Archive pour la catégorie ‘AUTONOMIE’

 

 

Dans cette deuxième rubrique, Patrick Baronnet nous dresse un bilan sur l’Eau et l’importance de sa qualité. Qu’est ce qu’une eau consommable ? Il nous explique également comment être autonome à ce niveau, simplement et en détails : besoin journalier en eau, volume d’eau de pluie disponible par zone géographique (pluviométrie), captation de l’eau de pluie, modification de sa composition pour la rendre potable, stockage.

Retrouvez Brigitte et Patrick Baronnet : http://www.heol2.org

Par Laurent Fendt

 

Source : http://hym.media/leau-bilan-captation/

Catégorie l’EAU

 

 

La première chronique de Patrick Baronnet

 

 

Mais qu’est-ce que l’autonomie ? Ne serait-ce pas avant tout un état d’esprit ? Mêler le concret et la conscience… encore faut-il avoir le mode d’emploi : un art de vivre entretenant la relation entre corps, intelligence et conscience.

 

L’article complet sur : http://hym.media/autonomie-etat-esprit/

Catégorie Interview Conférence Lecture

 

 

 

Pour apporter la lumière dans les régions où l’électricité fait défaut, l’ONG Liter of Light a conçu des lampes à fabriquer soi-même à partir de bouteilles en plastique.

 

Catégorie Autonomie

 

 

Ce village français 100 % autonome a tout compris

C’est un village en transition, c’est à dire un village qui fait le choix depuis plusieurs années déjà, de vivre selon un mode de vie particulier, celui du retour aux sources. Aux sources de nos terres, aux sources intellectuelles, aux sources manuelles, aux sources naturelles qui permettent une auto-suffisance assumée et organisée.

Situé dans la région mulhousienne, dans le Haut-Rhin, la petite commune d’Ungersheim semble sortir tout droit d’un film d’époque. Richelieu, le cheval de trait qui promène en calèche les habitants et se charge d’emmener les enfants à l’école, déambule dans les rues, en bon taxi des temps… antimodernes. Ici, on veut atteindre l’autonomie énergétique et alimentaire, casser les codes et redonner à l’humain des valeurs qui lui échappent. La ville s’est fabriquée un quotidien loin des obsessions matérielles et technologiques, loin de notre addiction à la consommation, en revenant deux générations en arrière : celle où on ne jetait pas, on réparait. Où la pédagogie traçait l’avenir d’hommes et de femmes responsables et respectueux. Où la nature était respectée, honorée. Où la politique ne pensait pas au profit, mais parlait Amélioration. La société s’est perdue dans un tunnel de vices et de dépendances en tout genre, tuant chaque jour un peu plus l’humanité et l’environnement.

 

Ungersheim, c’est trois chapitres, trois règles d’or, trois objectifs

– Le premier, c’est l’autonomie intellectuelle. La démocratie participative tient un rôle majeur dans l’organisation du village, et elle ne peut se concevoir qu’en “se libérant de la pensée dominante, du politiquement correct avec en épicentre, la réflexion et des prises de décisions émanant de la société civile”. Débats, conférences, expositions, ici la parole et l’écoute sont liées, et chacun apporte ses idées. « Les idées doivent émaner de la population. C’est peu, 2000 habitants, mais ça a le mérite d’exister »

– L’autonomie ou indépendance énergétique. La plus grande centrale photovoltaïque d’Alsace se trouve ici, à Ungersheim. 7 bâtiments communaux et l’eau de la piscine sont chauffés grâce à des panneaux solaires. Ce n’est pas tout. “Dans le cadre des économies d’énergie 4 actions sont déployées sur l’éclairage public, le retrait total des produits phytosanitaires et des engrais chimiques, le remplacement des produits d’entretien issus de la pétrochimie par une gamme certifiée écologique et un suivi précis et régulier de l’efficacité énergétique.” indique la Mairie de la commune dans sa présentation.

