Archive pour la catégorie ‘CONFERENCE – INTERVIEW – LECTURE’

 

 

Catégorie Interview Conférence Lecture

 

 

 

Pour en savoir plus : http://hym.media/patrick-burensteinas-2/

Pour nous soutenir par une donation d’1€/mois ou plus via notre page Tipeee : https://www.tipeee.com/hym-media

En bref Nous vous mettons au défi de :

1. ne pas vous émerveiller à l’écoute de cette émission

2. ne pas découvrir Patrick Burensteinas autrement

3. ne pas développer votre entendement sur les différentes expressions de la voie alchimique

 

 

 

Catégorie Interview Conférence Lecture

 

 

 

Catégorie Interview Conférence Lecture

 

 

 

Catégorie Lecture

 

 

 

Catégorie Interview Conférence Lecture

 

 

 

 

Catégorie Franck LOPVET

 

 

“Quel travail méritent nos vies ?”

 

Pauline a tout quitté pour découvrir d’autres façons de vivre, d’autres façons de travailler. Exemple avec Gregor qui, lui aussi, a quitté son job et son ancienne vie.

 

Quand le travail occupe chaque espace de notre vie, qu’il nous oblige à courir sans cesse vers un objectif devenu flou et qu’il nous fait sentir tel un hamster prisonnier de sa roue, condamné à toujours avancer pour toujours rester sur place, c’est qu’il est temps de faire une pause, de prendre du recul et de s’intéresser à d’autres façons de vivre et de travailler… C’est ce qu’a fait Pauline, et le fruit de ses rencontres est des plus inspirant.

Pauline, 30 ans, a quitté son « travail à douleur indéterminée » et a fui Paris à bord d’un van aménagé pour « vagabonder toute seule sur les routes de France. » Son objectif ? Partir à la rencontre de ceux qui ont fait le même choix qu’elle, s’enrichir de nouvelles expériences puis partager le tout grâce à de superbes portraits filmés. Exemple avec Gregor, ex-monteur vidéo pour la télévision à Paris qui est devenu permaculteur dans un écovillage alternatif du Lot-et-Garonne.

Une rencontre au goût de liberté et d’ambitions nouvelles.

 

 

Gregor :

« Je préfère être et ne rien faire que faire et ne rien être. Après, si je peux être en faisant, c’est génial. »

Pauline :

« Moi aussi je me suis essoufflé derrière un écran. J’ai couru après un métro, un apéro, un rendez-vous pro. Et j’ai dû d’abord m’extraire de ce quotidien, sortir du cadre pour reprendre mon temps, faire une pause pour envisager des nouvelles façons de vivre. »

À qui le tour ?

 

Toutes les rencontres de Pauline sont à retrouver sur Les Petites Gouttes.

Source : https://positivr.fr/les-petites-gouttes-permaculture-gregor/?utm_source=actus_lilo

Catégorie Permaculture

 

 

Conférence enregistrée le 11 octobre à Nice

 

 

 

Catégorie Franck LOPVET

 

 

C à Vous

 

 

Catégorie Interview Conférence Lecture

 

 

 

Vandana Shiva, Italie, juillet 2017
Vandana Shiva, Italie, juillet 2017 / © Stefano Montesi – Corbis/Corbis via Getty Images

 

Rédaction GEO 

Vandana Shiva : « J’en appelle à la désobéissance créatrice »

 


Atteintes aux droits de l’homme, pillage des ressources, déforestation… En quarante ans de luttes, l’activiste indienne, prix Nobel alternatif et figure de l’écoféminisme, s’est engagée sur tous les fronts. Elle revient pour GEO sur ses combats les plus marquants et nous livre sa vision d’un militantisme où chacun(e) a le pouvoir de changer le monde.

Echarpe de coton rouge au cou, le front orné d’un tilak porte-bonheur, Vandana Shiva s’apprête à monter sur scène. Nous sommes en octobre 2017 et cette physicienne de formation, devenue une figure majeure de l’altermondialisme et de l’écoféminisme, est de passage au Havre pour donner une conférence sur l’économie positive. L’occasion de passer en revue, avec nous, sa vie de luttes, de ses premières victoires contre l’abattage des arbres en Uttar Pradesh (nord de l’Inde) à son combat contre les OGM. Cette militante infatigable nous a aussi expliqué pourquoi notre époque avait tant besoin d’engagement citoyen.

