, tous frais payés, «sans l’assurance que l’on retrouvera la maman biologique d’Adrien», lui dit-on.

Puis tout s’enchaine…un chauffeur de la célèbre chaine TV du Brésil attend Adrien à l’aéroport.

Quelque temps après, le jeune castrais investit un plateau télé, oreillette à l’oreille pour la traduction (même s’il comprend quelque peu le portugais), le public est là et les spectateurs devant leur petit écran suivent passionnément l’émission dominicale …dans tout le Brésil. Sur écran, une femme apparaît, le public commence à réagir, mais ce n’est pas la maman d’Adrien.

 

Regardez les retrouvailles à partir de la 25ème minute :

 

Des images de Castres au Brésil !

Cette dernière, Gizelia, compte ici, pourtant de manière déterminante, puisque c’est elle qui a rempli les papiers d’adoption. L’équipe d’enquêteurs de l’émission ont retrouvé une piste? Après, à nouveau sur écran, le reportage sur la vie castraise d’Adrien défile.

Tout le Brésil ou presque a pu apprécier les jardins de l’Evêché, le terrain de la Borde Basse où Adrien joue au foot, arborant un joli maillot…aux couleurs du Brésil. Les photos de sa prime jeunesse révèlent un jeune garçon sportif ; champion de patinage, de roller en ligne, escrimeur ou encore musicien. Puis cap sur Rio et une séquence où l’on voit une femme aux longs cheveux noirs bouclés, de dos. Elle se retourne et parle, en pleurant, de son fils à qui elle pense chaque jour depuis 26 ans, en priant, pour le retrouver. A cet instant, Adrien, la regarde sur écrans interposés, entre sourire et fortes émotions que l’on devine et ne parle pas tout de suite… «Je n’y crois pas», dit-il tout simplement. Il confiera plus tard qu’il «était bien entendu, très heureux», sans pouvoir expliquer précisément ce qu’il ressent. Tout semble se bousculer dans sa tête, un peu comme, lorsqu’il imaginait sa famille biologique depuis sa tendre enfance. Toujours sur écran, Ana Elisabete, la maman biologique d’Adrien remercie Béatrice d’avoir offert à son fils une vie qu’elle n’aurait pu lui offrir, se réjouissant de constater qu’Adrien semble heureux.

 

Épilogue magnifique

Vient ensuite le moment crucial de l’émission où la présentatrice star de l’émission invite Adrien à s’asseoir devant un piano pour interpréter un morceau qu’il a composé pour sa maman…une très jolie mélodie, avant qu’un rideau ne s’ouvre et que mère et fils soient enfin réunis. Ils resteront étreints de longues minutes avant qu’Ana Elisabete ne remercie le seigneur pour ce moment si intense. Adrien prendra aussi dans ses bras sa tante maternelle, puis Mégane, sa petite amie, présentes sur le plateau, où…tout le monde pleure, y compris la présentatrice et la traductrice. Adrien pu apprendre aussi que c’est sa grand-mère maternelle qui prit la décision d’adoption. Ana Elisabete était très jeune…

 

Coup de théâtre

Alors que l’on croyait la boucle bouclée…le papa d’Adrien fait irruption à son tour sur le plateau, en larmes, lui aussi. José Antonio raconte que 26 ans en arrière, il était dans une situation délicate, puisque marié, quand il connut la maman d’Adrien. Il voulait garder l’enfant. A nouveau, la grand-mère maternelle s’est opposée.

Adrien et Mégane sont restés un mois au Brésil avec le bonheur de découvrir une grande famille unie, dont des frères et sœurs du jeune castrais.

Béatrice, elle, a toujours encouragé Adrien dans ses recherches, heureuse pour lui. «Tout est harmonie dans cette belle histoire», dit-elle.

Aujourd’hui Adrien, designer sonore de formation, correspond avec toute la famille via le net. Il a reçu des milliers de messages sur Facebook et «au Brésil, on m’arrêtait dans la rue», dit-il, mi –surpris, mi- amusé . Il confie, «être apaisé, heureux de ne plus se poser de questions».

Ana Elisabete, elle, s’est mariée mais n’a jamais eu d’autre enfant. Son fils unique vit à des milliers de kilomètres mais leur amour les lie pour l’éternité.

