Après chaque grande catastrophe naturelle, des témoignages relatent comment des animaux ont échappé à une mort certaine en se mettant à l’abri avant que les forces de la nature ne se déchaînent. Comment une telle chose est-elle possible ? Sont-ils avertis ou captent-ils quelque chose qui nous échappe ? Certaines personnes parlent d’un sixième sens, de quoi s’agit-il exactement ?

DES TÉMOIGNAGES EN GRAND NOMBRE

À la Martinique, en 1902, plusieurs jours avant l’éruption de la montagne Pelée, tous les animaux, des oiseaux aux reptiles, fuirent les abords du volcan. Les êtres humains y demeurèrent. Il n’y eut qu’un survivant sur 40 000 habitants : un prisonnier, protégé par les murs épais de sa prison.

En France, en 1959 à Fréjus, ce sont les chats qui se sont enfuis hors des maisons avant que le barrage construit en amont de la ville ne cède et qu’une vague n’inonde la ville basse, faisant plus de 400 victimes. Et en 1999, dans les Vosges, avant l’arrivée de la tempête Lothar dont la violence des vents abattit de très nombreux arbres, des chevreuils quittèrent les profondeurs des forêts pour se regrouper dans les espaces dégagés des clairières.

Le 26 décembre 2004, le parc national de Yala, au Sri Lanka, a été dévasté par un tsunami qui a pénétré jusqu’à trois kilomètres à l’intérieur des terres et recouvert environ 300 hectares de terrain. Des vagues mugissantes ont réduit des immeubles en décombres et transformé des véhicules en projectiles meurtriers. Bien que plus de 200 éléphants ainsi que de nombreux autres animaux vivent dans le parc, pas un seul n’a été tué par le raz de marée. «Aucun éléphant n’est mort, ni même le moindre lièvre ou le moindre lapin.

« Je pense que les animaux sentent venir les catastrophes. Ils ont un sixième sens. Ils savent que quelque chose va arriver» déclarait un des responsables du parc.

Depuis un hélicoptère, un journaliste a vu les troupeaux sur la terre sèche. Les autorités du Sri Lanka confirment le fait : plusieurs dizaines de milliers de corps humains ont été retrouvés, mais aucun cadavre d’animaux sauvages n’a été aperçu.

A toutes les époques, partout dans le monde, de tels faits sont relatés et ne cessent d’émerveiller l’être humain, le poussant à s’interroger sur la mystérieuse faculté que possèdent les animaux de pressentir l’arrivée de tels dangers.

L’APPROCHE SCIENTIFIQUE

Pour les scientifiques, il n’y a rien de mystérieux ni d’inexplicable à ce que les animaux sachent à l’avance qu’une catastrophe naturelle va avoir lieu.

Contrairement à l’homme qui s’est créé un environnement très sécurisé, les animaux vivent dans un milieu recelant mille menaces pour eux. Ils sont constamment en alerte pour ne pas se faire tuer par leurs ennemis, pour défendre leur territoire et leurs petits, pour échapper aux intempéries, trouver de la nourriture, etc.

Afin de survivre aux multiples dangers auxquels ils sont confrontés, les animaux ont développé à l’extrême leurs facultés de perception. Chez certaines espèces animales, c’est l’ouïe qui s’est spécialement affinée. Le spectre sonore qu’elles captent est fortement augmenté vers le haut ou vers le bas, leur permettant ainsi d’entendre «de loin» leur ennemi.

Les chauves-souris et les insectes, par exemple, perçoivent les ultrasons qui sont inaudibles à l’être humain. Or, les roches soumises à de fortes pressions, comme c’est le cas lorsqu’un tremblement de terre se prépare, émettent des sons de très haute fréquence. C’est certainement pour cette raison qu’au Sri Lanka, peu avant le séisme qui déclencha le tsunami de décembre 2004, des témoins ont vu des milliers de chauves-souris quitter, en plein jour, le fond de la grotte où elles étaient réfugiées, alors que ces animaux ne sortent normalement que la nuit.

La perception des infrasons est plutôt le propre des éléphants. Ceux du parc naturel de Yala mentionnés plus haut comme ayant échappé au tsunami ont probablement perçu les sons de basse fréquence émis par le déplacement des plaques continentales, leur permettant ainsi de se mettre à l’abri.

