Archive pour la catégorie ‘AMERINDIENS’

 

 

« Si vous les hommes blancs, n’étiez jamais venu ici, ce pays serait encore tel qu’il était autrefois. Tout y aurait conservé sa pureté originelle. Vous l’avez qualifié de sauvage, mais en réalité il ne l’était pas, il était libre. Les animaux ne sont pas sauvages, ils sont seulement libres. Nous aussi l’étions avant votre arrivée. Vous nous avez traité de sauvages, vous nous avez appelés barbares, non civilisés. Mais nous étions seulement LIBRES !! » Léon Shenandoah, chef indien iroquois

 

 

Christophe Colomb n’a pas découvert l’Amérique

Voilà, tout est dit. Une pure fabulation de la vérité, pourtant, c’est la première chose qu’on nous apprend dans notre plus tendre enfance. Mais cela n’est seulement le début des atrocités secrètes qui ont façonné la société que nous connaissons aujourd’hui.

“Dans un tel monde de conflit, un monde de victimes et de bourreaux, il est du devoir des pensants de ne pas être du côté des bourreaux.”

~ Albert Camus ~

 

Journée Christophe Colomb mythe et réalité de la célébration morbide de l’holocauste du continent américain

Tous les écoliers d’Amérique du Nord apprennent ce poème qui commence par ces vers devenus forcément célèbres:

“In fourteen hundred ninety-two

Colombus sailed the ocean blue,”

Poème, contine écrit pour immortaliser auprès de la jeunesse la “découverte” du “nouveau monde” par la chrétienté occidentale au XVème siècle.

Colomb, un aventurier italien, mercenaire du roi d’Espagne, de son nom espagnol Cristobal Colón, qui veut dire “le colonisateur porteur de la croix” posa le pied sur les îles des Caraïbes le 12 octobre 1492, où il fit de suite érigé une croix et des gibets, histoire de donner d’entrée, le ton de l’aventure.

Le narratif colonial nous dit qu’il apporta les lumières de la civilisation chrétienne en ces terres païennes, le poème à sa gloire citant même le “commerce des épices” avec les locaux.

Si bon nombre connaît le narratif officiel, immortalisé par le “Gégé” national dans un film de propagande de commande réalisé par Ridley Scott en 1992, dont le but évident fut de redorer l’image de Colomb ternie par la vérité historique émergeant pas à pas et contrant le narratif propagandiste colonialiste.

Le 12 octobre fut célébré pour la première fois 300 ans après l’arrivée de Colomb, le 12 octobre 1792. Le 12 octobre fut déclaré fête nationale “Colombus Day” en 1912, puis de nouveau par le président FDR en 1934. Ce n’est que plus tard, sous la présidence de Richard Nixon, en 1971, que “Colombus Day” fut établi comme fête nationale ayant lieu tous les seconds lundis du mois d’octobre.

L’arrivée de Colomb en ce jour néfaste de 1492 marqua le début du plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité qui vit la destruction et l’annihilation d’entre 30 et plus de 100 millions d’indigènes, selon les sources, depuis cette époque sur l’ensemble du continent des Amériques. Si les chiffres sont toujours débattus, le massacre généralisé, qui continue de nos jours alors que nous écrivons ces lignes, aux États-Unis, au Canada, au Brésil, dans la forêt amazonienne et là où des intérêts liés aux ressources naturelles et leur exploitation par les corporations et gouvernements sont en jeu, lui est totalement avéré par les archives.

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Discours de John Trudell prononcé le 18 Juillet 1980 au Centre de Survivances Interculturelles Amérindien

 

 

 

john-trudell.jpg  John Trudell Headshot

 

 

16 mn d’un discours puissant et éminemment moderne.
Pas de révolution, mais la LIBÉRATION !

Traduction et voix : Cyril Cossu
http://www.youtube.com/user/AlternAct…

 

John Trudell – 1046 –  2015

est un activiste politique, poète, écrivain et acteur amérindien, né le 15 février 1946 à Omaha, dans le Nebraska (États-Unis). D’origine Sioux Santi (ou Dakota), il a milité tôt au sein de différents mouvements de défense des droits des indiens natifs (en 1969, il participe à l’Occupation d’Alcatraz). Il a été président de l’AIM (American Indian Movement) de 1973 à 1979.
Après avoir perdu sa femme et ses enfants dans l’incendie de leur maison (incendie que John Trudell considère comme criminel et attribue toujours publiquement au FBI), l’activiste continue son combat sous une autre forme en devenant poète et musicien de blues à partir des années 1980.
Depuis, il sillonne les scènes du monde entier pour diffuser sa musique et ses convictions politiques, philosophiques et spirituelles, et faire connaître le combat des peuples Amérindiens.
Contrairement à d’autres activistes amérindiens, John Trudell prône plus la non-coopération que la révolution. Extrait de sa conférence du 26 janvier 2012 à Paris : « Car après tout qu’est ce que la révolution ? C’est revenir au point de départ. Et lorsqu’une révolution est politiquement réussie, elle remplace l’oppresseur avec tous les drames humains que cela engendre. Quels que soient les systèmes politiques, ils sont basés sur l’exploitation de la Terre et des êtres humains. Si aujourd’hui on veut se battre contre cette oppression (de la marchandisation des âmes et des consciences), il faut peut-être essayer de ne pas répéter les mêmes erreurs […] Que faut-il faire ? La réponse n’est pas la non-violence – ça ne marche pas – mais plutôt la non-coopération. Imaginez que 30% ou 40% de la population décide de ne plus consommer, nous serions bien plus pris au sérieux, nous serions influents. Nous avons le pouvoir d’être acteurs sur le consumérisme. » / Et nous sommes tous responsables…

**Pour soutenir ma chaîne : https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr…
A très bientôt sur mon site, le forum et ma nouvelle chaîne « Chez Néo » : https://www.youtube.com/channel/UCk8S…

 

Catégorie Amérindiens

 

 

La fondation des États-Unis s’est faite au détriment des premiers habitants du continent : les Indiens. Depuis la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492, au moins 80 millions d’Amérindiens ont disparu. Chassés de leurs terres et massacrés, ils ont été abusés pendant plus de 500 ans par les colons, leur population est aujourd’hui quasiment décimée. Toutefois, les Indiens ont tenté de résister et se sont battus pour garder les terres de leurs ancêtres, à l’image de ces chefs qui ont fait tout en leur pouvoir pour que leur peuple puisse vivre en liberté.

