Archive pour la catégorie ‘AMERINDIENS’

 

Discours de John Trudell prononcé le 18 Juillet 1980 au Centre de Survivances Interculturelles Amérindien

 

 

 

john-trudell.jpg  John Trudell Headshot

 

 

16 mn d’un discours puissant et éminemment moderne.
Pas de révolution, mais la LIBÉRATION !

Traduction et voix : Cyril Cossu
http://www.youtube.com/user/AlternAct…

 

John Trudell – 1046 –  2015

est un activiste politique, poète, écrivain et acteur amérindien, né le 15 février 1946 à Omaha, dans le Nebraska (États-Unis). D’origine Sioux Santi (ou Dakota), il a milité tôt au sein de différents mouvements de défense des droits des indiens natifs (en 1969, il participe à l’Occupation d’Alcatraz). Il a été président de l’AIM (American Indian Movement) de 1973 à 1979.
Après avoir perdu sa femme et ses enfants dans l’incendie de leur maison (incendie que John Trudell considère comme criminel et attribue toujours publiquement au FBI), l’activiste continue son combat sous une autre forme en devenant poète et musicien de blues à partir des années 1980.
Depuis, il sillonne les scènes du monde entier pour diffuser sa musique et ses convictions politiques, philosophiques et spirituelles, et faire connaître le combat des peuples Amérindiens.
Contrairement à d’autres activistes amérindiens, John Trudell prône plus la non-coopération que la révolution. Extrait de sa conférence du 26 janvier 2012 à Paris : « Car après tout qu’est ce que la révolution ? C’est revenir au point de départ. Et lorsqu’une révolution est politiquement réussie, elle remplace l’oppresseur avec tous les drames humains que cela engendre. Quels que soient les systèmes politiques, ils sont basés sur l’exploitation de la Terre et des êtres humains. Si aujourd’hui on veut se battre contre cette oppression (de la marchandisation des âmes et des consciences), il faut peut-être essayer de ne pas répéter les mêmes erreurs […] Que faut-il faire ? La réponse n’est pas la non-violence – ça ne marche pas – mais plutôt la non-coopération. Imaginez que 30% ou 40% de la population décide de ne plus consommer, nous serions bien plus pris au sérieux, nous serions influents. Nous avons le pouvoir d’être acteurs sur le consumérisme. » / Et nous sommes tous responsables…

**Pour soutenir ma chaîne : https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr…
A très bientôt sur mon site, le forum et ma nouvelle chaîne « Chez Néo » : https://www.youtube.com/channel/UCk8S…

 

Catégorie Amérindiens

 

 

La fondation des États-Unis s’est faite au détriment des premiers habitants du continent : les Indiens. Depuis la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492, au moins 80 millions d’Amérindiens ont disparu. Chassés de leurs terres et massacrés, ils ont été abusés pendant plus de 500 ans par les colons, leur population est aujourd’hui quasiment décimée. Toutefois, les Indiens ont tenté de résister et se sont battus pour garder les terres de leurs ancêtres, à l’image de ces chefs qui ont fait tout en leur pouvoir pour que leur peuple puisse vivre en liberté.

 

Black Hawk

 

indien-black-hawk

 

Né en 1767, Black Hawk (aigle noir) est un chef de la tribu Sauk et Fox, basée dans l’Illinois. Il soutient l’armée britannique dans la guerre de 1812, alors que son rival Keokuk se range du côté des Américains. Choqué par la brutalité des méthodes européennes et par le nombre de pertes qu’elles entraînent, Black Hawk décide de rentrer chez lui. En 1831, il est chassé, vers le Mississippi, par un traité imposé de force par les colons.

Une année plus tard, il décide de retourner dans l’Illinois avec 1000 membres de sa tribu. Traqués par l’armée et par la milice de l’Illinois, ils sont massacrés, seulement 150 personnes survivent à la tuerie. Black Hawk est alors arrêté et mis sous la tutelle de Keokuk jusqu’à sa mort en 1838. Lors de sa reddition en 1832, il fait un discours fort et emblématique sur la cause indienne : “Black Hawk s’est battu pour les siens, contre l’homme blanc qui venait, année après année, s’emparer de la terre. Les hommes blancs savent pourquoi nous avons fait la guerre et ils devraient en avoir honte. Un Indien qui serait aussi mauvais que les Blancs ne pourrait vivre parmi nous. Il serait mis à mort et dévoré par les loups.”