 

Source : https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/21/2688898-jeune-castrais-retrouves-parents-grace-tele-bresilienne.html#xtor=EPR-1

Catégorie Brésil

 

 

C’était une bataille entre la défense de l’environnement et le profit, et c’est la voix du peuple et des ONG qui s’est faite entendre.

Une belle victoire

 

Face aux vives critiques, le gouvernement brésilien vient de décider d’annuler le décret permettant l’exploitation minière par des sociétés privées d’une vaste réserve naturelle dans la jungle amazonienne. Une victoire de plus pour la biodiversité.

Le président brésilien, Michel Temer, voulait autoriser l’exploitation de minerais au sein de la Réserve nationale de cuivre et associés (Renca), afin de sortir l’économie brésilienne de la récession en stimulant l’emploi ainsi que les exportations minières. Cette zone protégée, d’une superficie de 47 000 km² (plus grande que le Danemark), est pourtant un véritable poumon vert pour la biodiversité, mais aussi pour les ethnies indigènes qui y vivent.

Ce décret, désormais suspendu, avait soulevé les critiques des ONG environnementales et des Brésiliens qui dénonçaient une tragédie en perspective entraînant la déforestation et la pollution des fleuves. Marcio Astrini, de Greenpeace Brésil, s’est félicité de cette marche arrière du gouvernement. Il explique :

« L’annulation du décret montre (…) qu’aucun gouvernement n’est absolument à l’abri de la pression publique. C’est une victoire pour la société sur ceux qui veulent détruire et vendre notre forêt. »

Mais il avertit également de l’importance de ne pas baisser la garde. Il poursuit :

« La Renca n’est qu’une bataille. La guerre contre l’Amazonie et ses populations, promue par Temer et la banque rurale, se poursuit. »

La révocation de ce décret prouve qu’il n’est jamais trop tard pour prendre les bonnes décisions et démontre aussi le poids de la mobilisation collective sur des décisions politiques.

Une belle victoire, aussi fragile soit-elle, de l’environnement sur le profit.

 

Source : https://positivr.fr/foret-jungle-amazonienne-bresil-reserve-renca-annulation-exploitation-miniere/?utm_source=actus_lilo

Catégorie Brésil

 

Des centaines de Brésiliens aident une baleine à bosse échouée sur une plage

 

 

Dans la matinée du 23 aout 2017 sur une plage de Buzios au Brésil, des habitants ont vu une baleine à bosse échouée sur le sable. Des centaines de personnes se sont rapidement mobilisées pour tenter de sauver le cétacé, une baleine à bosse mesurant 14 mètres et pesant 15 tonnes environ. Ils ont creusé et arrosé la baleine pour éviter qu’elle ne se déshydrate. A la marée haute, une pelleteuse a pu remettre l’animal à l’eau qui a pu s’éloigner et prendre le large.

 

Source : http://www.lalibre.be/light/insolite/des-habitants-se-relaient-pendant-24h-pour-sauver-une-baleine-echouee-sur-la-plage-59a406cbcd70d65d25a68779

Catégorie Animaux

 

 

 

Jarbas Agnelli est un musicien brésilien particulièrement inventif. Afin de composer une musique, il s’est en effet servi de tous les objets à sa disposition dans son ranch. Portail, fauteuil ou encore tronc d’arbre, Jarbas ne laisse rien au hasard et nous livre une mélodie aussi rythmée qu’envoûtante.

 

Source : http://soocurious.com/fr/musique-ranch-objets/

Catégorie Brésil

 

Comment la forêt peut restaurer le cycle de l’eau et le climat : un exemple au cinéma dans Le Sel de la Terre de Wim Wenders et Juliano Salgado.

Par Daniel Hofnung le 29 novembre 2014,

La terre, saccagée et mise à mal, peut être belle à nouveau : le film de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado, Le Sel de la Terre, en montre un exemple réussi.

Avec le changement climatique, nous constatons la dégradation croissante de notre environnement : zones asséchées, événements climatiques violents, érosion des sols, inondations catastrophiques.

La solution couramment avancée pour lutter contre le changement climatique est la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais il existe d’autres leviers d’action, plus accessibles qui, agissant sur les effets du changement climatique ou ses causes, permettent aussi de reconstituer des écosystèmes. La solution apportée dans la vallée du rio Doce, au Brésil, montre le rôle des humains pour agir sur les phénomènes évoqués plus haut.