 

Black Hawk

 

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Né en 1767, Black Hawk (aigle noir) est un chef de la tribu Sauk et Fox, basée dans l’Illinois. Il soutient l’armée britannique dans la guerre de 1812, alors que son rival Keokuk se range du côté des Américains. Choqué par la brutalité des méthodes européennes et par le nombre de pertes qu’elles entraînent, Black Hawk décide de rentrer chez lui. En 1831, il est chassé, vers le Mississippi, par un traité imposé de force par les colons.

Une année plus tard, il décide de retourner dans l’Illinois avec 1000 membres de sa tribu. Traqués par l’armée et par la milice de l’Illinois, ils sont massacrés, seulement 150 personnes survivent à la tuerie. Black Hawk est alors arrêté et mis sous la tutelle de Keokuk jusqu’à sa mort en 1838. Lors de sa reddition en 1832, il fait un discours fort et emblématique sur la cause indienne : “Black Hawk s’est battu pour les siens, contre l’homme blanc qui venait, année après année, s’emparer de la terre. Les hommes blancs savent pourquoi nous avons fait la guerre et ils devraient en avoir honte. Un Indien qui serait aussi mauvais que les Blancs ne pourrait vivre parmi nous. Il serait mis à mort et dévoré par les loups.”

 

 

Sitting Bull

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Né vers 1831, dans le Dakota du Sud, Sitting Bull (bison assis) est un chef et médecin des Lakotas Hunkpapas, du peuple Sioux. En lakota, son nom signifie “bison mâle qui se roule dans la poussière”. Dès son plus jeune âge, il se démarque grâce à ses capacités physiques et son talent au tir à l’arc. Après ses 30 ans, Sitting Bull est devenu un homme saint pour les Sioux. Il doit ainsi travailler à la compréhension des rituels et de la religion de son peuple. Très spirituel, Sitting Bull cherche constamment à comprendre l’univers et à aider son peuple. Dans les années 1860, des guerres entre les Amérindiens et les Blancs, auxquelles Sitting Bull prend part, font des ravages dans les plaines.

En 1868, il refuse de signer le traité de Fort Laramie : ce texte garantit aux Sioux leur territoire sacré des Black Hills, mais les prive de leur territoire de chasse, les forçant à être dépendants des rations alimentaires du gouvernement des Etats-Unis. Les Américains décident de rompre le traité lorsqu’ils se rendent compte de la présence d’or dans les Black Hills. Sitting Bull prend alors les commandes et dirige le soulèvement des Sioux. Après la bataille de Little Big Horn en 1876, à laquelle il ne participe pas car il est homme de médecine, mais qu’il dirige. Il s’enfuit au Canada avec ses hommes. Sitting Bull décide finalement de retourner aux Etats-Unis et est arrêté en 1880. Après deux ans d’emprisonnement, il est emmené à la réserve de Great River. Dix années plus tard, des policiers se rendent chez lui pour l’arrêter à nouveau, il meurt d’une balle dans la nuque pendant l’arrestation.

 

 

Enterrement d'un chef Sioux
Enterrement d’un chef Sioux

 

American Horse

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American Horse (cheval américain) est un chef de la tribu Lakotas Oglalas du peuple Sioux. Il est né en 1840 dans le Dakota du Sud. Cet Amérindien a marqué l’histoire des Etats-Unis, conseiller de l’armée, il s’est battu pour l’entente cordiale avec les Blancs et pour l’éducation de son peuple. En 1870, American Horse s’installe dans la réserve de Pine Ridge où il s’allie avec le clan des Wagluhe, il devient également éclaireur pour l’armée américaine. Indien apprécié par les Blancs, American Horse les aide à combattre les chefs Crazy Horse et Sitting Bull.

En 1876, il est chargé d’arrêter un Indien appelé Sioux Jim, mais un combat s’ensuit et s’achève par la mort de ce dernier. American Horse est également opposé à Crazy Horse, qu’il juge trop extrémiste quant à sa vision de l’homme blanc, et qu’il considère comme un rempart aux négociations avec Washington. Outre sa collaboration avec les colons, American Horse s’est démarqué par son combat pour l’amélioration des conditions de vie de son peuple. Maître de la répartie, il donna un incroyable discours, en 1891, à Washington afin de condamner le massacre de Wounded Knee. American Horse est également historien, il est l’auteur d’un conte d’hiver retraçant l’histoire de sa tribu. Il décède en 1908, d’une mort naturelle dans sa maison de Pine Ridge.