 

 

Sitting Bull

sitting-bull

Né vers 1831, dans le Dakota du Sud, Sitting Bull (bison assis) est un chef et médecin des Lakotas Hunkpapas, du peuple Sioux. En lakota, son nom signifie “bison mâle qui se roule dans la poussière”. Dès son plus jeune âge, il se démarque grâce à ses capacités physiques et son talent au tir à l’arc. Après ses 30 ans, Sitting Bull est devenu un homme saint pour les Sioux. Il doit ainsi travailler à la compréhension des rituels et de la religion de son peuple. Très spirituel, Sitting Bull cherche constamment à comprendre l’univers et à aider son peuple. Dans les années 1860, des guerres entre les Amérindiens et les Blancs, auxquelles Sitting Bull prend part, font des ravages dans les plaines.

En 1868, il refuse de signer le traité de Fort Laramie : ce texte garantit aux Sioux leur territoire sacré des Black Hills, mais les prive de leur territoire de chasse, les forçant à être dépendants des rations alimentaires du gouvernement des Etats-Unis. Les Américains décident de rompre le traité lorsqu’ils se rendent compte de la présence d’or dans les Black Hills. Sitting Bull prend alors les commandes et dirige le soulèvement des Sioux. Après la bataille de Little Big Horn en 1876, à laquelle il ne participe pas car il est homme de médecine, mais qu’il dirige. Il s’enfuit au Canada avec ses hommes. Sitting Bull décide finalement de retourner aux Etats-Unis et est arrêté en 1880. Après deux ans d’emprisonnement, il est emmené à la réserve de Great River. Dix années plus tard, des policiers se rendent chez lui pour l’arrêter à nouveau, il meurt d’une balle dans la nuque pendant l’arrestation.

 

 

Enterrement d'un chef Sioux
Enterrement d’un chef Sioux

 

American Horse

indien-american-horse

American Horse (cheval américain) est un chef de la tribu Lakotas Oglalas du peuple Sioux. Il est né en 1840 dans le Dakota du Sud. Cet Amérindien a marqué l’histoire des Etats-Unis, conseiller de l’armée, il s’est battu pour l’entente cordiale avec les Blancs et pour l’éducation de son peuple. En 1870, American Horse s’installe dans la réserve de Pine Ridge où il s’allie avec le clan des Wagluhe, il devient également éclaireur pour l’armée américaine. Indien apprécié par les Blancs, American Horse les aide à combattre les chefs Crazy Horse et Sitting Bull.

En 1876, il est chargé d’arrêter un Indien appelé Sioux Jim, mais un combat s’ensuit et s’achève par la mort de ce dernier. American Horse est également opposé à Crazy Horse, qu’il juge trop extrémiste quant à sa vision de l’homme blanc, et qu’il considère comme un rempart aux négociations avec Washington. Outre sa collaboration avec les colons, American Horse s’est démarqué par son combat pour l’amélioration des conditions de vie de son peuple. Maître de la répartie, il donna un incroyable discours, en 1891, à Washington afin de condamner le massacre de Wounded Knee. American Horse est également historien, il est l’auteur d’un conte d’hiver retraçant l’histoire de sa tribu. Il décède en 1908, d’une mort naturelle dans sa maison de Pine Ridge.

 

 

Crazy Horse

Le mémorial Crazy Horse © FlickR / Jim Bowen
Le mémorial Crazy Horse © FlickR / Jim Bowen

Crazy Horse (ses chevaux ont le feu sacré en lakota) est membre des Lakotas Oglalas du peuple Sioux. Il est l’un des chefs les plus emblématiques du combat contre les colons. Né vers 1840, dans le Dakota du Sud, il se fait rapidement une réputation de puissant guerrier. Crazy Horse prend part au combat mené par Red Cloud contre les soldats américains qui souhaitent occuper le territoire des Sioux. Il se démarque par son audace, et réussit à attirer 80 membres de l’armée dans une embuscade. Il s’agit de l’une des pires défaites des Américains dans les batailles des grandes plaines de l’Ouest. Les soldats se résignent à signer le traité de Fort Laramie avec les chefs indiens, mais Crazy Horse et Sitting Bull n’y adhèrent pas et continuent de vivre comme ils l’entendent en dehors du territoire qui leur est imposé.