D’autres animaux, les serpents par exemple, sont très sensibles aux variations des champs magnétiques du sol. Ces derniers se modifient fortement dans les heures qui précèdent les séismes. Cela expliquerait que les serpents, ainsi avertis, sortent de leur trou avant les premières secousses, comme cela a été observé à maintes reprises, leur évitant ainsi d’être écrasés.

Il est d’observation courante que les poules, les oies et les pigeons manifestent une très grande agitation avant les tremblements de terre. D’après certains chercheurs, cet affolement serait dû à la capacité de ces oiseaux à percevoir les émissions de gaz radioactifs, comme le radon, émissions qui ont lieu lorsque les couches de roches souterraines qui retiennent les gaz en profondeur se fendillent et se déplacent peu avant que la terre ne tremble.

La finesse des perceptions des animaux est certainement une partie de l’explication du pourquoi de la prescience du danger qu’ils possèdent, mais elle n’explique pas tout.

Deux raisons poussent à penser qu’il doit y avoir autre chose que ce sixième sens dont on parle tant. La première raison est que les animaux réagissent avant que l’événement ait lieu et la deuxième qu’ils réagissent de manière intelligente, adaptée au danger.

Reprenons ces deux éléments.

UNE PERCEPTION À L’AVANCE

Normalement, les signaux visuels, auditifs… perçus par nous ou les animaux le sont au fur et à mesure qu’ils sont émis. Il y a donc toujours simultanéité de l’événement qui émet les stimuli et leur perception. Mais dans les cas qui nous occupent, les animaux perçoivent quelque chose avant que le tremblement de terre, la tempête, l’éruption volcanique… n’aient lieu.

Certes, un séisme est précédé de nombreuses petites secousses imperceptibles à l’être humain et que les animaux captent. Mais d’après les spécialistes, ces petites secousses ont lieu en tout temps. Elles témoignent de l’activité permanente de la croûte terrestre et pour cette raison n’annoncent que rarement un séisme véritable. Pourquoi alors, les chiens, qui comme les éléphants et les chauves-souris sont très sensibles à ces secousses, ne hurlent-ils qu’avant les grands tremblements de terre ?

Il est vrai aussi que les tempêtes sont précédées de modifications de pression atmosphérique, d’humidité de l’air… qui peuvent permettre à certains animaux de prendre conscience de leur arrivée. Mais, ici aussi, de tels changements ont lieu à tout moment sans qu’ils annoncent de tempêtes dévastatrices. Pourquoi les réactions des animaux ne se manifestent-elles que quand une véritable tempête approche ?

S’il est compréhensible qu’un animal doté d’un sens très affiné puisse percevoir des signaux que d’autres n’arrivent pas à réceptionner, cela n’explique pas pourquoi il peut recevoir un signal avant qu’un événement ait lieu. Quel est donc ce sens qui est capable de saisir ce qui ne s’est pas encore passé ?

Cette perception peut en effet avoir lieu longtemps à l’avance

En 1738, à Messine, en Italie, les chiens ne hurlèrent que quelques minutes avant qu’un tremblement de terre ne détruise la ville et ne tue plus de 50 000 personnes. Ce n’est aussi que quelques minutes avant le tremblement de terre de Landsberg, en Allemagne, en 1910, que les abeilles abandonnèrent leur ruche pour s’envoler dans les airs. Mais c’est une demi-heure avant le séisme qui détruisit 20 000 maisons en Grèce, en 1953, que les cigognes qui peuplaient la région s’élevèrent brusquement dans les airs et tournoyèrent en larges cercles en criant de manière inhabituelle, donnant ainsi l’alerte à la population. Il n’y eut que 27 morts.

Le 5 mars 1977, en Roumanie c’est une heure avant que la terre ne tremble, que les poules et les vaches, par leur agitation et leurs tentatives de s’enfuir de leur poulailler ou de leur étable, avertirent leurs maîtres du danger à venir.

En 1969, à Yientsin, les autorités chinoises prévinrent la population de l’imminence d’un séisme, deux heures à l’avance, après avoir constaté l’agitation des tigres, pandas et cerfs du zoo.