 

 

Crazy Horse

Le mémorial Crazy Horse © FlickR / Jim Bowen
Le mémorial Crazy Horse © FlickR / Jim Bowen

Crazy Horse (ses chevaux ont le feu sacré en lakota) est membre des Lakotas Oglalas du peuple Sioux. Il est l’un des chefs les plus emblématiques du combat contre les colons. Né vers 1840, dans le Dakota du Sud, il se fait rapidement une réputation de puissant guerrier. Crazy Horse prend part au combat mené par Red Cloud contre les soldats américains qui souhaitent occuper le territoire des Sioux. Il se démarque par son audace, et réussit à attirer 80 membres de l’armée dans une embuscade. Il s’agit de l’une des pires défaites des Américains dans les batailles des grandes plaines de l’Ouest. Les soldats se résignent à signer le traité de Fort Laramie avec les chefs indiens, mais Crazy Horse et Sitting Bull n’y adhèrent pas et continuent de vivre comme ils l’entendent en dehors du territoire qui leur est imposé.

CRAZY HORSE EST DEVENU UN VÉRITABLE HÉROS POUR LES AMÉRINDIENS, SURTOUT POUR LES SIOUX LAKOTA

En 1876, il participe à la bataille de Little Big Horn et malmène les Américains. Après la victoire, il est toutefois contraint de se séparer de Sitting Bull pour nourrir ses chevaux, il part s’installer près de la rivière Rosebud. En 1877, Crazy Horse et sa tribu se retrouvent encerclés par des soldats. Bien qu’il refuse de se rendre, le chef est influencé par son peuple et se rend au fort Robinson dans le Nebraska. A son passage, des milliers d’Indiens se rassemblent pour chanter en l’honneur de sa bravoure. Les circonstances de sa mort sont confuses, il aurait été amené dans une pièce du fort pour rencontrer le général Crook, mais en se rendant compte qu’on l’enfermait, il aurait tenté de se débattre, un soldat le poignardant avec sa baïonnette.

Crazy Horse est devenu une véritable légende pour le peuple des Amérindiens. D’ailleurs, tous les clichés de lui ne seraient pas véritables, il aurait en effet toujours refusé d’être photographié par les Blancs. En 1948, les Indiens répondent à ce qu’ils considèrent comme une profanation de leurs terres, en l’occurrence la construction du mont Rushmore dans les Black Hills, en sculptant une immense statue du visage de Crazy Horse.

 

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Les Indiens d’Amérique (nord, sud et centre) ont subi un véritable génocide mais ils ne se sont pas laissés faire… Ils ont été tués, violés, brûlés, torturés, exploités, massacrés par « les plus grandes civilisations » occidentales : espagnols, portugais, hollandais, anglais, français, américains pour permettre le lancement du monde capitaliste qui est né dans un grand bain de sang… Les Occidentaux n’ont pas seulement détruit hommes, femmes et enfants mais des centaines de civilisations différentes, une destruction de richesses humaines inestimables !

 

 

 

 

 

Tous ces peuples divers qui représentaient de multiples civilisations ont été rayés de la carte. La prétendue civilisation supérieure occidentale s’est livrée à un massacre de nombreux peuples et nombreuses civilisations.

 

Sitting Bull (Lakotas Hunkpapas)

« Nous avons toujours eu beaucoup ; nos enfants n’ont jamais pleuré de faim, notre peuple n’a jamais manqué de rien… Les rapides de Rock River nous fournissaient un excellent poisson, et la terre très fertile a toujours porté de bonnes récoltes de maïs, de haricots, ce citrouilles, de courges… Ici était notre village depuis plus de 100 ans pendant lesquels nous avons tenu la vallée sans qu’elle nous fût jamais disputée. Si un prophète était venu à notre village en ce temps-là nous prédire ce qui allait advenir, et ce qui est advenu, personne dans le village ne l’aurait cru. »

 

Black Hawk, chef indien

« Nous aimons la tranquillité ; nous laissons la souris jouer en paix ; quand les bois frémissent sous le vent, nous n’avons pas peur. »

 

 

Chef indien au gouverneur de Pennsylvanie en 1796

« Nous le savons : la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même. »

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« Vous avez remarqué que toute chose faite par un indien est dans un cercle. Nos tipis étaient ronds comme des nids d’oiseaux et toujours disposés en cercle. Il en est ainsi parce que le pouvoir de l’Univers agit selon des cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans l’ancien temps, lorsque nous étions un peuple fort et heureux, tout notre pouvoir venait du cercle sacré de la nation, tant qu’il ne fut pas brisé.

Tout ce que fait le pouvoir de l’Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j’ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Les oiseaux font leur nid en cercle parce qu’ils ont la même religion que nous. Le soleil s’élève et redescend dans un cercle, la lune fait de même, et tous deux sont rond.

Même les saisons forment un grand cercle dans leur changements et reviennent toujours là où elles étaient. La vie de l’homme est dans un cercle de l’enfance jusqu’à l’enfance, et ainsi en est-il pour chaque chose où l’énergie se meut. »

Hehaka Sapa, ou Black Elk, indien Oglala, branche des Dakotas (Sioux)

 

 

 

Sur cette 2° vidéo, le montage est déplaisant, et le tire erroné, mais la paroles intéressantes ….

 

Catégorie Conscience

Catégorie Amérindiens

 

 

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C’est une victoire inespérée qu’ont gagné Amérindiens et écologistes aux États-Unis. Après des mois de lutte entre les promoteurs, la tribu Sioux et les écologistes, le conflit au sujet de l’installation d’un oléoduc à Standing Rock dans le Dakota du Nord a pris fin. Les autorités américaines ont voté l’abandon du projet, préservant ainsi les sources d’eau de la pollution qu’aurait pu engendrer le site.

