Archive pour la catégorie ‘CONFERENCE – INTERVIEW – LECTURE’

 

 

Dans cette deuxième rubrique, Patrick Baronnet nous dresse un bilan sur l’Eau et l’importance de sa qualité. Qu’est ce qu’une eau consommable ? Il nous explique également comment être autonome à ce niveau, simplement et en détails : besoin journalier en eau, volume d’eau de pluie disponible par zone géographique (pluviométrie), captation de l’eau de pluie, modification de sa composition pour la rendre potable, stockage.

Retrouvez Brigitte et Patrick Baronnet : http://www.heol2.org

Par Laurent Fendt

 

Source : http://hym.media/leau-bilan-captation/

Catégorie l’EAU

 

 

La première chronique de Patrick Baronnet

 

 

Mais qu’est-ce que l’autonomie ? Ne serait-ce pas avant tout un état d’esprit ? Mêler le concret et la conscience… encore faut-il avoir le mode d’emploi : un art de vivre entretenant la relation entre corps, intelligence et conscience.

 

L’article complet sur : http://hym.media/autonomie-etat-esprit/

Catégorie Interview Conférence Lecture

 

 

 

Marc Auburn raconte ses expériences de sortie hors du corps et la manière dont il les vit. Il décrit les dimensions qu’il a pu visiter en voyage astral, et les êtres qu’il a rencontrés.
Il explique comment notre état de conscience peut-il déterminer ce que nous allons vivre, et quel regard ont des êtres plus évolués sur notre civilisation actuelle.

Le site de Tistrya : http://www.tistryaprod.com

Le site de Marc Auburn : http://www.marc-auburn.com

Pour nous soutenir pour nos prochaines interviews et projets : https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr…

Catégorie Conscience

 

 

 

Formation du 3 au 5 mars 2017, la Source Bleue, touzac (46)

Catégorie Interview Conférence Lecture

 

 

Beaucoup d’informations pouvant être sources d’inspiration, dans la 2° moitié ….

 

La joie, c’est une énergie, c’est une fréquence, une énergie que tu touches lorsque tu es posé sur ton sol, entre ton ciel et ta terre, dans ta verticalité. C’est l’énergie qui traverse l’humain. Elle est connectée dès que tu te mets debout, dès que tu arrêtes de t’asservir tout seul, que tu arrêtes de te rouler ou de ramper pour obtenir de l’énergie ou de l’amour des autres. Quand tu te mets debout, que tu refuses de t’asservir et accepte d’être toi-même, même si on de dit que tu n’es pas de la lumière …. Je refuse de ramper pour être un humain accepté. Je me mets debout, et je m’accepte moi-même !

Quand tu te mets debout & que tu t’acceptes toi-même, que tu ne cherches plus à devenir, que tu ne cherches plus à te transformer, que tu ne cherches plus à t’épanouir, ni à avoir plus d’argent, de sexe, de pouvoir, ou à être autre chose que ce que tu es, là, tu ouvres la porte en grand à tous les cadeaux. C’est là que tu commences à te mettre en lien avec l’énergie qui fait descendre tout ce que tu veux. C’est là que d’un seul coup tu te retrouves avec le pouvoir entre les mains, de pouvoir faire de ta vie ce que tu veux. Mais pour cela, il faut avoir le courage de renoncer.

 

 

 

Catégorie Franck LOPVET

 

 

 

Catégorie Interview Conférence Lecture

 

A écouter,

et à réécouter !!

 

 

Franck Lopvet explique comment il perçoit en chaque personne, son inconscient, ses croyances et sa vision du monde. Il montre que c’est avec cette structure que nous créons notre vie au quotidien, et que c’est en acceptant qui nous sommes, que la vie peut alors nous présenter des évènements afin de nous révéler à nous-même.

