Labyrinthe vert, forêt de Nébias (Aude)

 

Le labyrinthe de Nébias./ -

 

Il y a plusieurs années un homme m’avait conté les légendes du labyrinthe de la forêt de Nébias ; puis il y a un an, j’ai reçu quelques photos [1] et depuis je n’avais qu’une seule idée en tête : me perdre à mon tour dans le dédale…

 

Labyrinthe de Nébias

 

Il s’agit d’un endroit enchanteur, un endroit à part… Le village de Nébias est traversé par la ligne de partage des eaux Atlantique-Méditerranée (il n’y a pas de cours d’eau autres que des ruisseaux non pérennes). Le labyrinthe vert traverse un relief rocailleux tortueux dans lequel on se perd facilement… Entouré de pâturage, le site est coupé en deux par une piste agricole empruntée essentiellement par les vaches…

 

       

 

 

D’un côté, on s’enfonce dans une forêt sombre et humide, dans laquelle les rochers du labyrinthe sont recouverts d’une mousse verte magnifique. Le calme et la fraicheur règnent au coeur de cet endroit, le chemin est balisé de centaines de flèches qui vous envoient dans toutes les directions ! Nous sommes redevenus des gamins quelques heures…

 

 

Il y a quelques arbres mis en valeur à découvrir, comme le gros chêne ou le sapin harpe, mais également de vieux buis, des alisiers, des érables, des sapins… Il s’agit d’une forêt préservée, de vieux arbres rongés par les coléoptères, bon nombre d’entre eux sont couchés à terre et se retrouvent envahis de champignons. Ne pas hésiter à sortir des sentiers battus pour pénétrer la forêt, quelques bonnes surprises arboricoles vous attendent….

De l’autre côté le contraste est saisissant,  d’un coup on change totalement d’ambiance. Les rochers apparaissent d’un gris parfois blanc, et s’il existe des passages ombragés, cette partie du labyrinthe est celle du soleil. La végétation est sensiblement différente, moins haute, et le parcours n’en finit pas de vous désorienter…

La balade est ponctuée par une multitude de petites clairières, toutes plus enchanteresses les unes que les autres, découverte d’un menhir, d’une pierre sacrificielle, et de nombreux rocs intéressants. Le parcours offre quelques beaux arbres coincés dans les cailloux : chênes “poulpes”, tilleuls, érables et aubépines en fleurs.

Source : http://krapooarboricole.wordpress.com/2009/05/26/labyrinthe-vert-foret-de-nebias-aude/

 

 

Un superbe endroit à découvrir,

Le labyrinthe des Fées

La présence humaine depuis des siècles dans ces lieux fait penser au marcheur qu’il pose ses pieds sur les mêmes pierres que celles qui étaient foulées par les gens du moyen âge et peut être de bien avant. Quand les promeneurs se sont retirés, il ne serait pas impossible d’y rencontrer quelque fée ou quelque esprit errant, tant ces lieux sont chargés de magie….

 

 

 

http://www.terre-de-mysteres.fr/wp-content/uploads/2012/02/foret-de-nebias-arbre-lyre.png

 

http://a397.idata.over-blog.com/3/59/75/79/DIVERS/Nebias-01.jpg

http://a400.idata.over-blog.com/450x599/3/59/75/79/DIVERS/Nebias-02.jpg

 

http://cdn.ipernity.com/139/09/01/28090901.44950987.640.jpg

 

 

http://3.bp.blogspot.com/-WrWPYatXUCY/Tbq5LlS8wpI/AAAAAAAAABU/YTWHmyI7JKs/s1600/labyrinthe-vert-de-nebias.11678.large_slideshow.jpg

 

 

 

http://img.over-blog-kiwi.com/0/99/94/39/20150426/ob_007f73_dsc07329.JPG

 

 

http://mw2.google.com/mw-panoramio/photos/medium/43093382.jpg

 

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24 réponses à to “AUDE – LA FORET ENCHANTÉE DE NÉBIAS (m.à.j)”

  • MATHIEU CHRISTINE says:

    C EST MAGIQUE

  • Malherbe FLORENCE says:

    Oui, le mot est magique ! Je me suis sentie happée par cet endroit, j’ai ressenti ce petit monde invisible qui m’a accueillie avec amour ! J’ai eu cette chance d’être comme « attendue », (attention, demandez toujours la permission de rentrer, certains se sentent rejetés, et la visite leur est alors franchement désagréable). Pour ma part, c’est comme si je rentrais dans ma « famille », ça fait un bien fou… Je vous souhaite la même expérience ! Le silence qui y règne est bluffant : on se pose là pour un moment de paix et d’éternité ! Y aller par petits groupes pour ne pas « saturer » l’ambiance, la forêt demande notre respect !

