Nature dégradée, faune en danger, ressources qui s’amenuisent… Aujourd’hui, le constat est clair : notre planète va mal. Alors que nos sociétés s’en remettent souvent au jugement d’experts et de scientifiques, une association a fait un choix original mais non dénué de bon sens : faire appel à des chamans colombiens pour « ausculter » les terres de la Drôme.

 

Un chaman Kogi pose dans la nature colombienne

 

Des chamans Kogis en visite dans la Drôme

Bien que ces populations soient de plus en plus en danger, il subsiste sur notre planète des ethnies vivant loin du monde moderne, en harmonie avec la Terre. C’est notamment le cas des Kogis, une civilisation pré-colombienne vivant dans une zone montagneuse (à plus de 5 800 m d’altitude) sans monnaie, ni écriture ni trace de notre société de consommation. Très proche de la nature, à l’affût des moindres changements dans leur écosystème, les Kogis ont en leur sein des chamans, sortes de sages aux connaissances étendues. L’association Tchendukua, fondée par Eric Julien, a eu l’idée de faire appel aux Kogis au lieu des experts habituels pour « ausculter » les terres de la Drôme, dans le sud de la France.

Quoi de plus logique finalement que de faire appel à ceux qui n’ont jamais rompu leur relation avec la Terre pour aménager nos territoires ? Grâce à l’association (qui vient en aide aux Kogis depuis 1997 pour leur trouver des terres fertiles), cinq chamans vont venir pendant quinze jours en août dans la Drôme. Pour quatre d’entre eux, ce sera la première fois qu’ils quitteront leur coin de paradis montagneux, situé à 50 kilomètres de la mer des Caraïbes. Au programme de cette quinzaine : ballade sur le territoire drômois, dans le Haut-Diois, afin de faire un « diagnostic » de la zone. Ils partageront leurs impressions avec huit scientifiques volontaires venant de l’ENS Lyon, de l’Université de Lausanne, en passant par l’Université de l’Oregon ou du Brésil.

 

La vallée du Haut-Diois dans la Drôme en 2004

 

Un regard bienveillant et connaisseur sur la nature

Pour ceux qui douteraient de la capacité de ces chamans à dresser un état des lieux pertinent, il faut savoir que les 12 000 âmes de cette communauté vivent en dehors de tout confort moderne depuis des millénaires, dans un environnement totalement préservé (concentrant d’ailleurs 35 % des espèces d’oiseaux du pays). L’association Tchendukua a compris depuis longtemps que nos territoires feraient bien de s’en inspirer. « Les Kogis ont une très forte conscience que les humains, dans ses équilibres et déséquilibres, sont le reflet du territoire. On est en bonne santé si le lieu dans lequel on habite est en bonne santé », explique Eric Julien. Le fondateur de l’association va même plus loin en affirmant que cette ethnie voit le territoire comme un corps : « Pour eux, le territoire est un corps qui respire, chute et crée ».

Ainsi, quand on demande aux Kogis de « faire un diagnostic » de l’état de notre territoire, ces derniers se rattachent à des éléments physiques : qualité de l’eau, présence de la faune et de la flore, caractéristiques de la roche… Tout au long de leur séjour, les cinq Kogis seront en contact avec divers scientifiques : géographes, médecins, astrophysiciens… Pour Eric Julien, l’enjeu ici n’est pas de trouver des solutions concrètes dans l’immédiat, mais plutôt de changer de regard et de perspective. « Edgar Morin disait qu’il était temps de décoloniser nos imaginaires : aujourd’hui, l’anthropocentrisme remet en cause nos systèmes de représentations. La meilleure manière de changer de regard est de s’ouvrir à l’inconnu pour faire ressortir de nouveaux systèmes de pensée et registres d’action ».

 

 

 

Une femme de la tribu Kogi accompagnée de son enfant

 

Ce système peut-il fonctionner ?

C’est certain, sur le papier l’idée est vraiment séduisante. Presque poétique. Mais cette façon de procéder peut-elle vraiment avoir un impact sur nos sociétés ultra-modernes et déconnectées de la nature ? Si chacun comprend la nécessité de renouer avec la nature, la formule a un côté incantatoire et est rarement suivie de faits à grande échelle. La question que l’on peut se poser est la suivante : avons-nous un niveau de conscience collective suffisant pour être attentifs aux conseils, si bien fondés soient-ils, d’une population qui ne partage en rien notre quotidien ?

Selon Eric Julien, c’est tout à fait possible aujourd’hui. « Dans cette époque où l’anthropocène détruit notre écosystème, on est peut-être plus à même d’entendre ce genre de discours ». D’après lui, si la parole des chamans Kogis est appuyée par une poignée de scientifiques, elle aura davantage de crédit et de poids. « Si un scientifique dit que ce que font les Kogis n’est pas idiot, cela rendra certainement la parole plus audible. » Autre élément d’espoir prouvant que la démarche convainc au plus haut niveau, le soutien apporté à cette expérience par l’AFD, l’Agence Française de Développement ainsi que le Ministère de la Transition Écologique, qui finance à hauteur d’un tiers la venue des Kogis dans la Drôme.