Le site de Franck Lopvet : http://monteban.me/unhommedebout/

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Le site de Tistrya : http://www.tistryaprod.com

Catégorie Franck LOPVET

 

La toute première étape lorsque l’on veut changer de vie, c’est de donner un nom à nos objectifs, histoire de bien définir le but pour lequel nous nous battons! Vous souhaitez quoi ? Décroissance? Autonomie ? Une meilleure vie ou santé ? Quel que soit le changement souhaité, c’est en le nommant que l’on peut le rendre plus accessible. Mais il y a une étape à laquelle nous ne pensons que trop rarement: le minimalisme. Nous devons nous débarrasser de toutes les entraves qui nous empêchent d’atteindre nos buts, tout ce qui est inutile, qui prend la poussière, qui nous retient dans un passé qui n’a plus grand chose à voir avec le présent ni l’avenir que nous espérons. À nous de savoir nous débarrasser du superflu et de viser le minimalisme.

banierevivreavecmoinsSource de l’image: vivreavecmoins.com, site sur le minimalisme

Nous vivons dans une époque où consommer fait parti de l’ADN de notre société. Nous voulons toujours plus de choses qui ont pour la plupart d’entre elles une durée de vie quasi nulle. Combien de fois nous nous sommes surpris nous-même par un achat que nous contemplons chaque jour mais que nous n’utilisons jamais? Et cette même contemplation qui nous amène à nous questionner “Pourquoi j’ai acheté ça en fait ?”. Nous en oublions la raison d’être d’une chose et nous adoptons un comportement mécanique parfois compulsif face à des objets bien trop futiles et si coûteux.

1+1=Trop

Arrêtez-vous deux minutes, calculez le budget dépensé dans des choses dont vous ne vous servez pas ou plus lors des 6 derniers mois… Ça fait peur non ? Et pensez maintenant à tout ce que vous auriez pu faire d’utile avec cet argent ?

Plus nous possédons d’objets moins nous avons de place, et plus nous réduisons notre propre espace de vie au profit de choses inertes. Pour parer à ça, nous cherchons à acheter des logements toujours plus grand pour permettre à cette accumulation d’y trouver sa place.

Graham Hill démontre, lors d’une conférence Tedx, que cette course au toujours plus entraîne :
– Plus de dettes: des crédits, des avances pour supporter cette fièvre acheteuse.

– Plus de stress: il va falloir trouver le budget, rembourser, ne pas casser, ne pas perdre, ne pas se les faire voler…

– Plus d’impact sur l’environnement: nous avons multiplié par 1,5 nos émissions de CO2 en seulement 40 ans.

 

Less is more

Il est facile d’imaginer le bien fondé d’une réduction de consommation tant au niveau personnel qu’à l’échelle du monde. Nous serons plus libre et surement plus heureux en nous focalisant sur des choses qui comptent vraiment plutôt qu’en se confiant dans nos objets sur lesquels nous ne comptons que très rarement.

G. Hill nous explique ensuite comment mettre en place trois approches essentielles pour faire ce changement de paradigme:

1- Etre impitoyable dans nos choix :
Il faut être capable de se séparer des choses dont nous ne nous servons plus, se couper de tout ce qui est superflu et savoir mettre fin au flot entrant continu que constitue nos achats compulsifs et irrationnels: “Serais-je plus heureux si j’achète çà ? Vraiment ?”.

2- Penser petit :
G. Hill explique qu’en réduisant de seulement 15m² la surface qu’il souhaitait acquérir pour un appartement à Manhattan, il a ainsi économisé plus de 200 000 dollars. Aux États-Unis, la surface habitable a été multiplié par 3 en 50 ans. Suffisant pour entreposer d’avantage non ? Paradoxalement, les zones de stockage ont explosé représentant un marché de 22 Milliards de dollars aujourd’hui.

3- Des achats multifonctionnels :
Nous aimons avoir des objets ayant une mission bien distinct les uns des autres. Cependant, il faut penser multifonctionnel pour parfaire ce changement de comportement. A la place d’acheter une tablette, un ordinateur, un kindle, une télé… Choisissez le format qui vous sera le plus utile et soyez impitoyable concernant les autres possibilités.

 

Si vous souhaitez plus de liberté, arrêtez d’acheter. Si vous souhaitez plus de temps, arrêtez de stocker autant.