Un jour avant qu’Orléansville, en Algérie, ne fût détruite par le séisme de 1954, de nombreux animaux domestiques avaient quitté la ville. En Alaska, en 1964, les ours blancs firent de même, écourtant ainsi leur hibernation de deux semaines, afin d’échapper au séisme qui se déclencha sur la région avec une puissance de 9,2 sur l’échelle de Richter.

En dehors des catastrophes naturelles, les animaux sont aussi capables de déceler à l’avance des dangers qui ne font pas intervenir directement les forces de la nature.

Dans les années 1960, aux États-Unis, un propriétaire de chien était assis au café avec des amis à jouer aux cartes. Contrairement à son habitude, son chien le dérangeait continuellement par son agitation, ses cris, ses déplacements dans la pièce. Agacé, il ouvrit la porte du café et laissa son chien sortir. Quelques minutes après, rentrant par la fenêtre, son chien recommença son manège. Son maître, excédé, sortit du café avec lui pour le mettre dehors. À peine avait-il franchi le seuil que le plafond de l’établissement s’écroulait, ensevelissant les consommateurs.

Dans le même ordre d’idée, à Oviedo, en Espagne, en 1961, un cheval qui tirait une charrette bloqua la circulation, en refusant obstinément de pénétrer dans le tunnel par lequel son maître voulait le faire passer. Ni menaces, ni coups de fouet ne réussissaient à lui faire changer d’idée ou à le faire avancer. Un immense embouteillage se forma derrière lui, mais le concert de klaxons et les vociférations des conducteurs furent tout à coup couverts par un effroyable fracas : la voûte du tunnel s’était effondrée dans un bruit épouvantable.

Autre fait particulier : selon des témoins, une heure avant que la bombe atomique ne fût lâchée sur Hiroshima, des centaines de chiens se réunirent pour aboyer à la mort.

 

UN COMPORTEMENT SENSÉ

Dans une situation dangereuse qui lui échappe en partie, l’être humain, dans l’état de panique où il se trouve, adopte parfois un comportement insensé. On imagine facilement qu’il en va de même avec les animaux, puisque, bien que conscients de l’approche d’un danger par la finesse de l’un de leurs sens, ils ne peuvent toutefois pas encore en connaître la nature exacte puisque ce dernier n’est pas encore présent.

Ce comportement insensé se manifeste par exemple par le fait que des anguilles s’échouent volontairement sur la plage devant la menace d’un tsunami, des poissons sautent sur les berges de la rivière pour échapper à un tremblement de terre, des rats se cachent dans les maisons avant un séisme au risque de se faire écraser lorsqu’elles s’effondreront.

À l’opposé de ces comportements, dictés par la panique, certains animaux ont une réaction parfaitement adaptée à la menace et, point à souligner, qui diffère de leurs réactions habituelles.

Normalement, une grenouille qui se sent en danger saute dans l’étang où elle vit et se réfugie instinctivement au plus profond de celui-ci. Un spécialiste raconte pourtant avoir observé des grenouilles quitter le ruisseau dans lequel elles vivaient et s’en éloigner le plus possible afin d’échapper à une crue imminente.

Les chats qui se sentent menacés se réfugient généralement sous un meuble ou dans un coin reculé de l’appartement de leur maître. Or, à Fréjus, les chats ayant été avertis de la rupture du barrage en amont de la ville, miaulaient, grattaient aux portes et fenêtres, et s’enfuyaient au loin sitôt qu’une porte s’entrouvrait.

Nous sommes émerveillés, avec raison, par l’histoire des éléphants au parc de Yala, au Sri Lanka, qui se sont réfugiés hors d’atteinte de la montée d’eau qu’allait provoquer le tsunami. D’après les scientifiques, c’est leur sensibilité aux basses fréquences qui leur a permis de déceler le tremblement de terre qui avait lieu à des centaines de kilomètres de là, au nord de l’Indonésie, et qui, dans un deuxième temps seulement, a engendré la vague destructrice. Que les éléphants décèlent le séisme est une chose, mais comment ont-ils su qu’il leur fallait s’éloigner des rives et monter sur les hauteurs afin d’échapper au tsunami qui résulterait du tremblement de terre ?

«C’est un sixième sens que possèdent les animaux», répondront beaucoup de gens.

