Nous autres, humains, avons deux dons particuliers. Nous sommes capables de construire, des ponts, des immeubles, des ordinateurs mais nous savons aussi très bien détruire ce qui nous entoure. La faune et la flore sauvages sont les témoins silencieux de cette capacité humaine. Mais fort heureusement, l’homme a parfois aussi la capacité de reconstruire ce qu’il a détruit et de sauver certaines espèces. En voici dix que l’homme a réussi à préserver pour l’instant.

 

 

LA GRENOUILLE DORÉE DU PANAMA

Cette grenouille originaire et endémique des ruisseaux de montagne du centre-ouest du Panama est classée en danger critique d’extinction par l‘Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). En effet, en plus de souffrir de la déforestation de son habitat naturel, de la surpêche et de la pollution de l’eau, ce petit amphibien s’est heurté à un autre problème, la chytridiomycose. Il s’agit d’une maladie qui décime les amphibiens et qui s’est propagée à partir de 2006 en Amérique du Sud et en Amérique centrale. Pour les sauver, les scientifiques les ont ramassés et les ont mis dans des élevages spéciaux dans le but de les réintroduire une fois l’épidémie passée. Pour l’instant, l’espèce n’existe plus à l’état naturel mais les chercheurs à l’origine du programme ont bon espoir de pouvoir les réintroduire dans les ruisseaux panaméens.

 

LA TORTUE SERPENTIÈRE DE LA RIVIÈRE BELLINGER

Cette tortue est endémique de la rivière Bellinger, un cours d’eau de 60 kilomètres situé en Nouvelles Galles du Sud, un état australien. Elle vivait une existence paisible jusqu’à ce que les habitants introduisent le renard européen. Un prédateur féroce pour ces tortues qui entraient également en compétition avec les renards pour trouver leur nourriture et leurs sites de reproduction. Cependant, comme pour la grenouille dorée, ce n’est pas cette menace qui les a conduit au bord de l’extinction mais la propagation d’une mystérieuse maladie en 2015. Grâce au financement de l’état et à l’engagement des défenseurs de l’environnement, les scientifiques ont réussi à sauver 17 spécimens. Le challenge est désormais de reconstituer un assez grand groupe de reproduction pour pouvoir assurer leur survie dans la nature. 

 

LE TAMARIN LION DORÉ

Encore une victime de la déforestation de son habitat, le tamarin lion doré est un petit singe originaire des forêts côtières de l’Atlantique du Brésil. En 1981, il n’en restait plus que 200 répartis dans trois petites zones de la forêt tropicale. Dans les années 1980, des scientifiques ont commencé à établir des programmes de conservation en les élevant en captivité. Avec plus de 150 zoos partenaires, de nombreux singes nés en captivité ont pu être relâchés non seulement dans leur habitat naturel mais aussi dans d’autres zones où ils n’étaient pas présents avant. Cependant, la petite taille de ses aires de répartition ne favorise pas la diversité génétique et l’espèce reste menacée. 

 

LE BONGO DE L’EST

 Le bongo est la plus grande des antilopes africaines. Il en existe deux populations en Afrique centrale et de l’Ouest, une dans les plaines de l’Ouest et une dans les montagnes de l’Est. Tandis que celle des plaines est classée comme quasi menacée, celle des montagnes est en danger d’extinction critique. En cause, sans grande surprise, la déforestation et le braconnage. En 2000, le bongo a été intégré à un plan de survie et en seulement six ans, il semblait faire un retour. Malheureusement, en 2013, les activités humaines l’ont à nouveau presque fait disparaître de son habitat naturel, n’en laissant plus que 100. Il y a actuellement plus de bongos en captivité que dans la nature. Nous avons retardé son extinction mais il reste beaucoup à faire pour que les bongos en captivité puissent un jour regagner la nature en toute sécurité. 

 

LE CONDOR DE CALIFORNIE

Pouvant vivre jusqu’à 60 ans, le condor de Californie est une des espèces d’oiseaux qui a la plus longue longévité. Cela ne l’a pas empêché de disparaître complètement de la nature en 1987. Heureusement, les scientifiques avaient capturé quelques individus avant cela dans le but de les réintroduire. Il ne restait alors que 27 individus en captivité et grâce aux efforts du parc animalier de San Diego et du zoo de Los Angeles, ils ont pu être réintroduits avec succès au milieu des années 1990. D’abord menacés à cause de l’empoisonnement au plomb, la destruction de l’habitat et le braconnage, des lois ont été mise en places pour préserver et protéger la population restante. Aujourd’hui avec 446 individus vivants à la fois dans la nature et en captivité, l’oiseau reste en danger critique d’extinction mais a évité l’extinction. 