Dans Le minimalisme comme chemin vers plus de liberté d’esprit, Vincent Baudry explique : “L’impact sentimental de certains de ces objets dont je n’aurai jamais songé me séparer quelques années auparavant a commencé à perdre en impact. A chaque fois que je vendais quelque chose je me sentais plus léger, plus libre.”

Il faut acheter des choses qui nous servirons des années, des objets dont nous sommes fiers et qui n’irons pas se rajouter à la longue liste des “Pourquoi j’avais acheté ce truc déjà ?”.
Nous achetons trop souvent pour combler un vide, mais si peu pour faire un achat utile.. Nous achetons trop souvent pour nous racheter d’un comportement, mais si peu souvent pour créer de l’émotion chez les gens…

L’important n’est pas de vivre sans mais de vivre avec moins. Notre espace est pollué, engorgé, il étouffe. Notre esprit aussi. Adopter un style de vie minimaliste revient à sortir de la pensée unique, aller à contre courant de la société…vous verrez que parfois ça fait du bien.

Source: Medium.com

Le minimalisme est source de bienfaits, à nous de savoir en profiter, et pour cela, l’une des voies à suivre, c’est « le grand nettoyage »! Ce « grand nettoyage », c’est avant tout savoir se désencombrer, chose que nous avons trop tendance à oublier, voilà pourquoi un petit rappel sur le sujet est utile. Avis aux amateurs…

 

Source : http://lesmoutonsenrages.fr/2016/11/09/le-minimalisme-nouvel-eldorado-des-gens-heureux/

Catégorie Lecture

 

 

« Votre temps est limité alors ne le gaspillez pas en vivant la vie d’un autre. »

 

 

Un assemblage de plusieurs discours avec d’une part le philosophe Alan Watts et de l’autre, le fondateur d’Apple Steve Jobs.

Catégorie Interview Conférence Lecture

 

 

A l’époque actuelle, les gens cherchent le bonheur au mauvais endroit. Avoir une vie épanouie ce n’est pas réellement avoir une grande maison ou une voiture de luxe. Il s’agit de réussir à se connecter avec soi-même sur un niveau qui dépasse le mental.

Les moines bouddhistes ont compris cela et c’est pour cette raison qu’ils ne cherchent pas à avoir de biens matériels. Pour eux la réelle valeur des choses résident à en nous.

 

 

Voici 10 recommandations de moines bouddhistes afin de vivre une vie épanouie

 

1 – Les réponses viennent de l’intérieur

Un principe fondamental des moines est d’utiliser l’intuition.

Pour affronter les différents problèmes que vous rencontrez, parfois vous devez utilisez votre sixième sens. Toutes les réponses viennent de l’intérieur; il faut simplement y prêter réellement attention.

Par exemple : Si vous avez une importante décision à prendre et qu’au fond vous savez que ce n’est pas la meilleure chose à faire, alors ne le faites pas. Généralement, votre « sixième sens » vous enverra des signaux. Cela peut être une boule dans l’estomac, une sensation désagréable dans votre corps, de mal-être général etc…

 

2 – L’échec est synonyme de croissance

C’est une leçon que peu de personnes comprennent. Car lorsque nous faisons des erreurs, nous avons pour habitude de nous concentrer sur le côté négatif de la chose.

Vous devez garder à l’esprit qu’il y a toujours deux façons de voir les choses. La façon positive et la façon négative.

Ce sont les échecs et les erreurs qui font évoluer. L’échec est là pour vous enseigner quelque chose. Voyez plutôt le côté positif de la chose en vous disant que vous avez appris une leçon et que vous êtes maintenant prêt à affronter la suite avec plus de sagesse.

 

3 – Pour avoir une vie épanouie, il faut connaître le pouvoir de l’impermanence

L’impermanence est l’un des enseignements bouddhistes les plus importants, il doit être pleinement compris et accepté pour comprendre pleinement la vie.

Rien n’est permanent dans la vie, et plus tôt vous comprendrez et accepterez ce que cela signifie réellement, plus tôt vous serez en mesure de vivre votre vie pleinement.

La seule chose constante est le changement et lorsque vous accepterez le changement, de belles choses commenceront à arriver dans votre vie.