– Le Dernier pôle est l’autonomie alimentaire. Et là on tire son chapeau. Une filière qui s’appelle “De la graine à l’assiette” a relevé le défi : grâce à 8 hectares d’exploitation maraîchère, elle emploie une trentaine de personnes, produit 300 paniers hebdomadaires et fournit tous les repas scolaires, déjeuners et goûters quotidiens, 100 % bio. Un jardin communal est également accessible à toute la population.

 

Une vitrine des énergies renouvelables, un modèle humain et écologique 

Chaufferie collective à bois, désherbage manuel des espaces verts, calèche pour le transport vers l’école, production 100 % bio, cours de jardinage, éducation et sensibilisation pour une alimentation saine, implication de chaque habitant dans le processus de transition…le Maire de Ungersheim, Monsieur Mensch (qui veut dire Homme en allemand, et pour le coup, c’est un homme un vrai !), est à la tête de sa commune depuis 1989. Depuis 11 ans, il s’applique à faire de son village une terre à part, un exemple de solidarité et d’autonomie.

Il a défini 21 projets pour “l’après pétrole”, 21 projets pour le XXIème siècle, car il est soucieux de l’avenir et de nos dépendances aux énergies fossiles. Pour lui et ses habitants, il faut repenser notre quotidien et revenir en arrière, lorsque l’on faisait tout avec presque rien. « L’écologie politique n’est pas assez pragmatique » raconte Jean Claude Mensh dans une interview donnée à Wedemain. Un homme comme lui, un maire aussi téméraire et bienveillant, a bâti un bout du monde meilleur, une parcelle de grandeur, une nouvelle pensée…un homme comme lui devrait venir à nous, grandes villes désorientées et hyperactives brassant du vent, pour nous aider à ouvrir un œil, et puis l’autre.

 

http://www.oragesdacier.info/2016/12/ce-village-francais-anticapitaliste-et.html?m=1

 

 

M2R Films présente la bande-annonce du dernier film de Marie-Monique Robin: « Qu’est-ce qu’on attend ? »

 

 

https://www.mairie-ungersheim.fr/

Catégorie Autonomie

 

 

 

Le fondateur de Tesla et SolarCity a annoncé que son consortium avait installé 5 328 panneaux solaires sur l’île Ta’u, dans le Pacifique sud. En rendant ses 600 habitants autonomes en énergie, l’entrepreneur entend apporter une première preuve de l’efficacité de son modèle

 

 

Mi-septembre, la fusion entre Solar City et Tesla Motors, deux entreprises détenues par l’ingénieur sud-africain Elon Musk, a soulevé des interrogations chez de nombreux observateurs : former un géant à partir de deux entreprise fabriquant respectivement des panneaux solaires et des batteries, est-ce financièrement et techniquement viable ?

Mais pendant ce temps, l’entrepreneur fomentait un projet… qui pourrait bien devenir la vitrine de sa nouvelle entité, « la seule entreprise mondiale d’énergie intégrée verticalement, offrant à ses clients des produits d’énergie propre de bout en bout », selon ses propres mots.

Avant de fusionner, les deux entreprises ont en effet mis en place un système énergétique innovant sur une île du Pacifique Sud, l’île Ta’u, au large des Samoa américaines. Elles y ont installé 5 328 panneaux solaires, qui fournissent 1,4 mégawatt par heure au réseau… et rendant ses 600 habitants complètement autonomes grâce à des batteries qui stockent cette énergie.

L’installation préfigure le plan global d’Elon Musk, baptisé la « théorie du champ unifié », et selon lequel toute personne peut devenir son propre producteur d’énergie grâce à la Powerpack, la batterie ultra-performante au lithium développée par Tesla. Reliées aux panneaux solaires fabriqués et installés par SolarCity sur l’île, 60 d’entre elles y accumulent l’énergie pendant la journée afin de la dispenser matin et soir.