 

L’ORYX D’ARABIE

Également appelée “licorne arabe”, l’espèce avait été considérée comme éteinte dans la nature au début des années 1970 à cause de la chasse excessive dont il faisait l’objet. Heureusement, des populations d’oryx étaient présentes dans les zoos du monde entier et “l’opération oryx” a été lancé pour permettre de les élever dans le but de les relâcher dans la nature. Le Zoo de Phoenix a démarré le projet aux côtés de la Wildlife Conservation Society de Londres, avec l’aide du World Wildlife Fund.

Depuis le début du projet dans les années 1960, le Zoo de Phoenix à lui seul a connu plus de 240 naissances et, en 1980, il y avait assez d’animaux pour les réintroduire dans la nature. Un projet qui a débuté avec peu de personnes a permis de rétablir des populations d’oryx à Oman, en Arabie Saoudite et en Israël, avec plus de 1 000 nouveaux animaux, bien que la population sauvage soit toujours considérée comme vulnérable. Encore plus impressionnant, il y a entre 6 000 et 7 000 animaux encore en captivité, ce qui fait de l’Opération Oryx l’un des programmes d’élevage en captivité et de réintroduction les plus réussis.

 

LE CHEVAL DE PRZEWALSKI 

Rare et actuellement en danger, le cheval de Przewalski était complètement éteint en 1966. Tous les individus existants désormais sont des descendants de 9 des 31 chevaux capturés en 1944. un programme d’élevage et de réinsertion a ensuite été mis en place par la Zoological Society of London et des scientifiques mongoles. En 2016, 2000 chevaux étaient présents dans la nature dont une population réintroduite dans la zone de Tchernobyl pour les maintenir à l’écart des hommes. 

 

LE LÉOPARD DE L’AMOUR

C’est une des sous-espèces de léopard les plus rares sur terre à cause du commerce illégale de leurs peaux. En effet, une seule de la précieuse fourrure peut valoir jusqu’à 1000 $. En 2015, on estime que moins de 60 individus vivaient encore dans leur région d’origine,  le Primorye en Russie du sud-est et une petite partie de la Chine.

Des initiatives de conservation se mettent alors en place à partir de 2007, le nombre d’individus à l’état sauvage étant tellement restreint qu’il engendre des risques de consanguinité. En 2018, la population à l’état sauvage a été estimée à 103 individus, l’espèce est sauvée de l’extinction, malheureusement la civilisation qui empiète sur leur habitat naturel et le braconnage de leurs proies menace toujours leur survie.

 

LE PYGARGUE À TÊTE BLANCHE

Le pygargue à tête blanche est l’emblème des États-Unis et pourtant il a longtemps été en danger d’extinction dans le pays. Lorsque la nation a été fondée, il y avait des centaines de milliers de couples nicheurs de pygargues à tête blanche, mais dans les années 1950, ce nombre était tombé à seulement 412.

La National Wildlife Federation a déclaré que la chasse et l’intoxication aux pesticides était la principale cause du déclin.  Des efforts de conservation ont été déployés et, en 2006, le US Fish and Wildlife Service a signalé 9 789 couples reproducteurs. Le pygargue à tête blanche a finalement été retiré de la liste des espèces en voie de disparition du gouvernement fédéral en 1995 pour passer au statut de “menacée”. En 2007, le symbole de la nation a été complètement retiré de la Liste des espèces menacées. 

 

LA BALEINE À BOSSE

Les plus grandes espèces de la planète sont souvent les plus menacées d’extinction. Comme la plupart des espèces de baleines, la baleine à bosse était au bord de l’extinction à cause de la chasse dont elle était l’objet. En 1966, quand il est devenu évident que les baleines étaient en train de disparaître, les spécialistes du monde entier se sont réunis et ont institué un moratoire sur la chasse aux baleines. À cette époque, plus de 90 % de la population totale de baleines à bosse avait disparu, ne laissant que 5 000 individus. Depuis 1966, les baleines ont fait un retour incroyable.

Contrairement aux autres animaux de cette liste, un programme d’élevage en captivité n’est pas possible pour un animal qui pèse en moyenne 36 000 kilogrammes. Un énorme travail de sensibilisation sur leur pêche a donc été réalisé. Alors qu’elles sont encore menacées par braconnage occasionnel et s’empêtrent souvent dans les engins de pêche, la population de baleines à bosse est tout de même passée à environ 40 000 individus. Un nombre significatif mais qui n’équivaut toutefois qu’à un tiers de la population avant les débuts de leur chasse. 

 

 

Source : https://dailygeekshow.com/especes-sauvees-homme/

Catégorie Animaux

 

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