Catégorie Musique

 

 

Comme le rapporte la BBC,T om Morgan âgé de 38 ans a gonflé une centaine de ballons à l’hélium et les a solidement noué à une chaise de camping. Il a parcouru 25 kilomètres à 2400 mètres d’altitude au-dessus de l’Afrique du Sud !

 

 

Une véritable aventure

« C’était une expérience incroyable », a confié Tom Morgan, qui avoue s’être senti à la fois « incroyablement cool », « terrifié » et « sur un petit nuage ». Le trentenaire a dû se concentrer pour rester emporté par le bon courant d’air et pour protéger ses ballons afin qu’ils n’éclatent pas. Parvenu au niveau de la couche d’inversion, là où la température augmente avec l’altitude, Tom Morgan a coupé petit à petit les cordes des ballons pour regagner doucement le plancher des vaches. Très emballé par ce périple, l’entrepreneur à la tête d’une société spécialisée dans l’aventure, souhaite désormais organiser une course… en ballons d’hélium.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/26/2673137-envole-chaise-camping-suspendue-ballons.html#xtor=EPR-7

Catégorie Divers

 

 

 

Baisse du QI, troubles du comportement et autisme en hausse : cette enquête alarmante démontre que les perturbateurs endocriniens affectent aussi la santé mentale.

Et si l’humanité était en train de basculer vraiment dans l’imbécillité, comme l’imaginait en 2006 la cruelle fiction de Mike Judge « Idiocracy » ? Depuis vingt ans, les scientifiques constatent avec inquiétude que les capacités intellectuelles ne cessent de diminuer à l’échelle mondiale. Une baisse du QI a été observée dans plusieurs pays occidentaux. À cela s’ajoute une explosion des cas d’autisme et des troubles du comportement. En cause : les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui bouleversent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus. Présentes dans les pesticides, les cosmétiques, les mousses de canapé ou encore les plastiques, ces particules ont envahi notre quotidien : nous baignons dans une véritable soupe chimique. Aux États-Unis, chaque bébé naît ainsi avec plus de cent molécules chimiques dans le sang. Mais comment limiter leurs effets ? Quelles solutions peut-on mettre en place pour préserver les cerveaux des générations futures ?

Épidémie ?

Huit ans après « Mâles en péril », qui révélait l’impact des perturbateurs endocriniens sur la fertilité, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade tirent à nouveau la sonnette d’alarme en dévoilant l’effet néfaste de ces mêmes polluants sur notre intelligence et notre santé mentale. « Demain, tous crétins ? » relaie la parole de chercheurs engagés, comme la biologiste Barbara Demeneix, spécialiste de la thyroïde, ou la biochimiste américaine Arlene Bloom, qui mène depuis les années 1970 un combat acharné contre l’utilisation des retardateurs de flammes (mélanges chimiques ajoutés à une grande variété de produits industriels comme les plastiques, les textiles et les équipements électriques ou électroniques pour les rendre moins inflammables). Leurs études et d’autres nous alertent sur un problème de santé publique dont les législateurs, sous l’influence des lobbies industriels, n’ont pas encore pris la mesure.

 

Catégorie Société

 

Des chatons des sables filmés pour la première fois dans leur milieu naturel

Des chatons des sables filmés pour la première fois dans leur milieu naturel — CHINE NOUVELLE/SIPA

 

Jouer au chat et à la souris dans le désert. Venue étudier les chats des sables au Maroc en avril 2017, une équipe de scientifiques a été particulièrement chanceuse, comme le révèle une vidéo publiée dimanche.

Durant leur dernière nuit d’expédition, et alors qu’ils s’apprêtaient à repartir bredouilles, les chercheurs ont aperçu trois chatons des sables, pelotonnés derrière une touffe d’herbe. Occupés à guetter une gerbille, les animaux âgés de 3 à 6 mois, selon les experts, ont pu être filmés et photographiés dans leur milieu naturel, et ce pour la toute première fois. Capturées le 25 avril dernier, ces images ont été postées ce 18 spetembre sur la page Facebook du projet de l’équipe de Sand Cat Sahara Team.

 

 

« On a réussi à capturer 13 animaux pour leur mettre des colliers émetteurs »

Discret et farouche, le chat des sables ne se laisse pas facilement approcher. Après avoir recueilli les témoignages d’habitants de la région, les chercheurs ont donc dû quadriller le désert marocain sur une superficie de 3.400 kilomètres carrés pour obtenir cette précieuse séquence de deux minutes et vingt-trois secondes.

