Archive pour la catégorie ‘BRESIL’

 

C’était une bataille entre la défense de l’environnement et le profit, et c’est la voix du peuple et des ONG qui s’est faite entendre.

Une belle victoire

 

Face aux vives critiques, le gouvernement brésilien vient de décider d’annuler le décret permettant l’exploitation minière par des sociétés privées d’une vaste réserve naturelle dans la jungle amazonienne. Une victoire de plus pour la biodiversité.

Le président brésilien, Michel Temer, voulait autoriser l’exploitation de minerais au sein de la Réserve nationale de cuivre et associés (Renca), afin de sortir l’économie brésilienne de la récession en stimulant l’emploi ainsi que les exportations minières. Cette zone protégée, d’une superficie de 47 000 km² (plus grande que le Danemark), est pourtant un véritable poumon vert pour la biodiversité, mais aussi pour les ethnies indigènes qui y vivent.

Ce décret, désormais suspendu, avait soulevé les critiques des ONG environnementales et des Brésiliens qui dénonçaient une tragédie en perspective entraînant la déforestation et la pollution des fleuves. Marcio Astrini, de Greenpeace Brésil, s’est félicité de cette marche arrière du gouvernement. Il explique :

« L’annulation du décret montre (…) qu’aucun gouvernement n’est absolument à l’abri de la pression publique. C’est une victoire pour la société sur ceux qui veulent détruire et vendre notre forêt. »

Mais il avertit également de l’importance de ne pas baisser la garde. Il poursuit :

« La Renca n’est qu’une bataille. La guerre contre l’Amazonie et ses populations, promue par Temer et la banque rurale, se poursuit. »

La révocation de ce décret prouve qu’il n’est jamais trop tard pour prendre les bonnes décisions et démontre aussi le poids de la mobilisation collective sur des décisions politiques.

Une belle victoire, aussi fragile soit-elle, de l’environnement sur le profit.

 

Source : https://positivr.fr/foret-jungle-amazonienne-bresil-reserve-renca-annulation-exploitation-miniere/?utm_source=actus_lilo

Catégorie Brésil

 

Des centaines de Brésiliens aident une baleine à bosse échouée sur une plage

 

 

Dans la matinée du 23 aout 2017 sur une plage de Buzios au Brésil, des habitants ont vu une baleine à bosse échouée sur le sable. Des centaines de personnes se sont rapidement mobilisées pour tenter de sauver le cétacé, une baleine à bosse mesurant 14 mètres et pesant 15 tonnes environ. Ils ont creusé et arrosé la baleine pour éviter qu’elle ne se déshydrate. A la marée haute, une pelleteuse a pu remettre l’animal à l’eau qui a pu s’éloigner et prendre le large.

 

Source : http://www.lalibre.be/light/insolite/des-habitants-se-relaient-pendant-24h-pour-sauver-une-baleine-echouee-sur-la-plage-59a406cbcd70d65d25a68779

Catégorie Animaux

 

Jarbas Agnelli est un musicien brésilien particulièrement inventif. Afin de composer une musique, il s’est en effet servi de tous les objets à sa disposition dans son ranch. Portail, fauteuil ou encore tronc d’arbre, Jarbas ne laisse rien au hasard et nous livre une mélodie aussi rythmée qu’envoûtante.

Source : http://soocurious.com/fr/musique-ranch-objets/

Catégorie Brésil

 

Comment la forêt peut restaurer le cycle de l’eau et le climat : un exemple au cinéma dans Le Sel de la Terre de Wim Wenders et Juliano Salgado.

Par Daniel Hofnung le 29 novembre 2014,

La terre, saccagée et mise à mal, peut être belle à nouveau : le film de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado, Le Sel de la Terre, en montre un exemple réussi.

Avec le changement climatique, nous constatons la dégradation croissante de notre environnement : zones asséchées, événements climatiques violents, érosion des sols, inondations catastrophiques.