Ces batteries accompagnées d’un kit permettant de les installer simplement (contrairement à leur précédent modèle), et ainsi, d’en démocratiser l’utilisation, offrent une autonomie énergétique de trois jours sans le moindre rayon de soleil. Sur cette île au climat particulièrement clément, elles se rechargent entièrement en sept heures. Un système qui, selon Elon Musk, devrait permettre d’économiser environ 440 000 litres de diesel par an.

 

Les batteries d'Elon Musk installées sur l'île au large du Pacifique sud. (Crédit : SolarCity)

Les batteries d’Elon Musk installées sur l’île au large du Pacifique sud. (Crédit : SolarCity)

 

Des performances énergétiques inédites

Cette solution, financée par des opérateurs locaux, conduite par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) et le Département de l’intérieur des États-Unis (DOI), est particulièrement adaptée à une île située à 6 400 kilomètres des côtes américaines, qui était jusqu’ici alimentée en énergie par des groupes électrogènes polluants et coûteux.

« Je me souviens de certaines périodes pendant lesquelles le bateau ne pouvait pas venir jusqu’à nous pendant plus de deux mois, témoigne un habitant sur le blog de SolarCity, or, nous dépendons entièrement de ce bateau, notamment pour notre approvisionnement en gasoil, dont les générateurs ont besoin pour produire de l’électricité. »

Un coup de pub pour la nouvelle entité SolarCity-Tesla ? Certainement, mais aussi la preuve qu’ensemble, elles atteignent des performances énergétiques inédites, et… non-polluantes.

Source : http://www.wedemain.fr

 

 

Nature et Rando vous présente aujourd’hui le LIFESTRAW !

Ce filtre à eau promu par le TIME en 2005 comme la meilleure invention de l’année permet d’éliminer 99,9% des bactéries et virus présent dans l’eau.

Lien d’achat/ Notre boutique Nature et Rando : http://www.ebay.fr/usr/natureetrandofr

 

Article sur : http://www.parismatch.com/Actu/Environnement/Une-paille-transforme-l-eau-polluee-en-eau-potable-963373

Catégorie Autonomie

 

 

 

Coopérative de Barquisimeto (nord-est du Venezuela), au fonctionnement totalement autogestionnaire. Plus de 1 200 travailleurs, aucun chef, aucun gérant, aucune structure hiérarchique, énormément de participation, de confiance et d’apprentissage, une rotation constante dans tous les postes de travail, et bien plus …
Article écrit disponible sur. http://www.utopiasproject.lautre.net/…

 

 

Catégorie Autonomie

 

 

 

Changer l’air en eau afin de donner plus facilement accès à cette denrée, telle est la mission de la WaterSeer. Cette étonnante éolienne sujette à une campagne de financement participatif a pour vocation d’être installée dans les pays arides afin que chacun puisse avoir de l’eau potable dès qu’il en a besoin. Une initiative remarquable qui fait de nombreux adeptes.

 

Source : Water Seer

 

Comptant parmi les fléaux touchant le plus de personnes à travers le monde, le manque d’accès à l’eau potable est à l’origine, chaque jour, du décès de 9 000 personnes. Près de 40% de la population mondiale est victime de pénurie d’eau. Afin de lutter contre cette injustice, l’entreprise américaine VICI-Labs a travaillé sur un projet permettant de récolter de l’eau potable sans qu’une seule goutte ne tombe du ciel. Une innovation qui est rendue possible grâce à la puissance du vent et qui permet d’alimenter un nouvel appareil : le WaterSeer.

 

 

Rappelant dans sa forme, une éolienne, WaterSeer est en réalité une machine capable de « fabriquer » de l’eau potable avec juste un peu de vent. L’appareil se compose en surface d’une éolienne à axe vertical et d’une chambre de condensation enterrée à environ 1,80m de profondeur. Que le vent souffle ou non, l’éolienne capte l’air et via un tube métallique, l’envoie vers la chambre souterraine.