Cela faisait plusieurs mois que le conflit faisait rage dans le Dakota du Nord, un conflit qui a pris fin le 4 décembre dernier. Après plusieurs manifestations, les autorités américaines ont tranché dans l’affaire du projet de construction de l’oléoduc Dakota Access Pipeline sur le site de Standing Rock. La construction de celui-ci est abandonné, une décision qui résonne comme une victoire pour la tribu Sioux mais aussi pour les défenseurs de l’environnement.

 

 

Le tracé de l’oléoduc en question devait passer par 4 états et ce sur une distance de 1 886 kilomètres. Il avait pour objectif d’acheminer le pétrole extrait dans la région jusque dans l’état de l’Illinois. Le Dakota Access Pipeline devait cependant passer sur un territoire sensible : les terres des Indiens Sioux. Si ces derniers ne sont « pas opposés à l’indépendance énergétique, au développement économique ou à la sécurité nationale » comme l’a précisé Dave Archambault (chef de la tribu de Standing Rock), la tribu était opposée au projet car il menaçait de polluer des sources d’eau potables ainsi que des sites où sont enterrés leurs ancêtres.

« Nous devons nous assurer que les décisions prises respectent nos peuples indigènes », telle était la raison qui a poussé le chef Dave Archambault à se battre contre ce projet. Dans son combat, il a été par la suite rejoint par des écologistes, des activistes environnementaux et même d’autres tribus. Les différents opposants au projet d’oléoduc ont ainsi manifesté à plusieurs reprises, des manifestations souvent sévèrement réprimées par les autorités. La tribu a également envoyé un courrier au président Barack Obama lui demandant d’intervenir pour stopper ce projet. Un courrier auquel le président a répondu en ordonnant l’abandon de celui-ci.

 

Suite à cette annonce tant attendue, Dave Archambault a exprimé toute sa reconnaissance envers ceux qui ont ordonné la fin du projet de construction de l’oléoduc. « Nous soutenons de tout cœur la décision de l’administration et rendons hommage avec une extrême gratitude au courage du président Obama et des ministères concernés pour avoir pris les mesures nécessaires pour corriger le cours de l’histoire et agir dans le bon sens ».

Cette victoire est réellement historique pour le peuple amérindien. De telles protestations n’avaient pas eu lieu depuis le XIXe siècle, lors de la conquête de l’Ouest, où les Américains avaient volé les terres indiennes avant de parquer la population dans des réserves. La sous-secrétaire aux travaux publics de l’armée américaine a cependant annoncé que « la meilleure façon de procéder de manière responsable et de façon rapide est d’explorer des routes alternatives pour la traversée de l’oléoduc ». L’oléoduc pourrait donc voir le jour mais ailleurs, affaire à suivre.

 

Source : http://dailygeekshow.com/standing-rock-oleoduc/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2016-12-07

Catégorie Amérindiens

 

 

Nul ne pouvait s’attendre à pareille scène. Lundi dernier, des vétérans de l’armée américaine se sont inclinés devant un leader indien pour demander pardon. Pardon pour les terres volées, les indiens massacrés et les traités non respectés. Un moment historique d’une intense émotion…

 

 

Celui qui a tenu cet incroyable discours de repentance n’est autre que Wes Clark Jr, fils de Wesley Clark, ex général américain en charge des forces armées de l’Otan. Ses mots n’en sont que plus forts.

 

Source : Our revolution

Extrait

 

« Nous sommes venus, nous vous avons combattus. Nous avons pris vos terres. Nous avons signé des traités que nous avons rompus. Nous avons volé les minéraux de vos collines sacrées. Nous avons sculpté les visages de nos présidents sur vos montagnes sacrées. Nous ne vous avons pas respectés, nous avons pollué votre Terre, nous vous avons blessés de tellement de façons que nous sommes venus vous dire combien nous étions désolés. Nous sommes à votre service et nous implorons votre pardon. »

Quand Wes Clark a pris la parole, entouré de nombreux vétérans, il en avait les larmes aux yeux. Son discours était directement adressé à Leonard Crow Dog, activiste et leader spirituel des sioux. Il faisait directement écho à l’abandon, dimanche dernier, de la construction d’un oléoduc sur le territoire sioux après des semaines de résistance indienne.

 

En réponse à ce geste fort, Leonard Crow Dog a accepté le pardon et ajouté quelques précisions :

« Nous étions une nation, et nous sommes toujours une nation. Nous avons une langue. Nous avons préservé notre rang. Les terres ne nous appartiennent pas. Nous appartenons à la terre. »

Les Indiens d’Amérique ont subi l’un des pires massacres de l’histoire de l’humanité. Cette cérémonie n’effacera pas tout le mal qui leur a été fait mais reconnaît enfin le drame qu’ils ont traversé. Mieux vaut tard que jamais, surtout si ça peut resserrer les liens… Un moment d’histoire.

 

 

 Source : http://positivr.fr/veterans-soldats-americains-pardon-indiens-sioux/

Catégorie États-Unis

Catégorie Amérindiens

 

 

 

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Les Kogis !

Eric Julien a rencontré les Kogis de Colombie il y a vingt cinq ans, lorsqu’en pleine ascension de la Sierra Nevada de Santa Marta, à 5 000 mètres d’altitude, victime d’une embolie pulmonaire, il a été recueilli par la tribu des Kogis, qui lui ont sauvé la vie, le soignant avec leur médecine traditionnelle. Depuis, il n’a de cesse de les aider à récupérer leurs terres ancestrales, via sa fondation Tchendukua, menant de pair des initiatives de sensibilisation à la philosophie Kogi, au coeur d’institutions aussi improbables qu’Hec, ou à l’Apem, où il dirige des séminaires pour les dirigeants d’entreprise. Dans Ushuaïa nature, tourné en territoire Kogi, c’est en sa compagnie que Nicolas Hulot découvre l’univers mystérieux de ce peuple secret, oublié du temps. Eric Julien revient sur cette expérience.