 

QU’EST-CE QUE LE SIXIÈME SENS DES ANIMAUX ?

La grande finesse des sens des animaux étant insuffisante pour expliquer complètement la capacité que ceux-ci possèdent pour percevoir l’arrivée d’une catastrophe naturelle, certaines personnes invoquent l’existence d’un sixième sens.

Ce sixième sens, s’il existait, devrait avoir pour caractéristique de saisir quel sera le phénomène naturel, le moment où il sévira, les conséquences qui en résulteront sur l’environnement et la réaction appropriée à lui opposer, et tout cela, à l’avance. Cela fait beaucoup de choses pour un simple sens. Il doit par conséquent s’agir de quelque chose d’autre. Mais de quoi ?

Dans le Message du Graal une explication tout autre que celles que l’on entend habituellement est donnée. Il ne s’agirait pas d’une perception anticipée, mais de la réception d’un avertissement par les forces personnifiées de la nature, autrement dit les êtres élémentaux.

«Les êtres élémentaux, quant à eux, savent exactement où et quand se produira une modification dans la nature, par exemple les éboulements et les glissements de terrain, la chute d’un arbre, les effondrements dus à l’érosion, les ruptures de barrages, les inondations, les éruptions volcaniques, les raz de marée, les tremblements de terre et toute autre catastrophe de ce genre. Ils le savent parce qu’ils s’en occupent personnellement et que ces modifications qualifiées par les hommes d’accidents et de catastrophes sont préparées et provoquées par eux.

Si donc un semblable événement est imminent, il peut arriver qu’un animal ou une personne qui s’approche de cet endroit soit averti par ces êtres élémentaux. Ils lui barrent le passage et, par des cris et des mouvements brusques, ou en faisant soudain impression sur sa sensibilité, ils cherchent à l’inciter à faire demi-tour. L’animal prend peur, ses poils se hérissent et il refuse énergiquement – de façon parfaitement contraire à ses habitudes – de poursuivre son chemin.

C’est ainsi que l’animal le mieux dressé peut exceptionnellement refuser obéissance à son maître. Telle est la raison du comportement étonnant de l’animal en pareille circonstance. Mais l’homme ne voit pas ces êtres élémentaux et va bien souvent au-devant du danger dans lequel il périt ou se trouve gravement atteint.» (Tome 3, conf. 5)

La véracité de telles possibilités d’intervention est confirmée dans la Bible. C’est une entité qui empêche l’âne de Balaam de conduire son maître dans la tribu voisine. Cette entité, désignée comme étant un ange dans le récit, n’est pas visible à Balaam, mais l’âne la voit et refuse d’avancer (Nombres 22, 28-34).

La perception des variations de champs magnétiques, d’ultra ou d’infrasons, etc. évoqués par les scientifiques n’est donc qu’une des manières dont les animaux peuvent prendre conscience d’un bouleversement naturel à venir.

Les avertissements des êtres élémentaux en sont une autre encore plus instructive pour comprendre la loi des semailles et des moissons, et l’aide qui nous est donnée afin de la vivre de façon éducative.

Christopher Vasey

Source : http://www.graal.ca/?q=node/417

 

Les animaux peuvent-ils nous prévenir des catastrophes naturelles ?

Il semble qu’il n’est pas possible scientifiquement parlant de prouver les intuitions des animaux face aux catastrophes naturelles, pourtant plusieurs faits racontent que des animaux ont fui avant des événements dramatiques. Je crois que l’être humain a perdu ce côté instinctif de l’observation pour sentir ces signes que la terre envoient quand ses entrailles commencent à faire des siennes.

Les oies détecteraient les émissions de gaz radioactifs qui se produisent peu avant que la terre ne tremble. © Mychele Daniau/AFP

Par PEGAH HOSSEINI

Lorsque notre chat agit étrangement, que les éléphants se mettent soudainement en marche ou que des bancs de poissons s’enfuient à toute allure, il est possible que quelque chose se prépare.

 

Les animaux peuvent-ils nous servir de signal d’alarme avant une tempête, un tremblement de terre, un tsunami ?

Voici des éléments de réponse.