La solution couramment avancée pour lutter contre le changement climatique est la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais il existe d’autres leviers d’action, plus accessibles qui, agissant sur les effets du changement climatique ou ses causes, permettent aussi de reconstituer des écosystèmes. La solution apportée dans la vallée du rio Doce, au Brésil, montre le rôle des humains pour agir sur les phénomènes évoqués plus haut.

La déforestation intervient de manière majeure dans la désertification : elle est à la fois cause d’érosion des sols – avec la perte du couvert végétal – de réchauffement de la température (un arbre est un climatiseur naturel, par l’évapotranspiration des feuilles, il fait plus frais en forêt l’été) et de modification du cycle de l’eau (allant jusqu’à la disparition de sources, les racines des arbres favorisant l’infiltration de l’eau de pluie).

Dans le « le Sel de la terre », la première partie est consacrée au travail du père de Juliano Salgado, le photographe Sebastião Salgado, avec ses reportages photos de la condition humaine, toujours réalisés sur plusieurs années, dans quelques uns des pires épisodes de la deuxième moitié du dernier siècle. La vie de Salgado bascule après la mort de son père.

Ce dernier exploitait une grande ferme d’élevage dans l’état du Minas Gerais, dans la zone de l’ancienne forêt pluviale tropicale atlantique. La déforestation ainsi que l’exploitation d’une mine de fer avaient laissé dans cette région un paysage désolé, sans eau et un sol fortement érodé.

(c) Instituto TerraPhotographie de l’Instituto Terra : Fazenda Bulcao en 2000

Sebastião fils rachète la ferme à sa famille et sa femme Lélia lui propose de se lancer dans la restauration la forêt. Dans ce but, ils créent l’ « Instituto Terra » en avril 1998 avec des partenaires.

Soixante pour cent des premier arbres plantés en décembre 1999 meurent, puis, pour les seconds, la perte est de quarante pour cent, mais Lélia et Sebastião persistent. Grâce à leur persévérance, la forêt s’est installée peu à peu, l’érosion a été stoppée par la végétation, puis la zone a connu une métamorphose remarquable : avec le retour des arbres, l’eau a coulé à nouveau, et des espèces animales risquant l’extinction ont trouvé refuge dans la nouvelle forêt.1

Au bout de 12 ans deux millions sept cent mille arbres ont été plantés, une forêt luxuriante couvre près de 7.000 ha, et alors que les sources étaient asséchées, huit sources naturelles coulent à nouveau : leur débit atteint 20 l/mn, même en période de sécheresse.

Photographie de l'Instituto Terra : Fazenda Bulcao en 2012Photographie de l’Instituto Terra : Fazenda Bulcao en 2012

L’institut a formé et sensibilisé de nombreux enfants, développé des formations sur l’environnement et a créé un centre d’études sur la restauration des écosystèmes. Il forme des agriculteurs aux méthodes de restauration de la nature et à l’aide de la reforestation. Les agriculteurs environnants sont intéressés, car ils n’ont plus d’eau et des terres érodées : « sans eau, pas de plantations, pas de vie ». La plantation d’arbres fait revenir l’eau, les prairies desséchées sont restaurées, et les vaches donnent à nouveau du lait, procurant des revenus réguliers aux agriculteurs.

Le travail mené par l’Institut, selon eux, peut servir de base dans le monde entier : les grands problèmes qui se posent aujourd’hui sont ceux du climat et de l’eau. Or, leur expérience prouve que « nous créons l’eau et le climat par le moyen de la forêt ».

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Ils transforment un tas d’ordures en Oasis au cœur d’une favela

Transformer une décharge sauvage, dans laquelle des tonnes de déchets s’étaient accumulés au fil des ans, en un véritable « Parc écologique », c’était le pari fou de Mauro Quintanilha. Aidé par une dizaine de volontaires, il est pourtant parvenu à réaliser ce projet que beaucoup qualifiaient d’utopique. Focus sur un acte inspirant.