Au vu de l’état de notre planète, il semble urgent d’agir afin de la préserver au maximum. Si nous avons sans doute perdu beaucoup de temps, il n’est somme toute pas trop tard pour changer le fusil d’épaule et se tourner vers des populations vivant en connexion avec la Terre. Rien ne dit que l’expérience « chamans dans la Drôme » va fonctionner, mais elle a le mérite d’essayer.

 

Source : https://dailygeekshow.com/kogis-chamans-drome/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2018-06-30

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Lorsque l’on parle de vikings, on pense bien souvent aux envahisseurs venus du Nord à la barbarie presque inégalée. Mais ce que nous ne savons pas toujours c’est qu’ils sont également à l’origine de nombreux objets qui leur ont permis d’avoir une longueur d’avance sur les autres peuples. Pour certains, nous les utilisons au quotidien encore aujourd’hui. Le Daily Geek Show vous propose de découvrir 6 objets qui ont été inventés par le peuple viking.

 

Le peigne

Les Vikings n’ont pas que construit des outils qui servaient à guerroyer, en effet, il se trouve qu’ils étaient un peuple qui prenait relativement soin de leur apparence. Ainsi, il n’était pas rare pour un viking de porter avec lui un peigne en même temps que son épée ou sa hache.

Ces objets étaient magnifiquement décorés de gravures et avaient une structure complexe et travaillée. Ils étaient généralement fabriqués en ramure de cerf. Pendant de nombreuses années les peignes importés de Norvège avaient d’ailleurs une excellente réputation.

 

 Les skis

Quand on habite dans le grand Nord, il n’est pas rare de voir régulièrement de la neige. C’est donc finalement assez logique que les vikings soient à l’origine des skis et de leur utilisation tels qu’on les trouve en Europe. Depuis le Moyen-Âge, les skis sont utilisés par les nordiques pour les activités du quotidien et même sur le champ de bataille lorsque le sol est trop enneigé.

Les skis sont même présents dans la mythologie nordique dans laquelle il est fait mention dans des illustrations représentant Skadi, la géante déesse de la chasse, du ski et de l’hiver et de Ull, le dieu de l’hiver.

 

 

 La tente

C’est en Norvège au XIXe siècle que furent découverts les vestiges des premières tentes nordiques à bord d’un drakkar enfoui. Ces tentes pouvaient atteindre une hauteur de 3 mètres et disposaient d’un sol en bois de 5 mètres de long et 4 mètres de large. Ces tentes consistaient en l’assemblage de deux ensembles de poutres croisées de façon à former un triangle avec le sol en bois comme base. Le sommet du premier triangle est lié à l’autre grâce à une barre qui servira de base pour poser le tissu qui servira de tenture.

Ces tentes avaient des proportions impressionnantes et leur sommet était bien souvent décoré de sculptures en forme de tête de dragon comme on peut en trouver sur les drakkars.

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La ferme biologique de Haute Desnié est un oasis de résilience qui anticipe un défi majeur, celui de la transition écologique.

À Theux, à 30 minutes de Liège en Belgique, la Ferme biologique de Haute Desnié est un sublime exemple de ce que la permaculture permet d’accomplir. Son potager pédagogique en forme de mandala réunit tout ce que devrait être l’agriculture d’aujourd’hui. Un magnifique équilibre entre l’Homme et la nature.

Jean-Cédric Jacmart a longtemps rêvé d’acquérir un endroit sauvage lui permettant de tourner la page de sa vie citadine pour se consacrer pleinement au maraîchage. Suivant les principes de la permaculture qui prône le respect de l’équilibre des écosystèmes, il a ainsi fondé la Ferme de Haute Desnié. Un lieu créé « pour répondre aux nombreux défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, et en particulier aux enjeux auxquels nos enfants devront faire face demain. »

 

Crédit photo : La Ferme de Haute Desnié

Son pari ? Créer l’abondance alimentaire sur un sol argileux peu fertile et transformer la ferme en un lieu de formation, d’éducation et de partage.

Il explique sur son site internet :

« Notre démarche est celle de l’action en conscience et celle d’être orienté « solutions ». Nous aimons partager cette citation inspirante de Bill Mollison, le co-fondateur de la permaculture :​

« Le choix éthique le plus important est celui de prendre la responsabilité de notre propre existence et de celles de nos enfants ».

Nous savons que la tâche est énorme et que le seul moyen d’y parvenir sera de faire de nouveaux choix personnels et collectifs. À l’instar de la légende du colibri, à la ferme-école en permaculture de Desnié, nous faisons notre part. »

Le domaine abrite des chevaux, un troupeau de moutons rustiques, des ruches, une zone de maraîchage professionnelle biologique en permaculture, un jardin pédagogique en forme de mandala, un verger conservatoire et de nombreux arbres et massifs fruitiers, des mares, des haies, ainsi que des zones dédiées à la contemplation du paysage. Sans oublier une brigade de canards coureurs indiens mangeurs de limaces.

 

Le paradis sur Terre en somme.