 

4 – Ne jamais arrêter d’essayer

A l’heure actuelle, la technologie nous a appris à être fainéants. Nous avons l’habitude de demander et de recevoir quasi instantanément tout ce que l’on demande. Peu de choses nous demandent de vrais efforts actuellement.

D’après un Moine il est essentiel d’essayer plusieurs fois avant de laisser tomber. Il est également essentiel d’essayer plusieurs approches. Quand vous arrivez au point ou rien ne fonctionne alors lâchez prise et allez de l’avant, mais si vous abandonnez après avoir essayé une seule fois, cela vous conduira à la déception.

Pour réussir quelque chose, il est important d’être patient et d’adopter une attitude de gagnant.

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Yann Lipnick présente son parcours de géobiologue et nous explique comment il en est venu à communiquer avec des esprits de la nature et d’autres consciences provenant de dimensions invisibles.

Le site de Yann Lipnick : http://www.oviloroi.com

Le site de Tistrya : http://www.tistryaprod.com

Catégorie Interview

 

Humanité : les deux races

Serait-il possible que la race humaine soit, en réalité, fondamentalement scindée en deux? Serait-il concevable qu’au-delà des apparences physionomiques l’humanité abrite, en vérité, deux races humanoïdes bien distinctes?

L’idée qu’il y ait effectivement deux races différentes d’êtres humains peut surprendre car, bien entendu, ceci ne fait habituellement pas les manchettes. De plus, cette notion, à première vue, ne semble pas concorder directement avec nos expériences quotidiennes. Nous sommes accoutumés à penser en termes de physionomie : il y a des Asiatiques, des Blancs (caucasiens), des Noirs (négroïdes)… Nous y voyons donc, depuis toujours, plusieurs « races » fragmentant l’humanité en groupes identifiables. Les récentes poussées technologiques entourant le génome ont d’ailleurs tôt fait de catégoriser, dresser l’historique, ainsi qu’établir des tableaux de caractéristiques pour chacune de celles-ci.

Mais il existe une connaissance, parfois dissimulée dans certains enseignements dits « ésotériques » ou « occultes », selon laquelle l’être humain est, à la base, issu de deux races bien distinctes. Cette réalité, bien que peu connue, est étudiée et analysée par certains, et ce, dans différents domaines tels que la politique, la sociologie et la psychologie, et ils en sont tous venus plus ou moins à la même réalisation : il y a certains humains qui ne sont pas vraiment… « humains »!

 

Mais alors, qu’est-ce qu’un humain? Qu’est-ce qui définit l’humanité d’un être?

Voici ce que l’on peut trouver dans le dictionnaire :

Humain, adj. Qui est sensible à ce que peut ressentir son prochain.

Synonymes d’humain : Charitable – altruiste, bon, charitable, compatissant, fraternel, généreux, humanitaire, qui a bon cœur.

Humanité, n.f. 1) Bienveillance ou compassion pour les malheurs d’autrui. (Traiter quelqu’un avec humanité). 2) Caractère d’une personne dont la nature humaine est très manifeste.

Synonymes d’humanité : Altruisme – aide, allocentrisme, altruisme, amour (d’autrui), assistance, bénévolat, bienveillance, bonté, charité, compassion, dévouement, don de soi, empathie, entraide, extraversion, fraternité, générosité, gentillesse, pitié, sensibilité, serviabilité, solidarité, sollicitude. Sensibilité – affectivité, âme, attendrissement, coeur, compassion, émotivité, empathie, pitié, romantisme, sensibilité, sentiment, sentimentalité, sympathie, tendresse, vulnérabilité.

En bref, ce sont les émotions qui caractérisent notre race : la faculté de ressentir de l’empathie, de l’amour pour son voisin, son prochain, l’aptitude à la bonté, à la sensibilité, aux sentiments d’entraide, de fraternité, de solidarité, etc., la capacité de la considération externe, de se « mettre à la place » d’un autre (qu’il soit humanoïde ou non) et de guider ainsi nos actions (qui ont immanquablement des répercussions) qui nous distinguent.