CRAZY HORSE EST DEVENU UN VÉRITABLE HÉROS POUR LES AMÉRINDIENS, SURTOUT POUR LES SIOUX LAKOTA

En 1876, il participe à la bataille de Little Big Horn et malmène les Américains. Après la victoire, il est toutefois contraint de se séparer de Sitting Bull pour nourrir ses chevaux, il part s’installer près de la rivière Rosebud. En 1877, Crazy Horse et sa tribu se retrouvent encerclés par des soldats. Bien qu’il refuse de se rendre, le chef est influencé par son peuple et se rend au fort Robinson dans le Nebraska. A son passage, des milliers d’Indiens se rassemblent pour chanter en l’honneur de sa bravoure. Les circonstances de sa mort sont confuses, il aurait été amené dans une pièce du fort pour rencontrer le général Crook, mais en se rendant compte qu’on l’enfermait, il aurait tenté de se débattre, un soldat le poignardant avec sa baïonnette.

Crazy Horse est devenu une véritable légende pour le peuple des Amérindiens. D’ailleurs, tous les clichés de lui ne seraient pas véritables, il aurait en effet toujours refusé d’être photographié par les Blancs. En 1948, les Indiens répondent à ce qu’ils considèrent comme une profanation de leurs terres, en l’occurrence la construction du mont Rushmore dans les Black Hills, en sculptant une immense statue du visage de Crazy Horse.

 

Lire la suite de cette entrée »

 

 

Les Indiens d’Amérique (nord, sud et centre) ont subi un véritable génocide mais ils ne se sont pas laissés faire… Ils ont été tués, violés, brûlés, torturés, exploités, massacrés par « les plus grandes civilisations » occidentales : espagnols, portugais, hollandais, anglais, français, américains pour permettre le lancement du monde capitaliste qui est né dans un grand bain de sang… Les Occidentaux n’ont pas seulement détruit hommes, femmes et enfants mais des centaines de civilisations différentes, une destruction de richesses humaines inestimables !

 

 

 

 

 

Tous ces peuples divers qui représentaient de multiples civilisations ont été rayés de la carte. La prétendue civilisation supérieure occidentale s’est livrée à un massacre de nombreux peuples et nombreuses civilisations.

 

Sitting Bull (Lakotas Hunkpapas)

« Nous avons toujours eu beaucoup ; nos enfants n’ont jamais pleuré de faim, notre peuple n’a jamais manqué de rien… Les rapides de Rock River nous fournissaient un excellent poisson, et la terre très fertile a toujours porté de bonnes récoltes de maïs, de haricots, ce citrouilles, de courges… Ici était notre village depuis plus de 100 ans pendant lesquels nous avons tenu la vallée sans qu’elle nous fût jamais disputée. Si un prophète était venu à notre village en ce temps-là nous prédire ce qui allait advenir, et ce qui est advenu, personne dans le village ne l’aurait cru. »

 

Black Hawk, chef indien

« Nous aimons la tranquillité ; nous laissons la souris jouer en paix ; quand les bois frémissent sous le vent, nous n’avons pas peur. »

 

 

Chef indien au gouverneur de Pennsylvanie en 1796

« Nous le savons : la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même. »

Lire la suite de cette entrée »

 

« Vous avez remarqué que toute chose faite par un indien est dans un cercle. Nos tipis étaient ronds comme des nids d’oiseaux et toujours disposés en cercle. Il en est ainsi parce que le pouvoir de l’Univers agit selon des cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans l’ancien temps, lorsque nous étions un peuple fort et heureux, tout notre pouvoir venait du cercle sacré de la nation, tant qu’il ne fut pas brisé.

Tout ce que fait le pouvoir de l’Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j’ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Les oiseaux font leur nid en cercle parce qu’ils ont la même religion que nous. Le soleil s’élève et redescend dans un cercle, la lune fait de même, et tous deux sont rond.

Même les saisons forment un grand cercle dans leur changements et reviennent toujours là où elles étaient. La vie de l’homme est dans un cercle de l’enfance jusqu’à l’enfance, et ainsi en est-il pour chaque chose où l’énergie se meut. »

Hehaka Sapa, ou Black Elk, indien Oglala, branche des Dakotas (Sioux)

 

 

 

Sur cette 2° vidéo, le montage est déplaisant, et le tire erroné, mais la paroles intéressantes ….