« C’est un petit félin qui était très peu étudié, on a peu d’informations sur sa vie, son écologie, sa biologie… C’est ce qui a motivé notre recherche », a expliqué Grégory Breton, chercheur et directeur général de l’ONG Panthera France, au Huffington Post Maroc. « On a réussi à capturer 13 animaux pour leur mettre des colliers émetteurs » a-t-il ajouté. L’équipe a observé en tout 29 chats et chatons dans leur milieu naturel, un bilan qui dépasse, selon les scientifiques, « allègrement les résultats obtenus par d’autres chercheurs dans le monde ».

 

Un programme de sensibilisation

Les experts en ont également profité pour démentir une rumeur lancée sur les réseaux sociaux selon laquelle les chats des sables conservent toute leur vie un aspect de « chaton », contrairement aux chats européens. « J’ai vu ça récemment dans une vidéo et c’est complètement faux, a détaillé Grégory Breton. A l’âge adulte, ils ne conservent plus les mêmes proportions, musculairement ils changent, leurs yeux aussi, leur visage. »

Menée par deux biologistes spécialisés dans l’étude des félins, Grégory Breton et son collègue Alexander Sliwa (zoo de Cologne), l’équipe de chercheurs (Sand Cat Sahara Team) souhaite mettre en œuvre un programme de sensibilisation axé sur les carnivores du désert marocain. Deux études sur le chat des sables ont déjà été publiées dans le journal scientifique Cat News. La troisième doit également faire l’objet d’une publication et sera présentée le 24 septembre en Belgique. les résultats de toutes ces années de recherches seront, eux, présentés en novembre au Maroc, au jardin zoologique national de Rabat.

 

Source : http://www.20minutes.fr/insolite/2137579-20170922-video-maroc-scientifiques-reussissent-premiere-fois-filmer-chatons-sables

Catégorie Animaux

 

 

L’idée peut sembler surréaliste, et pourtant… elle est bien réelle ! Une petite cuillère de poudre dans une bouteille d’eau et le tour est joué !

 

Cette invention japonaise risque de changer le quotidien de millions de gens. PolyGlu est une poudre qui permet de séparer les saletés présentes dans l’eau pour purifier celle-ci. Une technologie salutaire quand on sait que 2,1 milliards d’êtres humains n’ont encore pas accès à l’eau potable aujourd’hui.

Comme le montre la vidéo ci-dessous, le principe est simple : on verse la poudre dans de l’eau insalubre, on agite le tout, et les impuretés tombent au fond du contenant, comme des feuilles en automne !

 

 

Une fois purifiée, il ne reste plus qu’à passer par une étape de filtration pour rendre cette eau parfaitement potable et pouvoir la consommer.

Mais comment un tel miracle est-il possible ? La poudre PolyGlu est principalement composée de soja fermenté, un ingrédient gluant, très utilisé dans la cuisine traditionnelle japonaise, qui agit comme un coagulant.

Un seul gramme de cette poudre magique suffit à purifier 1 à 5 litres d’eau.

Et pour compléter ce composant naturel, l’entreprise japonaise a également développé un réservoir adapté à sa technologie, et l’a équipé d’un petit robinet, pour une utilisation pratique n’importe où !

 

 

Autant dire que cette invention est une bénédiction. Grâce à elle, des dizaines de milliers d’habitants de 15 pays à travers le monde ont pu voir leur accès à l’eau potable facilité.

L’entreprise japonaise collabore d’ailleurs avec l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrants) sur des programmes pour fournir de l’eau salubre, notamment en Somalie.

Autre impact positif, ce business, qui se développe dans les pays du tiers monde, créé du travail sur place. Selon Kanetoshi Oda, le président-directeur général de PolyGlu, dans la vidéo de communication :

« Notre technologie a créé de nouvelles opportunités commerciales pour les populations. Les femmes gagnent de l’argent en vendant notre agent purifiant, et les hommes complètent ces revenus en livrant l’eau purifiée. »

On imagine facilement l’étendue des bénéfices humanitaires et sociaux que pourra provoquer cette invention lorsqu’elle se sera démocratisée ! Une initiative à suivre !