Naturellement, nous avons tous la sincère conviction que tous les êtres humains ont cette prédisposition particulière. Nous croyons tous, à quelque niveau que ce soit, que tous les hommes et toutes les femmes sur cette planète possèdent cette tendance à la bonté, que tous ressentent les émotions caractéristiques de notre quotidien : amour, peine, joie, honte, regret, amitié, etc. La plupart d’entre nous sont même convaincus que peu importe les actions commises et les paroles dites par certains individus, qu’ils « ne sont qu’humains, après tout ». Que ce soit G.W. Bush, Hitler ou Jack l’Éventreur, nous sommes persuadés qu’il y a en eux un « enfant blessé » ou simplement qu’ils ont une carence affective quelconque ou qu’ils ont besoin d’une aide phychologique.

Nous le croyons, car nous faisons de la projection.

Pourtant, certains « criminels » nous paraissent tellement « inhumains » que nous avons de la difficulté à concevoir le comment et le pourquoi de leurs actions. Et si, après tout, ils étaient réellement « inhumains » ? S’il existait un type d’humanoïde qui ne soit pas doté d’émotions ?

 

Boris Mouravieff, auteur de Gnosis, traite ainsi de cette réalité, dans la terminologie particulière des Enseignements de la Tradition

Dans le premier tome de Gnosis, nous avons déjà fait référence  plusieurs fois à la coexistence de deux races essentiellement différentes : l’une constituée d’Hommes, et l’autre d’Anthropoïdes.

[…] Les Écritures Saintes contiennent plus d’une référence au sujet de la coexistence sur notre planète de ces deux humanités, qui sont maintenant de forme similaire mais d’essence différente.

[…] L’ivraie humaine, les êtres de la race anthropoïde, sont les descendants de l’humanité pré-adamique. La principale différence entre l’homme pré-adamique contemporain et l’homme adamique – une différence qui n’est pas perçue par les sens – est que le premier ne possède pas les centres supérieurs développés [la conscience émotionnelle] qui existent chez le second et qui, bien que déconnectés de sa conscience ordinaire depuis la Chute [l’Événement marquant l’arrivée de la race d’hommes], lui offrent cependant une possibilité réelle d’évolution ésotérique [d’éveil]. Mis à part cela, les deux races sont similaires : elles possèdent les mêmes centres inférieurs [la conscience matérielle/matérialiste], la même structure de la Personnalité et le même corps physique, bien que la plupart du temps cela soit plus prononcé chez l’homme pré-adamique que chez l’homme adamique… (p. 108-109).

Une race, littéralement, dont la physionomie est la même, mais à laquelle il manquerait totalement la faculté émotionnelle ?

La majorité d’entre nous argumenterait qu’il est impossible qu’il en soit ainsi sans que nous nous en apercevions. En effet, un être humain n’ayant aucune émotion ne ressemblerait-il pas à un robot : sans intonation dans la voix, sans expression faciale et sans langage corporel ?

Cette conclusion hâtive tend à oublier un fait pourtant bien connu : l’énorme faculté mimétique des êtres humains. En effet, nos connaissances à ce sujet nous démontrent que, bien au contraire, ces personnes sont des plus « normales » et qu’il nous est pratiquement impossible de les reconnaître.

Ce savoir ancien refait surface – de plus en plus – dans divers domaines et sous diverses appellations telles que : psychopathie, sociopathie, pathocratie, etc. Évidemment, la première image que nous avons du psychopathe est celle qui se limite au tueur en série, au détraqué dément assoiffé de sang, mais cette notion est très pernicieuse car elle est, dans la majorité des cas, totalement fausse, puisque seul un faible pourcentage des psychopathes deviennent manifestement ces grands criminels. En effet, le psychopathe standard a tout de l’humain ordinaire : il rit, il pleure, il a un(e) conjoint(e), des enfants, un emploi et paie habituellement ses taxes ! Comme le dit Mouravieff , il y a une « différence qui n’est pas perçue par les sens ».

 

H. Cleckley, dans son ouvrage Le masque de santé mentale, en dit ceci

L’observateur est confronté à un masque convaincant de bonne santé mentale. Toutes les caractéristiques extérieures de ce masque sont parfaites. Il ne peut être enlevé ou pénétré par l’effet de questions dirigées vers des niveaux de personnalité plus profonds.