En allant sous terre, l’air prélevé refroidit. Cette action fait que l’eau qui est présente dans l’air (à l’état gazeux) se condense et devient liquide. Le liquide obtenu descend tout droit dans la chambre de condensation qui fait alors office de citerne, pouvant récupérer jusqu’à 37 litres d’eau par jour. Pour récupérer cette eau, il suffit d’activer une pompe manuelle située à la surface.

 

 

Fonctionnant sans électricité et pouvant être installée partout, WaterSeer est un projet qui pourrait permettre à des millions de personnes, vivant dans les zones arides, de pouvoir s’approvisionner en eau potable. L’accès à l’eau potable étant l’une des priorités de l’ONU qui veut l’offrir de manière universelle et équitable, à toute l’humanité d’ici 2030. WaterSeer représente une solution peu coûteuse pour atteindre cet objectif. Proposé en financement participatif sur Indiegogo, le projet a réuni plus de 142 000 dollars sur les 77 000 demandés. Il devrait donc arriver d’ici peu dans les zones arides, offrant avec lui de l’eau potable à ceux qui en ont le plus besoin.

 

Voici donc une nouvelle vidéo en photos de mon dernier bricolage.

Fabrication maison de mon Capteur Solaire Chauffage Air Chaud avec des Canettes de Soda en Aluminium Énergie Solaire.
Un chauffage Air Solaire, et oui, fabriqué seulement avec des boites Alu de soda.. Moteur aspirateur de l’air chaud , alimenté par mes batteries des panneaux solaires..

D’avance merci, pour vos commentaires et vos éventuelles questions et remarques. Et de nouveau merci a mon ami Pierre pour sa superbe composition musicale. Bonne Lecture a vous tous A Bientôt et merci de votre visite

Jean Luc

NOTA : Oui au fait, si j’ai fais ce petit montage, c’est surtout pour bricoler, j’ai toujours en tête quelque chose a faire … Rien que pour le plaisir de bricoler et je n’ai rien inventé.
Et d’autre vidéos en préparation : Refroidisseur avec Module Peltier 2 X 10A et deuxième tracker solaire – Deux axes

L’histoire du jeune Julien, ce belge qui a émigré vers la France pour vivre en totale autonomie, risque d’inspirer les amoureux d’une vie libre.

Refusant les voix les plus pessimistes, il va tout quitter en 2013 pour tenter l’expérience de l’autogestion.

3 ans plus tard, il est allé plus loin qu’il ne l’aurait espéré.

En 2013, l’équipe d’Alors, on change, une émission belge qui se penche sur ces gens qui changent la société, avait rencontré Julien une première fois en juin 2013 : il venait d’avoir 31 ans, il avait quitté son travail à la fois passionnant et rémunérateur de consultant sportif de haut niveau pour s’exiler en France, dans un chalet perdu dans les Pyrénées.

Son objectif à l’époque : être 100% autonome tant au niveau énergétique qu’alimentaire, et avoir un impact environnemental proche de zéro.

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Presque trois ans plus tard, que reste-t-il de ce projet presque utopique ?

 

Rencontre.

Quand il avait 15 ans, Julien rêvait de quitter sa ville natale de Tournai pour des contrées plus sauvages, en Afrique ou en Amazonie, afin de prendre une distance critique bien nécessaire via-à-vis de notre société occidentale.

Finalement, cette vie plus proche de la nature, Julien l’a trouvée dans les Pyrénées, bien plus proche de sa terre natale.

Il vit aujourd’hui dans un chalet avec son chien Farou et ses poules, en attendant de terminer la rénovation de sa grange.

Son autonomie complète, Julien l’a pratiquement décrochée.

« Grâce à mon précédent emploi, j’avais réussi à mettre suffisamment d’argent de côté pour acheter une grange et les 300m² de terrain qui l’entourent. Dès que j’en suis devenu propriétaire, je suis tout de suite venu vivre ici ! »

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Quelle est sa recette pour viser l’autonomie complète ?

Tout d’abord, sélectionner un terrain aux ressources naturelles adéquates.