Martinique, 8 mai 1902

La montagne Pelée s’apprête à entrer en éruption, ne laissant derrière elle que 2 survivants parmi les 30 000 habitants : Louis Cyparis, un chanceux prisonnier protégé par les murs épais de sa geôle, et Léon Compère, modeste cordonnier dont la maison était étonnamment bien abritée. Pourtant, tous les animaux ont fui les abords du volcan quelques jours avant.
« Lors de cet épisode, la remontée du magma s’est accompagnée de sismicité, de l’apparition de nouvelles fumerolles. Elle a engendré la résurgence des nappes phréatiques réchauffées qui ont produit des coulées boueuses. Les animaux ont peut-être pu ressentir ces changements dans leur écosystème », explique Jean-Christophe Komorowski, volcanologue et professeur à l’Institut de physique du globe de Paris.

Malgré cela, aujourd’hui encore, on ne se fie qu’aux données fournies par l’homme et ses outils… Pour la Martinique, on mise sur des cartographies du risque sismique. On imagine des scénarios, on évalue les risques et les conséquences. Mais jamais on ne pense à inclure la prémonition des (pas si) bêtes.

Fréjus, 9 décembre 1959

Le barrage de Malpasset, construit en amont de la ville, cédera dans la soirée. À 21 h 13, tandis que certains habitants entendent « comme une sorte de grognement », un bruit assourdissant et des grincements de ferrailles, une vague viendra sous peu inonder la localité, emportant avec elle plus de 400 victimes. La totalité des chats avait déserté l’endroit, bien avant que n’advienne la catastrophe… La capacité auditive de l’homme varie de 20 et 20 000 Hz. Celle du félin peut percevoir une fréquence supérieure de 20 à 100 kHz…

Sri Lanka, 26 décembre 2004

Il est 0 h 58. Un séisme dans l’océan Indien produit un terrible tsunami, qui va ravager l’île, pénétrant ses terres jusqu’à 3 kilomètres et recouvrant environ 300 hectares de terrain. Des vagues effrayantes balaient alors le paysage, faisant s’effondrer les immeubles et transformant chaque objet en projectile. Bilan : plus de 30 000 morts, près d’un million de sans-abri… Mais très peu de cadavres d’animaux sauvages. Et aucune trace des 200 éléphants du parc national de Yala, qui s’étaient mis en route il y a fort longtemps. Une prouesse réalisée grâce à leur capacité à détecter les infrasons émis par le déplacement des plaques continentales. En dessous de 20 Hz, et ce, à des centaines de kilomètres, les signaux qu’ils interceptent via leurs pattes remontent à leur cerveau…

Une fourmilière d’exemplesOn pourrait continuer la liste :

le 4 mars 1977, en Roumanie, c’est une heure avant que la terre ne tremble que les poules et les vaches ont tenté de s’enfuir.

En 1954, à Orléansville, en Algérie, c’est un jour avant que la cité ne soit détruite par un séisme que les animaux domestiques l’ont quittée.

Des témoins affirment qu’une heure avant que la bombe atomique ne vienne ravager Hiroshima, des centaines de chiens se sont réunis pour aboyer à la mort.

Même constatation à Messine, en Italie, où un tremblement de terre a secoué la ville en 1908.

Idem dans les océans : des fugues soudaines de saumons apeurés, des vagues de baleines échouées sur les plages, des requins qui désertent leur lieu de vie présagent un grand bouleversement.

Sur la terre, les serpents sortent de leur trou en cas de variation des champs magnétiques du sol. Les poules, les oies et les pigeons, selon certains chercheurs, auraient la capacité de détecter les émissions de gaz radioactifs. Ces émissions ont lieu lorsque les roches souterraines qui retiennent les gaz en profondeur se fendillent et se meuvent peu avant que la terre ne tremble.

Enfin, dans les airs, les oiseaux prennent constamment leur envol avant une intempérie. Prévisionniste à Météo-France, François Gourand nous apprend qu’une brusque variation de la pression atmosphérique, couplée à un changement brutal de la force ou de la direction du vent, est annonciatrice d’une grosse tempête ou d’un ouragan. Des phénomènes progressifs, qui peuvent être prévenus trois à cinq jours à l’avance.
Mais ce n’est pas le cas des orages ni des tornades, « seuls exemples très localisés, très rapides et à très petite échelle », ajoute le météorologue.