[…] Les processus mentaux conservent leur normalité lors des enquêtes psychiatriques et des tests techniques conçus pour mettre en évidence la preuve pas toujours claire d’un dérangement.

L’examen ne révèle pas seulement un masque ordinaire à deux dimensions mais aussi ce qui semble être l’image structurelle solide et substantielle d’une personnalité saine et rationnelle.

[…] De plus, cette structure de la personnalité fonctionne dans toutes les situations théoriques d’une manière apparemment identique à celle d’une personnalité dotée d’un fonctionnement normal et sain.

[…] En outre, l’observateur reconnaît les expressions verbales et faciales, les tons de la voix, et tous les autres signes que nous avons coutume de considérer comme manifestant la conviction, l’émotion et la conduite d’une vie normale telle que nous la connaissons nous-mêmes et la supposons chez les autres.

Toutes les évaluations émotionnelles et les jugements de valeur sont sains et appropriés quand le psychopathe est testé lors d’examens oraux.

C’est seulement très lentement et à la suite d’un processus complexe d’estimation ou de jugement basé sur une multitude de petites impressions que nous finissons par être convaincus qu’en dépit de ces processus rationnels inaltérés, de ces manifestations émotionnelles normales et de leur déroulement cohérent dans toutes les situations, nous avons affaire ici, non pas à un homme complet, mais à ce qui pourrait être un automate subtilement agencé pouvant imiter à la perfection la personnalité humaine.

Cette appareillage psychique à la mécanique bien huilée reproduit de façon cohérente, non seulement des  raisonnements humain convaincants, mais simule également de manière appropriée les émotions humaines classiques en réponse à la presque totalité des divers stimuli de la vie.

Cette réplique d’un homme complet et normal est tellement parfaite qu’aucune personne l’examinant en milieu clinique ne peut indiquer en termes scientifiques ou objectifs pourquoi ou en quoi cet homme n’est pas réel.

Et pourtant nous finissons par savoir ou par avoir la sensation de savoir que la notion de réalité, en tant qu’expérience pleine et saine de la vie, est ici absente.

En effet, par expérience, les psychopathes sont des êtres, à première vue, attachants, sympathiques et souvent très humoristiques. Ce sont aussi régulièrement des gens qui nous semblent en pleine possession de leurs moyens, confiants et « en contrôle de la situation ». D’ailleurs, il n’est pas rare de les envier pour ces dernières caractéristiques. Nous verrons plus tard pourquoi, en réalité, ils sont si sûrs d’eux.

Mais comment expliquer alors qu’un être sans conscience émotionnelle puisse être attachant, aimable et agréable? Regardons à nouveau ce que H. Cleckley en dit :

…nous avons affaire ici, non pas à un homme complet, mais à ce qui pourrait être un automate subtilement agencé pouvant imiter à la perfection la personnalité humaine.

Afin de tenter de comprendre les raisons sous-jacentes d’un tel mimétisme (expressions de regret, d’amour, de tristesse, etc.) alors qu’il n’y a aucun réel sentiment derrière les agissements des psychopathes, il faut considérer un aspect important de cette « race » : leur nombre.

Selon Andrew M. Lobaczewski (auteur de Ponérologie Politique : une Science sur la Nature du Mal adaptée à des Buts Politiques), seulement 6% de la population est de nature psychopathique, c’est-à-dire sans « humanité ». Ce chiffre – variant d’une étude et d’un auteur à l’autre – représente une réalité clé qui régit le fonctionnement des psychopathes : ils sont minoritaires, très minoritaires. Pourquoi alors réellement s’en soucier puisqu’ils sont en si petit nombre ? Parce que les implications sous-jacentes d’un tel type d’humain dans nos sociétés sont hautement importantes et ceci nous concerne tous. Comme le dit Mouravieff : À partir de là, la coexistence de ces deux types d’humains et la compétition qui en fut le résultat, devinrent la norme. […] Nous pouvons constater qu’au cours des siècles, et même encore à notre époque, les hommes adamiques, dans leur condition postérieure à la chute, ont été et sont encore généralement dans une position inférieure à celle des hommes pré-adamiques [les psychopathes].