 

Source : https://positivr.fr/polyglu-poudre-purifie-eau/?utm_source=actus_lilo

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Catégorie Interview Conférence Lecture

 

 

Un très beau documentaire soutenu par une bande son de qualité …

 

 

La Sicile est un théâtre à ciel ouvert ! Des acteurs hauts en couleur, des décors sublimes… De Palerme la belle à Catane la volcanique, Carolina de Salvo nous emmène découvrir une Sicile étonnante. Celle qui vit à l’ombre du volcan. Sur l’île, l’Etna est plus qu’un symbole. Elle fascine autant qu’elle façonne les paysages. Les caractères aussi !

Carolina de Salvo est née à Rome mais a grandi en Sicile, tout près de Palerme. Quand la météo était claire, elle apercevait l’Etna au loin.C’est sur la « Montagne » comme on l’appelle sur l’île que débute son périple. Une entrée en matière spectaculaire en compagnie de Marco, un enfant du volcan. Marco a appris à marcher sur les pentes de l’Etna. Il les arpente aujourd’hui comme guide de montagne. Sur des skis, à pied ou à vélo. Avec lui, Carolina va en voir de toutes les couleurs !

« L’Etna, c’est l’un des volcans les plus actifs au monde. Il grandit sans cesse, éruption après éruption. Ici on l’appelle la Mamma. On a beaucoup de respect pour elle. On la considère comme une maman ! ».

Les colères de l’Etna peuvent faire de gros dégâts. Mais personne ne songe à fuir. Car la lave enrichit la terre. Au cœur des éoliennes, on produit le Vin des volcans. Le Malvasia, importé par les Grecs… cinq siècles avant Jésus Christ ! Les contreforts de l’Etna sont comme un jardin d’Eden, où l’on cultive parfois de l’or. De l’or vert comme à Bronte, avec la célèbre pistache. « La meilleure du monde » selon Nino, le roi de la pistache dans la région. Avec lui, Carolina récoltera le trésor de l’île, sans oublier de le goûter… Essentiel ! Car voyager en Sicile, c’est maintenir tous ses sens en éveil.

La capitale de la gastronomie, c’est Palerme. Se promener dans ses marchés est en soi une expérience sensorielle fantastique ! « On est au théâtre, ça sent les épices, la grillade, les fruits frais. Et puis venir ici, c’est comprendre l’histoire de l’île ». Aux côtés de Carolina, Pépé, un cuisinier hors du commun. Ce qui l’intéresse ? Dénicher des lieux atypiques, les faire ouvrir et ressusciter les recettes du passé. Dans le couvent Sainte Catherine, Carolina découvrira les secrets de la pâtisserie sicilienne.

Dans la rue d’à côté, la princesse Alliata Licata de Baucina s’apprête à recevoir. Une vingtaine d’invités qui gouteront, le temps d’un cocktail, au charme désuet de son palais construit au 15ème siècle. « Cette réception est une toute petite pierre à un énorme édifice qui me permet de maintenir le vaisseau à flot. Mais c’est beaucoup de travail. Je suis une Princesse Artisan et ça n’est pas facile tous les jours ». Grâce à des passionnées comme la Princesse, Palerme retrouve petit à petit son patrimoine oublié.

De l’autre côté de l’île, Catane entretient son héritage baroque tardif. A vélo, Carolina nous emmène découvrir « la fille du volcan », où le blanc côtoie le noir sur les façades des palais. « C’est de la poudre de l’Etna. Le volcan est partout dans la ville. Il a profondément marqué son histoire ». Les éruptions de l’Etna et les tremblements de terre n’ont jamais épargné la région.

A l’Ouest de Catane, Raguse, au cœur de la vallée du baroque. Ici, comme partout en Sicile, on prie comme on respire… Et ça se voit. La ville compte 50 églises, pour 70000 habitants ! Chaque village a son saint patron, pour le protéger quand la nature se déchaîne. Et quand il s’agit de l’honorer, les Siciliens affichent un vrai savoir-faire !

Carolina le vérifiera à Monterrosso Almo. Un petit village de 3000 âmes qui sort de sa torpeur pour célébrer Saint Jean-Baptiste. Une journée incroyable durant laquelle le spectacle côtoie la dévotion… Spectaculaire !