Vidigal, favela de Rio de Janeiro, compte 25.000 habitants et une vue imprenable sur les beaux quartiers. Il y a 10 ans d’ici, elle comptait également une montagne de détritus résultant de l’absence totale de ramassage d’ordures (puisque la plupart des favelas ne bénéficient d’aucun service public).

« J’étais l’habitant le plus proche de la décharge. Il y avait de tout : des matelas, des réfrigérateurs, des pneus et même des cadavres de chiens, ça puait et ça me déprimait, alors j’ai décidé de réagir », raconte Quintanilha, un percussionniste de 55 ans. Pendant dix ans, soutenu par une dizaine de volontaires, il va déblayer cette décharge sauvage : « Au début (en 2005), on me prenait pour un fou, les gens se moquaient de moi ! C’était 16 tonnes d’ordures entassées depuis 25 ans par les habitants sur les hauteurs de Vidigal », précise Quintanilha qui ajoute, « les gens continuaient à venir jeter leurs ordures, la nuit. Petit à petit on les a éduqués en leur donnant des plantes du potager. La transformation n’a pas été seulement celle de l’endroit mais aussi celle des habitants ».

Grâce aux boutures fournies par le Jardin Botanique de Rio, les bénévoles vont « aménager le paysage de manière intuitive ». Tout ce qui, dans la décharge, était récupérable ou recyclable a été réutilisé pour être vendu pour recueillir des fonds ou utilisé dans le parc comme objets ornementaux. Des cuvettes de sanitaires colorées servent de grands vases pour des plantes décoratives, des roues de vélo ont été transformées en tables, des bouteilles en plastique ont servi à fabriquer des sommiers…

Les habitants viennent aujourd’hui y admirer oiseaux, papillons et petits singes, y faire leur jogging ou jouir des récoltes un peu dans l’idée des incroyables comestibles. Le parc comprend en effet un grand potager urbain (qui a déjà produit 700 kilos de légumes), plantes aromatiques et fruits distribués aux habitants. Enfin, ce qui servait de route de fuite aux trafiquants de drogue, jusqu’à la « pacification » de Vidigal en 2011, est devenu un belvédère d’où l’on a la plus belle vue sur les fameuses plages d’Ipanema et Leblon.

Le Parc écologique Sitiê de Vigidal est même passé de 1 500 m2 de superficie à 8 500 m2 en deux ans et demi grâce à l’intervention supplémentaire de deux architectes paysagistes, l’un américain et l’autre local, Caroline Shannon et Pedro Henrique de Cristo, tous deux sortis de la Harvard Design School. « J’ai vu que les habitants ici avaient fait une révolution. Les gens des favelas sont incroyables. Mais l’espace est inhumain et doit être amélioré. Tant que les gouvernements et la société civile de «l’asphalte» (les quartiers aisés bitumés) ne comprendront pas cela, l’intégration sociale tant souhaitée n’aura pas lieu », explique De Cristo, directeur et architecte du Sitiê aujourd’hui.

Fin avril, le parc et le projet de l’institut Sitiê ont reçu le prix SEED Award 2015 à Detroit (Etats-Unis), l’un des plus prestigieux du monde en architecture, urbanisme et design, en présence de Quintanilha et De Cristo. Le Prix SEED pour l’esprit d’entreprise dans le développement durable est un prix annuel conçu pour découvrir les entreprises débutantes les plus prometteuses et novatrices dans le secteur social et environnemental dans les pays émergents et en voie de développement. Un jury international sélectionne les entreprises qui possèdent les atouts pour réaliser de réelles améliorations dans l’éradication de la pauvreté et la durabilité de l’environnement, tout en contribuant à une économie plus verte.

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Une trentaine de dauphins viennet s’échouer sur la plage de Arraial do Cabo le 5 mars 2012. Ils sont sauvés par la population locale …..

Catégorie Dauphins & Cétacés

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