 


Les 10 valeurs primordiales des indiens Kogis aux « petits frères » du monde moderne

 

1 Une mémoire orale collective
Les Kogis accordent une grande importance à la mémoire. Mémoire des règles sociales du groupe, mémoire des évènements auxquels s’est trouvé confrontée la communauté, mémoire des conséquences sur le groupe, et mémoire de la plus juste manière collective d’y répondre. “La mémoire, disent-ils, c’est comme les yeux qui sont faits pour voir. S’ils se ferment, tout devient obscur”. Pour eux, cette mémoire ne peut pas être écrite. Elle doit être orale, portée par les membres du groupe. Écrite, elle se dissocie des hommes et perd de son efficacité. À chaque fois que Gentil et moi échangeons avec les Kogis sur les projets en cours, nos amis passent de longues journées à analyser nos propos, pour pouvoir les comparer à une situation analogue, vécue hier par la communauté. C’est en fonction d’un ensemble d’expériences similaires, gardées en mémoire par le groupe, que sont proposées et décidées les réponses futures.

2 Une parole partagée en permanence
Pour éviter tout risques de déséquilibre et canaliser les conflits, les émotions, les Kogis passent beaucoup de temps à parler. Lorsque l’on arrive dans un village Kogi, dans l’obscurité de la Nuhé (temple), il faut expliquer pendant de longues heures qui l’on est, d’où l’on vient, avec quelles intentions. Moment privilégié d’écoute, de partage, expérience forte qui permet de réguler les tensions, d’exprimer les émotions et de nourrir la relation sociale. À trois, en famille, en groupe, la parole a une vertu apaisante et régulatrice. Les mots guérissent les maux. De la nécessité de relations interpersonnelles fortes, harmonieuses, pour nourrir un tout social en permanente recherche d’équilibre. Sociétés holistiques, les sociétés racines tirent leurs règles sociales et politiques d’un lien fort avec le vivant, le milieu naturel dont ils dépendent pour leur survie.

3 Une convivialité vitale et obligée
Dans la société Kogi, agir ensemble est compris comme un indicateur de la qualité des relations sociales. Ainsi, la construction collective d’un pont ou d’une hutte va-t-elle refléter les qualités relationnelles du groupe. À l’inverse, il peut être demandé à un groupe dont les membres entretiennent des relations difficiles, de réaliser un travail collectif, pour les amener à s’apaiser. L’action ne peut se concevoir sans la pensée, ni la pensée sans l’action, l’un reflète la qualité de l’autre. Toute action, tissage, construction, décoration, reflète la qualité des relations aux autres et au monde. Dans une telle société, la pauvreté n’est pas imaginable. La solidarité est une condition de survie.

4 Une finalité générale d’équilibre
La notion d’équilibre, différente de l’immobilisme, palpite au cœur de la société Kogi. Équilibre de chacun avec soi-même, avec les autres, avec le monde. Il n’y a pas vraiment de concept de bien et de mal, mais plutôt de plus ou moins grande justesse : ce qui peut être juste dans une situation donnée, peut s’avérer totalement inadapté dans une autre. L’équilibre se vit notamment dans les relations que les Kogis entretiennent avec la terre : si ces relations ne sont pas justes, les récoltes seront mauvaises, les parents ne pourront pas nourrir leurs enfants, ni satisfaire leurs obligations sociales d’échanges et de réciprocité. L’injustice et le déséquilibre risquent alors de pénétrer leur univers. Tout le travail que tentent (parfois désespérément) de mener les Kogis vise à essayer de maintenir ou de rétablir l’équilibre du monde, que nos modes de fonctionnement déséquilibrent gravement. “ Ceux qui enlèvent le pétrole, le gaz ou le charbon, dit Mamu Marcello, ne comprennent pas ce qu’ils font : une hémorragie qui vide la terre de sa force. C’est comme enlever les minéraux d’un corps ; ça provoque des déséquilibres, le corps devient fragile et les maladies surviennent. Les petits frères ne comprennent pas les déséquilibres qu’ils sont en train de provoquer. ”

5 Une expérience cyclique et renouvelée
Le temps cyclique appelle la recréation du monde, contrairement au temps linéaire qui fige et établit une échelle de valeur entre un hier dépassé et un demain meilleur. Liée au vivant, dont elle tire ses règles collectives de fonctionnement, la société Kogi célèbre chaque année le retour de la vie, l’existence d’un cycle vital de naissance de maturité et de mort. Dans ce temps cyclique, les étapes fondamentales de la vie individuelle ou collective sont marquées par des rituels, une cérémonie spécifique, qui par le biais de l’expérience partagée permet l’intégration et la construction identitaire de chacun Le temps cyclique permet en outre à chacun de faire sa propre expérience du monde, dans le cadre de règles incarnées par les anciens. Il s’agit de permettre à chacune des générations d’en faire l’expérience et donc d’ouvrir son champ de conscience. Chez les Kogis, tout est conscience, ce qui demande une vigilance de tous les instants.

6 L’appartenance à un lieu
Nous avons demandé à Casimiro, un jeune Kogi, âgé sans doute de dix ou onze ans, quel était son rêve. Sans hésiter, les jambes bien fichées dans le sol, un grand sourire traversant son visage, il nous a répondu : “Je rêve d’être Kogi, de savoir cultiver la terre, de construire ma maison et de protéger ma famille”. Les peuples racines sont toujours situés quelque part, ils appartiennent à un lieu et en portent l’identité. Si vous demandez à un Kogi qui il est, il vous répond toujours : “Nous sommes Kogis, habitants de la Sierra Nevada de Santa Marta”. On est Touareg avec une culture, une identité, un savoir vivre adaptés au désert. On est Inuit parce qu’on vit dans un espace-temps polaire. Le contexte naturel, exigeant, diversifié à l’infini, forge les identité, nourrit les cultures dans leurs richesses et leurs multiplicité. Elle oblige à la vigilance, à la solidarité, au dépassement de soi vers l’autre, le monde, question de survie.