Crédit photo : La Ferme de Haute Desnié

Crédit photo : Fabian Féraux – La Ferme de Haute Desnié
Crédit photo : La Ferme de Haute Desnié
Crédit photo : La Ferme de Haute Desnié
Crédit photo : La Ferme de Haute Desnié
Crédit photo : La Ferme de Haute Desnié

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Transporter des marchandises à la voile d’une rive à l’autre de l’océan Atlantique, et en finir avec les pollutions générées par les porte-conteneurs géants ? Plus qu’un pari, l’équipe de Towt, une jeune entreprise installée à Douarnenez dans le Finistère, en a fait une réalité, qu’elle tente désormais d’installer dans la durée. Ses bateaux sont capables de relier la Grande-Bretagne comme de faire la grande traversée, à leur propre rythme, sans fioul, accompagnés de leur chargement de thé, de café, de chocolat ou de rhum. La construction d’un premier cargo à voile est même envisagée. Reportage.

À Douarnenez, Guillaume Le Grand a fait un choix radical : « Toute l’industrie du transport maritime est liée à l’exploitation des hydrocarbures. Au rythme actuel, dans cinquante ans nous aurons épuisé les ressources en pétrole et en gaz. Revenir au transport à la voile n’aura bientôt plus rien d’une folie. » Créée en 2011, changée en SARL trois ans plus tard, Towt, pour TransOceanic Wind Transport boucle son troisième exercice comptable. En plus des deux gérants, Guillaume le Grand et son épouse Diana Mesa, elle compte désormais quatre salariés et deux stagiaires.

Pour l’instant, l’entreprise travaille avec des voiliers qui ne lui appartiennent pas. Le Lun II, un « ketch » norvégien de 1914 – un voilier à deux mâts dont le grand mât est situé à l’avant – racheté en Californie a été armé pour le transport par son capitaine Ulysse Buquen. Aujourd’hui long de 25 mètres, il peut embarquer jusqu’à 12 tonnes de fret – contre 40 000, en moyenne, pour un porte conteneur – et quelques passagers. Il s’agit du premier voilier transatlantique affrété par Towt, en 2016. Selon la société, lors de cette traversée de 34 jours, escales comprises, 30 tonnes de CO2 auraient été épargnées.

D’Amérique du Sud, des Antilles et des Açores, le Lun II a ramené du thé, du café, du chocolat ou du rhum. Il a servi aussi, selon un ancien procédé remis au goût du jour, à faire vieillir en mer durant un an quelques tonneaux d’un vin prestigieux. Comme les autres bateaux affrétés par Towt, il fait aussi du cabotage entre le Portugal et l’Angleterre, mouillant dans les ports français de Bordeaux, La Rochelle, Douarnenez ou le Havre.

 

Un modèle pour une « décélération » du transport ?

Avec 9 milliards de tonnes de fret et plus de 5000 porte-conteneurs, les mers et les océans voient passer 90% des marchandises transportées dans le monde. La taille des bateaux ne cesse de croître : en 2017, un cargo produit en Corée a franchit la barre des 20 000 conteneurs de capacité. Si les coûts du transport s’en trouvent réduit au minimum, il n’en est rien de la facture environnementale. La plupart de ces monstres marins tournent au fioul, un carburant bon marché mais particulièrement polluant. Les particules fines d’oxyde de soufre et d’oxyde d’azote, qui entrent en profondeur dans les organismes vivants et ont une influence délétère sur la santé humaine, sont les premières en cause.

 

Le Lun II amarré au Port-Rhu, à Douarnenez (Finistère)

Une enquête de 2015 estime que 60 000 décès prématurés sont dus au transport maritime en Europe [1]. Les zones portuaires sont les premières touchées. Des mesures ont été effectuées par France nature environnement (FNE), il y a deux ans, dans un quartier résidentiel proche du port de Marseille, où les ferrys de tourisme sont également très présents : l’air y est vingt fois plus pollué qu’ailleurs dans l’agglomération. En 2009, un article du quotidien britannique Guardian [2] révélait même qu’un super-cargo émet autant de particules de soufre que 50 millions de voitures en circulation. Face à tel constat, les recommandations de FNE sont la substitution du fioul par le gaz naturel, l’installation d’épurateurs, un système de bonus-malus pour pénaliser les plus gros pollueurs, et un contrôle des émissions.

 

Avec ses 400 tonnes de produits livrés, la solution proposée par Towt reste aujourd’hui marginale sur un marché marqué par la démesure. La stratégie de l’entreprise est triple : la qualité des marchandises transportées, l’image de marque d’un transport écologiquement responsable et la mise en chantier d’un ou plusieurs navires modernes. La durée du voyage – le triple aujourd’hui pour une transatlantique par rapport à un transporteur au fioul – n’est réellement dommageable que pour certaines denrées périssables. Pour le reste, si l’on met en balance l’investissement supplémentaire en travail et les économies réalisées sur un carburant amené à se raréfier, Towt souhaite prouver à moyen terme que derrière l’utopie se cache un modèle économique digne d’être considéré. Cela est d’autant plus vrai qu’en la matière, recherche et développement n’en sont qu’à leurs débuts. (photo ci-contre : Ulysse, capitaine et armateur du Lun II)

 

 

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