La déforestation intervient de manière majeure dans la désertification : elle est à la fois cause d’érosion des sols – avec la perte du couvert végétal – de réchauffement de la température (un arbre est un climatiseur naturel, par l’évapotranspiration des feuilles, il fait plus frais en forêt l’été) et de modification du cycle de l’eau (allant jusqu’à la disparition de sources, les racines des arbres favorisant l’infiltration de l’eau de pluie).

Dans le « le Sel de la terre », la première partie est consacrée au travail du père de Juliano Salgado, le photographe Sebastião Salgado, avec ses reportages photos de la condition humaine, toujours réalisés sur plusieurs années, dans quelques uns des pires épisodes de la deuxième moitié du dernier siècle. La vie de Salgado bascule après la mort de son père.

Ce dernier exploitait une grande ferme d’élevage dans l’état du Minas Gerais, dans la zone de l’ancienne forêt pluviale tropicale atlantique. La déforestation ainsi que l’exploitation d’une mine de fer avaient laissé dans cette région un paysage désolé, sans eau et un sol fortement érodé.

(c) Instituto TerraPhotographie de l’Instituto Terra : Fazenda Bulcao en 2000

Sebastião fils rachète la ferme à sa famille et sa femme Lélia lui propose de se lancer dans la restauration la forêt. Dans ce but, ils créent l’ « Instituto Terra » en avril 1998 avec des partenaires.

Soixante pour cent des premier arbres plantés en décembre 1999 meurent, puis, pour les seconds, la perte est de quarante pour cent, mais Lélia et Sebastião persistent. Grâce à leur persévérance, la forêt s’est installée peu à peu, l’érosion a été stoppée par la végétation, puis la zone a connu une métamorphose remarquable : avec le retour des arbres, l’eau a coulé à nouveau, et des espèces animales risquant l’extinction ont trouvé refuge dans la nouvelle forêt.1

Au bout de 12 ans deux millions sept cent mille arbres ont été plantés, une forêt luxuriante couvre près de 7.000 ha, et alors que les sources étaient asséchées, huit sources naturelles coulent à nouveau : leur débit atteint 20 l/mn, même en période de sécheresse.

Photographie de l'Instituto Terra : Fazenda Bulcao en 2012Photographie de l’Instituto Terra : Fazenda Bulcao en 2012

L’institut a formé et sensibilisé de nombreux enfants, développé des formations sur l’environnement et a créé un centre d’études sur la restauration des écosystèmes. Il forme des agriculteurs aux méthodes de restauration de la nature et à l’aide de la reforestation. Les agriculteurs environnants sont intéressés, car ils n’ont plus d’eau et des terres érodées : « sans eau, pas de plantations, pas de vie ». La plantation d’arbres fait revenir l’eau, les prairies desséchées sont restaurées, et les vaches donnent à nouveau du lait, procurant des revenus réguliers aux agriculteurs.

Le travail mené par l’Institut, selon eux, peut servir de base dans le monde entier : les grands problèmes qui se posent aujourd’hui sont ceux du climat et de l’eau. Or, leur expérience prouve que « nous créons l’eau et le climat par le moyen de la forêt ».

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Ils transforment un tas d’ordures en Oasis au cœur d’une favela

Transformer une décharge sauvage, dans laquelle des tonnes de déchets s’étaient accumulés au fil des ans, en un véritable « Parc écologique », c’était le pari fou de Mauro Quintanilha. Aidé par une dizaine de volontaires, il est pourtant parvenu à réaliser ce projet que beaucoup qualifiaient d’utopique. Focus sur un acte inspirant.

Vidigal, favela de Rio de Janeiro, compte 25.000 habitants et une vue imprenable sur les beaux quartiers. Il y a 10 ans d’ici, elle comptait également une montagne de détritus résultant de l’absence totale de ramassage d’ordures (puisque la plupart des favelas ne bénéficient d’aucun service public).