7 Des lois sociales fondées sur le vivant
“Pour nous, dit Mamu Marco Barro, la nature est comme vos livres : tout y est écrit. Les petits frères nomment des chefs, des capitaines, mais ils se font la guerre, ils se tuent, se disputent en permanence. Pourquoi ? Parce qu’ils vivent seuls, sans règles partagées. Essayez de comprendre que la mère-terre est à la fois l’énergie et l’équilibre. Si nous ne respections pas ses règles, nous devenons tels des enfants perdus. Chacun s’invente ses lois et le chaos s’installe. Nous pensons que la maladie est une forme de punition, qui nous dit que nous n’avons pas respecté les lois de la nature. Nous devons écouter les voix de la nature”. Contrairement à nos sociétés modernes, les sociétés racines n’ont jamais effectué de rupture avec le vivant. Elles se considèrent comme une composante parmi d’autres du corps vivant qu’est la terre. Cette relation privilégiée, vécue au quotidien, leur permet d’appréhender le monde comme un grand écosystème dont leur système politique et social est un prolongement. Leur stupéfiante connaissance des interdépendances entre espèces leur permet de fertiliser des terres considérées par les autres paysans comme définitivement stériles.

8 Une fertilisation croisée des contraires
Haut et bas, inspiration et expiration, nuit et jour, féminin et masculin ne sont que différentes versions des deux dimensions de la vie dont l’alternance et l’association harmonieuse permettent la création. Cette approche essentielle de l’existence est explicitement manifestée dans de nombreuses activités quotidiennes des Kogis. Ainsi, lorsque les hommes tissent leurs vêtements, ils viennent s’asseoir devant le métier à tisser, symbole du monde et de sa dualité. La partie avant du tissu représente le jour, la partie arrière la nuit, quant à la navette, c’est le symbole de l’être humain et de sa capacité à relier les contraires pour créer. Les vêtements que portent les Kogis reflètent la qualité de leur relation avec le monde et leur capacité à identifier et à faire fructifier la dualité du monde.

9 Un pouvoir canalisé et partagé
Dans les société racines, le pouvoir de l’un des membres du groupe sur l’ensemble de la communauté est perçu comme un risque, une menace de désintégration et de déséquilibre. De fait, la société Kogi est une société sans chef. Le pouvoir s’y trouve dilué et repose entre les mains de tous. C’est une société participative, régime d’assemblée où personne ne décide au nom des autres. C’est dans la nuhé, le temple, que sont prises les grandes décisions concernant la communauté. “ La Nuhé, dit Mamu Antonino Dingula, est comme un père ou un grand-père : dans son ombre, on ne peut pas se disputer. On y vient pour discuter de choses importantes. Pendant que les hommes discutent entre eux dans la nuhé masculine, les femmes font de même dans la nuhé féminine. Tout s’y passe toujours dans le noir et pendant le temps nécessaire (éventuellement plusieurs jours) pour que toutes les énergies soient régulées. C’est notre façon de maintenir l’équilibre au sein de la communauté ”.

10 Une prédominance de l’invisible sur la matière
Selon les Kogis, c’est “ Aluna ” – la pensée, l’âme, l’énergie… – qui aurait créé des formes différentes pour chacune des expressions du vivant. Chacune de ces expressions possède sa propre Aluna, capable de communiquer avec celles des autres. Tous les êtres vivants ont une pensée, une force spirituelle qui dynamise la vie. Sans “ Aluna ”, le corps n’est qu’une matière inerte dont les éléments naturels interagissent chaotiquement les uns avec les autres, avant de pourrir et de disparaître. Les interactions entre la pensée/énergie Aluna et la matière créent une autre force, que les Kogis appellent “ Seiwa ”. Les enfants sélectionnés pour devenir Mamu s’engagent dans une initiation de plusieurs années. Menée intégralement dans l’obscurité, leur éducation vise à les faire entrer en relation avec l’esprit de chaque chose. Ils ne connaîtront pas la mer physiquement, mais par son esprit. Ils ne connaîtront pas le jaguar, sauf en esprit. Lorsque l’enseignement prend fin, le Mamu qui a accompagné son élève sur le chemin du savoir peut alors prononcer la phrase rituelle : “ Tu as appris à voir à travers les montagnes, à travers le cœur des hommes, tu as appris à regarder au-delà des apparences. Maintenant, tu es un mamu. ”
http://www.cles.com/enquetes/article/aidons-les-kogis-nous-transmettre-leurs-10-valeurs-primordiales


 

Message

Les petits frères abîment tout, pas seulement la Sierra, non ils abîment la terre, la nature, ils ne respectent rien.
Au début, beaucoup de Kogis ne vous croyaient pas.. Ils pensaient que vous étiez comme les autres, que vous veniez acheter la terre pour vous.
Beaucoup de gens viennent ici pour prendre, utiliser, se servir. Ils ne protègent pas les choses, ils ne les pensent pas, ils les utilisent.
Maintenant on voit que si, c’est vrai, vous travaillez vraiment pour la Sierra, pour essayer de redonner de la force à la nature.