Une rivière voisine lui fournit l’eau courante et l’électricité dont il a besoin, via une turbine et des accumulateurs.

« Au départ, afin de pouvoir acheter le matériel nécessaire à la rénovation de la grange comme les ardoises et le bois pour la structure, j’ai travaillé l’hiver dans la station de ski d’Ax 3 Domaines. Mais le reste de l’année, je me suis toujours procuré mon énergie à la sueur de mon front ! »

Car en à peine 3 ans, les choses ont bien évolué pour le jeune homme.

Certes, Julien n’habite pas encore dans sa grange, « parce que la rénovation a pris plus de temps que je ne l’avais imaginé. J’ai d’ailleurs passé un hiver très dur en 2013-2014 car le toit n’était pas totalement achevé, et j’ai donc dû me débrouiller avec des bâches » explique-t-il.

Mais l’été suivant, en 2014, Julien avait terminé le toit de son habitation et étendu son potager en plantant du maïs, des pommes de terre, des oignons, des courges et de nombreux autres légumes.

Le tout est aujourd’hui agrémenté de ruches qui encouragent le développement de butineuses tout en lui offrant un peu de miel.

« C’est à cette période que j’ai eu l’idée de développer un concept de petit food-truck local. Je me suis dit que les skieurs allaient certainement aimer faire une pause le long des pistes avec des bonnes gaufres chaudes bien de chez nous, et j’ai donc construit un traîneau avec du bois local que j’ai appeléLa Belgerie. Le concept a tout de suite plu, mais je dois bien avouer que le premier hiver j’ai eu très froid ! ».

 

Julien a donc profité de l’été 2015 pour offrir à son food-traîneau non seulement un toit, le transformant ainsi en food-roulotte, mais aussi une locomotive un peu particulière et, surtout, 100% naturelle.

« Jusque-là, comme on le voit dans le film, j’utilisais un vieux 4×4 pour transporter mon bois et déplacer ma roulotte. Dans un souci de réduire voire annuler ma dépendance au pétrole, j’ai donc décidé d’acheter un cheval. Et c’est super ! ».

Depuis son grand départ, tout roule pour Julien.

Et malgré les nombreux obstacles auxquels il a dû faire face ces trois dernières années, il est plus motivé que jamais.

« Être dans les difficultés, c’est revigorant. Même quand on est seul face à un problème, dans le froid et la neige ou sous la pluie, on vit des moments de plénitude, on est en connexion avec la nature. Quand je pense que pendant ce temps-là des millions de gens perdent leur vie dans les embouteillages… »

Ce qui est sûr, c’est que Julien n’a jamais douté une seule seconde d’avoir fait le bon choix, et qu’il n’en doute toujours pas.

« Même d’un point de vue purement financier, c’est la bonne solution. Je gagne quelques milliers d’euros par an en travaillant pendant l’hiver, je réinjecte cet argent dans l’économie locale et je n’ai ni de factures d’électricité, ni d’eau. »

 

Et comment le jeune garçon se voit-il dans 20 ans ?

« Toujours ici, dans la nature. J’aimerais juste avoir réussi à convaincre le plus de monde possible que la vie en totale autonomie, c’est possible ! ».

Et épanouissant, aurait-on envie d’ajouter…

Pour découvrir l’habitat de Julien, c’est par ici !

 

http://www.survivre-au-systeme.fr/2016/01/26/ce-belge-vit-en-autonomie-compl%C3%A8te-dans-les-pyr%C3%A9n%C3%A9es/

A 30 ans, Charlotte a réalisé son rêve d’enfant : se construire un cabanon dans la forêt et vivre en autarcie au plus près de la nature. Elle nous raconte son choix implacable et son insolite face-à-face avec l’essentiel.