 

GEO : Comment est née votre vocation ?

Vandana Shiva : J’avais 20 ans, et avant de partir au Canada pour passer mon doctorat, j’ai voulu nager une dernière fois dans la rivière de mon enfance, dans la vallée de Doon, au pied de l’Himalaya. Là, j’ai découvert que les arbres avaient été coupés et qu’il n’y avait plus qu’un filet d’eau m’arrivant aux chevilles. La forêt auprès de laquelle j’avais grandi, que je croyais éternelle, n’était plus. Cette disparition a été un déclic. Elle m’a fait prendre conscience du mal que l’homme pouvait faire à la nature, jusqu’à anéantir des écosystèmes entiers. Je ne pouvais m’y résoudre, et j’ai rejoint les femmes du mouvement Chipko, dont le mode d’action pour résister à la déforestation consistait, lorsque les tronçonneuses se mettaient en route, à enlacer les arbres en disant : « Si vous voulez les abattre, abattez-nous d’abord. »

Ma vocation de militante s’est forgée aux côtés de ces sœurs de lutte. C’étaient des mères et leurs filles, d’origine modestes, illettrées pour la plupart, mais dotées d’une grande connaissance de ce milieu naturel. Elles savaient aussi comment mobiliser, comment agir. J’ai mis à leur service mes compétences de scientifique et mon anglais. Cette complémentarité nous a permis de réaliser un travail de terrain qui a débouché, en 1981, sur un moratoire de quinze ans sur l’abattage des arbres dans l’Etat de l’Uttar Pradesh. Ça a été la première victoire de ma vie d’activiste.

 

Le monde du militantisme a-t-il beaucoup évolué depuis cette époque ?

Durant mes premiers combats, la défense d’une cause se faisait avant tout à l’échelle locale. On s’emparait d’un problème précis, puis on créait des structures pour mobiliser les communautés concernées, alerter les pouvoirs publics et résoudre les situations au cas par cas. Aujourd’hui, il est nécessaire d’associer tous les niveaux : le local, le national, et le global. La création de l’International Forum on Globalization [fondée en 1994 à San Francisco, l’IFG est une structure altermondialiste qui associe des activistes du monde entier, ndlr] a été une étape marquante en ce sens. Pour la première fois, des gens de toutes les nationalités et de tous les horizons s’emparaient collectivement d’un problème, sans pour autant perdre leur ancrage local. Cette organisation a réussi à déconstruire le discours positif sur la mondialisation et à fédérer des revendications aux quatre coins du monde autour d’une même cause. Grâce à ce mode de mobilisation, l’IFG a pu organiser les premières grandes manifestations altermondialistes et interrompre les réunions de l’Organisation mondiale du commerce à Seattle, en 1999.

 

Internet et les réseaux sociaux semblent une aubaine pour donner de l’ampleur à une cause…

La technologie n’est qu’un outil parmi d’autres. Elle ne doit jamais se substituer au terrain. Il est important de s’organiser en parlant avec les autres, en ayant un contact avec les communautés locales et en menant des actions ancrées dans le réel. Du reste, l’impact des outils de mobilisation en ligne me semble faible. Ceux qui détiennent le pouvoir se moquent des pétitions Internet : vous pouvez inciter les gens à cliquer, récolter 500 000 signatures pour une cause, cela ne représentera souvent rien pour eux. En revanche, cinquante initiatives concrètes de fermes écologiques, voilà quelque chose qui pèse réellement. Utiliser la technologie, les réseaux sociaux, comme une caisse de résonance pour accroître le potentiel de la lutte, oui. Mais à condition de ne pas en faire une fin en soi.

Lire la suite de cette entrée »

 

Passionnante approche de « La collapsologie » & une  belle analyse des comportements dans les groupes, …

à la fin, voir la grande interview …

 

Crise économique, dérèglement climatique, augmentation des inégalités… et si l’effondrement que l’on redoute était la clé du changement ?

En suivant leur intuition et en recoupant des études scientifiques, Pablo Servigne et Raphaël Stevens, co-auteurs de « Comment tout peut s’effondrer » sont arrivés à la conclusion suivante : il semblerait bien que l’on coure irrémédiablement vers la fin de notre civilisation.