 

Catégorie Italie

 

 

 

Catégorie Animaux

 

 

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On aimerait tous que ça change sans vouloir nous avouer qu’en fait on ne veut surtout pas que ça change.

Alors du coup, les hommes politiques — dont le boulot, intrinsèquement, est de nous caresser dans le sens du poil pendant la période des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient — nous vendent du changement à la criée et se vautrent dans le psittacisme systématique une fois aux manettes.

On a toujours envie que ça change, mais dans le bon sens, c’est à dire en mieux. Et donc, majoritairement, nous organisons nos vies dans le plus parfait conservatisme : on cherche un boulot pérenne, des amis pour la vie, un amour qui dure toujours, une maison bâtie pour traverser le temps et les générations.
Et ensuite, on s’y fait bien, bien chier.

Je me souviens d’un ami qui m’avait dit au sujet de sa séparation que ce qui l’abattait le plus, c’est que ce n’était pas prévu au programme, que lui, ce qu’il voulait, c’était qu’ils vieillissent ensemble. Ce qui m’avait frappée à ce moment-là — en dehors du fait que la précarité de l’existence finit toujours par inviter ses gros sabots boueux sur le tapis de notre petit salon bourgeois — c’est qu’en fait, cet ami aspirait sans le savoir, à seulement la moitié théorique de sa vie, à déjà vivre dans l’endroit où il comptait mourir, à déjà connaitre le dernier visage sur lequel il poserait ses yeux.

Sauf qu’en vrai (et cela vaut pour l’écrasante majorité d’entre nous), il mourra très probablement dans l’austérité froide d’un lit d’hôpital, le regard perdu sur le mur de sa chambre peinte de cette couleur sans nom qui unifie tous les mouroirs de la planète.

 

 

L’autre face du changement

La vie, c’est le changement, de toute manière, qu’on le veuille ou non. Ce sont les surprises, les retournements, les coups du sort et les coups de pot, des ruptures, plus ou moins soudaines, plus ou moins insondables, le plus souvent irréparables. Même quand il ne se passe rien, il se passe quelque chose. Il suffit d’être un peu attentif devant son miroir et on voit bien que ça bouge.

Mais on a toujours ce manque, là, en train de nous ronger le foie ou de nous jouer avec la glotte. Cette parfaite insatisfaction latente. Le seul truc qui nous mobilise, c’est le désir, c’est l’envie, c’est l’expectative. Être plus grand, plus beau, plus riche, plus installé, avoir le job qui va bien, être aimé en retour, avoir cette maison, ce mode de vie, ce type de loisirs.
Et puis on y arrive… ou pas. Mais dans tous les cas, c’est l’insatisfaction qui guette.

Des fois, je me dis qu’avoir atteint ses objectifs, c’est peut-être encore ce qui peut nous arriver de pire. Parce qu’on a cavalé comme des fous pendant tout ce temps, déployé une énergie phénoménale, accepté des compromis pleins d’amertumes, et puis d’un seul coup, c’est bon, on y est. Et là, j’ai comme l’impression qu’à de très rares exceptions, nous ne sommes pas vraiment câblés pour apprécier pleinement le fait d’être juste arrivés. Un peu comme si le moteur avait calé et qu’il ne restait plus qu’une inertie sans fin et sans frottements.
Sauf que rien n’est sans fin et que le changement finit toujours par nous rattraper.

 

Changer de perspective

Personnellement, je suis très à l’abri de la satisfaction et de la vacuité de l’existence du parvenu. Comme beaucoup de mes concitoyens, je n’aime pas vraiment la vie que je mène, j’aspire à autre chose, mais en même temps, quand bien même j’aurais en main les leviers du changement (ce qui n’est pas le cas, je vous rassure tout de suite), je ne suis pas certaine de les empoigner fermement et avec une joie sauvage. Il y a certes plein de choses que j’aimerais changer, comme mon statut social, mon compte en banque, mon lieu de vie, mais en même temps, il y a d’autres choses auxquelles je ne renoncerais pour rien au monde : les gens que j’aime et avec lesquels je partage tout ou partie de mon existence, une certaine forme d’indépendance d’esprit, une certaine stabilité d’existence.