 

La fille des bois

Depuis toujours, je rêve d’habiter dans une cabane. Dès 5 ou 6 ans, je me nourrissais de ces histoires d’enfants perdus dans la forêt qui, au détour d’une clairière, découvrent une maison… La campagne, c’est chez ma grand-mère que j’en ai fait l’expérience : les longues marches dans les bois, le nom des arbres, le sens de l’orientation… Sinon, j’ai grandi dans une HLM de la banlieue de Nantes, entre un père alcoolique et une mère à la volonté de fer : c’est à travers elle que j’ai découvert qu’on peut aller au bout de ses convictions et construire la vie qu’on s’est choisie.

 

Amoureuse de la nature

La révélation m’est tombée dessus pendant ma première année de doctorat en neurosciences comportementales. Grâce à un livre, « Cabanons à vivre » (1), dans lequel on explique comment bâtir sa tanière, son refuge, et montre qu’on peut vivre simplement sans avoir froid.

Un an plus tard, comme j’ai un peu d’économies, je décide de m’acheter un terrain. Je sais que la Creuse n’est pas chère, je sillonne le département et tombe amoureuse de cette nature rude, de ces forêts et de ce granit. L’endroit est très peu peuplé, mais fourmille d’associations, de réseaux d’entraides et de chantiers alternatifs.

Dès 2008, je démissionne donc de mon laboratoire de recherches et pars vivre en Creuse, logée et nourrie chez les uns et chez les autres, en échange de coups de mains. Je découvre alors une manière de vivre fondée sur la gratuité, la solidarité et l’authenticité. Un an plus tard, je déniche mon terrain, neuf hectares à l’orée d’un village du Parc naturel régional de Millevaches. Dès que je l’arpente, je sais que je suis chez moi. Le boulot est colossal. Je défriche au croissant, à la faux et à la houe.

 

6 m² sans eau ni électricité

Mon amoureux de l’époque, lorsqu’il se rend compte que j’ai réellement l’intention de vivre dans les bois, s’enfuit en courant. Je me retrouve donc seule, digérant ça en bossant comme une dingue. Je plante ma tente sur le terrain et commence la construction, en mars 2010, en m’aidant de bouquins et de ce que j’ai appris sur les chantiers associatifs. Je dresse des pilotis en bois, une ossature en sapin de Douglas et en mélèze, me procure des plaques de verre que je scelle avec du plâtre pour les fenêtres, construis une petite terrasse que j’isole avec des pneus, acquiers des tuiles pour le toit. En tout, ça me prend six mois d’essais, d’erreurs, de galères, de découragement et de reprises d’énergie.

Je récupère un poêle à bois en échange de services rendus à des voisins et, en octobre 2010, pose une serrure sur la porte et des tapis au sol. J’ai réussi à me mettre à l’abri moi-même. J’ai sécurisé mon cabanon en abattant les arbres qui auraient pu tomber dessus. Je suis moulue, cassée, je peux à peine bouger les bras mais, pour la première fois de ma vie, je me sens enfin chez moi.

Dans le village, les gens m’acceptent bien, surtout les vieux paysans qui me donnent plein de trucs à manger. C’est du côté du maire que ça coince. Il va jusqu’à me dénoncer aux impôts parce je ne paie pas de taxe d’habitation. Mais l’administration fiscale confirme : sans eau ni électricité et sans fondations en dur, je ne suis pas redevable de taxes. Mais le maire renchérit. Dans le bulletin de la commune, il se fend d’un article sur « les dangers de la cabanisation ». Peu après, deux types menaçants arrivent sur le terrain. Pendant quelques semaines, j’ai eu peur qu’ils brûlent ma cabane. Certains nourrissent un fantasme vis-à-vis des « marginaux », une hostilité complètement irrationnelle à l’égard des gens qui ne vivent pas dans les rails.

Aujourd’hui, mon rêve est réalisé. Ma cabane fait environ 6 m2, j’ai une minuscule mezzanine pour dormir, un divan pour les invités, un poêle à bois et une belle chatte grise. On me pose souvent la question de la solitude.