  • Ludo says:

    Nous avons passés un moment exceptionnel, les lieux sont en effet imprégnés d’une atmosphère particulière, un moment hors du temps on peut le dire. Cependant à ne pas sous estimer la difficulté car on peut vite se perdre. En effet un labyrinthe même avec des repères peut vous jouer des tours. Moments de presque panique avec ma femme et nos 2 jeunes enfants.Ne le Prenez pas à la legere comme nous préparez vous (habits, eau, nourriture, et prenez les bon repères). Je suggererais à qui de droit d’indiquer tout cela aux departs.

    • Erica says:

      Les labyrinthes sont parfois taquins !,
      même si l’ensemble est plutôt bien balisé.
      Une amie à moi a aussi eu une crise de panique, pour moi presque incompréhensible !

      Mon conseil prévoir pas mal de temps pour la ballade, et un pique-nique pour faire une longue pose sur place car si l’on flâne et regarde bien tous les détails, c’est quand même un beaucoup plus long parcours, qu’annoncé ! …..,
      et c’est tellement beau !

  • millot says:

    dès que je peux je vais dans cette forêt, merci de vos lignes, je confirme que les forêts sont magiques, et d’autres plus que les autres.
    bisous fleuris
    Sabrina

  • gisele says:

    tres joli site belle balade en famille mais revoir le balisage car on tourne en rond un momment

  • Anonyme says:

    A savoir :nous avons voulu voir cette forêt qui a l air magnifique ,mais nous sommes venu à la mauvaise période ,il y avait des chenilles partout suspendu au dessus des arbres ce sont des chenilles qui se nourrissent apparemment des buis donc attention nous avons du faire demi-tour et les gens que l’on a rencontré également il y en avait partout mais nous avons voulu quand même essayer de nous enfoncer un peu dans la forêt mais c’était pas possible donc à éviter l’été nous avons été déçu de pas pouvoir voir cet endroit magnifique mais nous y retournerons en automne ou hiver.

    • Erica says:

      Désolée pour vous !,

      J’y suis pourtant allée en été sans aucun problème, et en décembre aussi !

      Pouvez-vous en préciser la date pour nos lecteurs ?

    • Carolina says:

      Quel dommage ! Apparemment il n’y aurait rien à faire ! « Stéphane Goyheneix de l’ONF a découvert l’importance de l’invasion ce dernier week-end et se trouve un peu impuissant : «Il y a deux mois les buis étaient encore verts. Aucune alerte n’avait été formulée au mois de juin. C’est arrivé très vite. Le cumul des chenilles a fait que sur ce secteur, les buis ont été complètement grillés. Face à l’étendue de la propagation, le traitement biologique par hélicoptère est impossible du moins pour le moment. La bactérie qui s’attaque au papillon n’est pas assez efficace et il faut intervenir à un moment bien précis de la vie de la chenille.» D’autres solutions peuvent être envisagées comme le piégeage des paillons mais certainement pas suffisantes en rapport avec l’ampleur des colonies constatées ces derniers jours. La régulation par la pose de nichoirs de mésanges, prédateurs de ces chenilles, est aussi évoquée. «Pour l’instant, nous sommes des spectateurs, nous remontons l’info auprès du Département Santé des Forêts, répertoriant tous les problèmes sanitaires, afin d’avoir un état des invasions en collaboration avec le service de recherche.» poursuit le technicien de l’ONF. » extrait de l’article de la Dépêche ci-dessous…

  • LAURA says:

    Bonjour, effectivement nous y sommes aller hier aussi le 29/07/2018, impossible d’y accéder.

    • Erica says:

      Désolée pour vous, Laura, aussi !

      S’il vous plait, continuez à nous tenir au courant pour suivre quand cessera cette invasion de chenilles.

      Le commentaire de Ludo de juillet 2016 n’en évoque pourtant pas !

      Les fées seraient-elles contrariées ?

  • Erica says:

    Extrait d’un article de la dépêche du midi

    La pyrale du buis fait des ravages dans le Val de Dagne dans la région de Carcassonne

    Dans le Val de Dagne, personne n’a vu venir l’invasion de la pyrale du buis. La situation est à ce point inquiétante que le papillon menace l’environnement et le célèbre chemin Delteil.