La collapsologie est l’étude des effondrements de sociétés et civilisations. Les crises que nous traversons (et qu’il est facile d’observer tous les jours en allumant sa télévision), qu’elles soient écologiques, économiques, sociales ou humaines, sont les symptômes d’une fin d’ère imminente à laquelle il est nécessaire de se préparer.

Dans leur « Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes » (dispo sur AmazonFnac et Librairies Indépendantes), les deux auteurs nous envoient un message fort : «Il est impossible de faire marche arrière, le monde ne sera plus jamais comme avant.»

Aujourd’hui, tous les acteurs de notre monde globalisé sont étroitement connectés. À tel point que la chute de l’un pourrait entraîner la chute de tous les autres.

Selon Pablo Servigne, la première étape pour préparer le monde de demain serait déjà l’acceptation de cette réalité. Et voilà le premier point positif de cette histoire.

« Pour moi, l’effondrement, c’est aussi l’effondrement d’un grand arbre […] et il ne faut pas passer du temps à le freiner ou à le ralentir. Il faut s’occuper des jeunes pousses. » Pablo Servigne

 

 

Le second aspect positif est de se dire que cet effondrement permettra de faire table rase et de repartir sur de nouvelles bases plus saines. Et c’est de ça qu’il s’agit aujourd’hui : préparer l’après.

Un constat alarmant mais enthousiasmant ! L’occasion de complètement repenser et reconstruire le monde : « L’utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant ».

 

Lire la suite, voir les vidéos et sources

Source Aphadolie

Via : https://lesmoutonsenrages.fr/2018/03/19/effondrement-la-fin-dune-ere-et-le-debut-dune-nouvelle/

 

 

 

 

Catégorie Interview Conférence Lecture

 

 

La coopération fait plus pour l’évolution que la compétition

Emmanuel Daniel (Reporterre)

 

 

Et si l’homme n’était pas un loup pour l’homme ? Et si la loi du plus fort n’était pas la loi de l’évolution ? Et si l’entraide en était le vrai moteur ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles répond « L’Entraide », le livre majeur du penseur anarchiste russe Pierre Kropotkine.

L’entraide, facteur d’évolution. Avec un titre pareil, on pourrait s’attendre à un bouquin ennuyeux comme la pluie, réservé aux personnes qui connaissent par cœur le nom des plantes et des animaux en latin. Pourtant, ce livre de Pierre Kropotkine, prince russe, géographe et théoricien de l’anarchisme, est un livre accessible, stimulant et combatif.

Paru en 1902, il vient tordre le cou à la pensée, majoritaire à son époque (et toujours aujourd’hui), selon laquelle le règne animal est une arène où il faut vaincre ou mourir, une jungle où la seule règle qui compte est la loi du plus fort. Kropotkine ne nie pas l’existence de la compétition, notamment entre les espèces, mais contrairement aux darwinistes, il lui dénie son caractère systématique et son rôle central dans l’évolution.

Et il multiplie les exemples pour étayer sa position : des fourmis qui partagent la nourriture à demi digérée à tout membre qui en fait la demande ; des chevaux qui, pendant le blizzard, se collent les uns aux autres pour se protéger du froid ; des pélicans qui, chaque jour, parcourent 45 km pour aller nourrir un des leurs aveugle ; des abeilles qui, grâce au travail en commun, « multiplient leurs forces individuelles [et…] parviennent à un niveau de bien-être et de sécurité qu’aucun animal isolé ne peut atteindre ». Partout ou presque où Kropotkine a pu jeter son regard, il y a trouvé de la coopération. Même des animaux aussi belliqueux que les rats s’entraident pour piller nos garde-manger et nourrissent leurs malades, écrit-il.

S’appuyant sur ses observations et lectures scientifiques, Kropotkine affirme que l’entraide assure aux animaux une meilleure protection contre les ennemis, une meilleure efficacité dans la recherche de nourriture et une plus grande longévité. Attribuer le progrès à la lutte du chacun contre tous, analyse-t-il, est une grossière erreur. La coopération a fait bien plus pour le développement de l’intelligence que les combats, qui laissaient les espèces affaiblies et ne leur laissaient que peu de chance de survie et encore moins d’évolution positive.