« Alors que mon existence est plus que spartiate, j’ai parfois l’impression d’un confort inouï. »

En fait, je vois beaucoup plus de monde que lorsque j’étais étudiante en région parisienne. Je connais plein de gens chez qui je peux aller à pied, dans un rayon de cinq kilomètres. Des maraîchers, des paysans et aussi des gens qui, comme moi, ont quitté la ville pour venir ici.

 

Vivre d’orties et de fruits

Mon changement de vie radical a provoqué un tri parmi mes anciens amis. Il y en a que je ne vois plus du tout, d’autres qui aiment me rendre visite. Je n’ai pas le téléphone, bien sûr, mais j’ai une adresse internet que je consulte chez des gens du village voisin. Pour les déplacements indispensables, on se partage une voiture.

Alors que mon existence est plus que spartiate, j’ai parfois l’impression d’un confort inouï. L’hiver dernier, il a fait jusqu’à – 20 °C dans ma forêt. J’avais tellement chaud dans ma cabane que je sortais régulièrement me rouler dans la neige pour me rafraîchir. Ça me donnait une énergie extraordinaire. Je faisais fondre la neige pour avoir de l’eau, j’avais toujours une soupe délicieuse qui mijotait sur le poêle… Le reste du temps, je vais chercher mon eau à la source et travaille du matin au soir. Je cueille des orties et des baies sauvages, cultive des patates et des arbres fruitiers, et j’ai l’intention de me mettre à la chasse pour me fournir en viande. J’ai également planté des saules pour créer une oseraie et pouvoir me lancer dans la vannerie.

Dans l’idéal, j’aimerais être totalement indépendante sur les plans énergétique et alimentaire, installer un panneau solaire, fabriquer mes propres bougies, produire assez de légumes pour me nourrir toute l’année. A l’origine, j’avais même l’ambition de vivre absolument sans argent. Mais comment payer des pneus neige, le vétérinaire pour la chatte, le café pour les amis les jours de marché ? Je me suis finalement résolue à demander le revenu de solidarité active ­ environ 450 /mois. Ça m’a plongée dans un cas de conscience intense. J’avais presque honte de demander de l’aide à la société. J’éprouve toujours le besoin de me justifier, de rappeler que je travaille du matin au soir, que je crée, aide, construis, que j’ai ma place dans la société, même si je choisis des chemins de traverse.

 

Savoir qui on est

En ce moment, à la lumière d’une bougie, je lis un roman qui me touche profondément, « Le mur invisible » (2).

Ça raconte l’histoire d’une femme qui, après qu’une guerre a fait disparaître l’humanité, se retrouve seule avec quelques animaux. Elle surmonte toutes ses peurs, ne vivant que dans le présent. Je me reconnais dans ce personnage. Parfois, j’ai l’impression que je revis en accéléré l’évolution de l’être humain : création de la clairière, premiers habitats en dur, microagriculture… Si j’en étais capable, je ferais mon feu moi-même, avec des morceaux de silex. Ce lieu me crée autant que je l’ai créé. C’est un endroit où on est obligé de savoir qui on est. Je ne sais pas de quoi les prochaines années seront faites, mais ce que je sais, c’est que je serai enterrée ici, que je ne ferai plus qu’une avec cette terre.

2. De Marlen Haushofer (éd. Babel).

Source

http://www.survivre-au-systeme.fr/2016/01/17/tout-quitter-pour-vivre-au-plus-pr%C3%A8s-de-la-nature/

LE SEUL VRAI TRUC À CONNAÎTRE POUR DEVENIR ABONDANT

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Jack Michael Sword

Pratiquer la gratitude, avoir la foi, se fixer des objectifs, faire de la visualisation, cultiver un désir ardent… Oubliez tout ça nous dit Jack Sword. Pour lui, il est besoin que d’une seule chose pour attirer à soi l’argent : être Un avec le Tout. Ce dont je parle dans mon livre : j’y consacre un chapitre entier, intitulé « s’ouvrir au flux de l’abondance, une manière d’être au monde ».

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