 

Catégorie Conscience

Catégorie Amérindiens

 

 

dakota-anti-oleoduc-une-2

 

C’est une victoire inespérée qu’ont gagné Amérindiens et écologistes aux États-Unis. Après des mois de lutte entre les promoteurs, la tribu Sioux et les écologistes, le conflit au sujet de l’installation d’un oléoduc à Standing Rock dans le Dakota du Nord a pris fin. Les autorités américaines ont voté l’abandon du projet, préservant ainsi les sources d’eau de la pollution qu’aurait pu engendrer le site.

Cela faisait plusieurs mois que le conflit faisait rage dans le Dakota du Nord, un conflit qui a pris fin le 4 décembre dernier. Après plusieurs manifestations, les autorités américaines ont tranché dans l’affaire du projet de construction de l’oléoduc Dakota Access Pipeline sur le site de Standing Rock. La construction de celui-ci est abandonné, une décision qui résonne comme une victoire pour la tribu Sioux mais aussi pour les défenseurs de l’environnement.

 

 

Le tracé de l’oléoduc en question devait passer par 4 états et ce sur une distance de 1 886 kilomètres. Il avait pour objectif d’acheminer le pétrole extrait dans la région jusque dans l’état de l’Illinois. Le Dakota Access Pipeline devait cependant passer sur un territoire sensible : les terres des Indiens Sioux. Si ces derniers ne sont « pas opposés à l’indépendance énergétique, au développement économique ou à la sécurité nationale » comme l’a précisé Dave Archambault (chef de la tribu de Standing Rock), la tribu était opposée au projet car il menaçait de polluer des sources d’eau potables ainsi que des sites où sont enterrés leurs ancêtres.

« Nous devons nous assurer que les décisions prises respectent nos peuples indigènes », telle était la raison qui a poussé le chef Dave Archambault à se battre contre ce projet. Dans son combat, il a été par la suite rejoint par des écologistes, des activistes environnementaux et même d’autres tribus. Les différents opposants au projet d’oléoduc ont ainsi manifesté à plusieurs reprises, des manifestations souvent sévèrement réprimées par les autorités. La tribu a également envoyé un courrier au président Barack Obama lui demandant d’intervenir pour stopper ce projet. Un courrier auquel le président a répondu en ordonnant l’abandon de celui-ci.

 

Suite à cette annonce tant attendue, Dave Archambault a exprimé toute sa reconnaissance envers ceux qui ont ordonné la fin du projet de construction de l’oléoduc. « Nous soutenons de tout cœur la décision de l’administration et rendons hommage avec une extrême gratitude au courage du président Obama et des ministères concernés pour avoir pris les mesures nécessaires pour corriger le cours de l’histoire et agir dans le bon sens ».

Cette victoire est réellement historique pour le peuple amérindien. De telles protestations n’avaient pas eu lieu depuis le XIXe siècle, lors de la conquête de l’Ouest, où les Américains avaient volé les terres indiennes avant de parquer la population dans des réserves. La sous-secrétaire aux travaux publics de l’armée américaine a cependant annoncé que « la meilleure façon de procéder de manière responsable et de façon rapide est d’explorer des routes alternatives pour la traversée de l’oléoduc ». L’oléoduc pourrait donc voir le jour mais ailleurs, affaire à suivre.

 

Source : http://dailygeekshow.com/standing-rock-oleoduc/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2016-12-07

Catégorie Amérindiens

 

 

Nul ne pouvait s’attendre à pareille scène. Lundi dernier, des vétérans de l’armée américaine se sont inclinés devant un leader indien pour demander pardon. Pardon pour les terres volées, les indiens massacrés et les traités non respectés. Un moment historique d’une intense émotion…

 

 

Celui qui a tenu cet incroyable discours de repentance n’est autre que Wes Clark Jr, fils de Wesley Clark, ex général américain en charge des forces armées de l’Otan. Ses mots n’en sont que plus forts.

 

Source : Our revolution

Extrait

 

« Nous sommes venus, nous vous avons combattus. Nous avons pris vos terres. Nous avons signé des traités que nous avons rompus. Nous avons volé les minéraux de vos collines sacrées. Nous avons sculpté les visages de nos présidents sur vos montagnes sacrées. Nous ne vous avons pas respectés, nous avons pollué votre Terre, nous vous avons blessés de tellement de façons que nous sommes venus vous dire combien nous étions désolés. Nous sommes à votre service et nous implorons votre pardon. »

Quand Wes Clark a pris la parole, entouré de nombreux vétérans, il en avait les larmes aux yeux. Son discours était directement adressé à Leonard Crow Dog, activiste et leader spirituel des sioux. Il faisait directement écho à l’abandon, dimanche dernier, de la construction d’un oléoduc sur le territoire sioux après des semaines de résistance indienne.