    Invité à emprunter le sentier de la poésie sur le village de Villar en Val serpentant la forêt domaniale (créé en 2000 sur 6 km en honneur du poète local Joseph Delteil), dès les premiers buis, j’ai été contraint de rebrousser chemin. Impossible de poursuivre, en aplomb du sentier, les chenilles au bout d’un canevas de fils de soie qu’elles génèrent, ne permettaient plus la progression. Tout autour, un spectacle de désolation avec des buis entièrement…

    https://www.ladepeche.fr/article/2018/07/30/2843623-la-pyrale-du-buis-fait-des-ravages.html#xtor=EPR-1

  • Bonjour,
    Nous avons visité le labyrinthe de Nébias hier : tous les buis sont morts, envahis par la pyrale du buis, une catastrophe naturelle. Je souhaiterai savoir ce qui a été entrepris pour tenter de la sauver. Cette forêt est désormais une désolation.

    • Carolina says:

      Quel dommage ! Apparemment il n’y aurait rien à faire ! « Stéphane Goyheneix de l’ONF a découvert l’importance de l’invasion ce dernier week-end et se trouve un peu impuissant : «Il y a deux mois les buis étaient encore verts. Aucune alerte n’avait été formulée au mois de juin. C’est arrivé très vite. Le cumul des chenilles a fait que sur ce secteur, les buis ont été complètement grillés. Face à l’étendue de la propagation, le traitement biologique par hélicoptère est impossible du moins pour le moment. La bactérie qui s’attaque au papillon n’est pas assez efficace et il faut intervenir à un moment bien précis de la vie de la chenille.» D’autres solutions peuvent être envisagées comme le piégeage des paillons mais certainement pas suffisantes en rapport avec l’ampleur des colonies constatées ces derniers jours. La régulation par la pose de nichoirs de mésanges, prédateurs de ces chenilles, est aussi évoquée. «Pour l’instant, nous sommes des spectateurs, nous remontons l’info auprès du Département Santé des Forêts, répertoriant tous les problèmes sanitaires, afin d’avoir un état des invasions en collaboration avec le service de recherche.» poursuit le technicien de l’ONF. » extrait de l’article de la Dépêche ci-dessous…

  • Erica says:

    Bonjour Carolina & Catherine, bonjour à tous,

    J’étais dans la région ce week-end aussi. La forêt est interdite aux visiteurs maintenant.

    Voici ce que j’ai entendu : « Il y a là-bas des chenilles par milliards !, tout ça à cause de buis importés de Chine ! »

    Que va devenir cette si belle forêt ?

  • Sylvia says:

    La forêt est une désolation. Les buis sont morts. Les oiseaux ont déserté.Encore des chenilles qui se tortillent au bout de leurs fils… 😱😭

  • Erica says:

    Reçu par mail

    La PYRALE du BUIS

    Les chenilles venues d’Asie, en plus d’être une nuisance pour l’homme, ravagent le territoire. Elles s’apprêtent à entrer dans leur troisième phase de développement.

     

    Le cri a retenti dans le petit matin. «Mais c’est quoi, ça ??… C’est dégueulasse !!…» Sur le paisible GR651, morceau du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, dans le Lot, les randonneurs viennent de rencontrer l’ennemi. Les voilà couverts de chenilles vertes et englués dans des fils visqueux. Quinze jours plus tard, les chenilles sont devenues des papillons de nuit. Chez les riverains du GR, qui dînent en terrasse, on entend : «Putain de papillons, j’ai failli en gober un !…»

    La caractéristique de la pyrale du buis, c’est qu’elle contient trois nuisances en un seul animal : d’abord la chenille (numéro 1) qui tisse de longs fils collants (numéro 2) et se transforme en papillon à la fin (numéro 3). Le processus prend deux semaines et va se reproduire trois fois, en juin, août et septembre. La durée des vacances, en somme. En plus, les larves supportent très bien l’hiver. Seule consolation : la pyrale ne présente aucun danger pour l’homme, pas même une gratouille. Récit de l’attaque de la bestiole en six temps.

    Episode 1 : l’invasion

    La pyrale du buis est arrivée d’Asie en Europe dans les bagages de la mondialisation au début des années 2000. «Elle était dans ces petites topiaires [buis taillés, ndlr]à 10 euros vendues dans les supermarchés et venues de Chine», explique l’ingénieur de recherche à l’Unité expérimentale entomologie et forêt méditerranéenne (Inra-Paca) Jean-Claude Martin. Comme son nom l’indique, la pyrale s’en prend aux buis, dont elle dévore les feuilles, les brindilles et l’écorce. Le buxus sempervirens – «toujours vert» – devient alors franchement beigeasse. Certes, la bête ne se goinfre que de buis, mais avec toutes les formes de buis : de la topiaire sculptée en canard au XVIIIe siècle jusqu’aux individus sauvages des forêts et des causses. Depuis dix ans, sa progression a été sournoise mais régulière. Et maintenant, c’est l’explosion.