Selon les standards de mon pays et de mon époque, j’ai complètement raté ma vie et je suis à un âge où je suis déjà passée en pertes et profits. Je dirais qu’il s’agit-là du gros de moteur de changement.
D’un autre côté, selon les standards de l’ensemble de mon espèce, cette petite vie pas si glorieuse ici et maintenant est probablement dans les 5 % des plus réussies de tous les temps. Tous mes besoins vitaux sont garantis jusqu’à présent, même si la précarité grandissante qui est infligée à notre société tend à obscurcir quelque peu les perspectives de maintenir cette félicité physiologique jusqu’au terme de mon existence. Vie affective, vie sociale, vie intellectuelle… rien dont je peux me plaindre.

C’est lors de la guerre civile en Yougoslavie que j’ai compris que le changement n’était pas forcément désirable en soi et que la vie, ce n’était pas forcément l’œuvre de « Monsieur Plus ». Je ne me souviens plus où j’avais raconté mon effroi de découvrir comment, en si peu de temps, la vie de ces gens si semblables à nous, avait pu basculer aussi brutalement dans l’horreur. Un jour, tu te fais chier dans ta petite vie bien tranquille et bien étriquée et une poignée de jours plus tard, tu as tout perdu, toutes ces choses qui t’ennuyaient tant et que tu ne retrouveras plus, et tu ne dois ta survie qu’au fait d’avoir su bricoler une recharge à briquets avec une bonbonne de gaz, devenu le bien le plus précieux à 300 km à la ronde.

Plus près de nous, il y a les Syriens (et les autres errants déracinés de la guerre) dont beaucoup — avant ! — devaient bien avoir envie de la grosse voiture ou de la grande maison du voisin et cultiver ainsi leur amertume et leur désir de changement. Aujourd’hui, je pense que si on leur proposait de revenir à leur vie d’avant, même à moitié moins bien, ils penseraient que ce serait là bien plus qu’un changement, ce serait une bénédiction.

 

Prends garde à ce que tu souhaites, ton vœu pourrait bien être exaucé…

 

 

https://blog.monolecte.fr/2017/10/20/la-couleur-sans-nom/

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  • Soizic et David Cuisnier ont travaillé dur mais ils ont beaucoup aimé vivre sur Quéménès. Leurs deux enfants sont nés durant cette incroyable location.
    Soizic et David Cuisnier ont travaillé dur mais ils ont beaucoup aimé vivre sur Quéménès. Leurs deux enfants sont nés durant cette incroyable location. | Yves-Marie Quemener

 

Texte : Laurence Guilmo. Photo : Yves-Marie Quemener.

 

Soizic et David Cuisnier, 35 et 41 ans, ont été les incroyables locataires de ce caillou de la mer d’Iroise, au large du Finistère. Ils y ont habité durant dix ans. Ils en ont fait un petit paradis, avec une ferme et des chambres d’hôtes. Pour leur succéder, le Conservatoire du littoral a reçu une quarantaine de candidatures.

«On a eu une chance inouïe de vivre ici! » Avant fin décembre, Soizic et David Cuisnier, 35 et 41 ans, devront «rendre les clés» de Quéménès au Conservatoire du littoral, propriétaire de cette île de l’archipel de Molène. Un caillou de 1,6 km de long sur 400 m de large. Trente hectares.

Pas un arbre. Une terre sauvage, battue par les vents, devenue leur petit paradis. «On serait bien restés un peu plusMais la rediscussion de la convention ne s’est pas bien passée. Le lien de confiance est rompu.»

Durant dix ans, ils ont défriché et labouré. Récolte fructueuse : ils ont développé un modèle économique viable, avec des chambres d’hôtes et une ferme. Et l’île est autonome en énergie propre et durable.

Ce lundi d’octobre, ils reçoivent leurs quasi derniers hôtes. Trois couples de Normandie, Nantes et Toulouse ; et Gilbert, de Valence, qui vient pour la deuxième fois, « pour cette ambiance de l’île, si particulière, et pour son jeune couple, si sympathique ». Dans la cheminée, le feu diffuse une douce chaleur. Sur la grande table : café, thé et jus de fruit. On s’appelle par son prénom. C’est simple et chaleureux.

 

À leur arrivée, ni eau courante ni électricité

Tout a commencé dans les années 2000 quand le Conservatoire du littoral a acheté l’île pour 500 000 €, avec ses maisons de goémoniers à l’abandon. En 2007, son appel à candidatures pour un bail de neuf ans, renouvelable, est remporté par David et Soizic.