 

En réponse à ce geste fort, Leonard Crow Dog a accepté le pardon et ajouté quelques précisions :

« Nous étions une nation, et nous sommes toujours une nation. Nous avons une langue. Nous avons préservé notre rang. Les terres ne nous appartiennent pas. Nous appartenons à la terre. »

Les Indiens d’Amérique ont subi l’un des pires massacres de l’histoire de l’humanité. Cette cérémonie n’effacera pas tout le mal qui leur a été fait mais reconnaît enfin le drame qu’ils ont traversé. Mieux vaut tard que jamais, surtout si ça peut resserrer les liens… Un moment d’histoire.

 

 

 Source : http://positivr.fr/veterans-soldats-americains-pardon-indiens-sioux/

Catégorie États-Unis

Catégorie Amérindiens

 

 

Ces citations illustrent la sagesse et l’humilité de ce peuple décimé

 

une-chef-indien

 

Le peuple amérindien a été victime de l’un des plus grands génocides de l’Histoire. Malgré les mensonges, les massacres et les promesses vaines, les Indiens sont restés humbles et fidèles à leurs croyances. Découvrez 16 citations de leurs chefs qui vous montreront à quel point nous devrions, parfois, nous inspirer de leur sagesse.

 

16-citation-qwatsinas

 

15-citation-crazy-horse

 

14-citation-red-cloud

 

13-citation-red-cloud

 

12-citation-sitting-bull

Lire la suite de cette entrée »

Des photos rares !

1904 – A group of Navajo in the Canyon de Chelly, Arizona.

Image: Edward S. Curtis/Library of Congress

Born on a Wisconsin farm in 1868, Edward Sheriff Curtis grew up to become a commercial photographer in Seattle. In 1895 he photographed Princess Angeline, the daughter of the Duwamish chief Seattle, for whom the city was named.

That encounter sparked Curtis’ lifelong fascination with the cultures and lives of Native American tribes. He soon joined expeditions to visit tribes in Alaska and Montana.

In 1906, Curtis was approached by wealthy financier J.P. Morgan, who was interested in funding a documentary project on the indigenous people of the continent. They conceived a 20-volume series, called The North American Indian.

With Morgan’s backing, Curtis spent more than 20 years crisscrossing North America, creating over 40,000 images of more than 80 different tribes. He made thousands of wax cylinder recordings of native songs and language, and wrote down oral histories, legends and biographies.

In his efforts to capture and record what he saw as a vanishing way of life, Curtis sometimes meddled with the documentary authenticity of his images. He posed his subjects in romanticized settings stripped of signs of Western civilization, more representative of an imagined pre-Columbian existence than the subjects’ actual lives in the present.

“Noble savage” stereotypes aside, Curtis’ vast body of work is one of the most impressive historical records of Native American life at the beginning of the 20th century.

1905 – Sioux chiefs.

Image: Edward S. Curtis/Library of Congress

1908 – An Apsaroke mother and child.

Image: Edward S. Curtis/Library of Congress

1907 – Luzi, of the Papago tribe.

Image: Edward S. Curtis/Library of Congress

Lire la suite de cette entrée »

Ils se sont battus pour défendre les droits de leurs tribus

La fondation des États-Unis s’est faite au détriment des premiers habitants du continent : les Indiens. Depuis la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492, au moins 80 millions d’Amérindiens ont disparu. Chassés de leurs terres et massacrés, ils ont été abusés pendant plus de 500 ans par les colons, leur population est aujourd’hui quasiment décimée. Toutefois, les Indiens ont tenté de résister et se sont battus pour garder les terres de leurs ancêtres, à l’image de ces chefs qui ont fait tout en leur pouvoir pour que leur peuple puisse vivre en liberté.

 

Black Hawk

indien-black-hawk

Né en 1767, Black Hawk (aigle noir) est un chef de la tribu Sauk et Fox basée dans l’Illinois. Il soutient l’armée britannique dans la guerre de 1812, alors que son rival Keokuk se range du côté des Américains. Choqué par la brutalité des méthodes européennes et par le nombre de pertes qu’elles entraînent, Black Hawk décide de rentrer chez lui. En 1831, il est chassé vers le Mississippi par un traité imposé de force par les colons.