    Episode 2 : le front

    En 2008, l’envahisseur a pris patte en Alsace dans l’indifférence générale. En cet été 2018, il triomphe. Presque toute la France est occupée par le lépidoptère. De son poste d’observation de l’invasion en cours, Olivier Baubet, responsable du pôle Santé des forêts en région Auvergne-Rhône-Alpes, résume l’état des forces sur le front : «Dans le milieu naturel, quand ça commence à prendre de l’ampleur, rien n’arrête l’épidémie de pyrales.» Tous les massifs de sa région sont atteints, et partout où l’envahisseur sévit, il laisse derrière lui le paysage desséché de la dévastation. Les titres de la presse quotidienne régionale témoignent de l’intensité du conflit : la pyrale du buis «attaque», «fait des ravages», «c’est l’hécatombe en Lorraine», «attention, danger !», «le Lot face à une marée noire». Le 1er juin, le Dauphiné libéré prévenait : «Terreur du buis : le pic d’éclosion de la pyrale arrive.» Et c’était vrai.

    Episode 3 : la panique

    Du coup, dans les réunions de famille ou de bistrot, on ne parle que de ça. Tels des touristes qui auraient loué à la mer l’année des méduses, les vacanciers sont accablés. Les locaux s’interrogent sur l’avenir des buis : «Ils ne vont jamais repousser…» Les adeptes du buis taillé, qui ont passé des heures cisailles en main, se ruinent dans les jardineries pour acheter le seul dispositif efficace contre la pyrale : le bacillus thuringiensis à pulvériser (15 euros les 30 grammes), assorti du piège à phéromones pour les papillons (40 euros avec trois mois de munitions). Au Jardiland d’Augny (Moselle), le responsable du rayon déclare au Républicain lorrain qu’il est en «rupture de stock» avec «soixante demandes par jour» et «une liste d’attente». Après l’invasion des chenilles qui rongent se produit l’éclosion des papillons qui exaspèrent. Le soir, claquemurés dans leur maison, les habitants regardent ces insectes grouiller en masse derrière les vitres en bataillon menaçant attiré par la lumière. Pour lutter contre ces envahisseurs, on échange les recettes. Le piège à phéromones fait son travail, avec des bestioles crevées qui s’entassent dans le réservoir. La bassine de liquide vaisselle placée sous une lampe marche aussi. La vidange des cadavres accumulés dans l’un et l’autre contenants est un grand moment des vacances…

    Episode 4 : la riposte

    La bataille est-elle perdue ? Pas sûr. On peut protéger «les buis à enjeu patrimonial important», comme dit Olivier Baubet, du pôle Santé des forêts en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le bacille, arme compatible avec l’agriculture biologique, «est le plus efficace. Mais il demande des applications répétées». Jean-Claude Martin, de l’Inra-Paca, explique le mode d’emploi : «Fin mars, on traite en pulvérisant le bacille et on installe les pièges à phéromones pour les vols de papillons qui se produiront entre le 15 mai et le 10 juillet. Autour du 15 juillet, si leur population est trop forte, on retraite».Pour le milieu naturel, en revanche, pas grand-chose à faire. «Un traitement aérien serait inefficace et, d’ailleurs, on n’en fait plus depuis longtemps», explique Olivier Baubet. En outre, la première attaque, voire la deuxième, n’est pas forcément une catastrophe. «Même avec une défoliation totale, la plante a la capacité de redémarrer», affirme Baubet. Il faudra «un certain temps», la croissance se fera par des «rejets» ou des «gourmands» poussés à partir des souches. «Le buis est une espèce très résiliente», assure-t-il. Donc, ça repousse, mais pas comme avant. Il y aura hélas moins de feuilles sur les arbres mais par conséquent, moins à déguster pour les pyrales. «Les chenilles peuvent mourir d’inanition parce qu’elles n’ont rien à manger. On a déjà vu des endroits tellement attaqués qu’il n’y en avait plus aucune», remarque Jean-Claude Martin. Même s’il ajoute qu’«elles finissent toujours par revenir», ça laisse un espoir. Et quand bien même les buis mourraient, serait-ce une catastrophe ? «Le buis n’a pas de valeur économique mais son impact environnemental est très fort, explique Olivier Baubet. Cette plante de sous-étage a un grand intérêt forestier car elle retient les sols. Le point qui nous importe, c’est que l’ensouchement demeure.» Donc, rien que pour ça, il ne va pas être possible de rester les bras croisés.