« J’étais l’habitant le plus proche de la décharge. Il y avait de tout : des matelas, des réfrigérateurs, des pneus et même des cadavres de chiens, ça puait et ça me déprimait, alors j’ai décidé de réagir », raconte Quintanilha, un percussionniste de 55 ans. Pendant dix ans, soutenu par une dizaine de volontaires, il va déblayer cette décharge sauvage : « Au début (en 2005), on me prenait pour un fou, les gens se moquaient de moi ! C’était 16 tonnes d’ordures entassées depuis 25 ans par les habitants sur les hauteurs de Vidigal », précise Quintanilha qui ajoute, « les gens continuaient à venir jeter leurs ordures, la nuit. Petit à petit on les a éduqués en leur donnant des plantes du potager. La transformation n’a pas été seulement celle de l’endroit mais aussi celle des habitants ».

Grâce aux boutures fournies par le Jardin Botanique de Rio, les bénévoles vont « aménager le paysage de manière intuitive ». Tout ce qui, dans la décharge, était récupérable ou recyclable a été réutilisé pour être vendu pour recueillir des fonds ou utilisé dans le parc comme objets ornementaux. Des cuvettes de sanitaires colorées servent de grands vases pour des plantes décoratives, des roues de vélo ont été transformées en tables, des bouteilles en plastique ont servi à fabriquer des sommiers…

Les habitants viennent aujourd’hui y admirer oiseaux, papillons et petits singes, y faire leur jogging ou jouir des récoltes un peu dans l’idée des incroyables comestibles. Le parc comprend en effet un grand potager urbain (qui a déjà produit 700 kilos de légumes), plantes aromatiques et fruits distribués aux habitants. Enfin, ce qui servait de route de fuite aux trafiquants de drogue, jusqu’à la « pacification » de Vidigal en 2011, est devenu un belvédère d’où l’on a la plus belle vue sur les fameuses plages d’Ipanema et Leblon.

Le Parc écologique Sitiê de Vigidal est même passé de 1 500 m2 de superficie à 8 500 m2 en deux ans et demi grâce à l’intervention supplémentaire de deux architectes paysagistes, l’un américain et l’autre local, Caroline Shannon et Pedro Henrique de Cristo, tous deux sortis de la Harvard Design School. « J’ai vu que les habitants ici avaient fait une révolution. Les gens des favelas sont incroyables. Mais l’espace est inhumain et doit être amélioré. Tant que les gouvernements et la société civile de «l’asphalte» (les quartiers aisés bitumés) ne comprendront pas cela, l’intégration sociale tant souhaitée n’aura pas lieu », explique De Cristo, directeur et architecte du Sitiê aujourd’hui.

Fin avril, le parc et le projet de l’institut Sitiê ont reçu le prix SEED Award 2015 à Detroit (Etats-Unis), l’un des plus prestigieux du monde en architecture, urbanisme et design, en présence de Quintanilha et De Cristo. Le Prix SEED pour l’esprit d’entreprise dans le développement durable est un prix annuel conçu pour découvrir les entreprises débutantes les plus prometteuses et novatrices dans le secteur social et environnemental dans les pays émergents et en voie de développement. Un jury international sélectionne les entreprises qui possèdent les atouts pour réaliser de réelles améliorations dans l’éradication de la pauvreté et la durabilité de l’environnement, tout en contribuant à une économie plus verte.

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LES COMMENTAIRES
  • Erica dans Les déviations Vidéos – Ariane  Il s'agit de Ariane Dubois http://www.programme-television.org/news-tv/Visites-privees-France-2-Le-grain-de-folie-d-Ariane-Dubois-4367209 Et son livre : son livre Pétage de plombs chez François Ier (Éditions
  • Jourdes dans Les déviations Vidéos – ArianeOù puis-je trouver ses livres et quel est le nom de famille et d’auteur d’Ariane. Merci par avance.
  • Le hir dans Michelle Brémaud – GuérisseuseBonjour Mme brémaud, Je m'appelle Sébastien le hir. J'ai pris connaissance de votre travail(et de votre don) avec internet notamment
  • Santerre dans Ma ferme autonomeBonjour, C'est très intéressant. Nous donnons (au sens propre) des formations en apiculture. Je suis sûr que des abeilles vous
  • visee dans A DEUX PAS DE CHEZ MOI …superbe... envoûtant... à se demander pourquoi l'humain s'acharne t-il tant à tout démolir merci pour ce moment
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