 

 

Here is The Sierra

Nous ne vous demandons pas seulement de nous aider pour retrouver des terres, non, nous vous demandons surtout de nous aider à protéger ce que vous appelez la nature, les êtres vivants, les animaux, les plantes, les arbres, mais aussi les pierres.
Quand on vous parle de protéger la nature, des terrasses ou sont les ancêtres, des sites d’offrandes pour les pagamientos, nous ne savons pas si vous comprenez de quoi nous parlons.
Qu’est ce que la nature pour vous ? Est-ce que vous voulez vraiment la protéger ?

 

Visite du site de tchendukua pour d’autres vidéos:
http://www.tchendukua.com/les-kogis/le-message-des-kogis/#.Vp1HR_nhCUk


Quand les indiens Kogis nous parlent de la Terre

Les indiens Kogis nous parlent de la Terre
L’INREES a rencontré deux représentants de la communauté des Indiens kogis, peuple autochtone de Colombie, venus en France à l’occasion d’une tournée de conférences intitulée « Regards Croisés sur ce monde qui vient ». Quels liens entretiennent-ils avec la nature et le vivant ? Que pensent-ils de notre comportement à l’égard de l’environnement ?

http://www.inrees.com/articles/Quand-les-indiens-Kogis-nous-parlent-de-la-Terre/


“Ushuaïa nature” à la rencontre des Indiens Kogis

Propos reccueillis par Dominique Godrèche Publié le 25/12/2012.

Dans cet ultime numéro d’“Ushuaïa nature”, Nicolas Hulot part notamment à la rencontre des Indiens Kogis de Colombie. Son guide : Eric Julien, un Français qui se passionne pour ces indiens qui lui ont sauvé la vie il y a vingt-cinq ans.
http://television.telerama.fr/television/ushuaia-nature-a-la-rencontre-des-indiens-kogis,91180.php


Rendre la terre aux indiens Kogis

Dépêches > culture du jeudi 30 Juillet à 15H54

L’émission Le temps d’un bivouac de Daniel Fiévet vous emmène en compagnie d’Eric Julien au nord de la Colombie à la rencontre des indiens Kogis. Eric s’est donné pour mission de rendre leurs terres aux descendants des Tayronas.
http://www.franceinter.fr/depeche-rendre-la-terre-aux-indiens-kogis


N’oublier pas de visiter la page liée ci-dessous pour plus d’informations !

http://www.tchendukua.com/agenda-actualite-revue-de-presse/#.Vp1RbPnhCUk

 

Et pourquoi pas devenir adhérents de l’association?

http://www.tchendukua.com/nous-aider/#.Vp1ikfnhCUk

 

http://my-pages.net/2016/01/18/kogis/

Catégorie Dans le monde …

Catégorie Amérindiens

 

 

Ces citations illustrent la sagesse et l’humilité de ce peuple décimé

 

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Le peuple amérindien a été victime de l’un des plus grands génocides de l’Histoire. Malgré les mensonges, les massacres et les promesses vaines, les Indiens sont restés humbles et fidèles à leurs croyances. Découvrez 16 citations de leurs chefs qui vous montreront à quel point nous devrions, parfois, nous inspirer de leur sagesse.

 

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Des photos rares !

1904 – A group of Navajo in the Canyon de Chelly, Arizona.

Image: Edward S. Curtis/Library of Congress

Born on a Wisconsin farm in 1868, Edward Sheriff Curtis grew up to become a commercial photographer in Seattle. In 1895 he photographed Princess Angeline, the daughter of the Duwamish chief Seattle, for whom the city was named.

That encounter sparked Curtis’ lifelong fascination with the cultures and lives of Native American tribes. He soon joined expeditions to visit tribes in Alaska and Montana.

In 1906, Curtis was approached by wealthy financier J.P. Morgan, who was interested in funding a documentary project on the indigenous people of the continent. They conceived a 20-volume series, called The North American Indian.

With Morgan’s backing, Curtis spent more than 20 years crisscrossing North America, creating over 40,000 images of more than 80 different tribes. He made thousands of wax cylinder recordings of native songs and language, and wrote down oral histories, legends and biographies.

In his efforts to capture and record what he saw as a vanishing way of life, Curtis sometimes meddled with the documentary authenticity of his images. He posed his subjects in romanticized settings stripped of signs of Western civilization, more representative of an imagined pre-Columbian existence than the subjects’ actual lives in the present.

“Noble savage” stereotypes aside, Curtis’ vast body of work is one of the most impressive historical records of Native American life at the beginning of the 20th century.

1905 – Sioux chiefs.

Image: Edward S. Curtis/Library of Congress

1908 – An Apsaroke mother and child.

Image: Edward S. Curtis/Library of Congress

1907 – Luzi, of the Papago tribe.

Image: Edward S. Curtis/Library of Congress

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Ils se sont battus pour défendre les droits de leurs tribus

La fondation des États-Unis s’est faite au détriment des premiers habitants du continent : les Indiens. Depuis la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492, au moins 80 millions d’Amérindiens ont disparu. Chassés de leurs terres et massacrés, ils ont été abusés pendant plus de 500 ans par les colons, leur population est aujourd’hui quasiment décimée. Toutefois, les Indiens ont tenté de résister et se sont battus pour garder les terres de leurs ancêtres, à l’image de ces chefs qui ont fait tout en leur pouvoir pour que leur peuple puisse vivre en liberté.

 

Black Hawk

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Né en 1767, Black Hawk (aigle noir) est un chef de la tribu Sauk et Fox basée dans l’Illinois. Il soutient l’armée britannique dans la guerre de 1812, alors que son rival Keokuk se range du côté des Américains. Choqué par la brutalité des méthodes européennes et par le nombre de pertes qu’elles entraînent, Black Hawk décide de rentrer chez lui. En 1831, il est chassé vers le Mississippi par un traité imposé de force par les colons.