    Episode 5 : les mercenaires

    Inconnue sous nos latitudes, la pyrale a eu la conquête facile. Jean-Claude Martin raconte : «Au début, elle n’avait pas de parasites et pas de prédateurs. Les oiseaux ne les connaissaient pas et ne les mangeaient pas.» Courte tranquillité. «Au bout d’un moment, les oiseaux se sont mis à manger les chenilles, et les chauves-souris ont gobé les papillons.»

    Ces «auxiliaires» de la lutte peuvent être d’une efficacité redoutable. L’éleveur de gibier à plumes à Sauliac-sur-Célé (Lot) Aurélien Salomon a fait ce constat surprenant : «Tous nos buis sont ravagés, sauf ceux des volières de faisans où ils sont intacts. Pas une feuille attaquée.» Dans les 5 000 mètres carrés de volière, ces oiseaux avalent «les chenilles et les papillons. Peut-être même les œufs». L’éleveur admet que la densité des volatiles est assez conséquente dans les cages. «Ils sont plus nombreux que dans la nature mais comme je leur donne du grain, ils ont aussi moins faim.» Si les faisans gloutonnent les pyrales par gourmandise quand ils ont le ventre plein, on peut les supposer encore plus actifs dans la nature avec le ventre vide.

    Les oiseaux sont les bons soldats de la guerre contre la pyrale. Le conseil départemental de l’Aveyron a fourni aux communes 2 000 nichoirs à mésanges et à chauves-souris. Un marché de 30 000 euros remporté par Nord Aveyron Menuiserie, à Espalion, qui a construit les maisonnettes. Un gadget ? Pas du tout. Les mésanges sont redoutablement voraces. Et en plus, elles digèrent très bien cet insecte. «Une expérience a été menée à L’Haÿ-les-Roses [Val-de-Marne]. Les mésanges apportaient les chenilles à leurs petits et il n’y a eu aucune mortalité dans les nichoirs», dit aussi Jean-Claude Martin. Qui souligne que les oiseaux ne sont pas seuls à mener le combat : «On commence à voir de plus en plus de parasites de la pyrale se développer.»

    Episode 6 : la contre-offensive

    Pour sauver la santé des buis, et la tranquillité des humains, deux programmes ont été mis sur pied. «Save Buxus» est surtout orienté vers la sauvegarde du buis d’ornement, tandis que «Biopyr» observe la pyrale dans les milieux naturels. C’est ce second programme qu’Olivier Baubet et Jean-Claude Martin coordonnent, avec Elisabeth Tabone (Inra, UEFM, Laboratoire biocontrôle Antibes). Les travaux s’orientent sur la recherche de parasites des œufs, sur la saturation de l’air en phéromones créant une «confusion sexuelle» chez le papillon mâle qui ne retrouve plus la femelle. Mais ce que les chercheurs attendent le plus, c’est de voir comment l’écosystème va gérer l’occupant. «Tous les invasifs qu’on a pu connaître, tout doucement, sont rentrés dans le cycle normal, raconte Jean-Claude Martin. Pour la pyrale, nous pensons que cela pourrait être pareil.» Et dans ce cas, l’histoire finirait bien.

     

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  • Santerre dans Ma ferme autonomeBonjour, C'est très intéressant. Nous donnons (au sens propre) des formations en apiculture. Je suis sûr que des abeilles vous
  • visee dans A DEUX PAS DE CHEZ MOI …superbe... envoûtant... à se demander pourquoi l'humain s'acharne t-il tant à tout démolir merci pour ce moment
  • Erica dans AUDE – LA FORET ENCHANTÉE DE NÉBIAS (m.à.j) Reçu par mail La PYRALE du BUIS Les chenilles venues d’Asie, en plus d’être une nuisance pour l’homme, ravagent
  • Serge François dans Crop circle en MoselleBonjour, Je suis tombé sur une vidéo incroyable qui répond à beaucoup de questions à propos de ce crop circle
  • durand dans Michelle Brémaud – GuérisseuseBonjour faites vous le soin à distance ou doit on se déplacer. En quoi consiste le massage. personnellement je suis
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