 

Une contre-histoire de l’humanité

Partant du constat (erroné) que la compétition est dominante dans le règne animal, la plupart des intellectuels de cette époque ont décidé d’en faire une loi naturelle chez les humains, justifiant ainsi les inégalités et la pauvreté. Refusant cette fable, qu’on appelle « darwinisme social », Kropotkine nous livre une contre-histoire de l’humanité. Pas celle des grands hommes et de leurs luttes pour le pouvoir et le prestige, mais celle des masses de paysans, de nomades et de prolétaires qui luttent ensemble pour faire face aux différents défis posés par l’existence. Dans ce livre, il nous raconte l’histoire de ceux dont se fiche l’Histoire. Et ça fait un bien fou.

 

Pierre Kropotkine (1842-1921).

Qu’il parle du « communisme primitif » des tribus préhistoriques, des communes villageoises, des cités médiévales et de leurs puissantes guildes ou des associations de travailleurs, il décrit avec simplicité des pratiques d’entraide aussi répandues chez nos aïeux que méconnues aujourd’hui. Le travail collectif, la propriété commune des terres et le fait que rien ne pouvait se décider sans l’accord de l’assemblée étaient des caractéristiques partagées par la plupart des sociétés qu’il évoque. On découvre les trésors d’ingéniosités inventés depuis des millénaires pour lutter contre les inégalités et faire que les conflits ne dégénèrent pas en règlements de comptes violents, voire en guerre. Greniers communs, ventes groupées, caisses d’entraide pour la maladie ou les grèves, jurys populaires et droit coutumier… On y apprend comment, avant la Sécurité sociale, le Code civil et les supermarchés, les humains s’organisaient pour faire face à la nature hostile mais aussi pour « se protéger des habiles et des forts ».

Et l’entraide dont parle Kropotkine ne se limite pas à quelques individus isolés mais à des groupements de familles, de villages, de tribus rassemblées en confédération de parfois plusieurs dizaines de milliers de membres. L’humanité qu’il décrit a confiance en sa capacité d’autodétermination. Ou plutôt avait confiance. Car, si les communautés humaines se sont longtemps méfiées des petits chefs, Kropotkine estime que le travail de sape de l’Église et de certains intellectuels ont eu petit à petit raison de notre goût pour l’insoumission et l’autogestion. « Bientôt aucune autorité ne fut trouvée excessive […]. Pour avoir eu trop de confiance dans le gouvernement, les citoyens ont cessé d’avoir confiance en eux ».

 

La colonisation de nos imaginaires

Ce livre est plein de surprises et d’apprentissages, abondamment sourcé, et plaisant à lire. Un siècle après sa sortie, il garde toute sa pertinence, d’un point de vue scientifique mais aussi politique (comme l’explique le très bon livre de Renaud Garcia sur le sujet). Dans la préface, Pablo Servigne (coauteur d’un ouvrage qui prolonge le travail commencé par L’Entraide), fait remarquer que les travaux de Kropotkine ont été jusqu’à récemment ignorés par les scientifiques et commencent seulement à être pris au sérieux. Pas trop tôt ! Car ce vieux bouquin nous est utile pour tenter de résoudre un des paradoxes de notre époque : le capitalisme réussit l’exploit de nous apparaître à la fois détestable et nuisible, mais… indépassable. Nos imaginaires sont tellement colonisés que l’on peine à imaginer un monde sans État, sans flic, sans actionnaire, sans salariat et sans banque.

Le savant russe nous rappelle que nous n’avons pas toujours été les êtres de calcul, cupides et soumis que nous sommes aujourd’hui. Sans nier que l’histoire humaine est aussi faite de violences et de dominations, il nous donne à voir une humanité partageuse, inventive et rebelle. Il prouve ainsi que le capitalisme et l’État ne sont ni naturels ni éternels et que d’autres formes d’organisation, basées sur l’entraide et l’autogestion, sont possibles. À nous maintenant de les faire (re)vivre.

 


  • L’Entraide, de Pierre Kropotkine, éditions Aden, 2009, 368 p., 22 €.

 

 

 

Source  : https://reporterre.net/La-cooperation-fait-plus-pour-l-evolution-que-la-competition

 

 

Catégorie Lecture

 

POUR SOUTENIR LE SITE
LES COMMENTAIRES
Catégories
Archives