Une année plus tard, il décide de retourner dans l’Illinois avec 1000 membres de sa tribu. Traqués par l’armée et par la milice de l’Illinois, ils sont massacrés, seulement 150 personnes survivent à la tuerie. Black Hawk est alors arrêté et mis sous la tutelle de Keokuk jusqu’à sa mort en 1838. Lors de sa reddition en 1832, il fait un discours fort et emblématique sur la cause indienne : “Black Hawk s’est battu pour les siens, contre l’homme blanc qui venait, année après année, s’emparer de la terre. Les hommes blancs savent pourquoi nous avons fait la guerre et ils devraient en avoir honte. Un Indien qui serait aussi mauvais que les Blancs ne pourrait vivre parmi nous. Il serait mis à mort et dévoré par les loups.”

 

Sitting Bull

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Né vers 1831 dans le Dakota du Sud, Sitting Bull (bison assis) est un chef et médecin des Lakotas Hunkpapas, du peuple Sioux. En lakota, son nom signifie “bison mâle qui se roule dans la poussière”. Dès son plus jeune âge, il se démarque grâce à ses capacités physiques et son talent au tir à l’arc. Après ses 30 ans, Sitting Bull est devenu un homme saint pour les Sioux. Il doit ainsi travailler à la compréhension des rituels et de la religion de son peuple. Très spirituel, Sitting Bull cherche constamment à comprendre l’univers et à aider son peuple. Dans les années 1860, des guerres entre les Amérindiens et les Blancs auxquelles Sitting Bull prend part font des ravages dans les plaines.

En 1868, il refuse de signer le traité de Fort Laramie : ce texte garantit aux Sioux leur territoire sacré des Black Hills, mais les prive de leur territoire de chasse, les forçant à être dépendants des rations alimentaires du gouvernement des États-Unis. Les Américains décident de rompre le traité lorsqu’ils se rendent compte de la présence d’or dans les Black Hills. Sitting Bull prend alors les commandes et dirige le soulèvement des Sioux. Après la bataille de Little Big Horn en 1876, à laquelle il ne participe pas car il est homme de médecine, mais qu’il dirige, il s’enfuit au Canada avec ses hommes. Sitting Bull décide finalement de retourner aux États-Unis et est arrêté en 1880. Après deux ans d’emprisonnement, il est emmené à la réserve de Great River. Dix années plus tard, des policiers se rendent chez lui pour l’arrêter à nouveau, il meurt d’une balle dans la nuque pendant l’arrestation.

 

American Horse

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American Horse (cheval américain) est un chef de la tribu Lakotas Oglalas du peuple Sioux. Il est né en 1840 dans le Dakota du Sud. Cet Amérindien a marqué l’histoire des États-Unis, conseiller de l’armée, il s’est battu pour l’entente cordiale avec les Blancs et pour l’éducation de son peuple. En 1870, American Horse s’installe dans la réserve de Pine Ridge où il s’allie avec le clan des Wagluhe, il devient également éclaireur pour l’armée américaine. Indien apprécié par les Blancs, American Horse les aide à combattre les chefs Crazy Horse et Sitting Bull.

En 1876, il est chargé d’arrêter un Indien appelé Sioux Jim, mais un combat s’ensuit et s’achève par la mort de ce dernier. American Horse est également opposé à Crazy Horse, qu’il juge trop extrémiste quant à sa vision de l’homme blanc, et qu’il considère comme un rempart aux négociations avec Washington. Outre sa collaboration avec les colons, American Horse s’est démarqué par son combat pour l’amélioration des conditions de vie de son peuple. Maître de la répartie, il donna un incroyable discours en 1891 à Washington afin de condamner le massacre de Wounded Knee. American Horse est également historien, il est l’auteur d’un conte d’hiver retraçant l’histoire de sa tribu. Il décède en 1908 d’une mort naturelle dans sa maison de Pine Ridge.

 

Crazy Horse

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Le destin des Indiens d’Amérique annonçait celui de l’ensemble des habitants de la planète qui assistent impuissants à la destruction de leur environnement, après la confiscation de leur espace et de leurs ressources.

Le message des Indiens est aussi une source de sagesse, fondée sur le respect de la nature et la compréhension de « l’Esprit qui est en toute chose »…

« Nous avons toujours eu beaucoup; nos enfants n’ont jamais pleuré de faim, notre peuple n’a jamais manqué de rien… Les rapides de Rock River nous fournissaient un excellent poisson, et la terre très fertile a toujours porté de bonnes récoltes de maïs, de haricots, ce citrouilles, de courges… Ici était notre village depuis plus de 100 ans pendant lesquels nous avons tenu la vallée sans qu’elle nous fût jamais disputée. Si un prophète était venu à notre village en ce temps-là nous prédire ce qui allait advenir, et ce qui est advenu, personne dans le village ne l’aurait cru. »

Black Hawk, chef indien


« Nous aimons la tranquillité; nous laissons la souris jouer en paix; quand les bois frémissent sous le vent, nous n’avons pas peur. »

Chef indien au gouverneur de Pennsylvanie en 1796


« Nous le savons: la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Nous le savons: toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.

L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même. »

Seattle, chef indien Suquamish


« Le Lakota était empli de compassion et d’amour pour la nature, et son attachement grandissait avec l’âge.
(…) C’est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S’asseoir ou s’allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement. Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient.

Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le coeur de l’homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l’oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l’homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature. »

Standing Bear, chef Lakota (Sioux)

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