Une année plus tard, il décide de retourner dans l’Illinois avec 1000 membres de sa tribu. Traqués par l’armée et par la milice de l’Illinois, ils sont massacrés, seulement 150 personnes survivent à la tuerie. Black Hawk est alors arrêté et mis sous la tutelle de Keokuk jusqu’à sa mort en 1838. Lors de sa reddition en 1832, il fait un discours fort et emblématique sur la cause indienne : “Black Hawk s’est battu pour les siens, contre l’homme blanc qui venait, année après année, s’emparer de la terre. Les hommes blancs savent pourquoi nous avons fait la guerre et ils devraient en avoir honte. Un Indien qui serait aussi mauvais que les Blancs ne pourrait vivre parmi nous. Il serait mis à mort et dévoré par les loups.”

 

Sitting Bull

sitting-bull

 

Né vers 1831 dans le Dakota du Sud, Sitting Bull (bison assis) est un chef et médecin des Lakotas Hunkpapas, du peuple Sioux. En lakota, son nom signifie “bison mâle qui se roule dans la poussière”. Dès son plus jeune âge, il se démarque grâce à ses capacités physiques et son talent au tir à l’arc. Après ses 30 ans, Sitting Bull est devenu un homme saint pour les Sioux. Il doit ainsi travailler à la compréhension des rituels et de la religion de son peuple. Très spirituel, Sitting Bull cherche constamment à comprendre l’univers et à aider son peuple. Dans les années 1860, des guerres entre les Amérindiens et les Blancs auxquelles Sitting Bull prend part font des ravages dans les plaines.

En 1868, il refuse de signer le traité de Fort Laramie : ce texte garantit aux Sioux leur territoire sacré des Black Hills, mais les prive de leur territoire de chasse, les forçant à être dépendants des rations alimentaires du gouvernement des États-Unis. Les Américains décident de rompre le traité lorsqu’ils se rendent compte de la présence d’or dans les Black Hills. Sitting Bull prend alors les commandes et dirige le soulèvement des Sioux. Après la bataille de Little Big Horn en 1876, à laquelle il ne participe pas car il est homme de médecine, mais qu’il dirige, il s’enfuit au Canada avec ses hommes. Sitting Bull décide finalement de retourner aux États-Unis et est arrêté en 1880. Après deux ans d’emprisonnement, il est emmené à la réserve de Great River. Dix années plus tard, des policiers se rendent chez lui pour l’arrêter à nouveau, il meurt d’une balle dans la nuque pendant l’arrestation.

 

American Horse

indien-american-horse

American Horse (cheval américain) est un chef de la tribu Lakotas Oglalas du peuple Sioux. Il est né en 1840 dans le Dakota du Sud. Cet Amérindien a marqué l’histoire des États-Unis, conseiller de l’armée, il s’est battu pour l’entente cordiale avec les Blancs et pour l’éducation de son peuple. En 1870, American Horse s’installe dans la réserve de Pine Ridge où il s’allie avec le clan des Wagluhe, il devient également éclaireur pour l’armée américaine. Indien apprécié par les Blancs, American Horse les aide à combattre les chefs Crazy Horse et Sitting Bull.

En 1876, il est chargé d’arrêter un Indien appelé Sioux Jim, mais un combat s’ensuit et s’achève par la mort de ce dernier. American Horse est également opposé à Crazy Horse, qu’il juge trop extrémiste quant à sa vision de l’homme blanc, et qu’il considère comme un rempart aux négociations avec Washington. Outre sa collaboration avec les colons, American Horse s’est démarqué par son combat pour l’amélioration des conditions de vie de son peuple. Maître de la répartie, il donna un incroyable discours en 1891 à Washington afin de condamner le massacre de Wounded Knee. American Horse est également historien, il est l’auteur d’un conte d’hiver retraçant l’histoire de sa tribu. Il décède en 1908 d’une mort naturelle dans sa maison de Pine Ridge.

 

Crazy Horse

Lire la suite de cette entrée »

 


Le destin des Indiens d’Amérique annonçait celui de l’ensemble des habitants de la planète qui assistent impuissants à la destruction de leur environnement, après la confiscation de leur espace et de leurs ressources.