 

Pourquoi en serait-il ainsi, alors que l’humain, qui possède une conscience morale, une conscience émotionnelle, est largement majoritaire ? Voici comment Martha Stout, auteure de The sociopath next door, nous amène à y réfléchir :

Imaginez – si vous pouvez – ne pas avoir de conscience, pas du tout, aucun sentiment de culpabilité ou de remords peu importe ce que vous faites, aucun sens de limitation, d’attention pour le bien-être des étrangers, des amis, ou même des membres de la famille. Imaginez aucune lutte avec la honte, pas une seule dans toute votre vie, peu importe quel genre d’action égoïste, paresseuse, nuisible, ou immorale vous aviez fait.

Et feignez que le concept de responsabilité vous soit inconnu, sauf comme un fardeau que les autres semblent accepter sans se poser de questions, comme des imbéciles crédules.

Ajoutez maintenant à cette fantaisie étrange la capacité de cacher aux autres que votre conformation psychologique diffère radicalement de la leur. Puisque chacun suppose simplement que la conscience est universelle parmi les gens, cacher le fait d’être sans conscience vous est presque facile.

Vous ne vous retenez pas de vos désirs par la culpabilité ou la honte et vous n’êtes jamais confronté par d’autres pour votre sang-froid. L’eau glacée dans vos veines est si bizarre, si complètement en dehors de leur expérience personnelle, qu’ils devinent même rarement votre condition.

Autrement dit, vous êtes complètement sans contraintes internes et votre souveraine liberté  de faire comme il vous plaît, sans tourments de conscience, est fort à propos invisible au monde.

Vous pouvez faire tout, et même votre avantage étrange sur la majorité des gens, qui sont tenus en ligne par leurs consciences, restera très probablement non découvert.

Comment vivrez-vous votre vie ?

Que ferez-vous avec votre avantage énorme et secret et avec le handicap correspondant des autres gens (la conscience) ?

En effet, que ferions-nous? Pour répondre à cette question et comprendre un peu plus en profondeur le monde des psychopathes, il faut remonter à leur naissance. Imaginons que 6 enfants sur 100 viennent au monde ainsi : sans conscience émotionnelle, sans capacité de remord, de compassion et de regret.

Peu de temps leur sera nécessaire avant de se rendre compte qu’ils sont différents. Ils ne comprendront pas – car ils n’en ont pas la possibilité, les mécanismes internes – les raisons qui poussent les gens à des comportements « étranges » tels que la honte et la culpabilité, mais ils comprendront rapidement que s’ils veulent « survivre » dans cet environnement incompréhensible (où ils sont minoritaires), ils se doivent de cacher leur différence, ils se doivent de « jouer le jeu » par imitation afin de ne pas être identifiés comme « différents ». Ainsi, en très peu de temps ils sauront 1) se reconnaître entre eux et se regrouper et 2) duper habilement (avec de fausses réactions émotionnelles) leur entourage. Qui plus est, les « fardeaux inutiles » de la majorité (honte, regret, compassion, etc.) deviendront rapidement pour eux un terrain de jeu, une caractéristique « amusante » avec laquelle ils peuvent se jouer astucieusement de nous. Avec le temps, ce qui n’était qu’un simple jeu afin d’obtenir certains avantages deviendra un art, littéralement une façon de vivre. Ces êtres deviendront des manipulateurs hors pair, des menteurs chevronnés pour qui les arnaques les plus subtiles n’auront aucun secret. Abus de confiance, duperies, chantage émotionnel, impostures et escroqueries seront pour eux, littéralement, un art de vivre.

Cette façon d’être ne fera que croître et se raffiner avec les années, au fur et à mesure que leur maturité intellectuelle grandira. Ainsi, il en résultera des êtres dont la position, à l’intérieur de leur classe sociale, sera issue de cette mécanique d’imposture et de chantage subtil. Ils n’auront pas gravi les échelons par dévouement honnête, mais bien par tricherie et manipulation.

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