«Il y a une tempête qui arrive  ! »

Dans tous ces cas de figure, une connexion à mère Nature par le biais des animaux n’est-elle pas envisageable ?

Des avis divergents. Du côté des chercheurs, c’est presque constamment le même son de cloche.
« On en a entendu parler… mais rien n’a été prouvé. »

Pour ce faire, il faudrait des budgets et des experts. On admet que certaines espèces, comme les abeilles, ont une sensibilité par rapport au champ magnétique terrestre.
« Mais c’est une fonction de boussole, rien de plus. Il y a peut-être quelque chose, en tout cas rien de convaincant. » C’est « un vieux rêve, même », conclut Fabrice Cotton, Professeur à l’université Joseph-Fourier et sismologue à l’Institut des sciences de la terre de Grenoble.

Lui « n’y croit pas une seule seconde ».

Il évoque le cas des Chinois, qui ont beaucoup investi dans ce type de recherches pour peu de résultats.

En effet, en 1975, la ville de Haicheng a été évacuée par les autorités après que des comportements anormaux chez les animaux furent constatés. Quelques semaines plus tard, un séisme de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter venait secouer la région. De nombreuses vies furent sauvées.

L’année suivante, personne ne put pour autant prédire le tremblement de terre de Tangshan, qui causa la mort de plus de 200 000 personnes. Ainsi, à la fin des années 1990, les Chinois et les Japonais abandonnèrent peu à peu leurs travaux dans ce domaine.

Partant du constat qu’il y a manque de fiabilité de la part des animaux, la communauté scientifique ne souhaite donc pas s’investir davantage afin de passer à de l’opérationnel. Soit. Les dépenses continueront donc d’arriver après l’événement, une fois le cataclysme passé et les dégâts humains établis.

Pour ce qui est des séismes, la protection parasismique demeurera la seule mesure, les systèmes d’alerte sont déjà mis en place. L’unique explication consiste à dire que les animaux ressentent les ondes P (les ondes primaires, moins énergétiques) – tout comme les dispositifs des professionnels, avant l’arrivée des ondes S (secondaires).

Certes une fausse évacuation serait un risque, mais quitte à choisir… Sophie Lambotte, responsable du réseau national de surveillance sismique (ReNass), reste ferme :
« On ne peut pas mettre quoi que ce soit en oeuvre avant d’avoir compris le mécanisme des animaux. Et puis la mise en place du suivi d’un animal s’avère complexe. »

Et au ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, c’est silence radio.

Pourtant, certains ne réfutent pas totalement l’idée.

« Il y a des informations perçues par les animaux, mais nous avons aussi ce que l’on appelle l’incertitude épistémique : une méconnaissance de leur mode de fonctionnement », rappelle Jean-Christophe Komorowski, pour qui mettre en place un système de prévention grâce aux animaux ne relève pas forcément de l’utopie :

« On a bien entraîné des chiens à reconnaître des odeurs, des produits explosifs, ou à retrouver des êtres humains sous les décombres… »

Alors, pourquoi ne pas se servir de cet instinct bestial pour prévenir des pertes humaines ?

Sources :

http://www.lepoint.fr/

http://l-unite.ning.com/group/faune-droits-et-protection-des-animaux/forum/topics/catastrophes-naturelles-comment-les-animaux-sont-ils-avertis

Catégorie Animaux

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LES COMMENTAIRES
  • Erica dans ACCUEILUn immense merci pour votre retour, Delphine !
  • Kochert dans L’ASSOCIATIONBonjours J ai été très sensibilisée lorsque je suis tombée par hasard sur un tableau de votre petite Iris ,je
  • CHRETIEN dans ACCUEILComment vous remercier pour cette idée magnifique ?! Car c'est grâce à des Êtres tels que vous, éveilleurs de conscience,
  • Laurence dans Michelle Brémaud – GuérisseuseBonsoir, l'adresse fb ne figure pas sur le site,est il possible de joindre tout de même Michelle Brémaud? Merci
  • gisele dans AUDE – LA FORET ENCHANTÉE DE NÉBIAS (m.à.j)tres joli site belle balade en famille mais revoir le balisage car on tourne en rond un momment
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