Le message des Indiens est aussi une source de sagesse, fondée sur le respect de la nature et la compréhension de « l’Esprit qui est en toute chose »…

« Nous avons toujours eu beaucoup; nos enfants n’ont jamais pleuré de faim, notre peuple n’a jamais manqué de rien… Les rapides de Rock River nous fournissaient un excellent poisson, et la terre très fertile a toujours porté de bonnes récoltes de maïs, de haricots, ce citrouilles, de courges… Ici était notre village depuis plus de 100 ans pendant lesquels nous avons tenu la vallée sans qu’elle nous fût jamais disputée. Si un prophète était venu à notre village en ce temps-là nous prédire ce qui allait advenir, et ce qui est advenu, personne dans le village ne l’aurait cru. »

Black Hawk, chef indien


« Nous aimons la tranquillité; nous laissons la souris jouer en paix; quand les bois frémissent sous le vent, nous n’avons pas peur. »

Chef indien au gouverneur de Pennsylvanie en 1796


« Nous le savons: la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Nous le savons: toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.

L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même. »

Seattle, chef indien Suquamish


« Le Lakota était empli de compassion et d’amour pour la nature, et son attachement grandissait avec l’âge.
(…) C’est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S’asseoir ou s’allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement. Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient.

Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le coeur de l’homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l’oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l’homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature. »

Standing Bear, chef Lakota (Sioux)

Lire la suite de cette entrée »

Luther Standing Bear (Ours Debout) était un chef Sioux Oglala Lakota qui, parmi quelques rares autres tels que Charles Eastman, Élan Noir, et Gertrude Bonnin à avoir occupé le clivage entre le mode de vie des autochtones des Grandes plaines avant et pendant l’arrivée et la propagation ultérieure des pionniers européens. Élevé dans les traditions de son peuple jusqu’à l’âge de onze ans, il a ensuite étudié à l’école de Carlisle en Pennsylvanie, où il a appris la langue et le mode de vie anglais (Carlisle reste un lieu de controverse dans les milieux autochtones).

Ses racines indigènes le laissent dans la position unique d’intermédiaire entre les cultures. Bien que son mouvement à travers le monde de l’homme blanc n’était pas sans « succès », il a eu de nombreux rôles au cinéma à Hollywood, son héritage durable était la protection du mode de vie de son peuple.

Au moment de sa mort, il avait publié quatre livres et était devenu le chef du mouvement progressiste visant à préserver le patrimoine et la souveraineté des Amérindiens, c’était une voix forte dans l’éducation de l’homme blanc sur le mode de vie des Amérindiens. Voici donc 10 citations du grand chef indien Sioux connu sous le nom de Ours Debout qui perturberont une grande partie de ce que vous pensez savoir sur la culture « moderne ».

1) Les louanges, les flatteries, les manières exagérées, et les belles paroles ne faisaient pas partie de la politesse Lakota. Les manières exagérées étaient considérées comme de la mauvaise foi, et ceux qui parlaient constamment étaient considérés comme impolis et irréfléchis. La conversation n’a jamais commencé tout de suite, ou précipitamment.

2) On enseignait aux enfants que la vraie politesse devait être définie par des actions plutôt que des mots. Ils n’ont jamais été autorisés à passer entre le feu et la personne âgée ou un visiteur, à parler alors que d’autres parlaient, ou à se moquer d’une personne infirme ou défigurée. Si un enfant essayait de le faire sans réfléchir, un parent le remettait immédiatement dans le droit chemin avec une voix calme.

3) Le silence était significatif pour le Lakota, et l’accord d’un moment de silence avant de parler était fait dans la pratique de la vraie politesse et tenait compte de la règle selon laquelle « la pensée vient avant la parole »… et au milieu de la douleur, la maladie, la mort ou le malheur de quelque nature que ce soit, le silence était la marque de respect… le strict respect de ce principe de bonne conduite a été la raison, sans doute, pour laquelle l’homme blanc l’a faussement qualifié de stoïque. On l’a jugé bête, stupide, indifférent et insensible.

4) Les vastes plaines ouvertes, les belles collines qui ondulent et les ruisseaux qui serpentent n’étaient pas « sauvages » à nos yeux. C’est seulement pour l’homme blanc que la nature était « sauvage », seulement pour lui que la terre était « infestée » d’animaux « sauvages » et de peuplades « sauvages ». Pour nous, la terre était douce, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère.

5) Le sentiment de fraternité pour toutes les créatures de la terre, du ciel et de l’eau était un principe réel et actif. Les Lakotas éprouvaient pour le monde des animaux et des oiseaux un sentiment fraternel qui écartait tout danger ; en fait, certains d’entre eux étaient devenus si proches de leurs amis à plumes ou à poils qu’ils parlaient en véritables frères une langue commune.