Lui, est originaire de la Sarthe. Géographe, diplômé d’un bac agricole, il gérait un magasin de plongée à Brest. Elle, est native de Dunkerque. Diplômée d’un BTS de valorisation des produits de la mer (spécialisation algues), elle travaillait comme animatrice scientifique.

Pour voir le reportage en photos, cliquez sur l’image ci-dessous:

Lorsqu’ils s’installent, il n’y a ni eau courante ni électricité. Le Conservatoire du littoral investit 800 000 €. Soizic montre les citernes qui récupèrent désormais la pluie, filtrée ensuite pour être potable. Les toilettes sèches permettent d’économiser 30 % d’eau. Les eaux usées sont traitées par des plantes.

La grande fierté, c’est leur autonomie en électricité. «C’est grâce au mixage entre l’éolienne et les panneaux solaires. L’énergie est stockée dans des batteries. En plus, on pourrait alimenter un foyer avec quatre personnes !»

Pour le déjeuner, David prépare des papillotes de poulet aux algues. Une des nombreuses recettes « maison » du couple. La pomme de terre et la laminaire sont de Quéménès.

 

Ils ont raconté leurs aventures sur internet

Vers 14 h, quand les hôtes s’égayent dans la nature ou font la sieste, les Cuisnier s’activent. Ils pèsent, coupent et mettent en sachets les algues récoltées et séchées pour les vendre. «Nous ne sommes pas des salariés», rappelle David. La moitié de leurs ressources provient des trois chambres d’hôtes, qui fonctionnent d’avril à octobre. L’autre partie vient de la culture des pommes de terre, de l’élevage de moutons et des algues. «On arrive désormais à se dégager l’équivalent d’un Smic chacun. Sachant qu’on ne paye pas l’eau, ni l’électricité, ni la nourriture.» C’est grâce à la boutique en ligne qu’ils vendent leurs productions. Quéménès est une île branchée ! «On reçoit très bien la 4G», précise Soizic.

Ceux qui sont surnommés, malgré eux, les «Robinson Crusoé des temps modernes»ont ramené la vie sur Quéménès. Leur expérience a suscité l’engouement et fait l’objet de nombreux reportages dans la presse.

Sur Internet, via leur blog, des fidèles suivent leurs aventures racontées avec humour… et amour. Les animaux de la basse-cour. Les oiseaux de l’île. La naissance des enfants, Chloé, en 2009, et Jules, en 2012. « Merci de nous faire rêver », écrit un internaute. « Merci pour votre optimisme ! » ajoute un autre.

 

Quarante candidats pour prendre le relais

Tout n’a pas été rose. Les lapins ont failli détruire la récolte de pommes de terre il y a trois ans. La cale de débarquement a souffert des assauts de la mer. L’éolienne est tombée en rade en plein hiver. Le sel de mer ronge les machines. Et pas de hangar pour protéger le tracteur ! «Les Bâtiments de France n’autorisent pas de travaux sur les bâtiments existants.»

Les Cuisniers ont appris à faire face et à rebondir. « Face à la nature, il faut s’adapter! » énonce David. À Quéménès, ils sont aussi devenus électricien, menuisier, mécanicien, etc.

«Mais c’est très différent de Robinson. Nous avons choisi de venir ici», rappelle David. «On a tout le confort moderne!» appuie Soizic, en montrant micro-ondes, lave-vaisselle et sèche-linge. On ne s’est jamais sentis isolés!» Le couple insiste : «Nous sommes avant tout une entreprise!» Ils ont investi 60 000 € dans leur société coopérative, Ferme insulaire de l’île de Quéménès. Ils sont aussi devenus propriétaires de la marque Quéménès.

Pour leur succéder, le Conservatoire a reçu une quarantaine de candidatures. Le choix sera effectué d’ici fin novembre. Soizic et David vont retrouver le monde « moderne » et s’installer à Ploumoguer, un bourg de 2 000 habitants à 25 km de Brest. Ils garderont le lien avec Quéménès. lls sont devenus propriétaires d’une exploitation d’algues en bordure de l’île, dans cette mer d’Iroise riche de 300 espèces.

 

Source : https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/finistere-david-et-soizic-ont-ramene-la-vie-sur-l-ile-de-quemenes-5333593

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