6) Cette conception de la vie et de ses relations consistait à humaniser et à donner au Lakota un amour respectueux. Elle a rempli son être avec la joie et le mystère de la vie ; elle lui a donné le respect pour toute la vie ; elle lui a fait une place pour toutes les choses dans le système de l’existence avec la même importance pour tous.

7) C’était bon pour leur peau de toucher la terre et les personnes âgées aimaient retirer leurs mocassins pour fouler la terre sacrée avec leurs pieds nus. Leurs tipis étaient bâtis sur la terre et leurs autels étaient faits de terre. Les oiseaux qui volaient dans l’air venaient se reposer sur la terre, qui est le lieu de repos final de toutes les choses qui vivent et croissent. Le sol apaisait, fortifiait, purifiait et guérissait. C’est pourquoi le vieil Indien continue à s’asseoir sur la terre au lieu de se redresser et de s’éloigner de ce qui lui donne la force vitale. Le fait d’être assis ou couché sur le sol lui permet de penser plus profondément et de sentir avec plus d’intensité. Il entrevoit plus clairement les mystères de la vie et se rapproche fraternellement des autres existences qui l’entourent.

 

8) Tout possédait une personnalité, seule la forme différait de nous. La connaissance était inhérente à toutes choses. Le monde était une bibliothèque et ses livres étaient les pierres, les feuilles, l’herbe, les ruisseaux, et les oiseaux et les animaux qui ont partagé, aussi bien avec nous, les tempêtes et les bénédictions de la terre. Nous avons appris à faire ce que l’élève apprend seulement de la nature, et c’était pour sentir la beauté. Nous n’avons jamais déblatéré contre les tempêtes, les vents furieux, les gelées et les neiges . Donc tout ce qui vient, nous devons le régler nous-mêmes avec plus d’efforts et d’énergie , mais sans se plaindre.

9) Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le cœur de l’homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l’oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l’homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature.

10) On m’a imposé la civilisation…et cela n’a pas ajouté de connaissance à mon amour incorruptible de la vérité, de l’honnêteté et de la générosité.

 

Source : Winsdom pills  via  Eveil spirituel     http://www.sante-nutrition.org/

L’homme blanc, toujours très fier de sa civilisation, évoque son fardeau pour justifier la colonisation et l’exploitation des prétendues cultures primitives. Mais quand ont voit ce que la civilisation de l’homme blanc a commis envers la terre, on s’interroge à propos de la vraie culture et de la véritable civilisation.

Indien sioux

Ci-dessous la noble réponse du chef indien Seattle à la proposition venant du président Américain.

Comment peut on vendre ou acheter le ciel, les nuages et la chaleur de la terre ? l’idée est étrange. La fraîcheur de l’air ou de l’eau cristalline ne nous appartiennent pas, alors comment, pouvez vous les acheter ?

Chaque partie de cette terre est sacrée pour notre peuple. Chaque aiguille de pin, chaque banc de sable de la rivière, la brume des forets profondes, chaque clairière bruissante d’insectes est la sainte mémoire et le vécu de mon peuple, la sève qui parcourt les arbres transporte la réminiscence de l’homme à la peau rouge.

L’homme blanc oublie même le pays ou il est né. Nos morts n’oublient jamais cette belle terre, car elle est la mère de l’homme à la peau rouge. Nous faisons partie de cette terre et elle fait partie de nous.

Alors quand le grand chef de Washington nous envoie un message disant qu’il veut acheter notre terre, c’est beaucoup nous demander, qu’il sera notre père et que nous seront ses fils. Néanmoins ce ne sera pas facile, parce que cette terre nous est vraiment sacrée. L’eau cristalline qui ruisselle dans les fleuves et les rivières n’est pas simplement de l’eau ordinaire, c’est le sang de nos ancêtres.

Si nous vendons la terre vous devez vous souvenir qu’elle est sacrée, que chaque reflet dans les eaux claires des lacs nous parlent d’événements de la vie de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père. Si nous vous vendons notre terre, n’oubliez pas d’enseigner à vos enfants que les rivières sont nos sœurs et aussi les leurs. Et vous devez leur manifester la gentillesse que vous accorderiez à votre sœur.

Lire la suite de cette entrée »

POUR SOUTENIR LE SITE
LES COMMENTAIRES
Catégories
Archives